Voyant que le niveau purement lithairaire du forum à tendance à être d´une modicité consternante, j´en profite pour rehausser, que dis je, pour subjuguer le niveau en postant ici les premières pages du meilleur roman jamais écrit.
Sur ce, je vous laisse savourer le chef d´oeuvre.
Moussa.
Il y avait quelque chose chez Vincent Moussa qui dérangeait. Quelque chose qui faisait se dresser les cheveux sur la tête de M. Moussa, cet homme fier et sévère, qui chérissait les vertus de l’être humain et qui plus que tout aspirait à la tranquillité. Quelque chose qui provoquait des ulcères à Mme Moussa, cette chère Mama africaine avec son accent saucé, et son attachement inébranlable envers la tradition. Quelque chose qui faisait se marrer les amis de Vincent, ces enfants de l’incertitude hermétiques à tout autres cultures que celle du quartier, le hip hop dans tout son art florissant. Mais que c’était étrange, une maladie avait infecté le pauvre Vincent et aujourd’hui elle venait polluer les oreilles de ses proches, Vincent aimait le défunt rock.
Le son était faible, le vieux tourne-disque rouillé faisait tourner un vinyle de Jimi Hendrix et les riffs de guitare flottaient dans la chambre. Le chauffage grognait un peu mais il marchait à fonds, c’était bon, il faisait chaud. La lampe de chevet éclairait la pièce d’une lumière brune, et l’ombre de Vincent léchait les papiers peints défraichis avec leurs motifs de superman.
Il était penché sur son bureau à faire ses devoirs d’un air morose, la tête entre les bras. Son problème de mathématique lui triturait les méninges depuis bien plus d’une heure et sa plume n’avait pas encore égouttait le moindre mot. Il en avait la tête grosse comme une pastèque. Les mathématiques, c’était bien celle-ci d’entre toutes les matières qu’il détestait le plus, il ne comprenait rien à ces équations bizarroïdes et à ces géométries complexes.
- Monsieur Dupont à un trou dans sa baignoire laissant échapper un litre par minutes, gnagnagna, comment bien de temps mettra t’il à la remplir ? Je t’en foutrais, moi, du remplissage, il n’a qu’a prendre une douche c’est idiot de Dupont qui n’a aucune notion écologique, se dit Vincent.
Agacé, il se massa vigoureusement les yeux dans l’espoir que lorsqu’il les rouvrirait il y verrait plus clair et que la solution apparaitrait spontanément dans son esprit, mais les seules choses qui s’allumèrent au dessus de sa tête furent des myriades de petites étoiles noires.
Alors il s’étendit sur son dossier pour souffler un peu et son regard s’élança à travers la fenêtre, il y avait ces immeubles amers dépourvus de vie si ce n’étaient leurs quelques écharpes électriques que l’hiver avait amené avec lui, il y avait ces chemins de clignotements nerveux qui s’étendaient au loin, et toutes ces fourmis qui devenaient folles avec l’arrivée du soir, et au dessus, bien au dessus de cette toile de pollution, il y avait la lune. Son visage de clarté rapporta à Vincent le souvenir de noëls neigeux et lui donna l’espoir de jours où il pourrait dormir dans son lit le matin et écouter du rock indéfiniment et où la vie serait enfin débarrassé de toutes ces cages à jeunesse pleines de ces bourreaux de l’innocence qui s’efforçaient de le ternir en lui bourrant le crane de choses superflus.
Et la porte s’ouvrit, et Vincent s’échappa de ses rêveries; une petite fille en robe rouge se tenait en piquet devant lui, elle avait des couettes, de grands yeux noisettes, un nez en boule et un sourire franc avec des dents de laits en moins, fraiche comme une pomme, un vrai petit ange et elle s’appelait Marie.
- Bonsoir mon p’tit frère, dit-elle avec enjouement.
- Qu’est ce que tu veux ? Je t’ais déjà que je n’aime pas quand tu m’appelle petit frère surtout que c’est moi l’ainé, s’enorgueillit Vincent.
- Ok mon p’tit frère, répondit la jeunette. Je viens juste lire un livre dans ta chambre, papa m’ennuie il n’arrête pas de me disputer parce que je ne fais rien, mais lui appart rester assit dans son fauteuil miteux à écouter de la musique de chasse il ne fait pas grand-chose non plus, Marie avait toujours crut que la musique classique était une musique que l’on écoutait au moyen âge lorsqu’on aller chasser et que Mozart était un des plus grands chasseurs que la terre avait connu. Au moins papa ne viendra pas m’embêter ici, j’aurai la paix.
