Il y a bien longtemps, un homme du nom de Viscen était si laid, si méchant et si bête que pas une seule femme ne voulait de lui.
Desesperé, il s´en remit à la Fée des Bois, réputée pour ses charmes et autres potion d´amour. Celle-ci ne fut pas étonées de voir Viscen.
- Je sais ce que tu désire, et j´ai exactement ce qu´il te faut.
La Fée lui tendit un gant d´une blancheur sans pareille.
- Que suis-je sensé faire de cela ? demanda t-il.
La Fée expliqua :
- si à ta main est le gant qui touche une femme, celle-ci tombera immediatement sous ton charme.
Heureux et convaincu, Viscen s´en retourna, si tôt qu´il n´entendit point la mise en garde de la Fée.
- Prend garde à ne point effleurer une déja promise, sinon...
De retour au village, le laid mais désormais irrésistible Viscen entreprit de conquérir celles qui jadis l´avaient rejeté. Il en effleura plus d´une, et passa du bon temps. Il devint alors le plus désiré des hommes, mais sa soif, ou plutot celle du gant, ne s´étanchait point. C´est alors qu´il rencontra une jolie jeune fille, différente des autres, dont il tomba éperdument amoureux.
Mais la belle n´était point seule, et Viscen le savait. Mais il était tan désireux qu´il s´empressa de prendre la main de force de cette demoiselle, qui tomba sous son charme, comme toutes les autres. Ils se marrièrent le lendemain et les premiers jours de leurs union furent les plus beaux de toutes leurs vie.
Mais le destin, et surtout celui de Viscen, n´y voyait point de cet oeil, et la si belle tomba malade et mourrut quelques jours plus tard dans d´attroce soufrances.
Fous de chagrain, Viscen s´en retourna voir la Fée qui, à la question "pourquoi" ne répondit que d´un regard vers ce gant, instrument d´amour mais de bétise.