Idenshi Tokubetsu
Partie I – La Guilde Gerudo
Cette histoire se déroule au XXIe siècle, quelques années après la troisième guerre mondiale qui a eu lieu en 2007, et qui s’est terminée en 2015.
Je suis Shinji Mao, fils de l’ancien commandant Yashiro Mao.
J’ai 16 ans, et j’habite à Osaka, un petit coin retiré à deux pas de la capitale de Tokyo, qui a d’ailleurs été totalement reconstruit peu après la troisième guerre mondiale. Mon histoire commence le 07 Novembre 2019, très tard le soir. Je suis sur Internet, cherchant un site pouvant me renseigner sur les armes nucléaires inactives en ce monde et qui pourraient causer sa piteuse perte. C’est alors que j’entends d’étranges bruits provenant de dehors. Intrigué, je regarde à ma fenêtre, mais il n’y a rien. Je prends alors mon revolver par sécurité, je descends les escaliers et c’est alors que j’entends toquer. Avant d’ouvrir, je demande :
- Qui est-ce ?
- Ouvrez, s’il vous plaît…
Cette voix me parut familière. Mais je ne réfléchis point et ouvrit la porte. Je vis alors un homme étrangement vêtu d’un imperméable en cuir. Sur son buste, je remarquais l’emblème des forces spéciales Gerudo, une unité de combat formée durant la troisième guerre mondiale dans le but de soumettre le peuple à leurs projets. Je dis alors :
- Que me voulez-vous à une heure pareille ?
- Vous êtes bien Shinji Mao, le fils de Yashiro Mao ?
- Vous connaissiez mon père ?
- Je ne me suis pas trompé d’adresse, on dirait. Je ne vais pas pouvoir vous en dire beaucoup, mais comme vous avez pu le remarquer, je suis un agent des forces spéciales Gerudo. Vous devez sûrement croire que votre père est mort depuis longtemps durant la guerre. Mais … Votre père est toujours des nôtres.
- Quoi ?! Je ne puis vous croire, mon père est mort …
- Hm, je me doutais bien qu’il ne serait pas facile de vous convaincre. Mais je peux vous prouver que votre père est bien vivant, et qu’il est même sous la soumission des forces spéciales Gerudo. Si vous acceptez ma requête, vous pourrez le revoir et même éviter qu’une autre guerre n’ait lieu.
- Qu’est-ce qui me dit que ce n’est pas un piège ?
- Très bien, si vous y tenez tant … Tenez, voici la carte d’identité de votre père. Elle est marquée de notre emblème, cela prouve qu’il s’est joint à nous. Faites-moi confiance.
- Si c’est pour sauver des vies et revoir mon père, je veux bien prendre ce risque.
- Merci de votre coopération.
C’est alors qu’il mit sa main sur mon épaule et une sorte d’aura apparut et nous nous retrouvâmes en un instant devant la porte d’une grande bâtisse.
- Nous y voilà.
- Qu’est-ce que … Comment avez-vous fait ça ?!
- Je ne peux vous donner les détails pour le moment.
- Hm, c’est bien dommage.
- Nous sommes à la Guilde Gerudo, c’était autrefois le repaire des premiers soldats à avoir monté cette organisation. Elle avait pour but de coopérer avec les autres organisations pour en tirer profit et ainsi être redouté en engageant le plus d’officiers qu’ils pouvaient, pour mener à bien leurs projets. Désormais, cette Guilde s’est transformée en une véritable cité. Mais elle porte toujours cependant son nom d’autrefois.
- Et c’est ici que mon père travaille ?
- En effet, et ce n’est pas n’importe qui. Il est connu de tous, ici.
- Bon sang, et moi qui croyais qu’il n’était plus de ce monde…
- Bon, venez avec moi.
Nous entrions dans la Guilde, qui semblait être en pleine agglomération. Il y avait au centre de la place quatre grandes statues, qui semblaient représenter les héros de la guerre.
- Voici la grand-place. Ce lieu de la Guilde est le point de rendez-vous de tous les habitants.
- Je vois ça, quel monde !
- Bon, venez avec moi et ne me perdez pas.
Nous progressions dans la Guilde et arrivions dans une salle où il y avait quatre escalators. Chacun semblait mené à un endroit différent.
- Lequel allons-nous prendre ?
