Salut bon j´ai pas beaucoup d´explications à donner voici le début de mon texte. ++
Un long enchevêtrement de fils déborde de sa pensée.
Il voit au loin l’avion dont il a toujours rêvé, celui qui se cache au sein de l’étoile secrète.
L’étoile de Babylone celle sur laquelle s’est créé le monde, vieux de milliards d’années.
A travers les barreaux de sa cage dorée, perdue sur une terre aussi vaste que désolée il tente vainement de ressasser son long périple.
Il n’arrive pas à imaginer ce qui l’a amené ici, alors il chante et un rossignol sifflote sur son air. Il se rapproche et se pose sur son épaule lui soufflant un secret à l’oreille.
« -Eddie, lui dit-il doucement, change de perspectives…
- Mais qui est-tu ? lui répond-t-il
- Tu te trompes de question, bien que tu en connaîtras bientôt la réponse. Non la question est de savoir si cette cage te plaît ou si tu souhaites t’en échapper. Regarde moi, je me suis échappé, n’ai-je pas l’air heureux ?
- Si, enfin je crois.
- Suis moi alors, ouvre grand tes ailes et brise tes chaînes.
- Mais comment ?
- Mauvaise question encore. Demande moi plutôt pourquoi.
- Pourquoi ? demande-t-il alors.
- Pour monter dans l’avion
- L’avion ?
- Oui l’avion qui se cache…
- … au sein de Babylone complète-t-il.
- Celui là même. »
Il ouvre alors un espace entre ses bras menus et fais mine d’avaler le monde.
Ses deux pieds décollent du sol et autour de lui la poussière s’envole. Il sent dans son dos les deux longs membres articulés et couverts de plumes qui le soulèvent par battements.
« - Je vole, crie-t-il.
- Oui, sourit le rossignol. Suis moi maintenant. »
Le frêle animal passe facilement entre les barreaux de granite mais Eddie sait qu’il ne pourra en aucun cas les traverser. Pourtant ses ailes se troublent et le projettent puissamment vers ces gardiennes ancestrales. Il pousse un cri et croise les bras devant ses yeux, croyant peut être que le choc sera moins grand.
Et soudain le miracle a lieu, il passe à son tour. Son corps semble nappé d’huile, ses os semblent se rétractés, et il se glisse finalement. Dégageant son visage il aperçoit au loin le soleil triangulaire d’Héphraoïs.
« - Il se lève. C est merveilleux.
- Qui se lève mon bon compagnon ? lui demande le rossignol resté à ses côtés.
- Le soleil.
- Mais il s’est toujours levé à cette heure ci. Ne l’avais-tu jamais vu ?
- Je ne parle pas de ce soleil. Le soleil d’Héphraoïs m’importe peu, il n’est que mauvais présages. Non je parle de mon soleil celui que je vois en rêve.
- Ah celui-ci ? Je comprends. Et un long sourire apparût sur sa figure animale.
- Il est rond tu sais. Rond et radieux. D’un jaune pure, une lumière qu’il est impossible de regarder en face.
- Tous ses rêves ont un but tu le sais ?
- Oui et je sais que j’atteindrai cet éclat doré avec l’avion secret. Mais mes rêves peuvent-il vraiment se réaliser ? Leur caractéristique n’est-elle pas qu’ils ne vivent à jamais que dans mon cœur ?
- Demande toi alors si ce que tu crois être un songe l’est vraiment. »
Eddie, nom incongru en ce monde s’interroge. Il jette un œil au sol et scrute les longues terres dévastées du monde Héphraïte, monde maudit à jamais. Il sort doucement de ses pensées et ne sait que faire. Il expose alors le rossignol ses interrogations et celui-ci lui répond :
« - Tu ne sais comment continuer ta quête ? Je crois alors que le temps est venu que tu me reposes ta première question.
Eddie ne l’a bien sûr pas oublié, durant toute leur conversation elle lui trottait encore dans la tête.
- Qui es tu ?
- Je suis New York…
Un long flash blanc lui éclate au visage, lui éclatait au visage.
Il ouvrît les yeux et vît les deux immenses buildings s’effondrer. Pris dans la masse il hurla, hurla encore.
Flash noir.
Eddie posa ses pieds sur la moquette damée de la chambre d’hôtel. Il était l’heure d’accomplir sa tâche. Il jeta rapidement un coup d’œil à la fenêtre. Rien qu’un rêve, les deux tours étaient encore là.
