Voici le début d´une autre courte nouvelle!!! JE vais la poster en deux ou trois fois je pense!!!!! J´espère que ça vous plaira!!!!
Labyrinthe
S’il devait se définir en deux mots, ça pourrait être : un homme d’action.
Toute sa vie, il s’était efforcé de construire, oui, l’action était au cœur de son caractère.
Et si le cadre ou les évènements entravaient ses visées, la rupture brutale, le coup d’éclat lui semblaient préférables à cette sensation intolérable d’enfermement et d’entrave.
Quarante ans, célibataire, par choix, pour garder le choix, rationnel, dominateur, il considère son parcours professionnel avec un soupçon d’angoisse, il ne paye pas encore l’ISF ! Du côté cœur, il veut trouver celle qui sera la mère de ses enfants, il lui faut une évidence.
Le sentiment d’urgence le tenaille, il ne veut pas qu’on le prenne pour le grand-père de ses enfants, mais ses conquêtes se succèdent et aucune ne le retient. Sa sœur ne veut plus les rencontrer.
- On en a marre de ton défilé de copines, tu te rends compte que les enfants te prennent comme modèle !
Il est l’oncle de rêve, celui qui a du temps et de l’argent pour exaucer leurs envies.
Aujourd’hui, il leur a promis de les emmener à la fête foraine. Ils ont fait une liste : des auto-tamponneuses, le grand –huit, du tir à la carabine, et manger des cochonneries (pour une fois !)
Mais quand il se lève, son dos est bloqué, douloureux. Le miroir de sa chambre lui renvoie une silhouette voûtée, les épaules en oblique, on dirait Casimodo. Il avale deux cachets, péniblement fait tous les gestes pour se préparer et se rendre chez Claire et Pierre.
Elle en profite pour le sermonner.
- Tu devrais faire attention ! Tu n’as plus vingt ans ! Tu devrais avoir une vie régulière, faire du yoga, manger bio, des crudités, des céréales complètes, des aliments vivants ….
- On devrait partir faire un tour en bateau. Tu travailles trop, je peux prendre des congés, Claire va assurer pendant une semaine ….
- Merci Pierre, c’est sympa, mais en ce moment, je n’ai pas le temps ! Comment ça va à l’école, les enfants ?
- Ecoute ! On connaît un acupuncteur, c’est un véritable magicien ! Je ne sais pas comment ça marche, je vais le voir tous les six mois et je suis en forme. Tu l’appelles de notre part, il te trouvera un créneau
- Ca marche, parce que tu y crois. Mais j’irai le voir, ça ne peut pas me faire de mal, dommage que ce ne soit pas une belle fille, tu ne crois pas Pierre ? Allez les gamins, on y va !
Il a repris deux cachets avant de partir. Les quelques centaines de mètres qui les séparent de l’esplanade où se tient la fête lui sont douloureux. Les enfants sautent et font des allers-retours, il se sent usé.
Que c’est loin ! Tous les ans, leur père les accompagnait à la fête foraine.Tous les ans, ils attendaient cette journée avec impatience, ils devaient sauter partout eux aussi. Leur mère ne venait pas, elle détestait ça. Trop populaire !
Et puis, un soir, il n’est pas rentré. Il y a eu quelques rendez-vous dans son nouvel appartement et puis plus rien. L’absence !
Ils ne sont pas retournés à la fête foraine.
L’odeur de barbe à papa, de nougat, les injonctions des haut-parleurs, les sonos poussées à fond qui déversent des variétés, rien n’a changé. Un peu plus de lumière peut-être, les filles qui rient aux éclats, les garçons qui les serrent de près, la recherche d’excitation est la même.
Il y est étranger maintenant, exclu de son enfance mais aussi de celle de ses neveux. Son père s’amusait autant qu’eux.
Il se contente de les regarder crier de joie et de peur sur toutes les attractions qui secouent, qui cognent. Il aime les voir rire, le frère et la sœur, si dissemblables, si protégés jusqu’ici …. Comment épargner les enfants ? Est-ce que Claire et Pierre …. ?
Il regarde le ciel s’obscurcir, les lumières brillent davantage, c’est l’heure où il sentait monter l’angoisse. Et eux ?
- Allez viens, dans le labyrinthe, tu ne peux pas te faire mal au dos, viens !
Les parois de verre, les miroirs dessinent un parcours où il se cogne, perdu dès le début, incapable de retrouver la sortie. Il choisit d’avancer les mains en avant. Il aperçoit sa nièce qui lui sourit, elle lui fait signe de venir. Elle a posé ses mains à plat sur la vitre. Il se force à sourire et pose ses mains contre les siennes ; elle articule quelque chose qu’il ne comprend pas, il se sent mieux, il va la rejoindre.
