Voila une petit nouvelle écrite récemment, sans prétention aucune, ni véritable "but", ou "objectif", j´espère que la lecture passera tout d´même.
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Prémonition:
La ruelle est sombre, étroite et crasseuse. L´atmosphère tendue, et l´environnement peu avenant. La jeune femme se soutient péniblement debout, grâce à l´aide d´une benne à ordure métallique. La lune, éclairant la scène de ses rayons gelés, donne à celle-ci une allure mystique. Tenant un jeune enfant en bas âge dans les bras, elle faillit s´écrouler plus d´une fois, mais réussis à rester sur ses deux pieds un moment encore.
Un court instant.
Elle tomba à la renverse.
Sa tête cogna le goudron crasseux, et du sang commença à se répandre à terre, coulant lentement par une plaie béante située sur sa tête. Elle perdit conscience, et lâcha l´enfant qui tomba au sol, sans pour autant se blesser grièvement. Les cris perçant de celui-ci déchirèrent la nuit de part en part, pendant que le corps de la mère potentielle semblait s´évaporer comme de l´eau bouillante.
Hurlant son désespoir dans une ruelle malfamée de Londres, le nouveau-né ne tarda pas a éveillé des âmes peu recommandables. C´est comme cela que trois hommes, d´âge mûr, s´avancèrent comme des zombies vers le corps de l´enfant, recouvert par un simple drap d´une blancheur qui créait un contraste violent avec la rue dans laquelle la scène se déroulait. Continuant leur progression vers l´enfant, les trois drogués en manque d´héroïne tendirent les bras en avant, à l´instar de réel mort-vivant.
L´ange salvateur rentra en scène, et s´interposa magistralement entre l´amas de zombie et le jeune garçon criant son innocence au monde entier. Des éclairs de lumière bleutée parcoururent la ruelle en tout sens. Quand le calme revint dans cet endroit sordide, les morts-vivants gisaient à terre, dans un bain de sang peu ragoûtant. L´ange ramassa le nouveau-né, qui arrêta de suite de pleurer, pour s´endormir dans les bras de son sauveur. Posant sa tête contre son torse, l´ange sentit sa respiration rentrer en harmonie avec la sienne. Les rats commencèrent à s´approcher, en quête de leur nouveau festin, et l´ange, lui, disparu.
Le bruit du réveil coupa court à tout ça, comme chaque fois, comme toujours. Le rêve retraversa sa tête comme chaque fois, comme toujours. Et ce jusqu´à ce que la journée le lui fasse oublier. Voilà plus d´une semaine que cela perdure, ça le perturbe.
Cette journée d´automne était maussade, et le temps indiquait qu´il ne valait mieux pas trop traîner en route. De toute façon, dans ces sales rues, mieux vaut ne jamais traîner en route. Alors il ne s´attarda pas, remonta sa veste au-dessus de sa tête pour se protéger des grosses gouttes de pluie que dieu lui crachait à la gueule, et accéléra le pas.
C´est ses cris qui l´alertèrent. Pleurant comme un bon diable dans son drap de soi blanche, l´enfant semblait appelé à lui l´homme qui venait d´accrocher son regard sur sa petite personne, encore si frêle, et sans vice. Le nouveau-né arrêta de pleurer quand leur regard se croisèrent, et dévisagea l´homme d´un regard troublant. Sans chercher à comprendre pourquoi son corps lui ordonnait de bouger, il attrapa le jeune enfant, et repartit en courant, deux fois plus vite.
Courant à toute allure, il s´arrêta après quelques minutes, à bout de souffle. Derrière lui, bien loin derrière lui, ils arrivaient trop tard. Cet homme, guidé par une force inconnue, venait de sauver l´enfant de son destin tragique.
