Le réveil d´Octavion
— Hier j’ai explosé la vitrine d’un super U avec mon cousin, on s’est trop marré.
Les copains d’Alexandre piaffèrent alors de rire en imaginant le commerçant en train d’hurler devant la vitre brisée.
— Comment tu t’es débrouillé pour pas te faire choper ? demanda l’un d’eux.
Alexandre gratta ses cheveux gras un instant puis répondit :
— Je sais plus, on a couru comme des cons et on est rentré chez moi. Mais on est pas parti les mains vides.
Il extirpa de son sac des montres à affichage digitales, les derniers modèles vraisemblablement. Il en avait une demi-dizaine qu’il distribua à ses amis, tous fous de joie et fiers d’arborer à leur poignée ce qu’ils considéraient comme un bijou de technologie.
— T’es vachement sympa de pas nous les faire payer.
— Ouais, opina Alexandre, moi au moins je suis pas comme ces connards de l’option éco.
Tous dirigèrent alors leur regard vers un autre groupe de garçon qui semblaient plongés dans une intense discussion au vu des gestes brusques qu’ils faisaient.
— Quels crétins.
— T’as raison Paul, viens on va se marrer.
Il écrasa sa cigarette à terre alors qu’il n’avait pas terminé de la fumer et s’avança d’un pas assuré vers le groupe.
— Mais tu racontes n’importe quoi Pierre ! lança le plus grand d’entre eux. Linux est un système instable sous lequel on ne peut installer aucun programme.
L’autre interlocuteur était un garçon presque squelettique et vêtu d’une chemise dont les épaules tombaient bien bas ; il croisait les bras en grimaçant.
— Tu n’es qu’un sombre crétin Sébastien ! hurla-t-il, Windows est mille fois mieux et c’est pas pour rien que le monde entier l’utilise. D’ailleurs …
Il stoppa net et se retourna vers un type bâti comme une armoire, un sourire fendant en deux un visage autant recouvert de boutons d’acné que la lune de cratère. Quatre autres garçons l’encadraient et affichaient tous un air goguenard.
— Passionnant, lança ironiquement Alexandre.
Puis, sans crier gare, il frappa l’épaule de Pierre qui s’effondra mollement sur le sol, la mine dévisagée par la douleur. Alexandre et ses amis éclatèrent de rire et se payèrent de la tête des autres qui n’osaient rien dire de peur de recevoir le même traitement. Ils prirent la calculette des mains de Sébastien pour en rayer l’écran et arracher des touches pour les brûler au briquet.
La sonnerie retentissante coupa court à leurs méfaits et Alexandre se dirigea vers l’agora du lycée alors que la plupart des autres élèves allaient manifestement vers les salles de cours.
— Avec ces conneries, j’ai oublié de prendre mon café, grogna-t-il.
Il inséra une pièce de monnaie dans la machine et attendit que celle-ci accomplisse la préparation.
— On fait quoi ce week-end ? s’enquit-il sans cesser de regarder le gobelet se remplir du liquide foncé.
Paul réfléchit un instant mais fut pris de vitesse par Jonathan.
— Mes parents seront pas là, on pourrait se mater des films de culs.
— Comme j’ai un peu de tune on aura qu’à aller acheter de la bière et de la vodka.
— Ouais ça peut se faire, fit Rémi, mais on pourrait inviter Sophie et Charlene. Quand elles sont pompettes on peut faire ce qu’on veut avec, et même si elles s’en souviennent elles s’en foutent. Tu te rappelles la soirée chez Anthony ?
Alexandre cracha son café alors qu’il terminait son gobelet. Il s’écroula de rire et de prit même pas la peine de mettre son déchet à la poubelle.
— Oh putain oui, répondit-il en endossant son sac. Julia avait vomi partout et sur le chat des parents d’Anthony. C’était trop poilant.