- L’un mène au laboratoire, mais l’accès y est interdit pour la plupart d’entre nous, un autre mène à la base secrète protégée par des unités d’élite, un mène à différents quartiers, et le dernier, celui que nous allons prendre, mène à la salle du trône, là où réside notre vénérable chef, ainsi que votre père, qui est son bras droit. Bon, ne tardons pas, venez.
- Le bras droit du chef ?! Ah, pas mal …
C’est alors que nous arrivions enfin devant la salle du trône qui était gardée par deux gardes massifs.
- Voici ma carte.
- Très bien, vous pouvez entrer.
Je vis alors le chef des Gerudo sur son trône, qui était vêtu d’un accoutrement très fastueux.
- Bonjour, Chef. Je vous ai ramené Shinji Mao, le fils de Yashiro Mao.
- Merci à vous, Kokusho. Vous pouvez disposer. Je vous laisse faire les retrouvailles avec lui, Yashiro.
J’aperçus alors mon père, je vis tout d’abord son visage, qui n’avait guère changé. La même posture, le même regard. C’était bien lui. Sous le choc de la stupéfaction, je dis en paraissant hésitant :
- Père ? C’est bien vous ?
- Oui, Shinji.
- Mais … Je croyais que vous étiez mort pendant la guerre ?
- J’ai dû faire croire à ma mort pour effacer toute trace de moi-même durant ces dernières années, tu m’en excuseras, Shinji.
- Pourquoi ça ?
- Hm, tu veux toujours rentrer dans les détails, hein, Shinji ? Bon, je vais t’expliquer … Vers la fin de la guerre, nous avons été capturés, moi et mes compatriotes, par des brigands du clan Sanzoku. Ils nous ont emmenés dans leur repaire et nous ont fait subir de nombreuses séances de tortures. Ils tenaient à ce qu’on leur dévoile le moyen d’activer l’Oracle, mais aucun de nous ne divulgua quoi que ce soit. Ils prononcèrent alors notre exécution, mais quelques jours avant celle-ci, nous fûmes secourus par les unités des forces spéciales Gerudo. Nous fûmes alors contraints de les rejoindre pour mettre à bien nos projets.
- Bon sang, ça n’a pas dû être facile … Et à part ça, en quoi aurai-je une utilité pour vous ?
- Nous avons besoin de toi, Shinji. Ta mère t’a autrefois enseigné beaucoup sur les glyphes Célestiens, et nous savons désormais que grâce à eux, nous pourrons réactiver l’Oracle.
- Et quel intérêt avez-vous à réactiver celui-ci ?
- Hm, tu veux toujours en savoir le plus possible, hein ? Bon, cet Oracle est une entité divine qui connaît l’emplacement de toutes les armes nucléaires inactives en ce monde. Grâce à elles, nous serons la plus grande puissance mondiale et nous pourrons enfin soumettre nos projets au monde.
- Je vois. J’ai donc mon importance dans cette organisation.
- Comme tu peux le constater.
- Et ici, où sommes-nous au juste ?
- Dans la ville souterraine d’Overberg.
- Comment est-ce possible ?! Overberg est à milles lieux d’Osaka !
- L’officier qui t’a guidé jusqu’ici possède un pouvoir particulier. Nous avons beaucoup progressé dans la médecine, vois-tu. Mais je ne peux t’en dire plus pour l’instant.
- Ça alors, un pouvoir particulier ?! C’est surprenant ! Et comment vous y prenez vous ?
- Hum, Shinji, c’est très confidentiel. J’en suis navré, mais je ne peux dire un mot de plus sur ça.
- Tout doit rester secret, c’est pas vrai !
- Lors de notre progression dans nos projets, je pourrai sûrement t’en dire plus. Bon, voici la clé de ta chambre. C’est la N°578. Kokusho va t’y emmener. Bon, je dois te laisser, j’ai des missions en attente.
- Des missions ?! Quel genre de missions ?
- Un peu de calme, Shinji. As-tu oublié que tu te trouves en la présence de Chef Higuma ? Je t’en prie, dispose.
- Bon, Shinji, viens avec moi.
- Oui, c’est bon …
Kokusho m’emmena alors jusqu’à un ascenseur, nous le prîmes hâtivement.
- La chambre N°578 se trouve à quel étage ?
- Le 6e, à chaque étage il y a une centaine de chambres.
- Et combien y a t-il d’étages, en tout ?
- Une bonne vingtaine.
