Bonjour, j´ai une rédaction à faire pour demain.
Et je vous la soumets pour entendre vos critiques. (Que ce soit au niveau de la forme, du fond, ou de l´orthographe et de la grammaire ! )
Merci d´avance !
La porte des rêves.
Cette histoire débute dans un petit village breton, Guazarnot. Josiane était une femme bizarre, un grand nombre de ragots circulaient à son égard. Dans le village, les plus tolérants la considéraient comme une folle, les autres, comme une hérétique.
Josiane vivait seule, dans une grande maison à l’est du village… « Seule » n’était pas vraiment le mot qui convienne, depuis peu de temps, elle partageait sa grande demeure avec un nouveau-né. Chose étrange, vu que Josiane vivait seule depuis très longtemps, et avait coupé les ponts avec sa famille depuis des années. Josiane avait des croyances très étranges, elle pratiquait le spiritisme au travers de pratiques, comme les Tables tournantes, ou le oui-ja.
Elle prétendait également être une fidèle servante du seigneur, et disait entendre régulièrement des voix. C’est suite à une de ses ententes, qu’elle décida d’aller voir une voyante réputée.
Elle fit la longue route Guazarnot – Paris, pour aller parler de son enfant à Irma, une diseuse de bonne aventure connue dans le monde entier. Elle rentra dans la roulotte de la voyante, lui tendit l’enfant et lui pria de l’examiner.
-Que voyez-vous ? Demanda Josiane.
La voyante restait bouche bée, elle n’avait jamais vu une chose pareille ! Elle sentait quelque chose de puissant émaner de cet enfant, une aura spéciale, une énergie spécifique…
S’impatientant, Josiane réitéra sa question :
-Que voyez-vous ?
-Je...Je..., bégaya la voyante.
-« Je » quoi ?
-Je n’ai jamais vu une telle chose, cet enfant est magique !
La voyante expliqua alors ce qu’elle avait senti, l’histoire de l’énergie qui sortait de l’enfant, comme si quelqu’un ou quelque chose avait élu domicile dans le nouveau-né. Josiane questionna alors Irma, qui ne sut en dire plus.
Josiane, satisfaite de la déclaration de la voyante, rentra chez elle. Elle s’assit à son bureau, prit sa plume, et écrivit une lettre à l’intention de son fils, et une autre à l’intention de François, le frère de Josiane, avec qui elle n’avait plus eu de contacts pendant de longues années. Elle alla alors les poster, et revint dans sa maison. Tard le soir, Josiane entendit à nouveau des voix, elle monta dans le grenier, prit une corde, et se pendit.
Deux jours plus tard , le matin, François reçut deux lettres de Josiane. Il prit la première, sur laquelle il y avait marqué « Pour François ». Il l’a lu rapidement :
« Bonjour François, si tu reçois cette lettre, c’est que je suis probablement morte. Je n’ai qu’une chose à te demander, occupe-toi de mon enfant, et donne-lui l’autre lettre quand il sera prêt. ».
Il pensa d’abord à une plaisanterie… Cela faisait 5 longues années qu’il n’avait plus eu de nouvelles de sa sœur, et maintenant, elle se manifestait pour lui demander une chose aussi farfelue… Dans le doute, il appela tout de même la police, et leur demanda de faire une vérification au domicile de Josiane. Une heure après, il apprenait la vérité, Josiane s’était pendue, et elle avait bien un enfant, un nouveau-né, qui se nommait Frédéric.
Il se rendit alors en Bretagne, récupéra l’enfant, signa les papiers nécessaires, et retourna vivre avec Frédéric à Clermont-Ferrand, ville dans laquelle François résidait. Frédéric grandit et eu une enfance heureuse avec François. Le jour de ses 15 ans, François prit Frédéric à part, et lui donna la lettre de sa défunte mère.
« Je pense que tu es prêt maintenant. », lui dit François.
Frédéric ouvrit la lettre, et la lut dans sa tête :
« À mon fils adoré.
Si tu lis cette lettre, c’est parce que j’ai quitté ce monde. Je voudrais que tu saches que tu n’es pas un enfant comme les autres, tu es spécial. Tu es doté d’un don particulier. Tu comprendras plus tard.
Je t’aime, et je t’aimerai toujours, même dans l’au-delà. ».
Frédéric fut bouleversé un petit temps par cette déclaration, puis l’oublia petit à petit, pour finir par ne plus y penser du tout.
Lors de ses 18 ans, François revint comme chaque jour de l’école, mais lorsqu’il rentra, il découvrit son oncle, étendu sur le sol, mort.
Affolé, il ne sut que faire, et hurla sa peine pendant de longues minutes… Si bien, que le voisin accourut.
« Qu’est-ce qui se passe ici ? » interrogea le voisin.
Frédéric expliqua la situation… Guy, le voisin, accueillit Frédéric chez lui, pendant qu’il s’occupait d’appeler l’ambulance, ainsi que la police.
Les médecins constatèrent qu’il s’était brisé la nuque au cours d’une chute, probablement en tombant des escaliers.