- Bien sûr que tu l’aura mai pas moi, alors prends un livre mais ne reste surtout pas là, file dans ta chambre. Je fais mes devoirs, il me faut du calme pour me concentrer et je te connais tu vas encore faire le clown, et se soir à minuit je serais toujours sur mon bureau à essayer de trouver une solution.
- Mais c’est absurde, tu sais bien que je n’aime pas du tout les clowns, dit ‘elle contente d’avoir enfin réussi à placer absurde qu’elle avait entendu pour la première fois dans un film le soir précédant. Et puis tu sais bien que si l’on recherche le calme on ne peut pas trouver meilleur amie que moi, je ne fais pas de bruit, je suis silencieuse comme une souris, quand je marche on ne m’entend pas, quand je parle on ne m’entend pas, quand je crie on ne m’entend pas et quand je pe…, enfin… je suis sage comme une image. Je suis la princesse motus et bouche cousu.
Elle fit signe de fermer sa bouche comme une fermeture éclair.
Vincent voulait paraitre ferme mais sa sœur et ses folâtreries ne pouvaient l’empêcher de le faire sourire, et ses expressions se tordaient, parfois sévère, parfois joyeuse, parfois les deux en même temps ce qui lui donnait un air naïf.
- Marie, s’il te plait, conjura t’il. C’est très important, si une fois encore je présente à ma prof de math une feuille blanche, elle va entrer dans une colère folle et elle va m’incendier. Et je ne pense pas qu’une séduisante princesse comme toi aimerais avoir un tas de cendre pour frère, imagine l’effet sur la cours, ce serait désastreux, on te chasserait du trône et sans doute que tu finirais comme cette pauvre Marie Antoinette, couic ! dit Vincent en imitant des ciseaux qui se refermaient avec ses deux doigts.
Marie lui répondit par un langage des signes saupoudrait d’un zeste d’enfance et d’improvisation, accents qui naturellement auraient mit en déroute un véritable muet. Vincent se leva de sa chaise et retira la fermeture de la bouche de sa sœur. Marie tout petite devant son frère, leva la tête pour l’observer dans les yeux et ses pupilles s’agrandirent comme celles d’un chat.
- Aller mon p’tit frère adoré que j’aime, dit elle de sa voix la plus douce, aller mon p’tit frère en sucre, tu sais comme je t’aime à la folie, aller, fais le pour l’amour qui nous unit et soyons les meilleurs frères et sœurs qui puisse être! dit elle avec entrain et en clignant des yeux comme pour ajouter la cerise sur le gâteau.
Depuis très jeune, la ravissante Marie excellait dans l’art de séduire, même si elle n’en avait pas encore réellement conscience. Son père et son frère étaient ses jouets favoris, quand ils se refusaient à l’un de ses désirs alors elle les envoutait avec son regard pétillant, et d’un claquement de doigts ils devenaient alors des géants de papier qu’elle pliait à son gré.
Ce fut donc sous le charme que Vincent répondu par l’affirmative, de toute manière le problème de mathématique semblait insoluble alors cela ne changeait pas vraiment grand-chose que sa sœur reste dans la chambre.
Marie fouillait dans la bibliothèque de son frère, parfois elle faisait tomber des livres et elle les remettait très mal, elle regardait aussi les vinyles plaçait dans le bas par pure curiosité.
Si Vincent avait une bibliothèque dans sa chambre - même si elle n’était pas énormément fournit- ce n’était pas pour rien, c’était parce qu’il aimait lire. C’était M. Moussa qui lui avait enseigné cette passion, il considérait la lecture comme une chose essentielles à la construction d’une personne, il disait que lecture forgeait l’imagination qui était la plus savante des sciences. Ce fut même lui qui construisit la petite bibliothèque. Et maintenant lorsque Vincent avait de l’argent de poche, il allait dans les foires à tout et y achetait soit des vinyles, soit des livres, et peu à peu sa bibliothèque se garnissait. On y trouvait toutes sortes de livres, des romans de tout les gens mais aussi des bandes dessinés et des mangas, même si M. Moussa était d’avis plutôt mitigé sur ce genre de lecture.
Marie se retourna et présenta son choix comme un trophée, c’était un vieux Lucky Luke à la couverture tachée par le café.
- Je vais lire ça ! dit-elle.
- Très bien. Parfait. Très bon livre. Bonne lecture. Du calme, je travaille maintenant. Du bruit et c’est la porte !
- Il devrait prendre des vitamines celui là, se dit Marie.
"lithairaire"
J´ai même plus eu envie de lire la suite, c´est dire.