- Tout de même …
L’ascenseur fit alors un bruit sonore, nous y descendîmes et Kokusho me guida jusqu’à ma chambre.
- Nous y voilà.
- Merci, Kokusho.
- Pour information, la bibliothèque est au 2e, et la salle des machines au 3e. Ah, et avant que j’oublie, voici ta carte d’identification.
- A quoi va-t-elle me servir ?
- Tu es dès maintenant officier Gerudo, au service de l’organisation. Cette carte servira à t’identifier à tous les résidants de la Guilde. Comme tu peux le voir, ton grade est « officier confirmé ». Au lieu de te classer officier aspirant, nous t’avons directement monté à ce grade. Car nous savons que tu possèdes un grand potentiel en matière de déchiffrage, et que tu nous seras d’une grande aide pour atteindre notre objectif final.
- Très bien, merci. Tu es de quel grade, toi ?
- Hum, tu veux connaître mon grade ? Je suis un « officier de liaison », c’est à dire un officier qui établit des alliances avec d’autres organisations militaires. Il faut dire que ça arrange, avec le pouvoir que me procure les Idenshi Tokubetsu.
- Les Idenshi Tokubetsu ?! Qu’est-ce donc ?
- Ah, je crains d’en avoir trop dit. Tu le sauras tôt ou tard. Bon, il est temps que je te laisse.
- Merci pour tout … Bon, à demain.
- À demain, Shinji.
— Fin Partie 1 —
J´ai lu, l´idée est pas mal mais il n´y a vraiment aucune descriptions, pour le genre ça fait vraiment défaut, ton chapitre 1 se résume à un long dialogue bref j´ai pas trop accroché mais y´a moyen de te rattraper ![]()
Je précise qu´il ne s´agit pas de la version finale. Il risque d´y avoir encore pas mal de modifications dans ce premier chapitre. Merci à toi pour cet avis bref mais clair. J´aimerai cependant un peu plus de réactions...
Synopsis de la deuxième partie (très bref) :
" Shinji vient à peine d’être engagé dans l’organisation Gerudo, qu’il va devoir déjà devenir l’un des leurs. Bientôt, il ne sera plus ce qu’il était. Son père, Yashiro, va lui implanter un gène spécial. Shinji deviendra alors « un humain bionique ». "
Je souligne que j´ai déjà terminé la deuxième partie depuis quelques temps, mais il est préférable que je poste directement la version définitive (elle arrivera d´ici quelques temps, je devrai finalisé les deux premières parties d´ici ce week-end).
Bon, après quelques temps d´inactivité, je remonte ce vieux sujet... La première partie a subie quelques modifications, vous le constaterez après lecture :
Idenshi Tokubetsu
Partie I – La Guilde Gerudo
Cette histoire se déroule au XXIe siècle, quelques années après la troisième guerre mondiale qui a eu lieu en 2007, et qui s’est terminée en 2015.
Je suis Shinji Mao, fils de l’ancien commandant Yashiro Mao.
J’ai 16 ans, et j’habite à Osaka, un petit coin retiré à deux pas de la capitale de Tokyo, qui a d’ailleurs été totalement reconstruite peu après la troisième guerre mondiale. Mon histoire commence le 07 Novembre 2019, très tard le soir. Comme à mon habitude, je suis sur Internet, cherchant encore et toujours un site pouvant me renseigner sur les armes antiques sommeillant en ce monde et qui pourraient causer sa piteuse perte. C’est alors que j’entends d’étranges bruits provenant de dehors. Intrigué, je regarde à ma fenêtre, mais je ne remarque rien. Je prends alors mon revolver par sécurité, je descends les escaliers et c’est alors que j’entends toquer. Avant d’ouvrir, je demande :
- Qui est-ce ?
- Ouvrez, s’il vous plaît…
Cette voix me parut familière. Mais je ne réfléchis point et ouvrit la porte. Je vis alors un homme étrangement vêtu d’un imperméable en cuir. Sur son buste, je remarquais l’emblème Gerudo, cinquième grande puissance mondiale.
- Que me voulez-vous à une heure pareille ?
- Vous êtes bien Shinji Mao, le fils de Yashiro Mao ?
- Vous connaissiez mon père ?
