Salut!
Ceci est mon nouveau projet. Ce n´est plus une nouvelle (Eh oui, il est temps de s´y remettre aux bonnes vieilles histoires bien longues) mais une aventure scindée en chapitres!
Comme d´hab la formule d´usage: bonne lecture, en espérant que vous aimerez!
Yaugh!
Introduction
24 décembre 1965
Steve sauta dans la bagnole et démarra…
Une fine bruine s’écrasait sur la neige hivernale et le verglas glissant avait presque disparu. Il résonnait dans les rues un gingle sonore de We wish you a merry christmas en version rock. L’air frais et froid passait par le carreau entrouvert et s’incrustait dans la vieille Plymouth, mais Steve avait un pullover bien chaud pour s’en protéger. Ses moufles glissaient sur le cuir du volant tandis qu’il tournait dans Walker street, où quelques bonnes femmes hystériques tapaient du poing à la vitre d’un hypermarché. C’était un 24 décembre classique. Il ne manquait qu’une chose à Steve, un cadeau pour sa Leila, une p’tite bricole pleine d’attention à envelopper et à offrir aussitôt. Il avait prévu de dénicher un truc pas ordinaire, un présent original.
Il renonça aux allées commerçantes remplies des foules énervées pour qui les achats de Noel se faisaient à la dernière minute. Lui ne pouvait pas s’en vouloir. Steve avait ramassé une gastro carabinée le vingt et, à moins d’être venu chercher son p’tit rien sur des chiottes à roulette, sortir de chez lui avant le 24, dix heures trente n’aurait servi qu’à tacher les banquettes.
D’un coup, on passa du cadre des rues animées, ornées de sapins en plastique et de décorations, à celui de quartiers secondaires peu recommandables.
Steve n’avait pas peur. C’était là un des bons aspects du Karaté : rien ni personne ne vous fout plus la pétoche! Steve avait été ceinture noire, troisième dan dans ses années héroïques. Ses trophées en or reposaient dans un malle poussiéreuse, quelque part dans son grenier, mais- même s’il préfèrait ne pas en avoir le cœur net- il pense qu’il aurait encore été apte à foutre une raclée à une bande de voyous.
La plupart des baraques (non par grossièreté mais les pires taudis de la ville étaient dans ce quartier, excusez de n’avoir pas dit « maison ») « étaient couvertes de salpêtre. Elle s’élevaient haut mais certaines n’avaient pas plus de largeur qu’un garage de bourgeois. Steve n’aurait voulu y entrer pour rien au monde, mais de toute façon, il n’était pas venu pour ça. Entre deux grosses planques condamnées, il y avait un petit magasin peint en bleu plaqué d’une affiche rectangulaire délices chocolatés du Maine.
Steve poussa la porte et un petit « di-ling, di-ling » de clochettes en formes de tube retentit. Il tapa du pied sur le paillasson pour enlever la neige collée aux crêpes de ses chaussures. Une bonne femme se présenta, lacha un « bonjour » insipide (qui peut convaincre qu’il vous souhaite la bonne journée lorsqu’on n’y met pas tout son cœur?).
Steve parcourut les mets sous la glace de protection. Les tartes étaient appétissantes, mais tout le monde ne l’aime pas. Si Leila était de ceux-là, il aurait l’air d’un con. Il commanda un sachet de pralines noires et blanches à recouvrir d’un emballage et d’un petit autocollant Père Noêl.
-N’attendez pas minuit pour l’ouvrir! Plaisanta la boulangère.
-Pas de danger! Répondit Steve.
Il sortit, déclencha un nouveau concert de tubes métalliques et fonça s’abriter sous la bagnole tandis que le vent froid montait.
-Je souhaite un joyeux Noêl à l’extérieur, parce que je le verrai plus avant qu’il fasse meilleur! Murmura-t-il.
Il prit une route nationale, calme et sans congères Le paysage des allées commerçantes disparut lentement dans la glace du rétroviseur. Apparut une route bordée des deux côtés par de longues rangées de sapins. La visibilité était mauvaise. La neige s’abattait contre la vitre du tableau de bord et les essuie-glaces peinaient à la dégager.
