J´ai écrit ça vite fait car je n´avais rien à faire.
Je n’ai jamais aimé prendre le bus, on est serré et la puanteur des autres m’a toujours fortement agacé. Dès qu’une place se libère ils sont tous là prêt à bondir dessus, comme si cela avait une importance capitale.
Moi je m’en foutais, j’étais assis. Je n’avais jamais eu à connaître ce problème vu que mon arrêt était le premier du bus.
Je jette un bref coup d’œil à ma montre, il est déjà 17h 24 j’arrive dans quelques minutes. Ce tic m’a toujours étonné, plutôt que de regarder la route je regardais ma montre en premier , comme si j’avais pris ce bus toute ma vie au point d’en savoir tout les horaires. Mon arrêt approche je ferme mon livre en me disant « voilà un livre qui commence bien » j’ai toujours été incapable de critiquer un auteur même quand je n’ai pas aimé (pour ne pas dire « merdique») car je me suis toujours senti incapable de faire mieux. Je sais au fond de moi que le livre que je viens de lire est un merde infâme mais je cherche toutes les qualités imaginables au livre. Je suis comme ça, et il faut que ça change.
J’arrive dans ma ville: Brassac-les-mines, petit village sans aucune importance et inconnue pour toute la France. Je suis né ici, mon père a eu la bonne idée de m’envoyer en pensionnat quand j’avais 15 ans. Je ne l’en blâme pas s’il ne l’avait pas fait je serais resté dans ce troue paumé et je n’aurai jamais pu aller dans les plus grandes facs. Mais alors pourquoi être revenu ici, surtout que mon travail est à 1 heure d’ici, peut être parce que ce village est la seule chose qui me reste en bons souvenirs. Toutes ma vie après ça a été horrible. Certes j’ai réussi mes études j’avais un bon métier mais quelque chose manquait. Une femme? Non ça à la rigueur je m’en foutais.
« Et puis zut , il faut que j‘arrête d‘y penser sinon je vais passer une mauvaise soirée.»
Pourtant ça m’énervait vraiment, pourquoi perdre son temps dans cette ville de merde entouré de gens que je méprise? Ouais tout ça était incohérent.
« Si ce n’est que ça je vais déménager, ouais tirer un trait sur tout ça et avancer »
Et là mon morale se mit à remonter, j’étais maintenant heureux tout en sachant que pendant la soirée je serais à nouveau déprimé. A peine je commençais à évaluer mon déprime prochain qu’il revint dans le fond cette phrase qui venait tout juste de me remonter le morale, je l’avais sans doute déjà entendu dans un dessin animé japonais ou un film manichéen américain, combien de fois m’étais-je dis cela combien de fois avais-je eu l’envi de quitter cette ville et manquais par trop de courage de le faire. Ca y est je déprimais.
Je bossai un peu, et tout cela me fit bien vite chier, j’allumai la télé et je me suis souvenu que demain j’avais un avion à prendre il valait mieux me couchais tôt, et finir le travail ce soir. Je descendis à la cave dans un acte de philanthropie décidai d’achever la fille que j’avais kidnappe deux semaines plus tôt non sans y prendre du plaisir. J’eus tout juste le temps de me débarrassé du corps. Tout cela était le côté le plus chiant de tout le jeu.
Quel journée de merde.
(peut-être à suivre.)