- Je ne me suis pas trompé d’adresse, on dirait. Je ne vais pas pouvoir vous en dire beaucoup, mais comme vous avez pu le remarquer, je suis un agent Gerudo. Vous devez sûrement croire que votre père est mort depuis longtemps durant la guerre. Mais… Votre père est toujours des nôtres.
- Quoi ?! Je ne puis vous croire, mon père est mort…
- Hm, je me doutais bien qu’il ne serait pas facile de vous convaincre. Mais je peux vous prouver que votre père est bien vivant, et qu’il est même sous la soumission Gerudo. Si vous acceptez ma requête, vous pourrez le revoir et même éviter qu’une autre guerre n’ait lieu.
- Qu’est-ce qui me dit que ce n’est pas un piège ?
- Très bien, si vous y tenez tant… Regardez, voici la carte d’identification de votre père. Elle est marquée de notre emblème, cela prouve qu’il s’est joint à nous. Faites-moi confiance.
- Si c’est pour sauver des vies et revoir mon père, je veux bien prendre ce risque.
- Merci de votre coopération.
C’est alors qu’il mit sa main sur mon épaule et une sorte d’aura apparut. Nous nous retrouvâmes en un instant devant la porte d’une grande bâtisse.
- Nous y voilà.
- Qu’est-ce que… Comment avez-vous fait ça ?!
- Je ne peux vous donner les détails pour le moment.
- Hm, c’est bien dommage.
- Nous sommes à la Guilde Gerudo, la base officielle de la cinquième grande puissance mondiale. Comme tu dois le savoir, cette organisation était autrefois une puissance mineure, mais après avoir engagé un nombre assez conséquent d’officiers, elle se développa peu à peu en s’alliant aux autres puissances mineures pour ne former qu’une seule puissance. Elle devint alors la cinquième puissance mondiale, similaire aux quatre autres ayant été créées autrefois par les héros de la guerre eux-mêmes.
- Et c’est ici que mon père travaille ?
- En effet, et ce n’est pas n’importe qui. Il est connu de tous, ici.
- Bon sang, et moi qui croyais qu’il n’était plus de ce monde…
- Bon, venez avec moi.
Nous entrions dans la Guilde, qui semblait être en pleine agglomération. Il y avait au centre de la place quatre grandes statues, qui semblaient représenter les héros de la guerre.
- Voici la grand-place. Ce lieu de la Guilde est le point de rendez-vous de tous ses résidants.
- Je vois ça, quel monde !
- Bon, venez avec moi et ne me perdez pas.
Nous progressions dans la Guilde et arrivions dans une salle où il y avait quatre escalators. Chacun semblait mené à un endroit différent.
- Lequel allons-nous prendre ?
- L’un mène au laboratoire, mais l’accès y est interdit pour la plupart d’entre nous, un autre mène à la base secrète protégée par des unités d’élite, l’un mène à différents quartiers, et le dernier, celui que nous allons prendre, mène à la salle du trône, là où réside notre vénérable chef, ainsi que votre père, qui est son bras droit. Bon, ne tardons pas, venez.
- Le bras droit du chef ?! Ah, pas mal…
C’est alors que nous arrivions enfin devant la salle du trône qui était gardée par deux gardes massifs.
- Voici ma carte.
- Très bien, vous pouvez entrer.
Je vis alors le chef des Gerudo sur son trône, qui était vêtu d’un accoutrement très fastueux.
- Bonjour, Chef. Je vous ai ramené Shinji Mao, le fils de Yashiro Mao.
- Merci à vous, Kokusho. Vous pouvez disposer. Je vous laisse faire les retrouvailles avec lui, Yashiro.
J’aperçus alors mon père, je vis tout d’abord son visage, qui n’avait guère changé. La même posture, le même regard. C’était bien lui. Sous le choc de la stupéfaction et envahit d’une grande émotion, je dis anxieusement :
- Père ? C’est bien vous ?
- Oui, Shinji.
- Mais… Je croyais que vous étiez mort pendant la guerre ?
- J’ai dû faire croire à ma mort pour effacer toute trace de moi-même durant ces dernières années, tu m’en excuseras, Shinji.
- Pourquoi ça ?
