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High Voltage

Luna82
Luna82
Niveau 9
07 mars 2007 à 21:01:05
  • d´accord
blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
08 mars 2007 à 19:15:51

16

A peine une demi-heure plus tard, ils arrivaient dans Berkley.
Tous pensèrent qu’à côté, Carson, c’était du pipeau. La ville était autrement plus endommagée que celle dont ils venaient. La plupart des voitures présentes avaient explosé, entraînant la destruction de plusieurs maisons, peut-être à cause de fuites de gaz. Toujours était-il que la ville, du moins l’avenue par laquelle on y entrait, était carrément amochée. Des monceaux de gravats s’étaient formés de part et d’autre, achevant d’écraser les voitures - et peut-être même les gens - présentes dans la rue. Bobby pensait à nouveau que, si les dégâts étaient proportionnels à la taille de la ville (en raison de l’importance de l’électricité qui y circulait), il n’arriverait jamais à s’imaginer ce que cela donnait dans des villes de la taille de New York. Ca avait du être affreux, les gens avaient certainement pensé que la fin du monde finissait par arriver, sans avoir une seule chance de comprendre ce qui se passait avant de mourir.

Ils avancèrent lentement, presque respectueusement, au milieu des gravats quand Tom trouva la comparaison la plus juste :
“On dirait que la ville vient d’être bombardée.” Sans rien ajouter d’autre, ce que ne firent pas Bobby et Nancy non plus. Cela exprimait si bien ce qu’ils ressentaient qu’il n’y avait rien à dire de plus. On va avoir du mal à trouver un endroit où dormir dans ce merdier, pensa Bobby. Je crois qu’on est bien partis pour passer la nuit à la belle étoile. Ils roulaient maintenant tellement lentement qu’ils étaient à deux doigts de tomber. Berkley était plus grande que Carson, mais pas immense non plus. Bobby connaissait à peu près l’emplacement des bâtiments les plus importants, ce qui était confirmé parfois par la présence de panneaux.

Il y avait le collège non loin, à quelques rues, mais il n’était pas question d’y passer la nuit. Il y avait peut-être bien une chance avec le gymnase, qui n’était sûrement pas occupé à l’heure de la catastrophe - le collège disposait du sien -, et dans lequel ils pourraient trouver refuge. Bobby soumit l’idée aux deux autres, qui acquiescèrent silencieusement.
Contrairement à ce qu’ils auraient pu attendre à la vue de la fumée montant de divers endroits de la ville, et de l’état l’entrée de la ville, il n’y avait que très peu de corps. Le choc avait été plus violent, et les habitants n’avaient pas du souffrir, pour la plupart. Il y avait bien quelques traces de sang sur les murs ou le goudron, mais c’était tout. Etant donné l’état du reste, ils pouvaient en déduire que les propriétaires de ces taches de sang avaient été pulvérisés par les diverses explosions qui s’étaient produites. Tout ceci faisait penser à la mort de son père, pour Bobby. Il ne savait pas vraiment s’il aurait préféré ne pas retrouver son père tout en tressaillant à chaque marque ensanglantée, ou comme cela s’était passé, le revoir une dernière fois truffé d’éclats divers. C’est pas le moment de penser à ça, se reprocha le garçon.

Ils avaient maintenant vraiment l’impression d’être immergés dans un de ces nombreux jeux sur la Seconde Guerre Mondiale, où l’on traversait des villes françaises dévastées par les bombes aériennes. Sentiment étrange d’avoir fait un bond en arrière de plus de soixante ans. Mais en même temps, il leur restait sous les yeux encore largement assez de preuves qu’ils étaient en Amérique pour les ramener à la réalité, comme les Mac Donald’s et autres restaurations rapides dont leur grand pays avait le secret, pensait Bobby avec amertume. Tout ce foutu bordel, toute cette merde garantie purement américaine, tous ces symboles de fierté, balayés si facilement... Il en était tout simplement écoeuré. Mais comment j’ai pu vivre dans ce pays ?

La question resterait sans réponse, car d’autres préoccupations venaient à eux. Le gymnase était maintenant à une centaine de mètres à peine sur leur gauche, et Bobby se disait que non, il n’avaient aucune chance que le bâtiment soit vide de tout corps, qu’ils n’avaient pas de chance, qu’ils allaient mourir bêtement dans cette ville... Pour une fois, il eut le bonheur de ce tromper, au moins pour la première hypothèse.

17

Il en fut sûr au moment où ils butèrent contre les portes à double battant fermées.
“Ah non putain, c’est pas vrai! cria Tom.
- Attends, maintenant qu’on est là, on va bien trouver un moyen de rentrer, non ? Bobby refusait de se laisser abattre maintenant, il n’en était pas question.
- Mouais, exact, on a qu’à faire le tour du gymnase d’abord.”
Ils pensèrent premièrement à passer par les chiottes, mais ceux-ci avaient leurs fenêtres soigneusement fermées par des barreaux métalliques, et ils ne disposaient pas exactement du kit du parfait petit espion avec montre-laser option découpage de métaux en tout genre. Ils continuèrent donc leur tour pour repérer une entrée plus accessible, ce qui n’avait pas du tout l’air chose facile pour le moment.

Sur le côté gauche du bâtiment, tout ce qu’ils pouvaient voir d’autre que les ouvertures barrées des toilettes étaient les grandes “fenêtres” en plexiglas situées juste sous le toit, donc beaucoup trop haut, pour laisser entrer la lumière du soleil. Quel ne fut pas leur soulagement quant ils tournèrent à droite à l’angle du bâtiment pour apercevoir une petite porte de service, qui paraissait nettement moins solide que la double porte d’entrée.
Bien entendu, elle était fermée également. Mais ils n’en étaient plus à s’arrêter à ce genre de détails. Bobby et Tom prirent ensemble la décision de défoncer la porte, et ils la rouèrent de coups de pieds à tour de rôle. Elle se trouvait plus résistante que prévu, mais elle finit par céder au bout d’une dizaine de coups. Pas du tout de façon spectaculaire, comme dans les films, avec le grand bang! de la porte contre le mur, mais avec le bruit minable de la serrure qui se cassait. Tout à coup, Bobby pensa à quelque chose.

“Attendez, si on a défoncé la porte, on pourra pas la fermer pour la nuit !
- Ah... Ouais, c’est vrai, mais qui pourrais rentrer ?” rétorqua Tom avec un air “j’y avais pensé avant”, mais la phrase de Bobby avait tout de même semé le doute dans son esprit et dans celui de Nancy.
Il avait provoqué ce sentiment parfaitement humain qui consiste à ne pas se sentir en sécurité dans un lieu qui n’est pas verrouillé à double tour. Bien sûr, il n’y avait personne qui puisse rentrer, et puis si quelqu’un rentrait, qu’est-ce que ça pourrait bien faire... Mais le malaise était bien présent.