Nous étions le 11 septembre 2001. Le soleil venait de se lever.
A suivre...
Bye. ![]()
Intéressant. Pas mal écrit, quoiqu´il y ait peut-être un léger manque de descriptions par endroits. Il y a quelques fautes, mais rien de spécialement grave. L´histoire a l´air intéressante, bien que j´aie du mal à saisir ce premier passage, j´ai l´impression que tu ne vas pas nous ressortir l´éternelle resaucée "Bouh le 11 Septembre c´est pas bien bouh les terroristes!" et que ton texte sera beaucoup plus intéressant.
J´espère donc ne pas me tromper et attends avidement la suite. ![]()
je dis pareil! intéressant et j´attends la suite!
La suite...
Tyler était assis à la table d’un café. Il tapota doucement sur sa cigarette pour en faire tomber les mégots.
Le bruit que faisaient les personnes autour de lui était insupportable. Au fond de la salle une jeune maman engueulait son gosse pendant que derrière lui rigolait une bande d’étudiants. Une fille, parmi eux, partit dans un rire démoniaque et lui postillonna littéralement au visage.
Il retira ses lunettes noires, sous lesquelles se dessinaient de longs cernes, et les nettoya avec sa veste.
Il soupira, voilà trois jours qu’il ne dormait plus. Il se souvenait pourtant vaguement des rêves qu’il aimait faire. Bien sûr il y avait ceux où il marquait plus beau touchdown qu’ait connu cette foutue ville, ou encore le rêve classique du gagnant au loto, mais finalement les rêves qu’il affectionnait le plus étaient ceux où il volait.
Oui, il lui arrivait souvent de voler au dessus d’immenses terres arides.
Au loin, à la cime de dunes majestueuses se détachait un soleil.
Il se souvenait par bribes et mirages.
C’était un triangle. Non pas un triangle; une pyramide, une immense pyramide flottant dans les airs.
C’est magnifique se dit-il. Bien plus beau que ces deux tours merdiques tout en verre et en métal. En pensant à cela il tourna la tête sur sa gauche. Au travers de la longue baie vitrée il les vit.
Elles étaient là immobiles, envahissant l’intégralité de son champ de vision.
Ces deux blocs le dominaient de la tête au pied. Un frisson lui parcourût alors l’échine.
(Flash rouge)
(L’avion, vois l’avion)
« Merde, je débloque dit-il, tapotant encore une fois sur sa cigarette.
La porte du café tinta alors, laissant place à l’homme que Tyler attendait.
L’individu ne semblait pas avoir beaucoup plus dormi que lui. Deux yeux rouges lui sortaient du visage tandis que sa main droite, crispée sur une mallette en cuir, tremblait frénétiquement.
Objectivement il n’était pas très beau. Ses cheveux bruns vaguement plaqués, sa silhouette squelettique, et ses petits yeux marrons enfoncés derrière des lunettes de vue ne devaient pas l’aider dans la vie de tous les jours. Pourtant, Tyler trouva que quelque chose se dégageait de lui.
L’homme le repéra et s’approcha lentement de lui, un fin sourire aux lèvres.
« - Bonjour, dit-il tout en lui tendant une main osseuse.
- Salut, il souleva ses lunettes et la lui serra faiblement pour ne pas lui briser les phalanges.
Le visage de Tyler était un modèle de beauté. Malgré la fatigue, deux pommettes saillantes parfaitement dessinées entouraient un regard bleu délavé.
Il sourit à son tour et, alors que l’homme posa la mallette sur la table qui les séparait, il lui demanda son nom.
- Mon nom ? Eddie, et vous ?
- Moi c’est Tyl…
(ça commence)
- Comment ? Qu’est ce que vous venez de dire ?
- Moi ? Rien, répondît Eddie intrigué.
- Je suis sûr que vous avez…
Un bruit effroyable ébranla alors les vitres du café.
Des cris provenant d’en dehors suivirent.
- Mon Dieu ! balbutia l’étudiante au rire hystérique, les yeux collés à la baie ».
Tout le monde tourna alors la tête vers l’extérieur et personne ne comprît. Tout allait beaucoup trop vite.
C’est alors que tout commença vraiment.
Je trouve ça pas mal, mais certaines expressions sont étranges, comme celle-là :
"et ses petits yeux marrons enfoncés derrière des lunettes de vue ne devaient pas l’aider dans la vie de tous les jours."