Les cinq garçons continuèrent à se remémorer des anecdotes à propos d’anciennes soirées pour finalement aller en cours. Ils prirent tout leur temps pour gravir l’escalier et parcourir le couloir menant à leur salle de cours. Sans frapper, ils firent irruption dans la salle, à la surprise des autres élèves et à la plus grande consternation du professeur de physique. Les camarades de classe d’Alexandre l’applaudirent tandis qu’il s’installait au fond de la classe, toujours en train de plaisanter avec Paul.
Le professeur de physique était un vieil homme un peu voûté à la calvitie précoce. Il portait la moustache, et celle-ci dissimulait un rictus de rage.
— Vous avez un quart d’heure de retard, annonça-t-il d’une voix chevrotante en désignant sa montre au poignet avec un index tremblant.
Mais Alexandre ne soucia pas le moins du monde de la remarque de son professeur et entreprit de griffonner sur la table quelques graffitis relativement pornographiques. Le vieil homme expira un soupir de résignation propre aux gens qui n’ont aucune autorité et tenta de ramener le calme dans la classe.
— J’ai corrigé vos contrôles de la semaine dernière, fit-il.
Il saisit une sacoche en cuir complètement usée d’où il en sortit une liasse de copies toutes plus ou moins froissées. Le professeur passa dans les rangs et commença à distribuer les copies.
— Dans l’ensemble, ce n’est pas brillant.
Il fit un commentaire pour un élève puis reprit à voix haute.
— J’ai noté large ce coup-ci parce que c’est le début de l’année mais je ne le ferais pas toujours.
Alexandre reçut sa copie : une feuille de papier très peu recouverte de textes en dehors des annotations abondantes du professeur.
— Trois ! s’exclama-t-il. Mais ça va pas la tête.
Le vieil homme pivota péniblement sur lui-même. Il écarquillait les yeux dans une mine interrogative qui ne manqua de peu de provoquer chez Alexandre un fou rire. Ce dernier se retint et se leva de sa chaise.
— Vous m’avez saqué !
Le professeur se ratatina devant le jeune homme et le contraste qu’ils offraient tant leurs physiques différaient faisait passer le vieil homme presque pour un nain.
— Vous m’excuserez mais l’eau bout a 100°, pas à 50°.
Il prit la copie des mains d’Alexandre et chaussa ses lourdes lunettes. Il relut furtivement la copie puis expira dans un souffle.
— Et visiblement comme vous l’ignoriez, la Terre tourne autour du soleil et pas l’inverse. L’héliocentrisme est un principe avéré depuis des siècles.
La classe se mit alors à rire.
— Si vous voulez avoir de meilleures notes, vous n’avez qu’à travailler mais surtout je vous conseil de changer d’époques.
Alexandre se rassit, furieux. Il savait qu’il n’était pas une lumière mais il ne supportait pas d’avoir des mauvaises notes. A dire vrai, il se souciait davantage de ses parents et de la morale qu’ils tiendraient à son retour que de son éducation lacunaire. Lui et ses amis écopèrent tous de notes inférieures à la moyenne et se jurèrent de pourrir la vie du professeur de physique autant qu’ils puissent.
Ce faisant, il s’amusèrent à lui lancer des morceaux de craies quand il se retournait au tableau et Alexandre prenait un malin plaisir à lui répondre sur un ton des plus désinvoltes. Le vieil homme ne disposait pas d’un bien grand charisme et laissait filer les remarques. Il s’aventura à distribuer plusieurs heures de colles mais il se ravisa car après tout, cela ne valait pas la peine de se faire crever les pneus de sa voiture pour si peu.
Le reste du cours se résuma à la correction du contrôle expliquant quelques principes de bases de la physique élémentaire. Tandis que les élèves notaient consciencieusement les réponses, Alexandre faisait des projets avec Paul pour la soirée et gravait au compas des motifs aléatoires sur sa table, déjà en triste état. A la fin du cours, le professeur essaya d’alpaguer le jeune homme pour parler un peu de son attitude néfaste mais celui-ci ne répondit pas et bouscula le vieux en sortant précipitamment de la classe.