A cet instant, Bobby s’en voulut car il était quasiment certain que ses deux amis n’avaient pas prévu cette éventualité. Il stoppa net la réflexion et s’avança pour pousser le battant de la porte. Lorsque ce fut fait, ils rentrèrent un par un dans le petit couloir, qui donnait d’un côté sur ces chères toilettes, et de l’autre sur ce qui ressemblait à un bureau. Le gymnase était donc totalement vide, de tout humain en tous cas. Mais alors, si personne n’est entré, les lampes et tout le bordel sont toujours intactes. Il décida instantanément d’en avertir les deux autres.
“Apparemment, personne n’était là lors de l’incident et personne n’y est entré plus tard, donc je pense qu’il vaudrait mieux pas toucher aux interrupteurs et à tout ce genre de trucs, ok ?
- Tu me l’as enlevé de la bouche ! Sûr, on s’en approchera pas, n’est-ce pas Nancy ?
- Hein ? fit-elle d’un air distrait. Ah, oui, oui, on touchera pas aux interrupteurs...”

Tom et Bobby échangèrent un regard amusé, et ils en conclurent chacun de leur côté qu’elle était tout simplement très fatiguée, et de plus, ils étaient dans la ville où sa mère avait probablement trouvé la mort. Rien de très réjouissant, en somme.
Ils s’installèrent confortablement sur d’épais tapis de gymnastique, qui feraient parfaitement office de matelas pour une nuit. Leur repas fut léger, constitué de sandwichs et de gâteaux que Bobby avaient transporté jusqu’ici. En fouillant dans son sac pour trouver la nourriture, il vit également tous les objets qu’il avait décidé d’emporter la matin même, aussi incroyable que cela puisse paraître : boussole, pince, corde, couteau suisse, et enfin, le briquet. Le fameux briquet de son père. Involontairement, il s’était tourné, et les deux autres ne pouvaient pas le voir. Il contemplait l’objet argenté avec une certaine révérence, et surtout un mélange profond de peine et de nostalgie. Il s’imposa de le replacer au fond de son sac car il ne supporterait pas de le voir plus longtemps.

Une fois leur repas fini, ils commencèrent à discuter tranquillement, quand la fatigue leur tomba dessus sans prévenir. Ils n’osaient pas être le premier à dire qu’il fallait dormir (stupide ego masculin), alors ce fut Nancy qui exprima ce souhait en premier. Les garçons ne purent s’empêcher de s’en étonner, même si ils étaient eux-mêmes épuisés, et de faire semblant d’accepter la décision presque à contrecoeur. Mais dès qu’ils furent allongés sur les tapis, ils s’endormirent d’un sommeil paisible et sans rêves. Si c’était pas débile, ça, de pas faire de rêves après une journée pareille, alors qu’ils en faisaient quand ils étaient au collège !

Voilà voilà, en effet, c´est possible que les fautes traînent, désolé !

Sinon ça serait bien que tu me dise ce que tu aime vraiment dans le texte, parce que la plupart des lecterurs précédents ont été incapable de le dire (si bien sûr ça ne te gênes pas)

Luna82
Luna82
Niveau 9
08 mars 2007 à 21:00:57

j´adore, c´est flippant à souhait, l´idée de se retrouver seul au monde...
simple question : est-ce qu´ils vont rencontrer d´autres survivants ?

Darkanange
Darkanange
Niveau 5
08 mars 2007 à 21:12:37

Un seul truc dommage, je comprend pas pourquoi dans le camp militaire ils se font pas attaquer.
Sinon y´a des fautes idiotes quelques fois :
il n´avaient
Faudrait que tu relises plus attentivement, je pense.
Sinon, pas grand chose, c´est très bien.

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
09 mars 2007 à 18:36:31

18

Quand ils se levèrent le lendemain, ils n’eurent aucun indice temporel hormis le fait qu’ils avaient bien dormi, donc sûrement longtemps, et le fait que le soleil était levé, mais ça ne les aidait pas beaucoup. Bobby supposa que le même soleil avait du les réveiller, et qu’il devait être environ sept heures, mais rien n’était moins sûr. Se levant avec une certaine difficulté, ils s’étirèrent, et Tom demanda, ensommeillé:
“Wouuuuaa... T’aurais pas un p’tit kawa, mon pote ?
- Ah non, désolé, le service est momentanément interrompu.
- Bon, ok, vas-y pour l’eau plate alors !
- Attrape ! fit Bobby en lui lançant la bouteille.
- Merci. Et, au fait, chuchota Tom en voyant que la fille n’était pas réveillée, tu crois pas qu’on va bientôt manquer de bouffe ?
Bien sûr, en tant que celui qui la transportait, Bobby s’était déjà rendu compte que l’absence de nourriture allait sous peu se faire cruellement sentir. Il n’avait pas osé en faire part aux autres, mais si l’on en croyait l’inquiétude de Tom, il y avait de bonnes chances pour que tout le monde en soit déjà conscient. Et meeerde..., pensa Bobby, il manquait plus que ça.
- Ben, honnêtement, oui, on va pas tarder à être raides niveau bouffe, je sais pas comment on va faire... Enfin, si, à court terme, une fois la centrale détruite, on pourra aller se servir chez les gens, aussi malsain que ça puisse paraître, c’est notre seule solution pour le moment.”
Tom n’ajouta rien, mais ils savaient tous deux que se nourrir de pâtes et de riz, en allant chez les gens dont les cadavres seront certainement en début de décomposition, attirant mouches et autres insectes peu ragoûtants, ne pourrait pas marcher longtemps.
Pour tout petit déjeuner, ils se partagèrent les gâteaux restants, en essayant de ne pas monter leur inquiétude à Nancy, et en se maudissant de ne pas avoir prévu plus de nourriture. Puis vint le moment de se remettre en route. Sans le lui avoir demandé, Nancy leur dit qu’elle connaissait le chemin pour aller à la centrale, sans donner plus de précisions. Bobby, soulagé que quelqu’un puisse enfin prendre la direction à sa place, la laissa marcher en tête pour leur indiquer la route. Bien sûr, Berkley n’était pas une ville géante, mais la centrale se trouvait presque à l’opposé, dans la zone industrielle. Ils remontèrent à nouveau boulevards et avenues en ruine, où tout n’était plus que ruine et désolation. Partout la même merde, y’a rien à faire. Plus ils avançaient et plus Bobby se disait que même s’ils parvenaient à couper le courant dans une zone de cent kilomètres à la ronde, il ne voyait vraiment pas comment ils pourraient survivre. On n’aura plus le danger, mais la ville va devenir un vrai charnier totalement invivable, et toute la nourriture qu’on pourra y trouver ne sera pas bonne éternellement.
Le pessimisme s’abattait comme un sombre brouillard dans son esprit, et il commençait à réfléchir sérieusement à l’utilité de ce qu’ils se préparaient à faire. Maintenant qu’ils étaient prêts, autant aller jusqu’au bout. Mais la possibilité de mourir quoi qu’ils fassent était de plus en plus inquiétante. Bien sûr, s’ils ne faisaient rien, ils ne pourraient pas se nourrir, par conséquent ils mourraient soit rapidement de ça, soit d’essayer de prendre de quoi contenter ce besoin dans une maison encore protégée par des engins électrique divers.
Mais même s’ils mettaient leur plan à exécution - et s’il marchait -, la nourriture ne serait pas infinie. Ils se mourraient alors à petit feu, du fait de se nourrir tout le temps des mêmes aliments, et de finir par ne plus en trouver qui ne soient pas dépassés, tout simplement.
L’ultime solution, bien sûr, était de vivre dans la forêt.