Sinon continues comme ça ![]()
Excellent, j´ai hâte au moment de l´attentat! COntinues ![]()
Voilà la suite.
Bonne lecture!
Un grondement sourd se répercute au sein de la vallée.
Un lion avachi sur un rocher tend alors son immense stature vers l’horizon et écoute. Il laisse quelques minutes s’écouler en silence. Plus aucun bruit.
Un jeune lionceau s’approche alors de lui :
- Djila, crie-t-il, qu’est ce que tu fais ?
- J’écoute…
- T’écoutes quoi ?
Djila se tourne vers le lionceau et lui sourit, découvrant alors deux belles et longues canines.
- Le vent mon enfant.
- Le vent ? Mais ça fait pas de bruit ?
Le lion sourit à nouveau
- Non, tu as raison Ima, il ne fait pas de bruit, il chante.
Ima le regarde perplexe. Il comprend que continuer à parler à ce vieux fou de Djila ne le mènerait à rien et décide de s’éloigner.
- N’importe quoi, soupire-t-il, le quittant pour aller boire à une source quelques mètres plus loin.
Une lionne s’approche alors de Djila, toujours étendu sur son caillou.
Elle marche avec difficulté et l’une de ses pattes traîne dans la poussière.
Une fois proche du vieux lion, elle pose sa tête sur son museau.
- Laisse moi tranquille, ma chérie, gémit-il.
- Je t’embêterai jusqu’à ce que tu arrêtes de te rouler sur cette pierre. Et puis laisse ces jeunes tranquilles.
- Comment? Mais c’est lui qui est venu me voir.
Elle regarde avec attention ses yeux livides. Elle est la seule à voir encore aux fonds d’eux la force et la fierté d’un roi.
- Tu sais ce que je veux dire. Tu leur fais peur avec tes histoires.
- Mes histoires ? Il soupire.
- Oui, c’est dépassé pour eux tous ça. Tu sais Ima était l’un des derniers à t’adresser la parole.
- Quelle chance.
- Ne dis pas ça, il est très…
- Attends !
Djila lui coupe la parole tendant une nouvelle fois son buste vers la vallée. La vieille Ithis le regarde avec stupéfaction.
- Tu n’entends pas ? lui dit-il.
- Entendre quoi ? Le chant du vent ? ajoute-t-elle sarcastique.
- Non bien sûr que non. Je parle de ce bruit, le même qu’il y a quelques minutes.
Elle comprend alors que son compagnon est très sérieux. Pourtant elle n’a rien entendu. Est-ce qu’il deviendrai vraiment fou ? Elle lui dit de s’arrêter, que si il continuait, elle finirait par croire ceux du village qui le traitaient de sénile et de gateux.
Rien n’y fait, Djila semble encore plus paniqué.
- Je suis donc le seul à les entendre. Mon Dieu.
Ithis ne reconnaît pas son époux. Malgré sa déchéance, il n’avait jamais fait montre d’une quelconque peur ou crainte, et il n’était surtout pas du genre à évoquer le nom du seigneur à tort et à travers.
Troublée, elle lui demande ce qu’il a.
- Tu ne comprends pas ? Ce monde va changer. Ce… mon Dieu, ce royaume va s’écrouler et je ne peux absolument rien y faire.
- Mais qu’est ce que tu racontes ?
Djila semble envoûté et poursuit son monologue comme si il ne l’entend pas.
- Dieu sait que j’ai perdu tout espoir de revivre la glorieuse époque d’Héphraoïs. Mon père, mon père… il halète.
- Ton père ?
- Je, je suis perdu. Non nous sommes perdus. C’est mon père qui a le premier annoncé la grande chute.
- Qu’est ce que tu racontes ? Tu sais bien que ça nous est tombé dessus comme ça. Ton père n’a rien à voit là dedans. C’est le climat qui a changé et pas…
- Non tu ne sais rien, la coupe-t-il à nouveau. Mon père m’avait parlé d’un bruit le jour même de la grande tempête, la tempête qui a précédé l’arrivée des grandes chaleurs.
C’était un bruit qu’il avait été le seul à entendre.
Ithis secoue la tête. Son compagnon avait complètement perdu les pédales.
- Qu’est ce que c’est ces histoires de bruit ? Je sais que la mort de ton père t’attriste mais c’était il y a déjà quinze ans. Et puis tu sais atteindre l’âge de cinquante ans c’était déjà incroyable.
