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Liste des sujets

Muziik

antalarion
antalarion
Niveau 11
25 janvier 2007 à 21:56:35

Bonsoir! Ceci est une nouvelle que j´ai écrite comme ça, pour "rigoler" (même si ça l´est pas^^)

Bonne turelec!

Muziik

Ca se présentait comme la plus douce mélodie du monde, s’annonçait comme le refrain, la vieille ranguaine, que nos vieux brailleraient de leur voix rauque à la manière d’un chant de chorale.
Mais tandis que je m’assoupissais sur maints volumes perdus de je ne sais plus quelle connerie, alors que mon âme, en dérive, chavirant parmi les songes musicaux, se parait du voile fantômatique d’un tempo aux allures ténébreuses, survint l’explosion mélodique, le Fortissimo au cœur pierreux de quatre riffs joués avec passion, et ce coup sur la cymbale, et ce Do sur la basse, et cet air, baigné des vertus du mystère, qui gronde comme le plus baryton des obus ; cette tonalité où mourut mon apaisement à l’instant même où mes lobes tremblèrent , fut comme le prémice d’une folie des plus cruelles.
Vainement, je me levai, tristement je retombai, dans le moelleux d’un coussin rougi et plié de mon embompoint, terrassé par ce timbre mi-cythare, mi-guitare en Forte Fortissimo effrayant. Et ma tête fut comme une plaie ouverte à l’air piquant du matin, transpercée de l’opus lyrique d’une œuvre dont mon âme ne se séparerait, jamais plus.
Alors, tombant sous les montagnes du monde, le soleil passa à l’ouest, hurla un ultime rayon que je perçus comme le dernier bastion de ma logique, et la nuit noire comme l’âme des Enfers se fit dans la pièce, humectant l’air d’un parfum indicible aux résonnances meurtrières :
une exaltation, une excitation, une envie d’ôter la vie, un désir d’occire, le plaisir de se délecter à la vue du sang humain !
Mêlant à mon délire la plus forte des logiques, je me saisis du couteau, posé sur le meuble, entre les photos d’êtres souriants. Comme j’exécrais ce bien ! Comme je voulais tant voir s’effacer les sourires du monde ! Montant les escaliers dix à dix, à bonds de géants, mes pas résonnèrent contre les mûrs du palier dans un « Boum » sauvage. Et quelle passion, et quelle infortune qu’être impatient et ulcéré de ne voir aucun sang se lover contre la lame scintillante du couteau de boucher. Patience, mon ami, patience ! Et quelle joie pourtant d’ouïr cette musique toujours aussi impératrice, cet écho lointain me murmurant tel le pharaon, de tuer sans pitié, d’occire avec désir et de m’en délecter.
Passèrent les détails futiles du comment je franchis la porte de bois , entrevis du coin brillant de l’œil le corps svelte de la femme alitée, respirant de quiétude à un point tel que j’en hurlai, et bondis, et elle se débattit, je lacérai, elle hurla, je ris, elle saigna, je ris, elle mourut, je m’évanouis.
La première lueur de l’aube me caressa les joues, et lentement, je m’éveillai, à peine conscient, baignant dans ce sang qui n’était pas le mien. Puis j’entrevis le ravage de ma folie, sursautai, trébuchai, hurlai, vomis, pissai, si peu dignement que c’en était honnête, car dans le bref instant de folie dont je me remémorais certaines bribes, il n’y avait rien eu de droit. J’avais agi sous le coup d’une folie indicible, sous l’ordre d’un Pharaon aux mœurs criminels, et je feulai mon indignation.
La musique reprit à cet instant.
Alors viendra l’Andante que je m’assoupisse, le piano que je perde conscience, et l’explosion que je tue, encore et toujours, bercé
par le riff pernicieux de la musique des démons.

Torc02
Torc02
Niveau 10
26 janvier 2007 à 21:19:24

:bravo:

antalarion
antalarion
Niveau 11
27 janvier 2007 à 20:58:59

:up:

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