19

A ses yeux, cette perspective n’avait absolument rien de réjouissant. Ils n’avaient pas été formés à la survie, ne savaient pas chasser (même avec un fusil, il n’aurait pas donné cher d’eux), et connaissaient à peine les champignons et baies mangeables en forêt. Pour être réaliste, ils n’avaient aucune chance. Bon, ben on est bien parti. Il se rendait compte que ce qu’il appelait avoir peur de l’avenir auparavant, dans sa vie “normale”, était maintenant ridicule. En effet, s’il y avait bien un moment dans toute sa vie où il avait eu peur pour son avenir, c’était maintenant. Dire qu’il avait pu être angoissé à un moment pour des question d’orientation - je prends latin ou pas ? Espagnol ou portugais ? -, il commençait à penser que dans quelques temps il ne se rappellerait même pas de sa vraie vie, qu’il penserait à tout ça comme on se rappelle vaguement d’un rêve lorsqu’on se réveille. Qu’est-ce qu’il n’aurait pas donné pour revenir en arrière et... Et quoi, au fait ? Prévenir les gens ? Personne ne l’aurait cru. Sauver ses parents ? Pareil, il n’aurait pas pu les convaincre.
Une petite voix s’insinuait en lui, lui demandant : Es-tu vraiment sûr que tu préférais ta vie comme elle était avant ? Pas si sûr. Evidemment, il avait perdu ses parents et il en éprouvait une peine sans limite, mais à part sa ça, avec un peu de recul, il considérait sa vie - au moins depuis qu’il avait connu un certain Josh - comme un calvaire quotidien. Cette réflexion le dérangeait profondément car elle excluait son meilleur ami Tom Hartfield, mais ces compensations paraissaient bien maigres comparées à ce que le caïd lui avait fait vivre. Il préféra abandonner là avant qu’il se tape la tête contre les murs pour ne plus entendre cette maudite voix qui le faisait réfléchir de façon malsaine. Pourtant, tu sais qu’elle a raison, n’est-ce pas ?
“STOOOP !! !” hurla-t-il, puis il jeta un regard paniqué vers Tom et Nancy, attendant avec appréhension qu’ils lui demandent pourquoi il fallait s’arrêter et pourquoi il criait comme ça. Au bout d’une poignée de secondes interminables durant lesquelles il se dit que ce n’était pas possible, qu’il étaient sourds, ne voyant toujours pas de réactions de leur part, il comprit qu’il ne s’était pas exprimé à haute voix mais qu’il avait hurlé mentalement.
Bon, faut que j’arrête ça tout de suite avant de devenir barjo. Il commençait à en avoir sa claque de ces monologues intérieurs, aussi décida-t-il de rompre le silence par la première question qui lui vint à l’esprit.
“C’est pas loin, non, maintenant ? Ce fut logiquement Nancy qui répondit, le temps de surprise - court mais bien présent - passé.
- Euh... Non, on y est presque. Mais pourquoi tu demandes ça ?
- Juste par curiosité, pour savoir quoi...
- Ah, ok... fit-elle d’un ton qui sous entendait que sa question était tout de même un peu bizarre.
- Alors on y est presque... intervint Tom. Dans un film, les héros ils font ça, ils réussissent 99 fois sur 100, et pis on balance le générique de fin assaisonné d’un bon vieux hard-rock à l’ancienne, et toi dans ton siège t’es content comme un gosse, et tu te dis Putain ça déchire sa race, ce film !. ..
- Ouais. A part que nous c’est pas un quelconque hangar à munitions qu’appartiendrait aux ruskoffs ou aux viets, nan, nous ça nous suffit pas, il faut qu’on fasse péter une centrale électrique !”
Malgré l’entrain que Bobby avait essayé tant bien que mal d’appliquer à sa répartie, on sentait poindre le désespoir. Ils avaient justement le même sentiment que ce dernier, à peu de choses près, c’est à dire qu’ils sentaient bien que quoi qu’ils fassent, leur entreprise était vouée à l’échec à plus ou moins long terme. Mais lorsque Nancy leur indiqua qu’ils étaient presque arrivés à la centrale, ils firent au moins semblant d’y croire encore un peu, pour se redonner du courage.

Pourquoi ils se font pas attaquer ? Euh je saurais pas trop dire, peut-être un léger manque d´inspiration pour le coup...

Relire ? Je vous rappelle que c´est un texte complet que je vous livre par morceaux, j´ai utilisé le correcteur Word, je l´ai imprimé, lu, ai souligné les fautes, puis recorrigé, donc non merci, désolé pour celles qqui m´ont échappées !

:merci: pour vos avis, c´est toujours utile !

Darkanange
Darkanange
Niveau 5
09 mars 2007 à 20:32:31

Même remarque, ils se font attaquer, pourquoi, il doit bien y a

Darkanange
Darkanange
Niveau 5
09 mars 2007 à 20:34:25

Erf vive la touche tab
Donc je disais
Pourquoi ils se font pas attaquer? Il y a bien un engin élétricque dans cette ville quand même, je comprends pas.
Sinon, vivre dans la forêt, l´idée est pas si dure ( avec des famas et tout, c´est pas un sanglier qui va les tuer, même si ils sont pas entrainé... ) que ça a réaliser.
Sinon, il n´avaient, c´est une faute d´innatention, je disais pas de re-relire, mais de le faire plus attentivement :) .
Par contre, je comprends vraiment pas pourquoi ils se font pas attaquer.

Darkanange
Darkanange
Niveau 5
09 mars 2007 à 20:35:22

Et puis, quand tu les donnes, tu peux relire une dernière fois ( je dis pas de changer la moitié du texte, juste les petites fautes qui t´ont échétapée, ca te prends deux minutes, c´est pas long les exrtraits que tu donnes hin ).
M´enfin.

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
11 mars 2007 à 10:34:37

Excuse moi mais là c´est vraiment trop de me demander de relire avant de poster...

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
11 mars 2007 à 10:36:16

20

Ils étaient sortis de la ville, ou du moins de ses habitation. La centrale leur apparut soudain, à environ trois cent mètres. La route qui y menait se trouvait sur la gauche de la nationale, une petite route menant au parking situé juste derrière la centrale. Ils coupèrent directement à travers champs - si on pouvait appelé cette friche grillée par le soleil un champ - pour arriver directement. Il fallait bien sûr éviter le parc grillagé où passaient toutes les lignes, qui émettaient un bourdonnement sourd et continu, de plus en plus impressionnant au fur et à mesure qu’ils approchaient. Bobby trouvait qu’il y avait décidément quelque chose de bizarre, bien qu’il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il manquait quelque chose c’était obligé, mais cela le fuyait désespérément, lorsque Nancy exprima ce qu’il cherchait.
“C’est bizarre, toutes les voitures sont intactes, sur le parking ?
- Putain mais oui, c’est ça! Comment je l’ai pas vu ? Il était soulagé, même si ce n’était pas lui qui avait trouvé, le doute lui était enlevé.
- Ah ouais tiens, j’avais pas vu... ajouta Tom. C’est vrai, c’est bizarre... (Il réfléchissait à une explication qui tienne la route). Ca voudrait dire qu’ils ont pas essayé de les prendre pour s’enfuir ?”
Cette suggestion fit renaître un faible espoir chez Nancy, quand Bobby comprit tout brutalement. Cela lui vint comme ça le fait parfois, la sensation d’avoir un éclair de compréhension fabuleux qui fait que vous vous sentez génial jusqu’à ce que vous exprimiez cette idée. Bien sûr, mais comment on a pu ne pas y penser plus tôt ?

