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Vincent Perci et l'orbe des soeurs fatal

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
12 décembre 2006 à 19:54:35

... Fatal(es).

Salut à tous, voila ma nouvelle fiction, même si cela ne vous plais pas, aidez moi à améliorer mon début car je ne suis jamais satisfait de mon début, c´est ce que je trouve le plus difficle dans l´élaboration d´une histoire.

Une nuit de guirlandes s’était abattue sur Paris et dans le ciel pollué aucune étoile ne scintillait. Cela faisait bien longtemps qu’on avait vu un automne aussi rude, le vent soufflait fort et faisait frémir les arbres, il faisait froid, si froid qu’on s’attendait presque à voir débarquer une armée de pingouin sur la ville. Sous ce temps Vincent Perci, frêle comme il était, se serait sans doute transformé en un vulgaire bloc de glace, mais il était bien au chaud dans son immeuble gris et écaillé, vingt et un rue Mirabeau.

A cette heure-ci il faisait ses devoirs car malheureusement il venait juste de prendre ses douze ans et il n’état pas prêt d’en finir avec sa scolarité. Il étudiait sur son bureau en bois, et des tas de piles de livres et de cahiers toutes au moins aussi grosses que lui l’encerclaient, il y avait aussi cette cage en fer dans laquelle reposait Ratigan, son vieux rat tout noir.

Depuis un bon moment sa plume hésitait au-dessus de son exercice de math, il ne comprenait rien de rien à cette matière, à ses équations bizarroïdes et à ses géométries complexes.

Monsieur Dupont a un trou dans sa baignoire sachant que celle-ci à une contenance maximum de 30 litres, qu’elle se remplie à une vitesse moyenne de 5 litres toutes les minutes et que le trou laisse échapper 2 litre en 1 minute combien faudra t’il de temps à M. Dupont pour remplir sa baignoire ?

Un tel énoncé lui faisait se dresser les cheveux sur la tête, pourquoi cet idiot de Dupont ne réparait il pas sa baignoire au lieu de se demander le temps qu’il allait mettre à la remplir, ou mieux encore pourquoi ne prenait il pas une douche à la place, ça lui aurait revenu moins cher, ça lui aurait prit moins de temps et en plus ça aurait fait du bien à la nature d’après les écologistes.

Désemparé, Vincent prit la feuille, la mit en boule et la jeta par dessus de lui ; si Mme Guennec son professeur de mathématique lui posait des questions, il répondrait que c’était Ratigan qui avait mangé ses exercices.

Il feuilleta son agenda, le jour suivant il avait un contrôle de science et vie de la terre. Ne révisant que rarement ses cours et papillonnant pendant les heures de classe, il n’avait aucune idée de ce que pouvait contenir le chapitre qu’il avait à apprendre.
« L’Svt, c’est du charabia, se dit’ il.
Il observa négligemment les schémas de cellules puis lu son cours à haute voix :
« Les macrophages sont des cellules du système de défense de l’organisme. Lorsque des micro-organismes pénètrent dans l’organisme, les macrophages sortent des vaisseaux sanguins puis avalent et digèrent les micro-organismes, ce phénomène s’appelle la phagocytose.
Les cellules défensives mortes ainsi que les micro-organismes morts forment le pus. »
Alors l’imaginaire de Vincent se projeta sur son cours d’Svt, l’organisme infecté devint un univers semé d’étoiles, les micro-organismes les sbires d’un empires cruel et les macrophages une escouade de vaillants rebelles aux ordres de Vincent lui même.
Il se retrouva enfermé dans le cockpit d’un vaisseau spatial monoplace paré de redoutables canons à ions et de bombes à protons, une vraie machine de guerre. Tout autour de lui des tas de diodes clignotées. Il appuyait sur pleins de petits boutons dont il ne connaissait aucunement l’utilité, à force la machine devint folle, elle lui prépara un café chaud et lui renversa dessus et elle lui frotta le visage avec une brosse à dent et du dentifrice, il dut taper un bon coup sur le tableau de bord pour que tout revienne à la normale.
La radio avait alors grésillée :
« Capitaine Vincent, il y à un escadron impérial en approche, êtes vous prêt à l’affrontement ? demanda une voix.
« Prêt à en découdre avec ces misérables troupes de l’empire, mon général, répondit fermement Vincent.
Soudainement des centaines de petits vaisseaux apparurent de derrière les étoiles, ils étaient rapides mais l’escouade de Vincent leurs menaient la vie dure. Un des petits vaisseaux prit Vincent en chasse, il tira de toute ses forces sur le manche à balai, fit un looping, et se retrouva derrière son ennemi. Lorsqu’il l’eut en plein dans son collimateur, il appuya sur le bouton rouge de son manche à balai et deux tirs bien ajustés réduisirent le vaisseau de l’empire en cendre.
« Taïaut, je suis le fléau de l’empire….Haaaa.
S’étant un peu trop emporté il était tombé de sa chaise et son dos en avait prit un sacré coup.
Il n’avait lu que trois lignes de son chapitre d’Svt, cela avait été une expérience intéressante bien que douloureuse, maintenant il était temps de passer à quelque chose d’autre.

