tant pis pour les remarques ^^´
je balance le 2 ^^
Chapitre 2 : de mauvaises nouvelles
Un nouvel éclair traversa les nuages, accompagné de son éclatement sonore, quelques secondes plus tard. L’orage semblait se calmer peu à peu. Les cordes d’eau avaient laissé place à un fin filet, vaporisé par-dessus la capitale de Midgar, le seul continent encore aux mains des forces alliées. A travers un petit hublot, un moine regardait les changements climatiques, avec semblait-il un grand intérêt. Son regard se perdit dans le vide, l’esprit préoccupé, il se détacha de la fenêtre et fit quelques pas en arrière. Attrapant le dossier d’une chaise qu’il fit pivoter d’un habile mouvement du poignet, il se laissa tomber de tout son poids sur le frêle meuble. Il avisa l’étagère sur le coté, et en tira une bouteille poussiéreuse, aux reflets émeraudes. Il fit couler le liquide incolore dans un verra sale qu’il avait attrapé de son autre main, et le tendit à son hôte. A l’opposé de la table, un jeune homme, les cheveux tombants en de larges franges, devant des yeux d’un gris étincelant. Il portait une tunique blanche, cordée de filaments dorés aux coutures. Une veste ouverte sur son torse, recouvrait l’ensemble, habillant ses épaules de rouges, et ses bras, de longues manches blanches, aux ouvertures larges. Une ceinture de cuir marron foncé serrait à la taille, un pantalon blanc, ample, large aux chevilles, et couvert de deux runes mystiques, sur les cotés. Evans prit la boisson sans se faire prier, et la vida d’un trait, avant de claquer le récipient sur la table.
- Alors gamin, pourquoi es tu revenu ?
- arrête de m’appeler comme ça Thanero, je ne suis plus l’acolyte que tu as connu. Tu sais pourquoi je suis là.
Le vieux moine grogna, et se resservit une lampée d’alcool. Il reposa la bouteille sur la table en soupirant.
- Allons gamin, toi comme moi, savons que tu n’es pas de taille… dit-il en portant le verre à ses lèvres.
- Ça fait des années que l’on ne s’est pas vus et tu me juges au premier coup d’œil. Tu n’as vraiment pas changé, lâcha-t-il en croisant les bras. Donne moi des nouvelles des autres, dit-il sans détourner son regard, de l’étagère sur le coté.
Le moine parut surpris de cette question. Il posa son verre sur la table, une mine sombre imprimée sur le visage. Son apprenti connaissait cette expression, elle était de très mauvaise augure. Evans se redressa sur sa chaise. Attentif, il s’attendait à tout.
- Tu es le premier.
L’orage dehors semblait avoir laissé place à une légère éclaircie, filtrant à travers les masses cotonneuses. Quelques rumeurs quasiment inaudibles s’élevèrent de la capitale. La vie reprenait. Les enfants tentaient un regard au dehors, et évacuaient les battisses, pour se rejoindre en bande et commencer dans une jérémiades de cris aigus, une nouvelle partie de balle. Les marchands et autres forgerons, forts de leur expérience, ouvraient déjà leurs boutiques. On pouvait voir apparaître à présent toute une population émergeant des maisons. Quelques marchands étalaient le contenu de leur butin sur un linge propre, à même le sol. Tout en gardant une main sur leur hache, marteau, ou épée, au cas ou une personne s’intéressait de trop près à leurs objets. Potions écarlates, boucliers aux reflets dorés, épées gravées, exposées fièrement sur socles. Les guerriers aguerris étaient monnaie courante, et faisaient le tour des boutiques et des stands, afin de voir ce que proposaient aujourd’hui les forgerons et les marchands. Certains s’adonnaient au test d’une nouvelle épée, en faisant de grands moulinets, de la garde. Mimant un combat imaginaire avec un quelconque ennemi, en donnant de grands coups d’estocs dans le vide. La rumeur, devint un bruit, et le bruit devint une clameur. Le cœur de Prontera, une des dernières citées encore habitées reprenait vie.
Evans, encore adossé au dossier de sa chaise de cuir lacéré se remettait de la nouvelle. Le jeune prêtre se leva et fit les cents pas dans la réserve encombrée.
- Comment ça je suis le premier, ou sont donc passés les autres ?
Il n’eut pour réponse que le silence et le soupir prolongé du vieux moine.
- Réponds moi, cracha-t-il fermement. Tout en prenant appui sur la table de ses deux mains, il planta son regard dans celui de son ancien maître. Celui-ci tressaillit. Evans, avant, frêle acolyte, était devenu une montagne de charisme, une fois les années passées. Une aura bénéfique se dégageait de tout son être, et son vieux maître feignait ne rien remarquer, pour sauvegarder son orgueil.
- Réponds moi !
sa demande s’était changée en hurlement, tant la situation l’accablait. Sa phrase s’était terminée dans les aigus. Et lorsqu’il s’en rendit compte, il lâcha sa prise sur son maître et fit quelques pas en arrière, une mine défaite, imprimée sur son jeune visage.
- dit moi… Dit moi ou sont Taebin et Rinali… balbutia-t-il.