21

“Je sais, j’ai compris ! exulta-t-il.
- Quoi ? Qu’est-ce que t’as compris ? lui demandèrent les deux autres en choeur.
- On ne risque rien ici, c’est évident ! (Devant leurs expressions perplexes, il s’expliqua plus en détail) Réfléchissez ! Ceux qui étaient là, les employés, n’ont rien eu - du moins sur le moment -, dans la centrale ! Ca ne peut pas marcher comme au collège, où certains ont été transpercés par les fils, ou tuée par les éclats de verre des ampoules ! C’est logique, parce que si la centrale avait fait ça, si elle avait rompu ses fils pour tuer des gens, si elle s’était autodétruite dans le même but, il n’y aurait tout simplement pas eu de courant pour alimenter tous les lieux où on est passé, dont le collège, justement !
Un éclair de compréhension passa dans leurs yeux. Ils saisissaient parfaitement l’idée de leur ami.
“Vous vous rendez compte ? Si les employés n’y sont pas morts, c’est parce que la centrale les a épargnés pour ne pas épargner tous les autres, dont nous aurions pu faire partie ! Dans ce cas, c’est l’inverse de ce que l’on connaît d’habitude : elle, elle a préféré en sauver une poignée pour mieux tuer tous les autres ! Conclusion, nous ne risquons absolument rien à rentrer dedans !”
Il n’en pouvait plus d’avoir du parler si vite, mais il était heureux d’avoir si bien expliqué son idée aux autres. Ces derniers le regardaient avec un mélange d’admiration et de bonheur, tout simplement, car c’était ce que l’on pouvait considérer comme l’une des seules bonnes nouvelles de ces deux derniers jours.
“Mais c’est génial ! Tu te rends compte, enfin un problème de moins, c’est pas trop tôt !
- Putain, on va pouvoir te démolir tranquille, ça c’est bon ! Tu m’entends, conasse ! cria Tom en agitant le poing en direction du bâtiment.
- Je pensais à autre chose : s’ils ont pas utilisé leurs bagnoles, ça pourrait vouloir dire qu’ils sont allés à pied en ville pour voir ce qu’il se passait, non ?”
Comme il le craignait, Nancy réagit mal à cette supposition. Si les employés étaient partis en ville par curiosité, puis peut-être même pour aider les blessés qu’ils trouvaient, ils n’y avaient certainement pas survécu. Mais cette fois, ils ne savaient pas du tout où ils avaient pu aller, comme avec le père de Bobby, et il n’y avait pratiquement aucune chance que Nancy retrouve sa mère, même morte.

22

Il était profondément désolé d’avoir eu à formuler cette idée le premier - peut-être parce que Nancy n’y avait tout simplement pas pensé et que Tom n’osait pas le dire -, mais il préférait qu’elle ne se fasse pas d’illusions. Il ne savait pas s’il fallait parler maintenant de son père, mais il préféra abandonner l’idée, la trouvant malvenue. Ce n’était pas vraiment le moment de lui offrir une possibilité de dire quelque chose qu’elle regretterait par la suite, du genre J’en ai rien à foutre de ton père !! , qu’elle crierait en commençant en pleurer. Non, vraiment, ça n’arrangerait pas du tout la situation. A son grand étonnement, Nancy s’adressa à lui sans méchanceté aucune.
“Bobby, tu sais, je comprends que tu aie voulu me dire ça... Même si c’est difficile à accepter, je pense au fond de moi que tu as raison.
- Je suis vraiment désolé d’avoir dit ça, mais je pense qu’il vaut mieux que nous soyons honnêtes entre nous. J’aurais détesté avoir à faire semblant de chercher avec vous deux, voyant qu’il n’y avait aucune chance alors que tu avais toujours de l’espoir... C’aurait vraiment été trop dur à supporter.
- Ne t’inquiète pas, je comprends parfaitement. Je pense que j’aurais fait la même chose si j’avais été à ta place. Bon, je pense que tout a été dit, fit-elle le coeur serré du souvenir de sa mère, finissons-en.”
Cette phrase résumait tellement bien la pensée des deux garçons qu’ils préférèrent ne rien ajouter et acquiescèrent en silence. Le moment était venu, et cette sensation était vraiment étrange. Pouvait-on appeler ça la fin, ou plutôt le début d’une nouvelle période dont il n’augurait rien de bon ? C’était difficile à dire. Ils se sentaient comme le genre de gars typique des films américains, le gars qui est forcé de rempiler pour une dernière mission. La seule différence venait du fait que dans les films, après sa dernière mission - cette fois, c’est vrai -, le héros se coulait une petite retraite pépère aux Bahamas avec une belle gonzesse, et hop le tour est joué. Bon, à la limite, si les producteurs veulent faire une suite, les méchants pas contents qu’ont survécu du premier, ils butent la femme, et alors là attention les mecs, j’suis vraiment vénèr’, là ! Gros règlement de compte, bastons, fusillades, vengeance, on réduit le chef en bouillie à la fin et après cette petite journée bien remplie on va se coucher - à part que, détail larmoyant, il s’endort seul dans son lit.
La différence, donc, ne nous égarons pas, venait du fait que ce qui allait venir après était plus qu’incertain pour eux. La seule chose qui était sûre pour le moment, c’est qu’ils allaient faire de leur mieux pour réussir leur objectif. Le reste, ils auraient largement le temps d’y penser une fois que ce serait fini.

Et puis d´abord, les sangliers, c´est vachement dangereux quand ils te prennent par surprise !

Darkanange
Darkanange
Niveau 5
11 mars 2007 à 12:30:08

Ok pour les sangliers, mais pourquoi il devrait t´attaquer par surprise?
Sinon, tu réponds toujours pas à ma question, pourquoi il se font pas attaquer.
Et relire une page avant de poster ( 5 - 10 minutes ) c´est pas la mort, soit c´est que tu t´en fous du lecteur, soit c´est que t´as vraiment pas de temps à l´ordi, mais je pense pas, t´as bien dix minutes d´ordi apr jour

Luna82
Luna82
Niveau 9
11 mars 2007 à 13:10:54

j´ai peut-être mal compris : ils vont quand-même aller vérifier s´il reste du monde dans la central, desfois que celle-ci ait retenu les employés en otages, non ?

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
11 mars 2007 à 14:31:40

Luna82 : ils vont essayer de détruire la centrale, pour ne courrir plus aucun danger dans le région.

Darkanange : je ne me fous pas du lecteur, au contraire, mais je t´ai déjà dit que j´avais relu 2 fois le texte en entier pour corriger les fautes et que je n´ai pas le courage de le rerefaire pour éliminer les 2 fautes et demi qui traînent par chapitre (et optionnellement je n´ai pas que ça à faire avec le bac blanc entre autres).