— C’est enfin terminé.
— Olala, j’ai cru qu’on n’en finirait jamais avec ses trucs sur les planètes, poursuivit Jonathan. C’est dingue à quel point ça peut être rasoir ses conneries.
Le reste de la conversation traita de sujet aussi graveleux qu’intellectuel comme quelques grandes interrogations concernant les filles. Après avoir rigolé environ une heure à la sortie du lycée et dit au revoir à une foule d’amis, le groupe de garçons alla au supermarché à côté du lycée pour prendre tout ce dont ils avaient besoin pour leurs soirées.
Le bâtiment s’avérait être une grande surface en retrait derrière un grand parking et il n’était pas rare d’y croiser d’autres élèves du lycée qui venaient acheter des bricoles. D’ailleurs, Alexandre remarqua les garçons qu’il avait tabassés pendant la récréation. Cette fois-ci, il n’en fit rien ; ils étaient trop absorbés dans le choix des boissons alcoolisées.
— On prend de la manzana ? demanda Paul.
— Je préfère le whisky, ça se mélange mieux avec la vodka.
Alexandre prit une bouteille dans le rayonnage. Il la remit l’instant d’après à sa place et remarqua à l’autre bout du magasin une silhouette familière.
— Putain regarde qui va là, hurla-t-il à l’adresse de ses amis.
Il pointa du doigt un vieil homme habillé d’un manteau élimé et poussant doucement un chariot. Ils rirent de plus belle en voyant leur professeur en train de trottiner l’air perdu et hagard.
Une idée malsaine germa dans l’esprit d’Alexandre qui marcha en direction de son professeur de physique. Il riait à l’avance de ce qu’il allait faire.
Il ne fit pas trois pas qu’une énorme explosion survint. Le toit du supermarché se gondola en une fraction de seconde pour se déchirer brutalement. Une masse énorme s’engouffra dans le trou béant qu’elle venait de former, une masse complexe et métallique complètement enflammée. Elle écrasa des dizaines de rayonnages dans un vacarme assourdissant, et ce, en quelques secondes.
Le sol trembla de toute part et tout le magasin sembla s’effondrer à cause de ce magma incandescent. Ce dernier termina sa course destructrice en heurtant un poteau en béton. De la poussière voltigeait en tout sens et des hurlements de douleurs et de stupeurs émanèrent des débris.
Loooooooool !
C´est ma première réaction, navrée ^^
Je viens de lire, je trouvais ce texte incroyablement réaliste, donc un style qui ne te correspond pas.
Me voilà rassurée, la science-fiction arrive
J´aime ben le début, tu utilises des mots tantôt soutenus tantôt courants. Ca se laisse lire.
Malgré tout, une Mistie ne peut s´empêcher de vouloir changer des mots dans un texte.
"la mine dévisagée par la douleur" > défigurée
"une liasse de copies" et la phrase juste après "à distribuer les copies" > je mettrais "à les distribuer" pour éviter la répétition.
Voilà ce que je me souviens avoir relevé.
Tu as une lectrice cher Ostra ![]()
Merci d´avoir lu et commenté à vous deux.
J´avoue que j´ai un peu de mal car je n´ai jamais traité avec ce genre de personnage d´où le fait que ça sonne faux avec le mélange de vocabulaire.
Je sais que le lieu et le scénario ne semble pas se prêter à une histoire intéréssante pour le moment mais j´espère bien vous satisfaire avec la suite qui viendra cet après-midi.
PS : désolé pour les fautes, je vais tenté d´améliorer ça mais vous savez bien que j´aurais quand même un peu de mal ...
Alexandre avait été projeté dans le rayon des surgelés et il s’estima heureux en constatant qu’il n’avait que des bleus. Il s’extirpa de ce méandre et tenta de s’orienter dans cette épaisse fumée.
