Bonne année à tous
ai rien d´autre à ajouter...
Bonne lecture.
Dans la douce nuit, pas un bruit, pas un geste, pas de vie… Tout le monde dort…
On entend les bruits des voitures au loin, on voit les lumières de la ville et le vent jouer dans les feuilles des arbres…
Pas un souffle de vie.
Une pâle lueur éclaire cependant un petit être, la lune et les étoiles dévoilent des petites mains, des grands yeux, des cheveux ébouriffés, et des larmes aux coins de ses yeux…
Pourquoi ? se demande-t-elle…
Chaque nuit, elle regarde la lune avec la même fascination, avec la même lueur d’espoir dans ses grands yeux azurs…
La vie n’est pas facile parfois, elle pleure, hurle, mais jamais rien ne vient la réconforter, la serrer tendrement dans ses bras chauds et protecteurs…
Lorsque vient la nuit, elle se sent mieux, personne pour lui dire quoi faire… Elle pleure parfois de ne pas savoir pourquoi le monde tourne dans ce sens, elle pleure parfois de ne pas savoir pourquoi la vie est si méchante avec elle…
A huit ans, elle se laisse dériver le long des étoiles, ses seules amies, sa seule raison d’espérer, sa seule joie lorsque vient l’obscurité.
Dans la nuit sombre, il n’y a de bruit que pour ceux qui savent écouter, il n’y a de mouvement que pour ceux qui savent voir…
Elle se met à rêver d’un ailleurs, un lieu où elle n’aurait pas à pleurer, où quelqu’un l’aimerait pour ce qu’elle est, un endroit magnifique où elle toucherait la lune, où les étoiles lui raconterait des histoires magnifiques, où le ciel bleu marine la bercerait tout doucement pour l’aider à dormir et à faire de merveilleux rêves…
Dans la fraîcheur de la nuit, les ombres deviennent ses amis, les bruits ses compagnons de jeux et les lumières qui filtrent à travers ses rideaux un espoir d’un jour meilleur…
Elle espère…elle espère tellement qu’un jour quelqu’un viendra enfin la délivrer de ce quotidien douloureux, même à huit ans, elle pense avoir le droit de sourire et de ne pas penser à certaines choses qui la font pleurer…
Dans son monde, elle voit des choses réconfortantes, elle entend des mots doux, elle voit le soleil avec joie, elle se sent bien dans son univers imaginaire et protecteur, bien que le lendemain, la peur lui revient, et la haine lui étrangle délicatement le cœur…
Non, il ne devrait pas y avoir de petites filles qui pleurent dans la nuit noire, pas de pleurs dans l’obscurité d’une vie…