Pourquoi ils se font pas attaquer je t´ai déjà répondu peut-être manque passager d´imagination, sinon mes arguments seraient qu´ils sont devenus plus prudents et que tout à été détruit dans cette ville, donc il ne reste plus grand-chose de dangereux (il me semblait que j´avais expliqué ça quelque part mais je sais plus)

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
12 mars 2007 à 18:59:48

23

Ils arrivèrent sur le parking avec une certaine appréhension, causée par le nombre de personnes - de cadavres - qu’ils avaient vu et dont la mort avait été causée par leur chère voiture. Une fois encore, la prudence n’était pas un luxe. Mais heureusement pour eux, il ne se passa rien. De toute façon, il aurait fallu qu’une voiture soit allumée pour qu’elle soit réellement dangereuse, et ce n’était pas le cas. Ils étaient tout de même de plus en plus nerveux à l’approche de la centrale. Ce bourdonnement permanent qu’ils entendaient depuis un petit moment était maintenant très fort et dérangeant, comme le bruit qu’aurait fait un moustique géant. L’air lui-même était plein d’électricité, semblait-il. L’atmosphère était lourde comme avant un énorme orage, pensa Bobby. On aurait dit que la centrale sentait leur présence, mais ils étaient en même temps comme invincibles, si on en croyait la théorie de Bobby. Ils ne pensaient maintenant même plus que celle-ci pourrait être erronée. D’un certain côté, il valait mieux ne pas y penser sous peine de commettre une erreur fatale par la suite. Ils étaient déjà bien assez nerveux comme ça, pas la peine d’en rajouter.
Comme ils s’y attendaient, la porte des employés était ouverte. Le bruit à l’intérieur était terriblement impressionnant, et Bobby se disait qu’il n’était pas possible que ce fut le bruit normal, sans quoi il aurait été impossible de travailler ici.
Ce qu’ils ne savaient pas, à l’exception de Nancy, c’était que la centrale était hydraulique. Bien sûr, ils auraient pu y penser, il suffisait de voir la pente qu’il y avait derrière le bâtiment, ou plus simplement la conduite forcée, et également le fait qu’il y ait une rivière qui traversât la ville. Le bruit qu’ils entendaient de dehors ne venait en fait pas des nombreux câbles de l’extérieur, mais des turbines qui produisaient un vacarme monstrueux en tournant. Lorsqu’ils virent leur taille, il comprirent immédiatement pourquoi le bruit était si fort. On ne voyait que la moitié des turbines, comme une sorte de coque géante, et elles faisaient déjà bien 2,50 m de haut pour 5 m de large, ce qui était logique étant donné qu’une hélice est généralement ronde. Il y en avait trois de ce genre, et Bobby n’avait aucun mal à croire qu’elle fournissaient assez d’électricité pour toute la zone à laquelle la centrale était attribuée. Puis Tom essaya de parler mais ils s’entendaient à peine. Bobby comprit un truc du genre “Putain quel boucan !! ”, et hocha la tête. Nancy fit signe de sortir pour qu’ils puissent parler, proposition qu’ils acceptèrent immédiatement.
Lorsqu’ils furent dehors, ils eurent tout d’abord du mal à se rendre compte qu’ils pouvaient parler sans hurler, puis ils échangèrent leurs idées.

“Vu qu’on a quatre blocs de C4, je propose qu’on en fixe un sur chaque turbine, et le dernier sur la conduite forcée, juste avant l’endroit où elle rentre dans la centrale, au cas où il y en aurait un qui marche pas, dit Tom.
- Euh... Ouais, ça me paraît une bonne idée. C’aurait été une centrale où il y a du pétrole, on aurait pas hésité, mais là, je crois qu’on a pas le choix, approuva Bobby.
- Et toi, Nancy, t’en penses quoi ?
- Ben, on peut pas dire que je m’y connaisse trop en armes et en explosifs, mais puisque tu me le demande, je vais te répondre que ça me convient.
- On est d’accord alors. Bon, je vous explique : je règlerai l’explosif de la conduite sur quatre minutes, et tous ceux des turbines sur trois. Je veux prendre aucun risque. Je les place tous, et après je les déclenche. Normalement, on aura largement le temps de se barrer sans qu’on ait aucun problème, cette fois. Ok ?
- Compris, fit Nancy.
- C’est bon, ajouta Bobby.
- Alors je m’y mets. Pendant ce temps, tenez vous à une cinquantaine de mètres et attendez moi.”
Ils hochèrent la tête, car bien qu’ils brûlaient d’envie de lui proposer leur aide, ils savaient pertinemment qu’ils ne risqueraient que de faire empirer les choses.Tom prit ensuite les explosifs et les détonateurs dans le sac de Bobby, et après lui avoir lancé un ou deux Sois prudent et autres Fais attention, ils repartirent vers la ville pendant que leur copain préparait le truc le plus dangereux qu’il ait jamais fait de sa vie.

24

Tom, de son côté, essayait tant bien que mal de ne pas penser à la difficulté et au danger de ce qu’il se préparait à faire. Il pénétra à nouveau dans cet univers bruyant et presque irréel, et se prépara mentalement à ce qu’il allait faire. Avoir réussi à faire sauter un baraquement du camp militaire ne l’avait pas forcément mis en confiance dans la mesure où l’un - ou plutôt l’une - d’entre eux avait failli y passer, et que cette fois il était le seul à réellement risquer quelque chose. Il respira un grand coup, et se dirigea d’un pas décidé vers la turbine la plus lointaine. Une fois juste à côté, le bruit était tellement fort que c’était comme s’il ne s’en rendait même plus compte, à part la douleur de ses tympans. Mais il ne se laissa pas perturber; après tout, cela ne lui prendrait au plus que quelques minutes. Au lieu d’une banale double bande adhésive, le C4 était en plus doté de plusieurs aimants, ce qui permit de le fixer avec un léger clang ! étouffé par le bruit ambiant sur la paroi métallique de la turbine. Il régla ensuite le minuteur digital sur 03:00, alors qu’il sentait ses doigts trembler et son front ruisseler de sueur. Du calme, du calme, se dit-il, ça ne risque rien tant que le minuteur n’est pas enclenché. Ce n’était pas spécialement réconfortant, mais cela suffit momentanément.

Il passa à la seconde turbine, effectua la même série de gestes, avec toujours autant de minutie, et en transpirant de plus en plus. Il ne tremblait quasiment plus, c’était déjà cela de pris, mais par contre, il avait l’impression qu’il était déjà sourd. Il plaça ensuite la troisième charge sur la dernière turbine, régla la minuterie et recula de quelques pas. Il s’offrit une pause histoire de souffler un peu, puis se remit en marche vers une porte de service qui sortait à l’opposé de celle par laquelle ils étaient entrés, c’est à dire qu’elle donnait sur l’endroit où la conduite entrait.

Celle-ci était également de taille fort imposante, elle mesurait facilement deux mètres de diamètre, et on entendait le grondement enragé de l’eau qui arrivait à une vitesse à peine imaginable. Plein de crainte et d’admiration à la fois, Il posa la main contre la paroi métallique. il fut déçu en constatant qu’en fait on ne sentait qu’à peine les vibrations tellement le tube devait être épais. Toutefois, ça ne posait aucun problème pour un bloc de C4; en effet, qui aurait conçu une conduite d’eau résistante aux charges explosives ? Jusqu’à nouvel ordre, ça n’avait jamais été une cible privilégiée des terroristes en tous genres. A moins que j’en sois un, maintenant ? pensa Tom, amusé par cette réflexion.