Il referma son cahier et souffla un grand coup comme pour expulser un mal tapis à l’intérieur de lui.Vincent était fatigué, fatigué par cette somme incommensurable de travail qui s’imposait à lui chaque soir de toutes les semaines, de touts les weekends, de toutes les vacances, et qui arrivait même à se faufiler comme une ombre dans ses pires cauchemars.

Il s’étira en baillant. Ensuite il sortit d’un tiroir désordonné un vieux bout de fromage fripé avec de la moisissure dessus, puis le donna à Ratigan.
« Au moins toi tu ne t’en fais pas, dit il en voyant le rat grignoter son repas avec un air de contentement. Comme j’aimerais avoir des profs tous aussi cools que M. Cagnard (son instituteur de français), mais j’aimerais aussi qu’on apprenne des chansons moins idiotes en musique, il faudrait du rock mais je crois que ca ne plairait pas à tout le monde, mon vieux Ratigan, non ça ne leur plairait pas aux autres.
Il se tourna vers le poster accroché au-dessus de son lit, c’était un poster de Jimi Hendrix avec des couleurs bien groovie, jaune, marron et violet.

La plupart des élèves de sa classe aimait le rap et le r’nb, lui il écoutait un peu de reggae et aussi un peu de funk mais ce qu’il préféré c’était une musique d’une toute autre nature, le rock des seventies, il était subjugué par cette tendance musicale.
Le son électriques des guitares, les percutions frappantes des batteries et les voix envoutantes de ces chanteurs génies, quand tout ces sons se mêlaient son corps était alors envahit par des frissons.

Parfois lorsqu’il rentrait triste chez lui, il fouillait dans la collection de son père et en sortait le vinyle d’un groupe de rock. Il le mettait dans son tourne-disque tout rouillé et s’asseyait sur la moquette bleue, dans sa chambre. Les chansons émouvantes défilaient et il pleurait toutes les larmes de son corps. Ensuite lorsque la boule dans sa gorge avait disparu, il écoutait des chansons plus entrainantes et alors il se mettait à danser tout seul comme un fou. Après, essoufflé, il s’écroulait sur la moquette et alors il se sentait bien, loin au-dessus de toutes tristesses.

antalarion
antalarion
Niveau 11
12 décembre 2006 à 20:24:10

-Et dans le ciel pollué…VIRGULE…aucune étoile
-Cela faisait bien longtemps =< Enlève « bien »
-Le vent soufflait et faisait frémir les arbres => Enlève « fort » S’il les fait frémir, c’est logique de dire qu’il soir fort !
-Des tas de piles de livres => enlève « des tas » ou « des piles »
-A ses équations…ses géométries => CES ! (démonstratifs)
-à une contenance => pas d’accent sur le ‘a’
-Une équation faut des ‘x logiquement, non ? Je sais pas, je suis nul en maths^^ !