Voila la première partie!!!!! J´espère que ça vous plait!!!!! LE suite dans quelques jours si il ya des lecteurs...
On est pas des débiles !! !!!!!!!!!!!
vivement demain !
Merci gakaden!!!!! Et oui, ça viendra bien demain je pense!
Voilà la suite pour ceux qui ont envie de la lire!!!! Après celle ci, il restera plus que une petite partie à poster!!!! Sans doute pour ce week end!
Il arrive à un espace circulaire, le cœur du labyrinthe, les miroirs lui renvoient sa silhouette bancale, oui, il doit changer. Sa façon de concevoir la vie n’est plus adéquate, les propositions de sa sœur il n’y croit pas, il connaît ces charlatans qui ont réponse à tout, mais au point où il en est ….
C’est alors qu’il l’aperçoit, elle, la femme de sa vie, il se précipite pour la rencontrer. Elle est là, tout près. Il longe les vitres, il ne veut pas la perdre. Elle sourit, elle est calme, ses vêtements semblent flotter, son évanescence le ravit, il ne la quitte pas des yeux. Ca y est, elle sort, il s’affole, les spectateurs s’amusent de le voir se précipiter d’un obstacle à l’autre, ses neveux l’attendent dehors, l’air inquiet. Il est en sueur, c’est ridicule, il déteste les labyrinthes, il ne supporte pas d’être enfermé, de ne pas maîtriser, il sent la panique le gagner, son cœur cogne dans sa bouche, il se tétanise. Il se force à respirer, à retrouver un semblant de raison, utiliser la méthode classique, tourner toujours du même côté, c’est un labyrinthe parfait, ça va marcher.
Il sort enfin, elle a disparu, ils la cherchent partout. Il est en rage de ne pas l’avoir rejointe, de l’avoir laissée partir. Il veut croire qu’il la reverra. Il est l’heure de rentrer, il fait nuit noire.
Les jours suivants, il cherche la belle inconnue dans la ville. Il a l’impression de ne pas être sorti du labyrinthe, il arpente les rues, les places, les cafés avec l’impression de tourner en rond, de se heurter à des murs invisibles qui l’empêchent d’atteindre ce qu’il cherche, celle qui lui échappe.
Il s’est inscrit à un cours de yoga pour débutants ; il ne fait qu’une partie des postures indiquées par le professeur, il se sent déconcerté par l’aisance apparente des autres élèves et son peu de réussite ;
- Je suis sportif, pourtant !
- Sentir ses raideurs, ses blocages, c’est déjà formidable ! Acceptez, laissez faire et ça bougera !
Laissez faire, elle en a de bonnes ! Lui, ce qu’il veut, c’est imprimer sa marque au monde, c’est décider et surtout pas laisser faire.
Est-ce qu’on peut changer ? Son corps se révolte, se bloque. Le stress qu’il a pris pour un moteur jusqu’ici, l’a envahi. Ca l’empêche de profiter de la vie, son perfectionnisme ne lui laisse pas de répit. Ce n’est jamais assez bien, il n’est jamais présent, toujours à se projeter. L’expérience du labyrinthe l’a affolé, il ne se savait pas cette faiblesse.
La pratique quotidienne du yoga, l’enchaînement harmonieux des postures synchronisé avec le souffle, l’apaise.
Ses associés ne le reconnaissent plus, il n’est plus acharné à réussir, à trouver des clients, à convaincre. Non. Il a l’impression d’avoir changé de point de vue : le monde ne lui semble plus enchaîné aux lois de la raison et du profit, il cherche autre chose, il attend, il essaie de s’ouvrir à la possibilité du hasard.
S’il considère sa vie, il n’a fait qu’arpenter les allées du labyrinthe, un choix après l’autre, sans jamais s’en écarter, sans hauteur de vue.
Il a eu peur de s’engager, peur d’avoir des enfants, peur de se tromper mais aussi peur de faire vivre à des enfants la déchirure qu’il a éprouvée quand son père est parti.
Ce qu’il prenait pour de l’exigence n’était que de la défense. Il se promet de se montrer plus généreux.
Il arrive à un espace circulaire, le cœur du labyrinthe, les miroirs lui renvoient sa silhouette bancale, oui, il doit changer. Sa façon de concevoir la vie n’est plus adéquate, les propositions de sa sœur il n’y croit pas, il connaît ces charlatans qui ont réponse à tout, mais au point où il en est ….