Il choisit l’endroit le plus approprié pour fixer cette charge, c’est-à-dire celui où deux portions de tubes sont soudées et fortement boulonnées entre elles. La jonction céderait facilement et les dégâts seraient plus importants que si l’explosif déchiquetait trop faiblement la paroi. Celui-ci fut réglé sur 04:00, comme il l’avait dit tout à l’heure. Il contempla les chiffres digitaux rouges pendant une minute, comme hypnotisé. Il se rendait soudain compte que ça serait certainement une des choses les plus importantes et peut-être même les plus utiles qu’il ait faite de toute sa vie, et il se mit à réfléchir un instant, absurdement, à ce qui ce serait passé s’il avait fait ça dans la vie normale. Il vit en un flash les manchettes des journaux, qui crieraient en lettres capitales : TROIS ENFANTS FONT EXPLOSER UNE CENTRALE ELECTRIQUE : un drame incroyable et inexplicable, des dizaines de victimes. En effet, les trois terroristes en herbe n’ont toujours pas été retrouvés...
Stooooop !! On arrête tout de suite de penser à des trucs débiles et on y va.
Et il appuya sur le bouton qui déclenchait la minuterie.

Luna82
Luna82
Niveau 9
12 mars 2007 à 22:26:03

:peur: la suite.....

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
13 mars 2007 à 18:54:49

25

Bobby et Nancy, côte à côte, s’éloignaient d’une cinquantaine de mètres de la centrale, comme leur avait recommandé Tom il n’y avait même pas une minute. Tout en marchant, ils ne pouvaient pas s’empêcher de se retourner de temps en temps, mais en vain car ils ne pouvaient pas le voir. Sans oser se l’avouer, ils avaient tous les deux une peur panique que leur ami sorte en hurlant : Courez, courez, ça a pas marché, il reste plus qu’une dizaine de secondes !! !!!! Et eux, hésitant entre aller l’aider, ce qui n’aurait servi à rien, et s’enfuir alors que leur meilleur ami allait probablement mourir, auraient survécu avec ce terrible remords d’une situation cornélienne dans laquelle ils n’auraient bien sûr pas fait le bon choix.
Mais cela ne se produisit pas . Une fois qu’ils estimèrent avoir parcouru la distance appropriée, ils s’arrêtèrent, et préférèrent tout de même rester debout pour être prêts à toute éventualité. Attendant avec inquiétude le retour de Tom, ils ne parlèrent pas pendant quelques minutes.
Puis, au bout d’un moment, Nancy déclara avec inquiétude :
“Bobby, tu crois pas qu’il devrait déjà être revenu ?
- Franchement, je sais pas le temps que ça peut prendre, et je sais pas combien de temps il s’est écoulé depuis qu’il est entré, donc c’est difficile à dire. De toute façon, il ne vaut mieux pas qu’on y aille, ça serait le genre de connerie qui pourrait nous mettre tous en danger.
- C’est vrai, mais quand même... fit-elle d’un ton moyennement convaincu par les arguments du garçon.
- Tout ce que je peux te dire, c’est que la plupart du temps, désobéir à ce genre de consignes, c’est courir à la catastrophe.”
Il n’ajouta pas que cette réflexion lui venait plutôt de ce qu’il avait pu constater dans de nombreux films, car cela parut au moins rassurer un peu Nancy. Ils attendaient maintenant avec une impatience grandissante que la silhouette de Tom s’encadre dans la porte par laquelle ils étaient entrés tout à l’heure.

26

C’était fait. Le bouton était enclenché, le compte à rebours commençait à égrener rapidement les secondes, bien trop rapidement à son goût. 04:59, 04:58, 04:57... Les chiffres défilaient à une vitesse affolante, et il avait la sensation d’avoir les jambes en coton. Comme si c’était le moment d’être à moitié paralysé ! La terreur s’était brusquement insinuée en lui, et il était comme un enfant qui n’ose pas bouger d’un centimètre dans son lit lorsqu’il vient de se réveiller en sursaut et en sueur d’un cauchemar particulièrement terrifiant.
Putain, Tom, tu vas te magner le cul si tu veux pas finir en steak haché !!
Il ne sut jamais quelle était la voix dans son esprit qui lui avait crié mentalement ce conseil judicieux, toujours est-il qu’il le suivit. Sa sensation d’être tétanisé s’envola, et dès qu’il se remémora ce qu’il était censé faire, il se rua vers l’intérieur de la centrale. Il courut à toute allure jusqu’à la dernière turbine, pris une grande inspiration, balaya la transpiration de son visage d’un revers de la main, et appuya sur le déclencheur de l’explosif. Il avait à présent pleinement recouvré ses esprits, et il ne lui fallut pas plus d’un vingtaine de secondes pour enclencher tous les comptes à rebours des turbines.
Ayant abandonné toute tentative de réflexion, il trouva la sortie et se mit à courir le sprint de sa vie - il eut même le temps de penser qu’il aurait battu tout le monde à l’école à une vitesse pareille - en direction de ses deux amis.

27

Nancy ne disait rien mais Bobby savait qu’elle était tout de même morte d’inquiétude pour Tom. Lui aussi commençait à sérieusement douter que tout ce soit passé comme prévu. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Et s’il s’était bêtement assommé alors qu’il a déjà déclenché une minuterie ?
Cette attente allait bientôt le rendre fou, quand il aperçut enfin son copain qui arrivait vers eux à une vitesse olympique. Nancy cria dans sa direction, ne pouvant retenir son soulagement. Par contre, ils ne savaient pas quoi faire : fallait-il l’attendre pour courir, ou valait-il mieux partir tout de suite ?
Dès qu’il fut suffisamment, en vue, Tom coupa court à leur interrogation en leur faisant signe avec le bras de commencer à courir. Il les rattrapa rapidement de toute façon, étant donné qu’il était lancé et que eux, ils ne pouvaient pas courir en deux secondes aussi vite. Puis Tom ralentit peu à peu le rythme, et lorsqu’ils s’arrêtèrent, ils étaient bien à deux cent mètres de la centrale. Ils étaient tous très essoufflés, et il fallut un bon moment avec que quelqu’un parle. Ils s’étaient tout de suite assis, ne risquant rien à cette distance. Puis Tom parla, avec un débit haché.
“Pfff, ouah, c’te course... C’est con... on avait pas... besoin de courir... aussi vite.
- Ah, et c’est maintenant que tu le dis ? s’exclama Nancy. Elle et Bobby avaient retrouvé leur souffle, car ils avaient beaucoup moins couru que Tom.
- Ben ouais... On avait du temps... Il doit rester environ deux minutes... Mais bon, ça l’aurait pas trop fait, de partir en petite foulée, en même temps !”
Ils éclatèrent tous de rire, et Tom faillit s’étouffer du manque d’air qu’il subissait encore. Mais pendant tout ce temps, ils ne lâchèrent pas des yeux le bâtiment qui devait maintenant exploser d’une seconde à l’autre.

Ca fait toujours plaisir les lecteurs assidus !