:)

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
12 décembre 2006 à 20:27:53

Merci ! et sinon est ce que tu trouves cela fluide ? La fluidité c´est vraiment le truc avec lequel je n´arrive pas à me mettre d´accord, je ne suis jamais content de moi ,j´ai toujours l´impréssion que mes phrases s´enchainent mal.

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
12 décembre 2006 à 20:31:00

Pour le problèmes des CES, c´est "ses " car c´est les géométries et les équations des math, mais peut être que ma phrase est mal construite.

antalarion
antalarion
Niveau 11
12 décembre 2006 à 20:50:11

Je trouve que "ces est plus logique...et surtout plus AGRESSIF vis-à-vis de ces mathématiques cauchemardesques!

Fluide? bien sûr que c´est fluide...Ca se lit bien, on décèle le travail rendu dans ton texte.

Mais si tu ne fais pas attention au reste, la fluidité est masquée! :)

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
12 décembre 2006 à 21:42:28

En vérité, j´essaye d´obtenir un texte " mignon " avec des images simples mais qui ressortent avec force, d´où des comparaisons pleins de naiseries, un style plutôt épuré avec un vocabulaire assez simple et des phrases pas toujours de style soutenue.

j´aimerais savoir si l´on ressent ce style mignon et enfantin quand on lit mon texte, car c´est vraiment ce que j´éssaye d´instaurer.

antalarion
antalarion
Niveau 11
12 décembre 2006 à 21:45:44

Oui, mais n´oublie pas que le style familier peut-être subtil. Et c´est, pour moi, plus dur de faire un bon texte en familier qu´en utilisant des mots recherchés.

Mais c´est que mon avis!

:)