Il ne distinguait rien et respirait avec difficulté. Il régnait également une chaleur étouffante à cause des flammes qui ravageaient les ruines du magasin. Alexandre tenta de s’orienter et ce fut vers une étrange lumière rougeâtre qui s’approcha. Il s’entailla légèrement la jambe en escaladant un tas de débris et roula sur des paquets de produits alimentaires, puis au détour du rayon des vêtements, il vit ce qui s’était écrasé.
Une gigantesque carcasse métallique, presque entièrement fondue, s’étendait le long du mur du fond du magasin pour sortir par le plafond. Alexandre songeait d’abord au crash d’un avion et s’avança prudemment pour voir s’il n’y avait pas d’éventuels survivants. C’est alors que surgit une silhouette des flammes.
Ce dernier était coupé en deux avec les jambes en moins, son bras gauche pendait à son épaule que grâce à quelques lambeaux de chair et son visage était totalement ravagé par des brûlures si profondes qu’on apercevait l’os. Malgré son état grave, l’homme rampait autant que ses forces lui permettaient en direction d’Alexandre, alors horrifié par ce cadavre ambulant.
— Ooruivoaen, grommela l’homme tandis que ses intestins se répandaient par terre au fur et à mesure de sa progression.
Alexandre demeurait figé à la fois pas l’horreur mais à la fois par la curiosité de savoir ce que voulait dire le rescapé mourant.
— Antraen hhrath, porrstresumm …
Il cracha du sang et inspira péniblement. Visiblement, il savait sa dernière heure proche mais s’efforçait de rassembler ses dernières forces pour dire quelque chose.
— Antraen hhrath rheofrolesss …
A cet instant, le professeur de physique surgit des flammes et s’accroupit immédiatement sur la masse de chair sanguinolente, que la vie quittait rapidement. Alexandre s’attendait alors à ce que le vieil homme essaie de panser l’homme agonisant mais au lieu de ça il lui parla dans une langue incompréhensible.
— Diam vunas ! Outras fiali ! Dio vialas ? Poarlas !
L’homme sourit au professeur de physique puis dit dans un ultime souffle.
— Roctavionrh …
Le professeur resta un instant silencieux devant le corps sans vie, comme pour lui rendre hommage puis il se redressa et jeta un regard circulaire autour de lui. Il découvrit Alexandre et se jeta sur lui. Il empoigna le col de son T-shirt.
— Qu’a-t-il dit ? demanda le vieil d’une voix emprunte de panique mais surtout d’une certaine autorité.
— J’en sais rien, rétorqua Alexandre, il a marmonné des trucs débiles.
Il essaya de se défaire de l’emprise de son professeur mais celui-ci semblait détenir une force inhabituelle.
— J’en sais rien répéta-t-il, un truc du genre « atra ar porum ».
Le professeur lâcha son élève et sortit la seconde suivante un petit cylindre métallique de sa poche. Il l’appuya sur le coup d’Alexandre et ce dernier sentit la confusion montait en lui. Tout autour de lui se brouilla et finalement, il s’écroula sur le sol, inconscient.
Alexandre se réveilla brutalement. Il avait l’impression de n’avoir dormi d’une seconde pourtant ses membres étaient ankylosés. Il se massa légèrement les bras et détailla l’endroit où il se trouvait : une pièce carrée sans porte ni fenêtre avec toutes les parois faites de béton. Il se leva et fit rapidement le tour de la salle en se demandant bien où il était. Il se rappela l’incident dans le magasin et l’homme rampant en train de lui dire des choses bizarres. Toutefois, au lieu de s’inquiéter de sa situation actuelle ou du sort des autres personnes qui se trouvaient dans la grande surface au moment du drame, il regarda sa montre en se demandant s’il serait à l’heure pour la soirée.
Il patienta longuement dans la pièce et la colère s’immisçait peu à peu en lui. Il frappa contre quelques parois et hurla pour qu’on lui ouvre. Sa demande fut acceptée.
Le pan d’un mur coulissa pour offrir un long couloir blanc. Un homme attendait dans l’embrasure de la porte, il était habillé d’un étrange costume gris-bleu et son visage rond contrastait avec une mâchoire et des traits géométriques.