Il arriva à un tournant serpentant. Un bruit de colosse motorisé résonna depuis l’autre bande. Le flanc d’une falaise séparait les deux côtés de la route et quand Steve allait passer de l’un à autre, le volant braqué vers la droite, il remarqua le camion fonçant sur lui à toute vitesse. Il le vit, mais trop tard. Le chauffeur du poids-lourd braqua à droite pour l’éviter mais ses roues dérapèrent dans une ornière sur le bas-côté et il se retourna. Steve vit l’ombre du monstre passer au dessus de lui. Il leva la tête et aussitôt le toît de la Plymouth fut aplati, les roues explosèrent les dossiers des sièges se brisèrent dans leurs encoches et Steve…
Dieu sait comment, il respirait toujours…
***
- Je vois une vallée, verte et sauvage, couverte de bois dont les feuilles n’emplissent que les arbres, laissent le sol immaculé. Une source d’eau coule de quelque endroit car mon oreille, encore bouchée à l’ouïe d’un bruit violent, perçoit son chant limpide. Un rossignol chante près de moi, mais son image est trouble. Et moi, je suis Steve Johnson, et je décris un paysage qui me donne l’impression d’être inconnu et connu … et je crois aussi que je parle tout seul.
Steve se leva avec autant de peine qu’un lendemain de cuite. Sa tête était lourde mais « ça pouvait encore aller! », ses jambes semblaient vidées de toute force, et ses genoux flageolaient comme s’il était un vieillard!
-Putain, mais je suis un vieillard!
L’infirmière entra dans la chambre, ameutée par les cris de Steve.
-Monsieur Johnson, calmez-vous! Calmez-vous! Hurlait-elle.
Steve réalisa qu’il était dans un hopital. Sans doute dans l’hopital St-William du Maine car il reconnut au dehors les formes architecturales du parking, l’aile droite du batiment visible depuis sa chambre. Par contre, il trouvait aux voitures un air faux de modernité, quelque chose de plus…particulier dans leur conception, et cela l’effraya.
Le médecin pénétra dans la chambre. Il avait un sourire aux lèvres mais mielleux, presque hypocrite.
-Bonjour Mr Johnson. Dit-il.
-Ah, docteur! Aidez-moi. Euh…hum…mais… vous êtes le Dr Ritch! Si, si, ah mon vieil ami, vous n’avez pas pris une ride…en fait vous n’avez pas vieilli…oh comme c’est étrange…je…
-Patience! Rugît le médecin, sans quoi Steve aurait continué à causer pendant des heures.
Ritch sourit à Steve et dit:
-J’ai des faux air à mon père, je sais! Mais je ne vais pas passer mon temps à vous expliquer grand-chose Steve. J’ai des patients qui m’attendent, et vous une cassette vidéo.
-Une cassette « je vois »? J’ignorais que les docteur parlent le Latin!
-Ha! Non ! vous vous méprenez Mr Johnson. Vous voyez la télévision là-bas?
Il montra du doigt une télé style années soixante. Elle était si petite et si discrète, dans son coin de la chambre, que Steve ne l’avait pas remarquée.
-Et une cassette vidéo, c’est ceci, Mr Johnson. Poursuivit le médecin tandis qu’il la sortait de sa poche et l’introduisait dans le magnétoscope. Installez-vous sur ce divan et regardez le tout très attentivement. Après ça, je suis sûr que vous aurez trouvé une réponse à vos questions.
Il eut bien fait d’ajouter cette dernière phrase, car Steve aurait littéralement fiché le camp. Il avait tellement de questions à poser. Il entrevoyait plus ou moins clairement ce qu’il lui était arrivé.
Le médecin appuya sur ‘play’ et quitta la pièce. Fermant la porte, Steve ressentit une certaine angoisse. Et pourtant, il savait qu’il ne risquait rien.
A la TV apparut l’image d’un homme gras, vêtu d’un magnifique costume taillée sur mesure. La caméra faisait un gros plan sur son visage.
L’homme commença :
-Cher Steve Johson, bonjour! Ami de la nation, si vous visualisez cette cassette en ce moment, tachez de le faire jusqu’au bout!
Il y a longtemps de cela, en 1965, un 24 décembre, vous futes littéralement écrasé par un chauffeur poids-lourd sur une de nos chères routes nationales. A présent que vous êtes sorti de ce long coma, qui a duré –veuillez consulter un calendrier- …
(2005! On est en 2005! 30 ans de coma!)