- Non tu ne comprends pas. Il m’avait reparlé de ce bruit avant de mourir, qu’il regrettait de ne pas avoir agi et… Djila sanglote alors.
Ithis s’approche et pose sa tête sur le torse du vieux roi puis commence à le caresser.
- Ne pleure pas, je comprends, tu regrettes de ne pas avoir agi pour ton peuple, ce peuple qui te rejette aujourd’hui. Mais ce n’est rien, tu peux encore redevenir roi si tu te décides à agir.
Djila la rejette alors d’un violent coup de patte.
- Non rien, tu ne comprends vraiment rien.
Il se redresse alors et se retourne afin qu’elle ne le voit plus pleurer.
Il hume quelques instants l’air, regarde une dernière fois le ciel et s’enfonce alors au pas de course dans la vallée.
Il faut que j’agisse pense-t-il. Il faut que j’interroge les êtres de la forêt.
Dans sa folle course il jette un œil à l’immense pyramide de lumière qui plonge ses rayons au sein de sa crinière ondulée. Il la scruta jusqu’à la voir disparaître, cachée par le feuillage des arbres qui l’entouraient.
La forêt interdite, le seul endroit où ait subsisté une quelconque flore.
Le désert avait posé son empreinte sur le reste du continent depuis le jour de la tempête.
Ce monde est plombé par ce maudit soleil, pensa Djila si seulement il pouvait disparaître.
Il savait pourtant que ça n’arriverait pas.
En effet ce n’est pas le triangle de feu, comme l’appelaient certains, qui disparaîtrait, c’est son monde.
Très bien! Vraiment bon, j´attend la suite avec impatience!
Voilà la suite!
A noter que je suis repasser au passé le présent étant trop lourd pour les descriptions.
Il pataugea dans une flaque informe et regarda brièvement son reflet. Une longue crinière encadrait son visage animal
(Coupe toi les cheveux vieux roi)
Quelle était cette voix ?
Un bruit derrière un buisson le tira de ses pensées.
Un petit être de la taille de sa patte se découvrît alors au milieu du feuillage.
Qui es-tu ? Il ne lui posa pas la question. Il savait qui il était. Il en avait vu étant enfant, un être de la forêt, un voyant.
La petite chose à moitié animale lui fît un signe de la main l’enjoignant à avancer.
Il le suivît tranquillement sur quelques mètres lorsque soudain le voyant se mît à accélérer. Djila se vît obliger de produire un effort que ses pattes supportaient difficilement maintenant qu’il était dans ses vieux jours.
Le décor qui déroulait sous ses yeux était hors norme, laissant s’échapper au fil des végétaux un arc-en-ciel de couleurs.
Une voix lui signifia qu’il était proche tandis que la petite chose ne semblant pas l’entendre prît un virage brusque. Le lion y voyait de moins en moins et crût l’avoir perdu pendant quelques instants. Il continua encore sur vingt mètres, sentant une odeur de mort emplir peu à peu ses narines, et soudain, comme surgit d’un rêve, elle apparût. Une fontaine surplombait son champ de vision.
Comment ne l’avait-il pas vu auparavant ? Elle devait faire au moins six mètres de haut placée là au milieu d’une cour dallée de pierres.
Aucun arbre n’ombrageait l’endroit éclatant de lumière. Un rayon doré se posait sur le monument en granit où de gargantuesques jets d’eaux projetées par de petits anges figés se brisaient, plus bas, sur des crânes humains.
Le lion, émerveillé par les milliers de petites étoiles qui se reflétaient sur la surface liquide, l’était plus encore par les crânes. Une voix derrière lui le fît alors sursauter.
« - Je vois que ces crânes t’intéressent.
Il se retourna et aperçût un autre de ces petits êtres, mais celui-ci portait une couronne de laurier. Couronne qui, au goût de Djila, était bien trop grande pour sa minuscule tête.
- Oui, ils m’intéressent. Je n’avais plus vu de crânes, ni quoi que se soit d’humain, depuis la grande tempête. Mais excusez moi plutôt de ne pas m’être présenté. Je suis…
- Je sais qui tu es fier Djila.
Comment connaissait-il son nom ? Ces êtres étaient-ils vraiment voyants comme le disaient les légendes. Bien sûr que non, sinon il ne l’aurait pas qualifié de fier.