— Suivez-moi je vous prie, fit-il avec un accent qu’Alexandre ne connaissait pas.
Le jeune homme ne bougea pas d’un iota et croisa les bras l’air renfrogné.
— Où est-ce que je suis ? Et puis qui vous êtes ?
— Je réponds au nom de Ludrin, mais je ne puis vous révéler l’endroit où nous nous trouvons. Soit vous me suivez, soit je vous laisse quelques jours dans cette cellule.
Une cellule ! Alexandre comprit qu’il était prisonnier. Il se résigna à quitter la pièce et accompagna Ludrin dans le long couloir. Ils tournèrent à un angle et prirent un ascenseur pour monter à un étage, lui aussi avec un long couloir. Ce dernier débouchait sur une immense pièce.
La salle se révélait être une gigantesque rotonde, elle aussi sans fenêtre et sans décor. Une vingtaine de personnes dont quelques femmes siégeaient à une table en hémicycle. Alexandre prit place sur un tabouret qu’il leur faisait place et commença à réaliser que la situation devait être plus grave qu’elle n’y paraissait au vu des mines contrit et des visages sérieux qui le scrutaient. Il reconnut cependant son professeur de physique dans l’assistance, également vêtu d’un costume aux teintes sombres. Les portes de la salle se verrouillèrent dans un bruit mécanique qui résonna dans la rotonde. Un instant s’écoula avant que l’homme assis au centre de la table n’engage la conversation.
— Je me nomme Clavus, déclara-t-il solennellement avec ce même accent étrange. Vous avez été témoin d’in événement d’une importance capitale, nous serions désireux que vous nous répétiez ce que vous avez entendu.
— Vous voulez que je vous dise ce que m’a dit le type de l’avion.
Clavus regarda d’un air amusé son voisin de droite et acquiesça de la tête.
— J’en sais trop rien, avoua Alexandre. Il crachait en même temps du sang et parlait dans une langue que je connais pas.
— Tâchez de vous rappeler ses propos, lança une femme. Il est impératif que les connaissions.
Alexandre se tut et réfléchit un instant. Il se rappelait effectivement de quelques brides mais n’avait pas tout à fait envie de révéler ce qu’il savait.
— A quoi ça peut vous servir, de toute façon il a juste dit quelques mots.
— J’en conviens cepen…
— Et puis pourquoi je devrais vous le dire d’abord ! s’exclama-t-il. Vous me retenez prisonnier et vous me dites pas où on est. Je veux pas qu’on se serve de moi.
Les gens demeurèrent silencieux et détaillèrent Alexandre d’un regard si profond qu’il avait l’impression d’être passé au rayon X. Le professeur se leva et rejoignit son élève. Il se tenait droit et avait le regard vif, en réalité Alexandre le trouvait transformé, comme si c’était quelqu’un d’autre.
— Vous n’êtes pas en mesure de négocier monsieur Peyrat. Votre cervelle d’oiseau contient une information qui nous est vitale.
— Mais …
— Je me contrefiche de vos caprices d’adolescent, coupa le vieil homme. J’exige que vous nous disiez ce que vous avez entendu sans quoi nous serons contraint d’user de moyen plus coercitif pour arriver à nos fins.
— Coherquoi ?
Le professeur poussa un cri de rage.
— Allons Jospar, intervint Clavus. Calmez-vous et retournez à votre place, nous trouverons bien un terrain d’entente.
Alexandre ricana en voyant son professeur se faire remballer de la sorte mais son plaisir fut de courte durée.
— Vous ne pouvez saisir l’enjeu de ce que vous savez, reprit Clavus sur un ton plus complaisant. Néanmoins je puis vous assurez que vous serez traité avec toute la considération du à votre peuple et que nous répondrons à vos questions en temps voulu. Or pour le moment il faut que vous répondiez aux nôtres : que vous à dit cet homme dans le magasin ?