…il s’est passé non seulement pas mal d’années pendant lesquelles le monde a changé radicalement. Vous prendrez plus tard la peine de découvrir ces faits mémorables, car mon histoire, celle qui vous concerne, est toute autre.
Si je puis me permettre néanmoins, chacun des membres de votre proche famille est vivant et en bonne santé! (veuillez noter que cette cassette a été tournée en 2003)
Revenons en 1965. Malgré de nombreux sacrifices, et chaque membre de votre entourage y ayant mis de sa poche, les frais hospitaliers avaient été trop conséquents pour que nous tolérions de vous garder ici artificiellement vivant.
Ainsi le gouvernement et une équipe de chercheurs ont-ils pris une décision exceptionnelle! A raison de tenir à leur charge tous les frais, une équipe de scientifiques que je dirige, la Hubra, comprenez le diminutif de Human brain, a pris en charge votre corps durant toutes ces années de coma et vous avez été le fruit d’une expérience dangereuse certes, mais dont les résultats sont absolument effarants. Voyez-vous ce chiffre? (Il tenait une feuille sur laquelle le nombre 204 était écrit)
Pendant 30 années, nous avons profité de votre « endormissement », moment faste pour emmagasiner un nombre de données intellectuelles surprenantes, pour vous ‘remplir’de ces données en question. Et le résultat est devant vous, car ce nombre, Mr Johnson, représente –accrochez-vous- votre quotient intellectuel à l’âge présent de soixante-cinq ans!
S’accrocher aurait été inutile, Steve était tombé par terre.
Sympa, très sympa, bien écrit, accrocheur. J´ai du mal à lire tout ce qui est long en ce moment, et pourtant, j´ai continué jusqu´au bout.
Tu m´excuseras de pas pouvoir bcp critiquer, je suis vraiment pas en forme pour ca. Les descriptions sont bien agencées, pas longues, pas simplistes, sobres et limpides, sans un longueur. Ca doit etre pour ca que j´aime bien aussi, autant avant j´aimais tout ce qui trainait, autant maintenant j´ai envie de prendre du plaisir à chaque ligne.
Tu me rappelles hobbit en fait, y a un mouvement dans ton texte qui me rappelle du hobbit, et hobbit est sur le chemin de devenir un grand, donc tu peux considérer cela comme un bon compliment. Ptet quelques détails qui genent un peu à l´oreille, mais je pense que ca passera, franchement j´aime bien.
Ptet un reproche? le discours parait pas assez officiel, y a quelque chose qui cloche. Je suis vraiment flou et je t´aide pas, mais bon, un truc va pas.
J´essayerai de lire la suite, en espérant pas etre le seul, car tout ca a son potentiel ![]()
Amir!
T´as raison, je vais retravailler ce passage à fond!
Une p´tite confidence, je crois que je me suis empressé de poster ce texte!
L´impatience de la jeunesse eh oui! ![]()
J´ai pas l´habitude de critiquer mais là j´ai vraiment aimé et jme lance.
Je préfère les romans de fantasy en tps normal mais la j´accroche. Le style est bon, le rythme aussi. Les parenthèses avec des commentaires coupent trop le récit (à mon gout) même si sa donne un côté plus "humain". J´adore ta fin !
Sinon ba j´ai une chose à te dire : ne retravaille surtout pas ce que tu as fait, continue ! sinon tu risques de trop t´attarder sur cette relecture et réécriture que tu auras la flemme de continuer (enfin c´est ce qui m´arrive quand je me corrige au lieu d´avancer) !
Donc j´attend la suite !
Ethen!
Eh là, je me permet d´intervenir, parce que pas retravailler son texte, c´est une erreur grossière. Si tu sens que ton truc a des défauts, corrige, si tu veux le corriger quand tu auras pris un peu de recul seulement, alors attends dans ce cas.
Mais un premier jet, même si il est bond, peut, et doit, toujours être approfondi.
Sauf que sur le moment ça sert pas énormément. Tu es encore dans ton texte, tu sais ce que tu as voulu dire, forcément ça sonnera bien à tes oreilles. Faut continuer à écrire un moment pour se laisser le temps d´oublier et ensuite seulement, y revenir.
exactement d´accord, merci xbq_
6 semaines selon King! ![]()
Lu.
Plutôt intéressant, je tenterai de lire la suite mais ne promets rien. ^^
Bonne continuation.
Commentaire constructif ... en chantier.