- Hm, tu veux toujours rentrer dans les détails, hein, Shinji ? Bon, je vais t’expliquer… Vers la fin de la guerre, nous avons été capturés, moi et mes compatriotes, par des brigands du clan Sanzoku. Ils nous ont emmenés dans leur repaire et nous ont fait subir de nombreuses séances de tortures. Ils tenaient à ce qu’on leur dévoile le moyen d’activer l’Oracle, mais aucun de nous ne divulgua quoi que ce soit. Ils prononcèrent alors notre exécution, mais quelques jours avant celle-ci, nous fûmes secourus par les unités de l’organisation Gerudo. Nous fûmes alors contraints de les rejoindre pour mettre à bien nos projets.
- Bon sang, ça n’a pas dû être facile… Et à part ça, en quoi aurai-je une utilité pour vous ?
- Nous avons besoin de toi, Shinji. Ta mère t’as autrefois enseigné beaucoup sur la langue Céleste. Nos textes sont écrits dans cette langue, et nous savons qu’ils se réfèrent aux fameux glyphes Célestiens, qui nous permettrons de réactiver l’Oracle.
- Et quel intérêt avez-vous à réactiver celui-ci ?
- Hm, tu veux toujours en savoir le plus possible, hein ? Bon, cet Oracle est une entité divine qui connaît l’emplacement de toutes les armes antiques inactives en ce monde. Grâce à elles, nous serons la plus grande puissance mondiale et nous pourrons enfin soumettre nos projets au monde.
- Je vois. J’ai donc mon importance dans cette organisation.
- Comme tu peux le constater.
- Et ici, où sommes-nous au juste ?
- Dans la ville souterraine d’Overberg.
- Comment est-ce possible ?! Overberg est à milles lieux d’Osaka !
- L’officier qui t’a guidé jusqu’ici possède un pouvoir particulier. Nous avons beaucoup progressé dans la médecine, vois-tu. Mais je ne peux t’en dire plus pour l’instant.
- Ça alors, un pouvoir particulier ?! C’est surprenant ! Et comment vous y prenez vous ?
- Hum, Shinji, c’est très confidentiel. J’en suis navré, mais je ne peux dire un mot de plus sur ça.
- Tout doit rester secret, c’est pas vrai !
- Lors de notre progression dans nos projets, je pourrai sûrement t’en dire plus. Bon, voici la clé de ta chambre. C’est la N°578. Kokusho va t’y emmener. Bon, je dois te laisser, j’ai des missions en attente.
- Des missions ?! Quel genre de missions ?
- Un peu de calme, Shinji. As-tu oublié que tu te trouves en la présence du Chef Higuma ? Je t’en prie, dispose.
- Bon, Shinji, viens avec moi.
- Oui, c’est bon…
Kokusho m’emmena alors jusqu’à un ascenseur, nous le prîmes hâtivement.
- La chambre N°578 se trouve à quel étage ?
- Le 6e, à chaque étage il y a une centaine de chambres.
- Et combien y a t-il d’étages, en tout ?
- Une bonne vingtaine.
- Tout de même…
L’ascenseur fit alors un bruit sonore, nous y descendîmes et Kokusho me guida jusqu’à ma chambre.
- Nous y voilà.
- Merci, Kokusho.
- Pour information, la bibliothèque est au 2e, et la salle des machines au 3e. Ah, et avant que j’oublie, voici ta carte d’identification.
- A quoi va-t-elle me servir ?
- Tu es dès maintenant officier Gerudo, au service de l’organisation. Cette carte servira à t’identifier à tous les officiers de la Guilde. Comme tu peux le voir, ton grade est « officier confirmé ». Au lieu de te classer officier aspirant, nous t’avons directement monté à ce grade. Car nous savons que tu possèdes un grand potentiel en matière de déchiffrage, et que tu nous seras d’une grande aide pour atteindre notre objectif final.
- Très bien, merci. Quel est ton grade, à toi ?
- Hum, tu veux connaître mon grade ? Je suis un « officier de liaison », c’est à dire un officier qui établit des alliances avec d’autres organisations militaires. Il faut dire que ça arrange, avec le pouvoir que me procure les Idenshi Tokubetsu.
- Les Idenshi Tokubetsu ?! Qu’est-ce donc ?
- Ah, je crains d’en avoir trop dit. Tu le sauras tôt ou tard. Bon, il est temps que je te laisse.
- Merci pour tout… Bon, à demain.
- À demain, Shinji.
— Fin Partie 1 —
Et voici la deuxième partie :
Partie II – Les Gènes Spéciaux
J’insérais alors ma clé de chambre. J’y entrai précipitamment et c’est seulement maintenant que je remarquais que cette Guilde était très luxueuse et futuriste rien qu’à en voir ses architectures.