Frédéric resta quelques temps à Clermont-Ferrand, pour s’occuper des funérailles, ainsi que des formalités administratives, il partit ensuite vivre dans son village natal, Guazarnot, dans la maison que sa mère lui avait léguée. Il découvrit la demeure, c’était un grand manoir, à la décoration miteuse, le papier peint était d’une couleur brunâtre et pourri à certains endroits à cause de l’humidité qui avait envahi l’habitation pendant ces longues années. Des portraits représentant les anciens membres de la famille étaient exposés aux murs. Les meubles, et les divers objets étaient crasseux… Bref, la maison était délabrée. Frédéric, mort de fatigue de son voyage, décida d’aller se coucher dans le vieux lit à baldaquin poussiéreux aux rideaux pourpres tout aussi poussiéreux… Il s’endormit rapidement, et pendant la nuit, fit un rêve étrange. Frédéric voyait un papillon aux ailes bleues, voler élégamment. Il battait des ailes avec une classe incroyable. Finalement, il tomba sur une table, et agonisa lentement, pour finir par mourir… Frédéric se réveilla tant ce rêve semblait réel mais se rendormit peu de temps après. Le lendemain matin, il se leva, prit un café, et s’assit à table. Lorsqu’il s’apprêtait à boire sa première gorgée, il aperçut un papillon mort sur sa table, qui plus est, c’était un papillon bleu. Une simple coïncidence se dit-il.
Le lendemain, Frédéric, profita pour ranger une grande partie de la maison, aspirer la poussière avec un vieil aspirateur trouvé dans un placard, et balayer un peu. Il téléphona aussi à la compagnie afin de rétablir l’électricité et l’eau. Il installa aussi sa petite télé qu’il avait pris le soin d’emporter de Clermont. Les jours passaient, et la maison retrouvait peu à peu un aspect convenable. Frédéric avait fait le ménage presque partout, l’eau et l’électricité étaient raccordés, le câble télé avait été branché. Il partit se coucher, et rêva à nouveau. Non plus d’un papillon bleu cette fois-ci, mais d’une course poursuite entre deux voitures, il y avait des échanges de balles. Une balle toucha un des pneus, le conducteur perdit le contrôle du véhicule, et tomba dans un ravin. À l’aube Frédéric se réveilla, il prit une douche, s’habilla, et alla dehors pour acheter la gazette de village. À la une, on pouvait lire « ACCIDENT DE VOITURE », Frédéric acheta la gazette, et lut l’article. Il s’agissait de la même voiture qu’il avait vue dans son rêve, elle était tombé dans un ravin comme il l’avait également vu… C’était trop pour être une coïncidence. Il rentra chez lui, et y réfléchit longtemps… Il ne trouva aucune solution. Comment se pouvait-il qu’il fasse des rêves prémonitoires ? Il alluma alors la télévision pour se relaxer un peu et oublier cette histoire. Il regarda des émissions sans intérêt avant de s’endormir…Cette nuit se passa normalement. Aucun rêve, aucune perturbation, le calme plat. Les jours passèrent, Frédéric découvrait le petit village, échangea quelques mots avec les villageois qui semblaient hostiles. Sûrement parce qu’ils savaient qu’il était le fils de « la Josiane », étant donné qu’il habitait dans la même maison qu’elle. C’est lorsque qu’il pensait à sa mère, et à sa situation dans le village, qu’il se souvint de la lettre qu’elle lui avait écrite, où elle disait qu’il était spécial, pas comme les autres… Est-ce que les rêves avaient un rapport avec la déclaration de sa mère ? Était-ce de ça que sa mère voulait l’avertir ? Cela avait-il un rapport avec la maison où il résidait ?
Toutes ces questions sans réponses trottaient dans la tête de Frédéric.
Comme à son habitude, il regarda tard la télé, et tomba sur une émission avec des gens persuadés d’entendre des voix, d’autres qui faisaient des rêves prémonitoires, certains prétendant s’être réincarné… Le débat était assez stérile, ils n’avaient pas vraiment d’arguments valables, la plupart prétendaient « connaître la vérité », mais à part cela, rien !
Une personne, ayant des rêves prémonitoires semblaient assez crédible, et relatait les mêmes faits que Frédéric. Frédéric continua de regarder la télé longtemps après la fin de l’émission, et finit par s’endormir dans le canapé.
Il était tard, trois hommes encagoulés étaient autour d’une jeune femme, ils ricanaient pendant que leur victime criait de toute voix.
-Personne ne pourra t’entendre ici… Ah ah ah ! Tu as peur ? Tu meurs d’envie de pisser dans ton froc hein ?
-Ne me faites pas de mal ! Pitié !
-Qui t’a permis de parler ? Sale garce !
-Je ne dirai rien ! Laissez-moi partir, je vous en supplie ! Pitié !
La jeune fille se fit ensuite torturer par les trois hommes… Elle criait de toutes ses forces. Elle pleurait… Ils la violèrent ensuite brutalement.
Finalement, les trois hommes s’arrêtèrent. Un des trois alla chercher une caisse dans le 4x4 garé un peu plus loin.