Alexandre avait un sale caractère et n’aimait pas qu’on lui force la main. Il ne supportait pas toute forme d’autorité et celle-ci l’agaçait plus que tout. Il fit mine de chercher dans sa tête et laissa le temps passer exprès.
— Avra pora tora, mentit-il. Un truc du genre. Et …
— Vous mentez ! hurla le professeur. Vous m’aviez dit « atra ar porum » quand nous étions dans le magasin !
Alexandre se rendit compte que son petit manège ne tiendrait pas longtemps, mais il n’en restait pas moins qu’il ne voulait pas dire ce qu’il savait, surtout à un type qui lui avait pourri sa moyenne de physique.
— C’est inutile, dit un homme en bout de table. Nous n’obtiendrons rien de lui pour le moment, je propose qu’on le laisse rejoindre les autres et qu’on attende un peu.
La porte de la salle se rouvrit et Ludrin le conduisit à l’extérieur. Il l’amena dans une autre partie du bâtiment, une autre pièce avec encore des personnes à l’intérieur sauf qu’Alexandre les connaissait cette fois-ci. Paul et ses amis discutaient dans un coin, il y avait également le groupe de garçon de la spécialité économique et il reconnut les clients du magasin au moment du crash.
— Hey Paul ! comment ça va ?
Celui-ci se retourna mais ne bougea pas.
— Qu’est-ce qu’il t’ont fait ? demanda le garçon l’air très inquiet.
— Oh rien, ils m’ont posé des questions mais comme ils me font chier j’ai pas trop envie de leur répondre.
— Tu devrais je pense, rétorqua son ami.
— Ah ouais ! Et je peux savoir pourquoi ?
Paul ne rajouta rien et tira Alexandre vers un des murs. Il y avait une succession de disque d’acier avec un panneau sur le côté. Paul appuya sur un bouton et le disque s’ouvrit comme un iris. Alexandre vit alors un spectacle qu’il n’aurait jamais cru voir même dans ses rêves les plus fous.
La Terre. Alexandre étouffa un hoquet de surprise en distinguant la rotondité de la planète. Mais ce n’était pas là le plus impressionnant, en effet, une gigantesque flotte composée de centaines de vaisseaux, de tailles et de formes variées, manoeuvraient dans le vide spatial.
Euuh.
Bon déjà je lis parce que c´est toi, et que je me souviens avoir bien aimé la fic que j´avais lu de toi, mais la science-fiction j´accroche pas.
Je trouve bizarre que le gamin crâne alors que ça doit être impressionnant comme situation.
Sinon, il y a des fautes que tu aurais pu éviter de toi-même je suis sure, là je ne les ai pas en tête et je n´ai pas le temps de relire pour te les indiquer.
Le gamin a la sauvegarde du monde entre ses mains je parie !
Voilà que je passais sur le forum quand je vis une fic d´Ostramus, que je lus puisqu´elle ne comportait encore que deux chapitres.
Donc ouais, c´est bien, mais je peux pas encore me faire une idée.
juste un truc : ça a quoi de si dramatique, une note de physique en-dessous de 10 ?
Merci d´avoir lu et commenté.
Je sais que ça peut paraître un scénario basique avec le gamin sauveur du monde mais c´est beaucoup plus subtil que ça.
J´ai voulu mettre au centre de la fiction un personnage relativement antihéro, un peu débile sur les bords pour que son évolution future soit plus maruantes mais je m´aperçois que j´ai pas bien réussi mon coup. Je vais essayer d´améliorer la psychologie dans le prochain chapitre.
Avoir une note en dessous de dix en ohysique peut être dramatique pour une personne qui a constament des résultats plus que moyen.
La suite demain si tout va bien.
"Avoir une note en dessous de dix en ohysique peut être dramatique pour une personne qui a constament des résultats plus que moyen."
Pas d´accord, au contraire c´est la norme. Dans ma classe, toutes les moyennes de physique sont au-dessous de dix, à part un douze.
Tu me diras, les personnages de ton histoire sont des lycéens, pas des taupins.