Je trouvais dans la chambre tout ce dont j’avais besoin : un ordinateur, une imprimante, un scanneur… Sur le lit était posée une combinaison spéciale Gerudo, la même que Kokusho mais aux couleurs différentes. Je trouvais également une petite bibliothèque posée dans un recoin de la chambre. Petite bibliothèque, certes. Mais composée de livres très intéressants, dont certains sur des légendes urbaines et écrits en langue antique.
C’est alors qu’après avoir feuilleté certains de ces livres j’appris en détail pourquoi l’objectif final de l’organisation était de réunir ces fameux glyphes. Il s’agissait en fait de puissantes reliques aux pouvoirs inimaginables. Si l’on récitait une incantation divinatoire en langue Céleste correctement, on devenait le prépondérant d’un glyphe, et acquérrai leurs pouvoirs. Chaque glyphe était attribué à un dieu, et chaque dieu correspondait à une propriété élémentaire. J’en déduisais donc que les glyphes conféraient le pouvoir de chaque élément. Les glyphes ont été donc créés par la volonté des dieux eux-mêmes, c’est le seul moyen pour les entités divines d’entrer en contact avec les humains. Je trouvai ça tout simplement stupéfiant.
Je m’endormis alors sur ces livres. Le lendemain, à peine le temps de me réveiller, que l’on m’apportait déjà mon petit-déjeuner.
- Bonjour. Voici votre petit-déjeuner, qui a été demandé pour vous par M. Yashiro.
- Ah, merci.
Le serviteur posa alors le plateau sur la table. Je voyais sur le plateau bien disposé du chocolat chaud, du pain et du beurre, des croissants et des pains au chocolat, du jus d’orange, un yogourt et des céréales. En bref, un petit-déjeuner bien substantiel pour bien commencer la journée.
- Ah, ça c’est cool…
- Et tenez, voici aussi un traité de M. Yashiro.
- Un traité ? Très bien, merci à vous.
Le serviteur reparti aussitôt. Je me hâtais alors sur le petit-déjeuner, et dévorai tout sans laisser une miette. Il faut dire que je n’avais pas l’habitude de manger un petit-déjeuner aussi copieux, mais cette fois, la faim m’avait dominé.
Je lisais tout de suite après le traité de mon père, il disait :
« Bonjour, Shinji. Bien dormi ? Ne t’étonnes pas si le petit-déjeuner est si consistant. Mais je t’ai accordé les bénéfices d’officier de première classe. Tu devrais trouver tout ce qu’il te faut dans la chambre. Bon, Kokusho t’attendra aux statues de la grand-place vers 10H00, sois prêt. »
- Hm, le travail commence donc déjà ? Bon sang, quelle barbe…
En attendant, j’allumai l’ordinateur et surfait sur le Web, toujours prêt a récolté la moindre information concernant les armes antiques. Même si je sais que je ne pourrai en apprendre plus que je n’en sais déjà. Le temps passait vite. À peine après avoir pu établir une petite recherche, que je devais déjà me préparer. J’enfilai à une vitesse folle mon accoutrement, assez moulant. Je sortis de la chambre. La cité de la Guilde était déjà en pleine activité. J’aperçus alors Kokusho, qui me faisait signe. Je le rejoignis.
- Salut, Kokusho !
- Salut à toi, Shinji. Hm, belle combinaison. Bon, j’ai à t’emmener quelque part sous ordre de Yashiro. Viens, suis-moi.
- Quelque part ?
- Oui. Ton père concevait qu’il fallait déjà le faire… Mais je trouve que c’est un peu tôt, tout de même…
- Mais de quoi parles-tu donc ?
- Hm, n’y prêtes pas attention. Allez, dépêche-toi.
Sans savoir où il allait emmener, je me posais des questions sur ses dernières paroles. Un peu tôt ? Mais de quoi pouvait-il bien parler ? De toute façon, je n’allai pas tarder à le savoir… Il m’emmenait alors dans la salle des escalators, et nous prîmes celui qui semblait mener au laboratoire…
- Mais ? Ce n’est pas celui qui mène au labo, ça ? Je croyais que l’accès y était interdit ?