- Hum… Et pourrais-je savoir qui vous êtes si cela ne vous importune pas ?
La petite chose, le haut du visage caché par les longues feuilles de lauriers, sourît.
- Bien sûr. Et il partît dans un monologue.
Je suis un être des forêts, voyant et connaisseur de rêves, vivant parfois de ma plume dans ce monde et dans l’autre. Je me suis fait rossignol, aujourd’hui lémurien. Les uns m’appellent New York, ville moderne par excellence, d’autres Iven Pain. Qui je suis, je ne sais pas. Ce que je sais c’est que je suis en danger, c’est que ton monde est lui aussi en danger. Je… »
Une déflagration phénoménale déchira alors le ciel. Pire encore, Djila eu l’impression que c’était aussi l’espace et le temps qui se déchirait. Quelle sensation étrange.
New York, Iven Pain, ou quel qu’ait été son véritable nom, semblait vraiment apeuré. Etonnant comme son visage venait de subitement changer d’expression. Il balbutia :
« - Ce n’est pas possible, toutest trop précipité. J’aurais tellement voulu converser plus…
Il se reprît aussitôt et tira alors sur la fourrure du vieux roi pour l’emmener en direction de la fontaine, faisant tomber du même coup sa couronne.
« - Vite, Djila, vite.
Il le tirait de plus en plus fort.
- Que se passe-t-il, nom de Dieu.
- Vite, continuait de gémir le lémurien.
(ça commence)
Merde quelle était cette putain de voix.
Au dessus de lui le ciel devenait noir, hideux. La couleur s’épanchait comme une tâche d’encre sur un buvard. Son monde buvait littéralement les ténèbres.
- Nom de… Djila s’arrêta, il avait déjà vu ça. Ca ne va pas recommencer ? Non, dites moi que non.
Un souffle rauque écrasa les arbres autour d’eux.
Il faut que je parte. Mon Dieu, il faut que je rejoigne Ithis.
- Non, gémît encore Iven, regarde la Fontaine, je t’en pris. »
Djila tourna un instant le regard vers ce bloc immense et vît dans le reflet de l’eau un enfant. C’est alors qu’il se tût, s’arrêta de bouger, comme si toute sa vie ne tenait qu’à ce petit homme dont l’image ondulait. La lumière autour de lui s’effritait et il s’accrocha à l’image encore. Il n’aurait su dire pourquoi mais il savait que si dorénavant il faisait le moindre mouvement, détournait une seconde son regard, se serait la fin. Il parla en lui, sans remuer ses lèvres mais sachant pourtant que le lémurien l’entendrait.
« - Est-ce… moi ?
- Oui. Tu es bien jeune n’est-ce pas ?
- Je…
- Va, suis le cours de ton rêve. Nous nous reverrons bien assez vite. »
Le lion n’ajouta rien car plus rien n’était à ajouter.
Des tremblements continus secouèrent le paysage, pas de cris pourtant, ou si c’était le cas Djila ne les entendait pas.
Le monde d’Héphraoïs se déchira finalement pour de bon. Il se déchira comme se déchirait une feuille de papier. Le ciel d’abord, faisant couler sa saleté liquide sur le sol, recouvrant les arbres et les plaines. La déchirure continua son chemin jusqu’à passer au centre de la Fontaine. Son sommet explosa en centaines de petits gravats, puis une longue fissure se dessina dans la pierre. Plus rien ne filtrait dans l’esprit du vieux lion, de l’enfant.
Un dernier tremblement, et le trait qui partait du ciel toucha enfin le sol.
Silence.
Déflagration d’images. Il quitta son corps animal, chose qui ne lui parût pas le moins du monde étrange. Il était une âme flottant au dessus du sol. Il jeta alors un dernier coup d’œil à la scène et vît que le petit être nommé Iven n’était plus là, peut-être couvert par la crasse noire.
Il disparût enfin, échappant à la vision de son corps cisailler par une pierre propulsée comme un boulet de canon.
Vraiment pas mauvais ! ![]()
C´est assez flou, on comprend pas vraiment tout, et perso j´adore ce style.
J´ai remarqué quelques fautes d´orthographe, mais pas très nombreuses... Par contre, tu fais aussi toujours la même erreur de conjugaison : on ne met pas d´accent circonflexe au passé simple ! Ces accents, on les réserve au subjonctif imparfait.
Voilà, et sinon, j´attends déjà la suite. ![]()