C’est alors qu’il l’aperçoit, elle, la femme de sa vie, il se précipite pour la rencontrer. Elle est là, tout près. Il longe les vitres, il ne veut pas la perdre. Elle sourit, elle est calme, ses vêtements semblent flotter, son évanescence le ravit, il ne la quitte pas des yeux. Ca y est, elle sort, il s’affole, les spectateurs s’amusent de le voir se précipiter d’un obstacle à l’autre, ses neveux l’attendent dehors, l’air inquiet. Il est en sueur, c’est ridicule, il déteste les labyrinthes, il ne supporte pas d’être enfermé, de ne pas maîtriser, il sent la panique le gagner, son cœur cogne dans sa bouche, il se tétanise. Il se force à respirer, à retrouver un semblant de raison, utiliser la méthode classique, tourner toujours du même côté, c’est un labyrinthe parfait, ça va marcher.
Il sort enfin, elle a disparu, ils la cherchent partout. Il est en rage de ne pas l’avoir rejointe, de l’avoir laissée partir. Il veut croire qu’il la reverra. Il est l’heure de rentrer, il fait nuit noire.
Les jours suivants, il cherche la belle inconnue dans la ville. Il a l’impression de ne pas être sorti du labyrinthe, il arpente les rues, les places, les cafés avec l’impression de tourner en rond, de se heurter à des murs invisibles qui l’empêchent d’atteindre ce qu’il cherche, celle qui lui échappe.
Il s’est inscrit à un cours de yoga pour débutants ; il ne fait qu’une partie des postures indiquées par le professeur, il se sent déconcerté par l’aisance apparente des autres élèves et son peu de réussite ;
- Je suis sportif, pourtant !
- Sentir ses raideurs, ses blocages, c’est déjà formidable ! Acceptez, laissez faire et ça bougera !
Laissez faire, elle en a de bonnes ! Lui, ce qu’il veut, c’est imprimer sa marque au monde, c’est décider et surtout pas laisser faire.
Est-ce qu’on peut changer ? Son corps se révolte, se bloque. Le stress qu’il a pris pour un moteur jusqu’ici, l’a envahi. Ca l’empêche de profiter de la vie, son perfectionnisme ne lui laisse pas de répit. Ce n’est jamais assez bien, il n’est jamais présent, toujours à se projeter. L’expérience du labyrinthe l’a affolé, il ne se savait pas cette faiblesse.
La pratique quotidienne du yoga, l’enchaînement harmonieux des postures synchronisé avec le souffle, l’apaise.
Ses associés ne le reconnaissent plus, il n’est plus acharné à réussir, à trouver des clients, à convaincre. Non. Il a l’impression d’avoir changé de point de vue : le monde ne lui semble plus enchaîné aux lois de la raison et du profit, il cherche autre chose, il attend, il essaie de s’ouvrir à la possibilité du hasard.
S’il considère sa vie, il n’a fait qu’arpenter les allées du labyrinthe, un choix après l’autre, sans jamais s’en écarter, sans hauteur de vue.
Il a eu peur de s’engager, peur d’avoir des enfants, peur de se tromper mais aussi peur de faire vivre à des enfants la déchirure qu’il a éprouvée quand son père est parti.
Ce qu’il prenait pour de l’exigence n’était que de la défense. Il se promet de se montrer plus généreux.
Voilà, j´espère que vous avez aimé!!!!
Un honnête homme ne confond pas point d´exclamation et guirlande de Noël !! !!!!!!!!!
Les points d´exclamation ont pour vocation de marquer respectivement ; dans une phrase la surprise ou la colère, en mathématiques la fonction factorielle, et au jeu d´échecs un coup habile. Dans les trois cas, ils vont par un (d´accord, jusqu´à trois dans le jeu d´échec), et ne constituent absolument pas un procédé bon marché pour rehausser l´intérêt du lecteur envers des écrits qui en manqueraient.
Ce faisant, c´est totalement superflux et complètement vains de mettre des points d´exclamation à tout va !
Merci pour le conseil sur les points d´exclamation, mais à part ça, qu´est ce que tu pense du texte?
Voilà la dernière la suite et fin de cette petite nouvelle. J´espère que ça vous avez aimé. Je posterais peut d´autres textes dans les emaines àvenir.
Il a rendez-vous chez Vincent le fameux acupuncteur de Claire.
C’est un petit homme rond et chaleureux, qui fait penser à un chat. Il parle de tout avec aisance et bonne humeur ;
Malgré ses récentes résolutions, il se met à le provoquer. Il ne peut pas s’en empêcher, à chaque fois qu’il rencontre un autre homme, il faut qu’il l’agresse.
- C’est n’importe quoi, ça ne repose sur rien. Avouez que vous piquez au hasard et que si le patient y croit, il se sent mieux.
- Vous n’êtes pas obligé d’y croire pour essayer, vous n’êtes même pas obligé d’essayer, mais si vous êtes là, c’est que vous avez un problème.
- J’ai eu une crise de panique à l’intérieur d’un labyrinthe de fête foraine, vous voyez ? Bon, je n’étais pas en forme ce jour-là, j’avais le dos bloqué. Ca s’est estompé depuis, je me suis mis au yoga, vous voyez comme je suis ouvert ?