Ca s´appelle de l´hironnie, il me semble.
Par contre, là, c´est bien la blague de l´année 2007 ![]()
Comme tu le dis Epitaph.
Le Modo m´a tué ![]()
Salut, j’ai lu car le titre m’avait attirée avant tout.
J’ai lu trop rapidement pour dire quoique ce soit et je n’aie pas le courage de le relire pour porter mon opinion, peut-être une autre fois. Mais je peux dire de l’histoire que je trouve hilarant surtout en ce qui concerne les rapports frère et soeur, et aussi ta présentation que j’ai prise au second degrés.
Mais j’attend tout de même une suite.
La suite bientôt?
Comme beaucoup ici, je ne suis jamais fier de mon travail, et je pauffine sans cesse, je sais toujours que je peux mieux faire, je prend mon temps. Mais je vais faire le plus vite possible , mais sans doute que je ne posterais pas la version définitive.
Ok, je crois que je tiendrai... ^^ ![]()
Prends ton temps pour bien le faire.
Un tel niveau textuel ne peut qu´être fruit d´une bravitude sans trop de limites.
Qu´est ce que je dois y comprendre ?
Rien simple critique, il n´aime pas c´est grave. Tu peux t´améliorer encore. J´ai confiance en toi ![]()
![]()
Oulà !
Autant j´avais bien aimé le debut, la petite soeur adorable m´a touché droit au coeur, autant je sais pas ce que t´as fait avec cette partie.
Il ne s´y passe absolument rien ! Tout ça pour un repas, excuse-moi mais on s´en branle.
En fait, tu te perds dans des descriptions. Il y en a MILLE fois trop, à tel point qu´on finit par se faire chier en te lisant.
Non vraiment, j´ai trouvé cette partie totalement depourvue d´interêt.
Je lirai la suite, bien entendu, mais en esperant que ce soit plus interessant. ![]()
« lithairaire », faut l´faire quand même, surtout quand on critique le niveau (général, certes), du forum dans ce domaine...
Erf, ironie ? Nulle. ![]()
A un moment du repas, les informations présentèrent un reportage sur le quartier où habitait la famille Moussa. On voyait un reporter à côté d’un homme à l’air maladif, les yeux vides, les cheveux ébouriffés, le teint blanc, et tout autour d’eux s’affairaient une bande de jeunes excités de passer à la télé, dont Vincent en reconnu certains.
« Il est huit heures du matin, et c’est dans le trouble que se réveille cette banlieue de Paris. Hier soir vers neuf heures une grande bande de jeunes se sont rassemblés autour d’un magasin et ont commencés à briser les portes en plexiglas. Le pillage se serait transformé en violentes émeutes lorsque les forces de l’ordre sont arrivées, trop tard et en nombre trop insuffisant. La nuit se termina en bain de sang, sous les coups des briques et des explosions des cocktails molotov. Aujourd’hui on peut voir les rues jonchés de carcasses de voitures brulés, un à été magasin saccagé et une école incendiée. Nous en savons très peu, la population reste discrète par peur des représailles et le commissaire de police ne nous a pas laissé interviewer ces hommes. A l’heure actuelle il y aurait une vingtaine de jeunes en garde vue âgés de quatorze à vingt et un ans, et un agent serait entre la vie et la mort dans un centre de réanimation. Tout ce que je peux dire c’est que ce fut une nuit bien éprouvante pour la ville, et que les Français en ont mares de tous ces éclats de violence, en clair il faut que ca cesse. Je donne la parole à Monsieur Grinchant un professeur de cette école qui à brulé.
Le reporter passa son micro à l’instituteur, entre temps la foule qui avait augmenté autour d’eux
Commença à montrer des signes d’agitation.
« Comme vous dîtes, la France en assez ! Et assez c’est peu dire, je suis scandalisé de voir jusqu’où peut aller la jeunesse ce pays… J’ai croisé ce matin mes élèves qui revenaient chez eux, je me suis arrêté pour leur dire de venir en cours…et ils m’ont assuré que l’école avait brûlé. J’ai cru qu’ils tentaient de faire l’école buissonnière, et je les ais emmenés avec moi, pour me rendre compte qu’ils ne me mentaient pas. Vous savez, sur le coup ça m’a fait un choc, je ne voulais pas croire ce que je voyais… Je suis désemparé, je suis déconcerté… Ce n’est plus de la colère, il n’y a pas de mot pour exprimer ce que je ressens. Mais comment as t’on fait pour en arriver là et où jusque cela ira? La France devient folle. Ceux qui ont fais ça… ce ne sont que des imbéciles, totalement inconscients.