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
16 mars 2007 à 18:33:37

27

Nancy ne disait rien mais Bobby savait qu’elle était tout de même morte d’inquiétude pour Tom. Lui aussi commençait à sérieusement douter que tout ce soit passé comme prévu. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? Et s’il s’était bêtement assommé alors qu’il a déjà déclenché une minuterie ?
Cette attente allait bientôt le rendre fou, quand il aperçut enfin son copain qui arrivait vers eux à une vitesse olympique. Nancy cria dans sa direction, ne pouvant retenir son soulagement. Par contre, ils ne savaient pas quoi faire : fallait-il l’attendre pour courir, ou valait-il mieux partir tout de suite ?
Dès qu’il fut suffisamment, en vue, Tom coupa court à leur interrogation en leur faisant signe avec le bras de commencer à courir. Il les rattrapa rapidement de toute façon, étant donné qu’il était lancé et que eux, ils ne pouvaient pas courir en deux secondes aussi vite. Puis Tom ralentit peu à peu le rythme, et lorsqu’ils s’arrêtèrent, ils étaient bien à deux cent mètres de la centrale. Ils étaient tous très essoufflés, et il fallut un bon moment avec que quelqu’un parle. Ils s’étaient tout de suite assis, ne risquant rien à cette distance. Puis Tom parla, avec un débit haché.
“Pfff, ouah, c’te course... C’est con... on avait pas... besoin de courir... aussi vite.
- Ah, et c’est maintenant que tu le dis ? s’exclama Nancy. Elle et Bobby avaient retrouvé leur souffle, car ils avaient beaucoup moins couru que Tom.
- Ben ouais... On avait du temps... Il doit rester environ deux minutes... Mais bon, ça l’aurait pas trop fait, de partir en petite foulée, en même temps !”
Ils éclatèrent tous de rire, et Tom faillit s’étouffer du manque d’air qu’il subissait encore. Mais pendant tout ce temps, ils ne lâchèrent pas des yeux le bâtiment qui devait maintenant exploser d’une seconde à l’autre.

28

Leur attente se fit silencieusement, les yeux rivés sur la structure, comme si on était enfin arrivé au passage d’un film où il va y avoir de l’action - Ca va chier !, comme avait l’habitude de dire Tom. Et en effet, on peut dire que c’était une bonne comparaison.
Une déflagration se fit entendre, violente et brutale, le même bruit que lorsqu’ils avaient fait sauter le baraquement militaire, mais en moins fort car ils étaient cette fois-ci nettement plus loin du lieu de l’explosion.
“Ca, c’est la conduite d’eau”, dit Tom, un sourire satisfait sur les lèvres. Et ce fut confirmé par une sorte d’énorme geyser sortant du tube, qui avait la taille d’une paille vu d’ici. L’eau jaillissait à gros bouillons par le côté droit, là où Tom avait placé le C4. Puis il se rendirent compte que ça n’avait pas fait que percer un trou dans le métal : le peu de fixations qui tenaient encore les deux portions entre elles cédèrent sous la pression monumentale de l’eau, et la portion supérieure s’inclina vers le bas (à chaque jonction, il y avait un support en béton, ce qui faisait que la conduite était surélevée d’environ cinquante centimètres, pour faciliter les réparations et la maintenance). Elle ne s’inclina tout d’abord pas beaucoup, c’était invisible de là où ils étaient, mais l’explosif de Tom avait fait coup double. Il avait rompu la jonction, mais il avait également pulvérisé une bonne partie du support en béton. La conduite n’était donc plus soutenue et, le poids de l’eau et la pression aidant, la portion pencha assez pour que les boulons de la jonction supérieure sautent, presque un par un, avec de grands claquements métalliques.
En fin de compte, ce fut toute la portion du tube qui se détacha et tomba lourdement sur le sol. L’eau jaillissait donc maintenant directement du tube, comme un fantastique robinet que l’on aurait ouvert à plein. La puissance était telle que l’eau ne tarda pas à creuser un trou de plus en plus énorme dans le sol, dans lequel tomba peu à peu la partie de la conduite située entre l’endroit où était situé le C4 et la centrale.

Alors qu’ils étaient encore abîmés dans la contemplation des dégâts causés à la conduite, une autre explosion retentit, bientôt suivie par deux nouvelles, avec environ cinq secondes d’intervalles entre chaque. On aurait pu croire à une réaction en chaîne, tant cela paraissait régulier. Trois fois, un bruit de déchirement métallique, une sorte de SKRAAANNNGG !! ! particulièrement sonore, accompagné dans la seconde qui suivait de la pulvérisation du toit au-dessus de la turbine démolie. Putain, vraiment comme dans les films ! pensa Bobby. Mais au cinéma, on mettait souvent en valeur la belle boule de feu ascendante que provoquait l’explosion. Ici, en l’absence de munitions et d’essence susceptible d’en rajouter dans les effets pyrotechniques, c’était surtout le bruit de tôle froissée qui était impressionnant. Bien sûr, l’explosion n’était pas en reste, mais elle ne sortit pas de l’intérieur du bâtiment principalement, donc ils n’en virent pas grand-chose, à part quelques reflets orangés, et la fumée qui monta ensuite par les trois cheminées aux bords déchiquetés que chaque déflagration avait causé.

Ensuite, il y eut une sorte de pluie de morceaux de ferraille plus ou moins gros, certains de la taille d’une balle de golf, d’autres presque aussi gros qu’une personne. Ceux-là causèrent des dégâts supplémentaires au toit, si on pouvait encore l’appeler ainsi, et il y en eut même un qui retomba sur une voiture. Cela eut pour effet de la faire immédiatement exploser, et une réaction en chaîne se fit pour de vrai cette fois avec les quelques voitures garées juste à côté. On peut dire qu’ils en eurent pour leur compte en matière de boule de feu, car elle s’éleva à une dizaine de mètres quand les voitures autour de la première explosèrent. L’onde de choc de cette explosion poussa quelques uns des véhicules qui étaient garés un peu plus loin, sans les faire exploser.
On aurait maintenant pu croire que la centrale venait de subir un bombardement aérien : le parking ravagé, le bâtiment éventré de toutes parts et la conduite forcée coupée net. Le moins que l’on pouvait dire, c’est que leur plan avait été efficace. Il n’y avait rien pour témoigner que l’électricité ne circulait plus, mais ils sentaient que le bourdonnement émanant des lignes à haute tension (disposant en guise de prévention du fameux petit panneau avec un éclair foudroyant une petite silhouette noire, légendé : HIGH VOLTAGE - KEEP OUT) n’était plus là, ou plus audible en tout cas. En plus de ça, même s’il ne pouvait pas le décrire précisément, ils ressentaient le sentiment profond et simple de la victoire.
Victoire temporaire, peut-être, mais victoire tout de même.

Courage, la fin est proche...