- Un labyrinthe ! c’est impressionnant ! Ca a été le lieu de votre initiation comme dans les cultes antiques. C’est passionnant ! Vous savez qu’on en trouve sur tous les continents depuis la plus haute antiquité. C’est une représentation du cerveau humain, c’est un chemin initiatique, un lieu sacré … Qu’en dites-vous ?
- Ecoutez, c’est vrai que j’ai pris conscience du peu de liberté dont on dispose. Nos vies sont soumises à des injonctions extérieures qu’on a si bien intériorisées qu’on ne pense même pas à leur échapper ;
- Belle prise de conscience !
- On accepte l’inacceptable ! On fait comme si c’était normal, la corruption au plus haut niveau, la misère partout autour de nous ….Jusqu’ici je n’ai pensé qu’à m’enrichir. Pourquoi faire ? Ma vie n’a pas plus de sens que celle des autres : consommer, exploiter, oublier …..et crever.
- Je vais vous raconter une histoire et peut-être vous apportera t’elle un peu de sens : En Chine, dans l’antiquité, tous les cinq ans, un concours de tir à l’arc réunissait tous les nobles à la cour royale. L’épreuve la plus importante était le tir en musique. Les coups au but n’étaient décomptés que si la flèche avait atteint le milieu de la cible au moment juste, c´est-à-dire à un moment précis de la mélodie marqué par le gong. Celui qui avait réussi à tirer non seulement au bon endroit mais aussi au bon moment était choisi pour être le nouveau souverain. Il avait l’attitude juste ! Pensez-y !
- Quel rapport avec moi ou même l’acupuncture ? Je ne comprends pas !
- L’acupuncture, si vous voulez, est un moyen de vous aider à avoir l’attitude juste. Mais quelle est l’attitude juste dans le monde incohérent que vous décrivez ? je n’ai pas de réponse …
Cette conversation lui avait fait du bien. Il se sentait capable maintenant d’affronter le lieu de sa crise, d’en rire peut-être et de trouver une trace de la belle inconnue qu’il n’avait jamais revue.
Un jour de semaine, à l’heure du déjeuner, il se décida. Il n’y avait presque personne. Il prit son ticket et pénétra dans le premier couloir. Il avançait, choisissait au hasard à chaque embranchement, il ne ressentait rien d’autre que de l’étonnement devant l’innocuité du lieu. Il ne risquait plus rien. Il se retrouva plus rapidement que je ne l’aurais cru au cœur du labyrinthe, il attendit, et le miracle se produisit : elle était là, la même, ravissante, évanescente, elle se déplaçait avec la même grâce inouïe.
Mais l’illusion fut de courte durée, aucun être de chair ne traverse les parois de verre. Il se rendit à l’évidence, ce n’était qu’une illusion, une attraction supplémentaire, un hologramme. L’obscurité l’avait rendue crédible, mais là, au grand jour, il se rendait compte de l’artifice.
Dans quelle allée du labyrinthe allait-il s’engager maintenant ?
Et voilà la fin!
A bientot!
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Merc gokaden! Ca fait plaisir! Je devrais bientot poster un autre texte sur ce forum!
Salut!
Un honnête homme ne confond pas point d´exclamation et guirlande de Noël !! !! !!!!!!!
Les points d´exclamation ont pour vocation de marquer respectivement ; dans une phrase la surprise ou la colère, en mathématiques la fonction factorielle, et au jeu d´échecs un coup habile. Dans les trois cas, ils vont par un (d´accord, jusqu´à trois dans le jeu d´échec), et ne constituent absolument pas un procédé bon marché pour rehausser l´intérêt du lecteur envers des écrits qui en manqueraient.
Ce faisant, c´est totalement superflux et complètement vains de mettre des points d´exclamation à tout va !
I love Ostra dans ces moments là
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Arf message HS, pardon PenGoz
avant d´admirer l´incompétence notoire d´Ostrasmus, tu ferais mieux de vérifier ses dires, mon cher Igor, notamment au sujet du jeu d´échecs
( qui comme Ostrasmus l´ écrit s´apparente plus à une névrose
) quand à la notation algébrique du jeu, c´est n´importe quoi
PenGoz
ne te laisse pas défaire par les sots!
ne jette pas tes perles aux pourceaux!
continue comme ça !!
amicalement ![]()
En attendant c´est Ostramus, pas Ostrasmus, et le texte n´est pas de lui, originellement il était écrit par Dieu.
Et pour le jeu d´échecs il confond sûrement avec !? !, que j´ai vu une seule fois dans un Kasparov Karpov il y a 7 ou 8 ans. Même Dieu peut commettre de petites erreurs.