Parce que je t´aime à t´en haïr, toi mon amour.
Texte particulièrement étrange et qui, si j´ai fait de mon mieux pour le travailler le plus possible, reste, je le crains, terriblement flou, d´autant plus que je l´ai densifié au maximum. Reste à voir si les impressions voulues ressortent tout de même, et si la musicalité persiste tout au long du texte.
C´est donc sur vous que je compte, chers forumeurs, pour me dire ce qui ne va pas. 
Et si vous le souhaitez j´éclaircirai chaque ligne pas à pas, afin de ne pas passer pour un con.
Enjoy. ( Zombie )
___
La Haine
Comme une goutte de sang, qui tombe dans le gouffre où se meurent les ans.
L’amour.
Qui paraît comme une larme qui se soulève, se charge de couleurs mièvres, et retombe sur l’instant.
Deux yeux qui couchent les nuages, volent tout bas entre deux âges, mêlent leurs lumières dans les ténèbres des champs d’or.
Un espoir qu’abritent les regards, un mur comme le ciel qui se dresse sans être vu.
Dans l’autour qui les entoure tournent des visages de toujours. Un passé familier qui détourne son regard d’avenir. Mais un instrument ancestral qui construira le futur.
Un mur qui fait résonner des mots aussi doux...
Une vie étendue sur le temps, allongée pour deux âmes, mortels unies dans un horla d’éternel.
Deux chemins entremêlés pour voir ensemble l’Ailleurs, un mur qui se redresse des ténèbres et cogne leurs corps.
Stupéfaction.
Un choc qui s’évapore à coups de « comment », mais dont la trace trop épaisse pour rester éphémère susurre aux deux chemins quelque chose de malsain...
Rien ne s’est perdu, tout est revenu, juste le passé qu’accompagnent quelques sillons.
Tout a aussi changé, le bois qui s’est creusé, le sable qui s’est écoulé a emporté quatre noyés.
Mais une musique très ancienne a perdu son ton d’autrefois.
Elle crie parfois, elle craque souvent, mais jamais ne se casse...
Le sang qui jaillit de ta chair, qui déteint sur le printemps transformé en enfer. La chair, qu’il aime, qu’elle n’a pas voulu lui donner.
L’instant, où tout bascule, où le présent a valeur de souvenir de bientôt !
Le gouffre, où tous tombent, entre rêves et folies, engendrés pour l’autrefois qui ne reviendra jamais.
Néant !
Comme une perle de promesses, qui se brise au fond de cette fosse.
La Haine.
Elle ne vient qu’une fois, ne reste qu’un instant, mais attend trop longtemps. Aussi forte qu’un amour, aussi rêche que le temps qui se dessèche avec toi.
Nul ne revoit son feu, couvé sous les pierres d’un grand mur.
Mais tous en sentent la fumée.
Cette odeur si douce, qui jamais ne s’en va.
