Bon je vous balance le premier chapitre, ´scusez pour le retard mais en ce moment c´est un peu la galère ^^. Voilà bonne lecture à tous
Chapitre 1 : j´vais te faire pisser les mots qui veulent pas sortir de ta putain de bouche !
Aïe putain, les rayons de soleil me brûlent la rétine, jme frotte l´oeil et je regarde en direction du réveil, il est... MERDE il est 12h24 ! J´ai loupé mon train, mais bordel pourquoi ce foutu réveil n´a pas sonné ? Je donne un léger coup de pied qui fait valser la couette à coté de mon lit, je sors de celui-ci pour ensuite donner une droite au mur histoire de passer mes nerfs sur quelque chose. Le truc c´est que j´ai tapé trop fort : maintenant y a un trou et là jvois un couple de vieux faisant l´amour dans la chambre d´à coté, ptin j´avais pas besoin de voir ça ! Merde je saigne, faut qu´jme détende, je me dirige à la salle de bain en me suçant le sang, ouais jtrouve ça trop bon le sang, qui s´échappe de ma blessure.
J´allume la lumière et là : wow putain c´est moi ça ? Le miroir venait de me balancer à la gueule le reflet de ma vieille face d´homme de 40 ans...et bah il est bien loin le temps où on complimentait mon visage angélique ! Les picotements répétés de mon poing me stoppent dans l´étude de ma figure et je le passe sous l´eau tiède qui jaillissait en masse d´un petit robinet tout déglingué. En même temps je réfléchis, j´ai aucun moyen de joindre ma femme, j´ai refusé de me prendre un de ces immondes téléphones portables qu´aujourd´hui tout le monde s´arrache et qu´ils sont si fier de posséder, enfin seulement quand il y a du monde autour d´eux.
Va falloir que je me rende une nouvelle fois à la gare et que je me fasse rembourser le billet, ou juste l´échanger pour en prendre un pour demain, ptain rien que de penser au temps que je vais perdre pour y aller à pied, ça me gave. Bon la blessure a l´air de cicatriser assez vite, ça pique moins, faut que je sorte : j´ai trop la tête dans le cul là, je vais aller me prendre un café au bar de l´autre focul, ceux de l´hotel sont dégueulasses. Un ptit coup d´oeil au porte-feuille avant de y aller...putain 3.16€ , j´espère que ça suffira...ou alors autant ne pas prendre de café...une bonne giclée d´eau au visage ça devrait suffire.
Je me pose sur mon lit et d´une extension impressionnante, attrape la télécommande de la télé pour me nourrir de tous ces programmes débiles qui font jouir les habitants de cette planète. " Bonjour à tous, voici la météo prévue pour aujourd´hui, des vents forts souffleront dans la majeur partie du sud ouest tandis qu´à l´est le soleil sera au rendez-vous, attention aux fortes précipitations sur toute la partie centre, voilà je vous retrouve demain pour de nouvelles prévisions, au revoir ". Alors moi je dis BRAVO ! Non seulement ce qu´elle dit on s´en tape mais en plus elle dit des conneries : elle annonce de la flotte, y a pas un nuage ! Bon j´en ai marre je vais y aller, j´ai perdu trop de temps avec ces conneries.
J´éteind les lumières de la chambre et sors de l´hotel en direction de la gare, trente minutes à pieds, faut être motiver quand même, mais bon je veux pas rester plus lontemps dans ce merdier mécanique. Je continue ma route d´un pas ralentis, j´ai mal au pieds : les cailloux me rentrent dedans. Pris d´un courage inégalable, je m´appuie contre un mur, j´y pose mon bras gauche et je retire une à une mes godasses pour enlever les petits déchets qui me font mal. Une fois fait, je retire mon bras du mur et un son étrange, accompagné d´un petit collement, se présentent à moi. Je jette un coup d´oeil et...oh putain j´ai de la peinture blanche plein le bras ! Des gens me regardent, à l´intérieur d´eux ils doivent se foutre de ma gueule : ils laissent passer des petits sourirs qui me l´expliquent bien. Je m´approche d´un de ces idiots et leur décolle "j´vais te faire pisser les mots qui veulent pas sortir de ta putain de bouche ! ", jm´en doutais, il a pas de couilles, il baisse la tête et repars vite avec son gosse.
Je tourne la tête et la je vois un chti gamin qui se fout de ma gueule, me pointant du doigt en se tournant vers ses camarades de classe qui se suivent comme un troupeau, ptin on se s´rait cru à la foire au bovin ! J´en prends un au hasard, un petit jeune à la dégaine effroyable, et je le balance sur le mur en crachant " Alors ça fait quoi d´avoir l´air con à son tour ? Sale merdeux, allez dégage ". Toutes ces choses faites, je décide de reprendre mon chemin, j´étais plus très loin : je vois le joli " Gare SNCF " au loin qui gâche toute l´architecture du batiment. En arrivant devant la gare, j´ai le malheur de marcher sur une merde de chien, fraîchement déposée pour améliorer ma journée, je tarde pas à foutre mon pied sur la gueule du chien et de m´essuyer dessus, ce qui laisse son maître, un vieu gars qui doit avoir que ça à foutre de promener son chien en centre-ville, perplexe, il s´approche de moi d´un pas vif mais fait demi-tour aussitot avoir vu ma carabine pointée sur sa face.
Mais j´ai pas de chance, à ce moment y a une bagnole de flic qui passe et je met pas lontemps pour me faire coffrer, imaginez si j´avais tiré ! Me voilà repartis pour une nouvelle aventure, putain ras le bol...Et quoi vous pensiez que si j´avais réussi à rentrer chez moi facilement, je vous raconterais ma vie ? Ah que non !