1. Fourmis sur les autoroutes.
Mollymood, c´était le rêve de chacun d´entre nous. Une maison, une belle voiture, un travail bien payé et des voisins sympathiques. C´était le rêve de tous ces adultes qui croyaient encore à un paradis terrestre. Chaque matin, comme autant de fourmis qui traversent les bois, c´était des millions de personnes qui partaient s´échiner dans des bureaux ou sur des chantiers. Et la journée était la même pièce de théatre, et les comédiens ne se lassaient jamais de jouer la même scéne pendant des années. Non, personne ne se lassait des sourires forcés devant les collégues de bureaux et des mains qu´on aurait voulu écraser plutôt que serrer. Non ! Personne ne se lassait de cette routine immuable, du rêveil qui sonnait toujours à la même heure, du café qui était toujours aussi brûlant et des chaussettes propres que l´on mouille en retournant à la salle de bain. C´était une sorte de perfection personnelle pour chacun ! Quel doux concept que la perfection, cette volonté de paraître au mieux de son être et en toute circonstances. Cette perfection dans la routine que l´on ne peut changer. En fait, travailler, c´était donner un but à sa vie, trouver un passe temps en attendant la mort et apprécier la moindre minute de son temps libre.
Et c´est ainsi, les années s´éteignant aussi vite que les bougies que l´on souffle sur un gâteau, que monsieur et madame espéraient enfin connaître le bonheur qu´ils attendaient depuis toujours. Ce bonheur c´était Mollymood...et il n´avait jamais existé.
2. Rencontre avec la famille
(la suite bientot)
que pensez vous d´un tel début pour un récit ? 