Luna82
Luna82
Niveau 9
18 mars 2007 à 21:25:43

:ok:

blazcowicz
blazcowicz
Niveau 10
20 mars 2007 à 19:19:17

Chapitre 3

1

Au bout d’une semaine, les premières difficultés commencèrent à se faire sentir. Ainsi que Bobby l’avait prévu, la nourriture était abondante, mais ce qui restait de mangeable n’était pas très varié, et il n’y avait strictement aucun moyen de parvenir à trouver de la viande. De plus, un autre problème se posait : celui des corps. Beaucoup de gens étaient morts chez eux, et cela posait des tas de problèmes. Le premier, c’était l’odeur. En effet, celle qui se dégageait de cadavres entamant leur décomposition était très dérangeante, et il n’y avait aucun moyen de s’y habituer. Le second, c’était les mouches et autres insectes. Ils se rassemblaient par centaines autour et sur les corps, et il n’était pas bon du tout de les déranger, ou la pièce se transformait en un tourbillon vrombissant de nuisibles volants. Pour ces deux raisons, il devenait très difficile de trouver de quoi se nourrir. Ils en venaient à craindre de plus en plus d’avoir à entrer dans une nouvelle maison, car il n’était pas le moins du monde agréable d’y pénétrer pour découvrir que celui ou ceux qui y vivaient étaient morts d’une manière suffisamment atroce pour alimenter leurs cauchemars quelques jours.
Et même lorsqu’ils trouvaient une maison vide, ce qui était encore mangeable se résumait bien souvent à des pâtes ou du riz. Avec de l’eau en bouteille, ils parvenaient à s’en préparer, mais sept jours de ce régime les avaient déjà considérablement affaiblis. Ils s’en rendaient tous compte, mais il était encore difficile d’envisager une autre solution. Toutefois, Bobby pensait de plus en plus sérieusement qu’il faudrait bientôt qu’ils aillent dans la forêt, sinon ils allaient lentement dépérir d’un manque de protéines et de vitamines en tout genre. Ils étaient bourrés de glucides, mais avec le peu d’activités possibles, cela contribuerait plutôt à les faire grossir qu’à leur apporter de l’énergie.
Bon, il va vraiment falloir que l’on parle sérieusement de changement, là,se répétait Bobby. Il pensait même que s’il était possible de survivre, ils finiraient par mourir d’ennui. Il n’y avait absolument rien à faire, si ce n’était errer dans la ville, lire, parler, ou même parfois jouer aux carte. C’étaient les seuls loisirs qui restaient disponibles, sans électricité. Alors Bobby se mit à consulter des ouvrages sur la nature, comme Le guide de la survie en forêt, et il commença enfin à croire que c’était faisable. Il essayait de le faire si possible hors de vue des deux autres, mais cela le mettait mal à l’aise.
Puis un jour il n’y tint plus et lança la conversation sur le sujet sans prendre la peine de ménager une transition.
“S’il vous plaît, soyons honnêtes les uns envers les autres : on ne tiendra jamais longtemps ici, fit-il d’un air déterminé.
- Mais on le sait. Tu nous prends pour qui ? C’est pas parce qu’on en a pas parlé qu’on s’en est pas rendu compte, merde ! Tom avait l’air vraiment en colère.
- C’est vrai, on est aussi réalistes que toi, mais tu as raison d’en parler. Ca me mettait mal à l’aise, comme situation, ajouta Nancy.
- Ok, je me suis emporté. Mais qu’est-ce que tu vas mous proposer, comme plan de secours ?
- Eh ben, je suis convaincu qu’on peut essayer de survivre en pleine nature.
- Mais t’es malade! C’est ça ton idée ? Pour qu’on se fasse bouffer par un ours ou piquer par un serpent, ou je ne sais quoi d’autre ?
- Si tu restes ici, tu mourras de faim ou de manque de variété de nourriture, rétorqua Bobby calmement.
- Tom, il a raison, on ne pourra pas survivre longtemps en mangeant des nouilles ! Même si ça paraît difficile, je penses que c’est la meilleure idée.
- Ca paraît carrément débile, oui !
- Ecoute, peut-être que tu t’en fous, mais j’ai trouvé un bouquin très sérieux sur les meilleurs moyen de survivre dans la forêt, et ça me semble faisable.
- Mouais... Je demande à voir, quand même...
- De toute façon, il faudra bien que tu accepte le fait qu’on ne peut plus rester ici. Bientôt, il nous faudra un masque à gaz pour rentrer dans une maison, et puis comme je l’ai déjà dit, la façon dont on se nourrit ne nous permettra pas de tenir très longtemps.
- Ok, fit Tom de l’air de celui qui doit se rendre à l’évidence, mais qui reste écoeuré d’avoir tort. On n’a plus qu’à préparer not’ nécessaire de survie. »

2

Bien qu’ils se sentissent de plus en plus faibles, ils prirent leur temps pour ne rien oublier. Il suffisait de ne pas penser à emporter une trousse à pharmacie, même réduite, pour que cela puisse être fatal à l’un d’entre eux. Bobby ne pouvait plus tout porter, alors ils dénichèrent deux autres sacs à dos. Ils prirent un sac de couchage pour chacun, un réchaud disposant de deux recharges, des bouteilles d’eau (c’était le plus ennuyant, car l’eau se buvait vite, était lourde à porter, et en dehors de la ville il ne serait pas forcément facile d’en trouver), une petite réserve de pâtes - qu’ils n’arriveraient bientôt plus à manger -, et même une scie, car Bobby était sûr qu’elle leur serait utile. Il est vrai que devoir couper un arbre avec un couteau suisse n’est pas une chose parmi les plus aisées.
Puis Tom demanda comment il comptait chasser des trucs vivants, arguant qu’au MP5, même à silencieux, ou au SOCOM, ce ne serait pas une mince affaire non plus. Bobby lui répondit que pour les plus petits animaux, ils fabriqueraient des pièges, et que pour les autres, il suffisait de passer à l’armurerie locale et de se servir. Tom fut satisfait de la réponse, s’imaginant déjà en train de chasser du gros gibier avec un fusil à lunette. C’est là qu’il pensa qu’ils n’étaient vraiment pas doués, car c’est l’arme qu’ils auraient du privilégier dès le début, dans leur choix au camp militaire. Décidément, l’homme est et restera définitivement nul pour prévoir l’avenir, se dit-il, ce qui le fit sourire. Il pensait que s’ils étaient les derniers représentants “civilisés” de l’espèce humaine, la civilisation telle qu’ils l’avaient connu n’avait strictement aucune chance de renaître. Et c’est sûrement une bonne chose. Plus de problèmes de développement durable, de pollution, d’espèces en voie de disparition, de trou dans la couche d’ozone, et j’en passe...
Il se trouva à cette instant un peu bizarre car il se mettait à réfléchir aux conséquences positives de cette catastrophe alors qu’il ne savait même pas si ses parents étaient morts ou non. Ce qui le fit penser indirectement à la mère de Nancy, qu’ils n’avaient - heureusement ou malheureusement, il n’aurait pas su le dire - pas retrouvée. Et maintenant, ils étaient prêts à quitter la ville, tels des baroudeurs que l’on aurait pu croire partis pour un trek de deux semaines en pleine nature. Quand les gens nous disaient que la vie nous réserve des tas de surprises, ils ne savaient pas à quel point. Et ils ne le sauront probablement jamais, vu qu’ils sont certainement morts à l’heure qu’il est. C’est sur un mélange confus de ces pensées qu’il s’endormit pour la dernière nuit qu’ils passeraient dans cette ville.

Ben alors Darkanange ? T´es quand même pas faché parce que je corrige pas mes fautes ?

Luna82
Luna82
Niveau 9
22 mars 2007 à 18:57:27

alors c´est ça ?! ils sont seuls au monde ? y a pas d´autres survivants ?

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