Voila une histoire que je pense continuer, le style épuré est fait exprès , c´est avant tout une histoire pour les enfant.
La nuit était tombée, une rude nuit d’automne parsemée par les clignotements nerveux et les couleurs agressives de ces phares de voitures et de ces écharpes électriques que revêtaient tous ces bâtiments usés. Le soir venu, les adultes rentraient chez eux et tout Paris s’agitait
Le héro de notre histoire se nomme Vincent Perci, c’était un petit bonhomme âgé de douze ans et qui habitait 21 rue Queen dans un immeuble gris et écaillé. A cette heure, son chauffage tourné à fond et il travaillait bien au chaud dans sa chambre à la simple lueur d’une lampe de chevet. Son bureau en bois grignoté par le temps, était recouvert de piles de cahiers et de livres toutes au moins aussi grosses que lui, ainsi que de la cage de son rat, Ratigan.
Des devoirs, des tonnes devoirs, combien de calculs devait il appliqué et combien de date devait il apprendre, il en avait perdu le compte tant il en avait. Pour lui, travailler comme un mulet sur des choses aussi dénuées de sens était d’un ennui mortel.
Cela faisait plus d’une heure qu’il se penchait sur son exercice de math, mais sa plume n’avait pas versé la moindre goutte d’encre, il ne comprenait rien de rien à ces équations bizarroïdes et cela lui passé bien au-dessus de la tête. Comme il aurait aimé être à la place de ce James Poncet, lui qui ne faisait jamais ses devoirs, qui passait plus de temps à se moquer des autres qu’à écouter les cours et qui finalement avait les meilleures notes de la classe. Vincent prit d’un excès de jalousie et d’un zeste de pessimisme donna un coup de poing contre son bureau en pestant qu’il n’était qu’un bon à rien, puis il prit sa feuille d’exercices, la mit en boule et la jeta par dessus son épaule.
Que devait-il faire d’autre ? Il feuilleta son agenda, le jour suivant il y avait un contrôle d’SVT.
« L’SVT, voilà quelque chose de plus simple ! Se dit-il.
Il regarda attentivement les schémas de cellules puis relu son cours à haute voix.
« Les macrophages sont des cellules du système immunitaire. Lorsque des micro-organismes pénètrent dans l’organisme, les macrophages sortent des vaisseaux sanguins puis avalent et digèrent les micro-organismes, ce phénomène s’appelle la phagocytose.
Les cellules défensives mortes ainsi que les micro-organismes morts forment le pus. »
L’imaginaire de Vincent se projeta alors sur son cours, l’organisme devint l’univers, les micro-organismes les sbires d’un empire cruel et les macrophages une escouade de rebelles dont le capitaine était Vincent lui-même.
Il se trouvait dans le cockpit d’un vaisseau de guerre spatiale monoplace, tout autour de lui des tas de petites lumières clignotées.
La radio avait alors grésillée :
« Capitaine Vincent, l’escouade Macrophage était elle prêt à la bataille ?
« Prête à en découdre avec ces misérables troupes de l’empire, mon général.
Il y avait eut alors des centaines de petits vaisseaux qui étaient apparus de nulles part, l’escouade bien que peu nombreuse comprenait les pilotes les plus habiles de tout l’univers, si bien que lorsque l’un d’entre eux tombé vingt de leurs ennemis périssaient.
Finalement la dextérité de l’escouade Macrophage eut le dessus sur les troupes de l’empire, et Vincent remporta la victoire.
Il avait lu trois phrases de son cours, cela avait été intéressant mais cela ne l’était plus à présent, il estima alors que la révision était finie.
Il reposa son cahier, et tourna son regard vers la lune qui envoyée à ce moment de pâles rayons de lumière à travers la fenêtre. Cette forme ronde, ce teint blanc, le mystère qu’elle renfermait, Vincent se sentait apaisé en la regardant, elle le laissait rêveur et elle lui faisait penser à sa mère, ou du moins l’idée qu’il se faisait d’elle.
Car Vincent n’avait plus de mère, aujourd’hui elle reposait au cimetière du Père Lachaise, elle était morte alors qu’il était encore très jeune, d’un mal qu’on appelle le cancer. Les seules choses qu’il se rappelait d’elle était de vagues impressions, le souvenir d’une douce étreinte, d’un baisé, d’une voix clair. Il y avait une photo d’elle dans sa chambre, on la voyait, rayonnante, ses cheveux blond au vent, son visage fin et souriant, elle devait être très belle.
Son père avait toujours été discret à son sujet par pudeur et par amour ; quand on en venait à parler de sa défunte épouse ses yeux devenaient brillants et une larme lui perlait le long du visage, Vincent comprenait alors que son père avait énormément aimé sa femme et qu’aujourd’hui encore il continué à l’aimer.
Jonathan le grand frère de Vincent, lui ne parlait jamais d’elle et préférait garder jalousement son souvenir dans sa mémoire.
Toute sa vie sa mère avait manqué à Vincent, comme il aurait aimé qu’elle soit encore là, comme il aurait voulu que ces jours où il était triste qu’elle fût là pour le consoler en le prenant dans ses bras et en lui disant de la manière la plus simple et la plus belle qu’il soit : je t’aime.
Inspiré, il sortit une feuille blanche d’un des tiroirs en désordre du bureau et se mit à écrire de sa belle plus belle écriture, c’était une lettre à sa mère dont je ne révélerais pas le contenu, même contre tout l’or du monde par respect pour Vincent.
Suite à cela, quand il eut mit la lettre dans l’enveloppe, Vincent se sentit allégé d’un gros poids.
Il était sept heures et demie, bientôt son père allé entré dans la chambre en annonçant que le repas était prêt, ne sachant pas quoi faire Vincent s’assit sur son lit et passa un regard circulaire dans la pièce. Vincent se sentait à l’aise dans sa chambre car c’était un endroit calme et sombre, parfaitement adapté à son caractère taciturne.
C’était une petite pièce avec de la moquette bleu et des murs couvert d’un papier peint gris avec pleins de petites taches métalliques. Quand on entrait, en face il y avait le vieux bureau et la fenêtre juste au dessus ; au fond à droite il y avait une commode en bois sur laquelle étaient posée une télé très rétro, une grosse antenne toute tordu et une Nintendo Soixante Quatre ; sur la droite il y avait une table de chevet sur laquelle reposé un tourne disque et juste à côté le lit avec au dessus un grand poster de Jimi Hendrix avec des couleurs bien flashies comme il le faut, et sur la gauche il y avait une bibliothèque avec des comics, des bd , des mangas mais surtout avec de grands classiques littéraire.
On frappa à la porte.