- Je ne peux t’en dire plus ici. Ton père te donnera toutes les informations nécessaires. Ce sera même plus que des informations…
- Mais qu’est-ce que ça veut dire, je ne comprends plus rien ! Je n’étais pas censé commencé le travail, aujourd’hui ?
- Et non, ton père a décidé de sacrifier l’une de ses missions pour ça.
- Quoi, « ça » ? Cela devient de plus en plus ambiguë…
Après ces quelques ambiguïtés, nous arrivâmes devant la porte du laboratoire.
- On y est. Ton père t’attend. Allez, je dois filer.
- Quoi ?! Mais pourquoi m’attend-il au labo ?!
Sans me fournir de réponse, Kokusho disparu alors grâce à son soi-disant pouvoir particulier. J’étais alors contraint de rentrer dans le laboratoire… Je rentrai et aperçus mon père.
- Shinji. Je t’attendais.
- Père… Mais que se passe-t-il ? Je ne comprends pas ?
- Calme-toi, Shinji. Je vais t’implanter un gène spécial.
- Quoi, un gène spécial ?! Mais qu’est-ce donc ?!
- Et bien pour faire court, les gènes spéciaux, appelés aussi Idenshi Tokubetsu, sont des gènes normaux ayant été modifiés, afin de leur donner une nouvelle fonction. Par la suite, il suffit d’installer ce gène modifié dans un chromosome vide du noyau d’une cellule. On peut également installer plusieurs gènes spéciaux dans un chromosome, mais l’on craint qu’aucun humain ne puisse survivre à cette expérience.
- Bon sang, et c’est donc ça que vous allez me faire, ici et maintenant ?
- Oui, parfaitement. Mais tout d’abord, il va falloir connaître ton affinité. Ton affinité avec l’une des deux classes de pouvoir distinct.
- C’est à dire, deux classes de pouvoir distinct ?
- Il y a deux classes de pouvoir : la classe corporelle et la classe spirituelle. Comme l’indique clairement leur nom, la classe corporelle concerne le corps et le physique, et la classe spirituelle concerne tout ce qui est esprit et psychique. La fonction d’un gène spécial confère un pouvoir particulier. Ce pouvoir particulier constitue donc des capacités surnaturelles qu’il est impossible d’acquérir en tant qu’humain normal.
- Bon sang, et donc, Kokusho a quoi comme pouvoir particulier ?
- Son pouvoir est la téléportation. Il peut donc se téléporter où bon lui semble.
- Incroyable ! Quelle chance ! Mais il existe d’autres pouvoirs encore plus avantageux, je suppose ! Et donc, je devrais avoir une affinité avec l’une des deux classes de pouvoirs ? Et comment pourrez-vous savoir lequel est-ce ?
- Comme tu dois le savoir, il y a deux flux qui traversent les veines. L’un est le liquide organique, et l’autre le liquide énergétique. Le liquide organique est un liquide rouge visqueux, appelé le sang, et le liquide énergétique est un liquide doré proche de l’état gazeux, appelé l’énergie. En stimulant ton liquide énergétique, nous pourrons être fixés selon les réactions de ton énergie. Tu pourras en produire plus si tu es de la classe corporelle. Et si tu es de la classe spirituelle, tu pourras en avoir le contrôle parfait. Ce sont les bases essentielles des deux classes de pouvoirs.
- Bon sang, c’est incroyable, je ne savais rien de tout cela ! Mais comment allez vous vous y prendre ?
- J’ai tout prévu. Il te suffira d’entrer en contact avec l’un de ces morceaux de papier. Ils ont été imbibés d’eau sacrée provenant de la source Energia. Cette eau sacrée est en fait un élixir spécial qui agit sur le liquide énergétique. Le morceau de papier s’effritera si tu es de la classe corporelle ou se fripera si tu es de la classe spirituelle. Normalement, nous prélevons des gouttes du liquide énergétique pour tester à l’avance avec quelle classe de pouvoir l’énergie a une affinité, mais nous avons depuis peu découvert cette source Energia qui produit cette eau sacrée.
- Super, je ne me voyais pas me faire tripoter par des chirurgiens, moi !
- Hm, Shinji, ça se passera de commentaires… Bon, allez, prends ce morceau de papier, avant que l’eau ne se dégorge.
C’est alors que je pris le bout de papier, encore humidifié d’eau sacrée. Quelques secondes après, je ressentis une forte pression d’énergie en moi. D’après les dires de mon père, cela ne faisait plus aucun doute. J’étais du domaine corporel … Avant de faire part des réactions de mon énergie, le bout de papier s’effrita en morceaux presque simultanément.