bolterlourd
bolterlourd
Niveau 6
16 décembre 2006 à 21:47:23

Un homme mince et roux entra sans frapper dans la pièce, c’était M. Perci, le père de Vincent.
« On mange ? Demanda Vincent.
- Bientôt, mais tout d’abord j’ai besoin que tu me rendes un service il faut que tu aille me chercher du sel, dit M. Perci.
- Tu as vu le temps qu’il fait ? En plus les magasins sont fermés.
- Va chez les voisins, ils t’en prêteront.
Vincent était très timide de par nature, et il évitait autant que possible tout contacte avec les gens qu’il ne connaissait pas ou peu.
- Je ne te l’ais jamais dit mais je n’aime pas le sel pour une fois on mangera sans et puis ca fera du bien à notre cholestérol.
- Cholestérol ! Tu es plus fin qu’une brindille. Aller file me chercher du sel.
- Mais papa…, Gémit Vincent.
- Il n’y a pas de mais, dit fermement M. Perci.
Alors sous l’œil attentif de son père, Vincent se leva de sa chaise et se dirigea d’un pas mollasson vers la porte d’entrée. Juste avant de sortir il sentit la bonne odeur qui s’exhalait de la cuisine et cela lui donna le courage d’affronter ses peurs.
Trois portes s’offraient à lui et un choix s’imposait ; il ne connaissait pas ses voisins, il ne les croisait que quelques fois dans la cage d’escalier et il ne leur adressait jamais la parole sinon pour leur renvoyer le bonjour.
Il savait que l’appartement d’en face logeait une vielle personne, et d’après son expérience personnelle, généralement les vielles personnes sont aimables ou peu prompt à l’emportement, alors il porta son choix sur elle.
Le petit écriteau sur la sonnette indiqué le nom de M. Furet.
« M. Furet quelle drôle de nom, se dit Vincent avant de sonner.
Des pas résonnèrent de l’autre côté de la porte, on entendit la clé pénétrer dans la serrure et tourner, puis la porte s’ouvrit lentement.
Brusquement, une tête de fouine sortit de l’entrouverture de la porte, Vincent sursauta. Un homme de très petite taille et vêtu d’un peignoir à carreau se tenait courbé devant lui.
Il souffrait d’une calvitie aigüe, découvrant son crane tout rose et ne lui laissant que deux touffes de cheveux blancs et hérissés sur les tempes. Il avait de minuscules yeux verts qui brillaient d’une lueur sournoise et d’épais sourcils qui les surmontaient ; son nez était long avec de rudes traits et ses narines étaient peu prononcées, à la même hauteur ses pommettes rondelettes se détachaient de ses joues creuses et il avait une large bouche aux fines lèvres.
« Mais qu’est ce que c’est ? Cracha-t-il de sa voix aigre.
- M. Furet ? C’est bien vous monsieur Furet ? Balbutia Vincent.
- Oui c’est monsieur Furet, comme un furet ! Dit-il en claquant sa mâchoire et en tortillant sa tête sans doute de manière à imiter un furet. Et qu’est ce que tu veux?
- Je suis votre voisin…
- Ah tiens donc. Un de ces si gentil voisins de ce même chaleureux étage qu’est le miens ?
- Oui ! Affirma Vincent
- Oh comme il est mignon ! S’exclama M. Furet avec un ton qui relevé de l’ironie et en caressant la tête de Vincent avec condescendance, sans que Vincent ne le remarque le moins du monde.
- Je suis votre voisin d’en face….
- Un des enfants de ce très agréable M. Perci, non ?
- Oh oui ! Fit Vincent qui amusé entrait dans le jeu du vieil homme.
- Ouh comme il est mignon ! S’exclama-t-il encore plus intensément que la fois précédente et en se tapotant dans les mains. Ouh mais vous êtes certainement ce délicieux petit enfant qui écoute parfois de douces symphonies du temps ou j’étais un tout petit petit petit jeune homme comme vous. D’exquises mélopées qui comme de minuscules petites abeilles qui bourdonnent gaiement dans les champs Bzz ! Bzz ! Bzz ! Fit-il en agitant théâtralement ses bras, viennent me fredonner dans les oreilles Bzz ! Bzz ! Bzz ! Lorsque je me repose tranquillement sur mon confortable fauteuil. Bzz ! Bzz ! Bzz ! N’est ce pas vous ce délicieux enfant ?
Vincent dupé par les paroles mielleuses et les mimiques de M. Furet répondit sans même réfléchir :
- Oh oui, la douce mélopée ! C’est moi ! Je suis le délicieux enfant ! S’exclama-t-il triomphalement.
Il souriait s’attendant à ce que M. Furet fasse de même mais il n’en fut rien, Vincent s’arrêta alors de sourire niaisement et aussitôt les yeux de M. Furet se plissèrent méchamment et un rictus perfide s’inscrivit sur son visage :
- La douce mélopée hein ? Ouh qu’il est vilain ! Ouh qu’il est vilain ! S’écriait-il en faisant une moue fielleuse.
Vincent était désemparé, la réaction du vieil homme était totalement inattendue.
Soudainement M. furet brandit un petit pistolet à eau noir de sa poche.
- Généralement je m’en sers lorsque Basil est prit de folie furieuses et qu’il se met à mordre et à griffer tout ce qui se trouve sur son passage, mais aujourd’hui il va mater un vilain garnement. Ouh le vilain, Ouh je vais me le faire, je vais me le faire celui là ! Ha ! Ha !
Le vieil homme se mit alors à tirer des rafales d’eau en faisant une mine facétieuse et intimidante, sa mâchoire était en avant, sa langue sortait du coin de sa bouche et il haussait très haut ses sourcils.
- Mais il va me ficher le camp, mais il va me ficher le camp, s‘écriait’ il.
Vincent sautait sur les côtés pour éviter les jets d’eau, mais au bout d’un moment il s’en prit un en pleine face ce qui fit pousser un rire espiègle à M. Furet.
- Mais arrêtez, M. furet ! Pff ! Arrêtez ! Mais M. Furet ! Pff !
M. Furet continué à tirer en riant très fort, il n’avait plus l’air d’une vielle personne mais d’un enfant qui s’amusait de ses farces.
- Arrêtez M. Furet !
Cette fois la voix avait été plus grave et plus ordonnatrice et M. Furet surprit s’était arrêté aussi sec.
L’homme qui avait parlé se tenait derrière Vincent.

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