Oui un nouveau texte! J´ai peu de choses à dire car il y a peu à dire mais plutôt à lire. Je vous laisse donc lire ou encore simplement regarder les lettres et tenter d´y voir des formes géométriques quelconques. ^^
Bonne lecture!
£njoy (ou pas)
Le cheval et la cerise
Je marche dans cette rue où grand-père a marché, là où des milliers d´amoureux se sont aimés. A ma droite sied un cheval et à gauche repose un cerisier. Des chérubins aux boucles d´or se pressent derrière moi. Tout là-haut, mes yeux friands observent des cumulus pourpres paver le ciel. La peur me fige et je cesse mon pas. Étrangement mes mains s´effacent peu à peu, je vois le béton et les herbes au travers. Mes pensées s´échappent et ruissellent pour disparaître dans le versant de la rue. Mon âme danse sous le cerisier et se régale de ses fruits. Mon coeur se flétrit et se couche sous ma poitrine. Et tout là-haut, tout là-bas, tout au loin, tout près dansent les chérubins! Leurs yeux vermeilles s´éveillent dans la beauté du matin! Et attentivement, rigoureusement, j´aime à aimer ce tableau faussement succinct.
Les hennissements du cheval résonnent contre mes tympans. Son regard noir m´inspire et je souffre doucement. Je cherche la solitude et j´embrasse la plénitude de ma candeur. Je vois des mots et des oeuvres voilées qui s´envolent à l´aurore pour forcément succomber aux nuages pourpres. Le soleil est derrière! Le soleil est retenu par cette faste barrière! Je suis ici-bas impuissant, contemplateur de la faiblesse, du vice et de la vile noblesse! Des cris m´amènent aux chérubins! Mon âme arrache leurs ailes dans une valse chaotique de déchirements horrifiants. Les cris, les pleur et bientôt midi. Les cris, les pleurs et si loin de la nuit.
Mes mains ne sont plus et mon corps ne tient plus debout. Les chérubins se sont vengés près du cerisier. Des restes éparses de mon âme recouvrent le sol et nourriront bientôt les fruits, verdiront les feuilles. Je marche dans cette rue où grand-père a marché, là où des milliers d´amoureux se sont aimés. Je m´assieds dans cette rue où grand-père a marché, là où des milliers d´amoureux se sont aimés. A ma droite sied un cheval et à gauche repose un cerisier. Des chérubins aux boucles vermeilles ricanent derrière moi. Les cumulus pourpres se dispersent et apparaît le soleil. Que le ciel bleu est beau comme le ciel bleu. Et que mon bonheur est heureux, heureux comme le bonheur heureux. Et tout là-haut, tout là-bas, tout au loin, tout près un cheval au regard noir ses sustente d´une cerise rouge.