- Je m’en serai douté. Tu es donc de la classe corporelle.
- Ça m’arrange, ça ! Je n’aurai pas supporté d’avoir un pouvoir du domaine spirituel…
- Hm, ça ne m’étonne pas de toi, Shinji. Bon, nous avons passé la première étape. La deuxième et la dernière sera la plus longue : l’implantation du gène spécial. Quoi qu’il en soit, à la fin de cette opération, tu ne seras plus un humain ordinaire. Tu seras devenu un humain bionique. Sache-le.
- Qu’est-ce que vous voulez dire ? Je n’aurai plus la même apparence ?
- Non, pas du tout. Mais à partir du moment où tu as des pouvoirs que les autres humains n’ont pas, tu n’es plus des leurs. Je suis moi-même un humain bionique.
- Ça alors, vous aussi Père, vous avez un pouvoir ?
- En effet, mais je ne peux te le dévoiler pour l’instant. Bon, tu es prêt à devenir un nouvel être ? Après cette opération, tu ne pourras plus retourner en arrière…
C’était le moment le plus oppressant de ma vie. Avoir le choix d’acquérir un pouvoir qui me donnerait des capacités surnaturelles mais qui me rendrait différent… Quel choix devrai-je faire ? J’étais conscient que cette décision allait changer toute ma vie, mais…
- Bon. Je vais le faire. Même si je ne serai plus complètement humain, j’aurai un pouvoir qui me rendra plus puissant, et c’est ça le principal…
- À vrai dire, tu seras toujours humain, tant que ton pouvoir n’est pas activé. Tu peux le désactiver à volonté, qui plus est. Et rien ne dit que ton pouvoir te modifiera physiquement, corporel ne veut pas forcément dire modification physique. Cela signifie juste que cela concerne le corps. En fait, pour faire court : biologiquement, tu ne seras plus humain. Mais physiquement, oui.
- Dans ce cas, je ne vois pas d’inconvénients. Mais au fait, je ne peux pas choisir mon pouvoir moi-même ?
- La carte génique indique habituellement la fonction des gènes sur les chromosomes. Mais dans notre cas, l’on ne parle pas de gènes normaux.
- Et comment savez-vous que tel ou tel gène correspond à une classe distincte ?
- Ça, c’est tout autre chose. Avant le développement des gènes spéciaux, tous ceux qui allaient être prélevés pour les premières expériences étaient réunis dans deux génomes, qui représentent en fait les deux classes de pouvoirs. Ces deux génomes contiennent un nombre limité de gènes, mais l’on peut prélever autant de gènes que l’on veut et les installer dans l’un des deux génomes, alors ce n’est pas un inconvénient. On caractérise maintenant le génome P comme la classe corporelle, et le génome E comme la classe spirituelle. Malheureusement, de nombreuses autres organisations nous ont observés dans nos manœuvres et ont depuis plagié nos méthodes. Et maintenant, il y a toujours plus d’humains bioniques en ce monde.
- Alors, ce sont donc eux nos ennemis communs ? Les humains bioniques ?
- Hm… Si on veut… Bon, tu es fin prêt ?
- Oui, mais je suppose que vous allez m’endormir ?
- En effet, je préfère procédé à une légère anesthésie. C’est préférable. Bon, sache que la manœuvre ultime pour procédé à l’implant même du gène est appelée « Idenshisousa ».
- Idenshisousa ? Ce nom n’est pas très rassurant… Bon, je suis prêt.
- Après ça, Shinji, tu ne seras plus celui que tu étais…
Mon père me fit alors un garrot, et à l’aide d’une seringue m’injecta un produit anesthésiant. Immédiatement, je ressentais le produit traverser mes veines. Mon esprit commença à se brouiller, et peu à peu je sentis le sommeil m’envahir.
Mon père procéda alors à l’implant du gène à l’aide d’un pistolet chirurgical qu’il apposa sur ma nuque. Presque simultanément, le gène était dans mon corps. Mon liquide énergétique allait terminer le travail.
À mon réveil, je ne sentais aucun changement.
Mais pourtant, le fameux gène était bien là, dans mon corps.
Je n’allai pas tarder à découvrir le pouvoir qu’il allait me conférer…
— Fin Partie 2 —