Il ne faut plus jamais que ça se reproduise, que la police ressert les boulons s’il le faut et il le faudra.
Il y eut des sifflements arrogants. La foule s’amassait de plus en plus autour de la caméra et commençait à être agressive, on se poussait les uns sur les autres, on criait, chantait, insultait, crachait et provoquait. Le professeur et le reporter commençaient à se sentir étouffés.
Les jeunes encore intimidés se mettaient à lancer de courtes phrases directement à la caméra
« Qu’ils viennent, on les fumera les poulets.
« D’toute façon on est dans une impasse !
Les propos de la foule courroucèrent le professeur…
« Et c’est en brulant des écoles que vous compter vous sortir de cette impasse. Non ! C’est en brulant des écoles que vous créer des impasses a ceux qui veulent s’en sortir !
… Et les propos du professeur excitèrent encore plus la foule.
« Wesh, c’est pas moi qui ai brulé votre école m’sieur.
« Ecoutez, c’est vrai ce qu’il dit les mecs, bruler des écoles, c’est complètement con. Ils vont faire quoi les p’tits maintenant sans école à coté, ils vont rester dans la rue où partir a perpette dans un autre bahut déjà trop petit pour ceux qui y sont déjà.
« Ah ouai, parce que aller à l’école ca sert à quelque chose ? Hé pauv’mec délit de sale gueule tu connais pas ? Que tu ais le brevet ou bac plus vingt, de toute manière il n’y aura pas plus de personne pour t’embaucher. Le RMI c’est pas un contrat qui me convient et c’est pour ça que je mets la main à la patte quand il s’agit de bruler la France.
« Ouai faut bruler !
« Et toi tu connais un dicton qui dit que la haine engendre la haine ?
« Il y a personne qui nous écoute, et si bruler des écoles c’est le seul moyen d’avoir la parole on continuera encore et encore. Mettez vous tous ça dans la tête. On en a marre.
Le professeur tenta de faire entendre raison à la foule :
« Quand allez vous comprendre que plus vous agirez comme des sauvages, et moins on vous prendra au sérieux, ces soulèvements de haine qui surviennent aux quatre coins de la France ne vous ont amèneront qu’a la méprise, pas à l’écoute. Je reconnais que des mentalités qui ne devraient plus existés en ce vint et unième siècle sont aussi en partie responsables de ces désastres… Mais delà … bruler une école, ce n’est pas seulement détruire un bâtiment. Je ne comprends pas ! Bruler une école, c’est comme bruler un livre, c’est mettre fin à l’espoir.
Le professeur avait eut recours à sa force de persuasion, et la foule s’était un peu calmé, certains réfléchissaient, d’autres parlaient entre eux. Mais arriva un grand jeune homme avec un blouson en cuir et un bonnet, et sur son visage, de sa mâchoire carrée à ses yeux luisants, brulait une profonde expression de haine.
« T’as juste la rage d’avoir plus d’taf, wesh, ça fait le beau devant la caméra mais en vérité ça s’accroche à son petit pactole et ça à peur qu’on vienne lui voler, et surtout ça en a rien à foutre du quartier. Faut pas écouter ces charognes et leurs propagande médiatique, aller on bouge. Tout le monde se barre !
L’intervenant ouvrit grand ses bras, et emporta la foule avec lui. Il menaçait ceux qui se plaignaient et donnait des coups de pieds et des claques à ceux qui tentaient de lui résister.
Impressionné par le jeune homme, l’instituteur répliqua tout de même à son intervention:
« C’est quand même impressionnant de voir un tel étalage d’idioties, jeune imbécile. Je vis dans ce quartier depuis plus…
Le jeune homme se retourna en furie, et fusilla le professeur du regard.
« T’as craqué. Mais tu m’parles comment toi ? Je vais te claquer bâtard ! Tu te crois mon pot ? T’es qui pour m’parler comme à un élève, tu crois avoir du pouvoir ? Ton école je l’ai cramée, maintenant tu peux plus jouer au p’tit roi ?
« S’il vous plait ! Un peu de…
Il tomba à la renverse sur le reporter, le nez en sang, le jeune homme lui avait donné un coup de poing et malgré sa grande taille s’était évanouit dans la foule. La foule s’agita encore plus qu’à tout autres moments, beaucoup riaient à gorge d éployée, certains semblaient choqués et quelques uns se penchaient sur le professeur de manière bienveillante.
J´comprends pas le fil conducteur de l´histoire.
Mais à part ça, c´est plutôt bien ecrit. Quelques fautes de frappe tout de même.