5
Pour Tom et Nancy, le parcours menant de la maison de Bobby à celle de la fille fut nettement moins chaotique. On ne peur pas en dire autant de ce qui suivit. Du point de vue de Tom, le trajet parut presque banal, si ce n’était le paysage qui excluait le peu de normalité restante. Au fond de lui, il ressentait bien la même angoisse que Bobby, et probablement Nancy à l’heure qu’il était, mais il se doutait qu’il n’avait à peu près aucune chance de retrouver ses parents. Cette constatation, malgré qu’elle soit profondément pessimiste dans la mesure où il n’avait aucun moyen immédiat de le savoir, lui semblait de plus en plus juste, ce qui l’emplissait de tristesse. Il était également un peu mal à l’aise du fait de se rendre chez quelqu’un dont la mère n’était certainement plus.
Il sentait bien l’empressement de Nancy malgré son air quasi impassible, car elle pressait imperceptiblement l’allure de temps à autre. Tout d’un coup, elle prit la parole, ce qui prit Tom de court car il était en train de chercher comment il pourrait bien lancer la conversation.
“Tu sais, j’ai vraiment peur pour ma mère. Vu la réaction qu’a eu Bobby, ça devait être vraiment horrible, et ça me fait craindre le pire.
- T’as raison. (Aïe, se disait-il, ça fait vraiment pourri comme réconfort. Il hésitait à réitérer la réplique qu’il avait déjà dite devant la maison de Bobby; puis il décida de ne rien ajouter par peur de faire une bourde )
- En plus, elle ne sera sûrement pas à la maison, elle travaille à la centrale électrique de Berkley.
- Ah ouais ? C’est pas très loin de là où j’habite - enfin, en voiture. Et qu’est-ce qu’elle fait ?
- Je sais plus exactement, de la maintenance je crois.
- Hmm hmm... ( réponse classique de la personne qui se demande pourquoi elle a posé une question pareille )
- Tiens, c’est bientôt ma maison, par là-bas”, dit-elle en lui montra la direction du doigt.
Ils apercevaient un rond-point, celui là même que Bobby emprunterait une heure et demie plus tard. Nancy indiqua qu’ils prenaient la route de gauche, et ils coupèrent le rond-point par ce côté - qui pourrait bien se soucier du Code de la Route à l’heure qu’il était ? Une minute plus tard, ils voyaient le panneau de sortie de la ville au coin d’un virage, et Nancy lui fit signe qu’ils prenaient une petite rue à gauche.
“D’habitude, c’était tout le temps la galère pour rentrer, personne te laissait passer.
- Au moins maintenant c’est peinard, répliqua Tom avec un demi sourire.
- Ça, tu peux le dire, répondit-elle, bien que l’on sentit l’inquiétude refaire surface sur son visage.
Puis ils s’arrêtèrent au bout d’une petite allée menant à une maison modeste, du genre de celle que l’on construit par dizaines dans les lotissements. Une fois leurs vélos posés, Nancy farfouilla dans ses poches et y trouva rapidement ses clés. Elles étaient reliées à une sorte de nounours en peluche bleu tout sourire, détail que Tom eut encore trouvé nunuche hier, mais qu’il voyait d’un autre oeil aujourd’hui. Peut-être bien que j’ai toujours été un peu amoureux d’elle, en fin de compte. Mais même s’il avait osé se l’avouer plus tôt, il ne l’aurait jamais dit à Bobby. Non que celui-ci l’aurait répété, bien au contraire, mais ce genre d’histoire aurait pu l’énerver sérieusement, étant donné la haine qu’il vouait - du moins auparavant - à Josh et à tous ceux qui le vénéraient.
Le cliquetis de la serrure le ramena brusquement à la réalité. Nancy ouvrit la porte, et lorsqu’elle lui fit signe d’entrer, il comprit qu’elle était à peu près certaine que sa mère ne se trouvait pas dans la maison. Puis il prit à contrecoeur conscience d’une seconde chose : Nancy n’espérait plus que sa mère soit en vie, ce qui était justifié par le fait qu’elle travaillait dans une centrale électrique. S’il y avait un endroit où vous n’aviez aucune chance de survivre, c’était bien celui-là. La pauvre, pensa-t-il, sans se douter que le pire était à venir s’ils suivaient le plan de Bobby et se rendaient à la centrale.
Le tour de la maison fut vite expédié, en suffisamment de temps pour constater l’absence flagrante de la mère de Nancy. Puis cette dernière, entendant les grondements provenant de l’estomac de Tom (qu’il essayait tant bien que mal de dissimuler), elle lui proposa de manger un morceau.
“ Y’a tout plein de trucs surgelés. Comme ma mère rentre souvent tard, ça arrive que je mange avant qu’elle arrive, se justifia-t-elle.
- T’inquiète pas, ça me va ! De toute façon, j’ai tellement faim que je crois que mangerais n’importe quoi! répondit-il en riant. Nancy se joignit brièvement à son rire, puis ils passèrent aux choses sérieuses. Nancy sortit une “fricassée campagnarde aux petits lardons” du congélateur, Tom la fit cuire en respectant scrupuleusement les instructions, et ils l’engloutirent sans problème.
Une fois repus, ils commencèrent à discuter tranquillement de choses et d’autres. Soudain, alors que Nancy émettait l’idée judicieuse de préparer des sandwichs pour Bobby, Tom sursauta.
“Oh putain, Bobby, faut qu’on l’attende au panneau !
- Meeerde, c’est vrai, on a carrément oublié ! J’espère qu’on l’a pas manqué... fit elle d’un ton affolé tout en se levant précipitamment de sa chaise.
Ils se précipitèrent dehors et enfourchèrent leurs vélos, morts d’inquiétude et sentant déjà les remords d’une faute inexcusable les gagner.
6
“Mais non, putain, c’est pas vrai, je suis maudit...” se lamentait Bobby d’un ton désespéré. Il se mordait les doigts d’avoir pu s’endormir ainsi; tout fatigué qu’il était, c’était impardonnable. Ils ont du partir me chercher, c’est sûr, quelle merde je fait, même pas capable d’être à l’heure...
La route était désespérément vide et, comble de l’horreur, il se rendit compte qu’il ne savait même pas où Nancy habitait. “La sortie de la ville”, c’était un peu vague. Il réfléchit de toutes ses forces, et se dit que ses amis n’avaient pas pu quitter la ville. Ils étaient donc partis le chercher en remontant vers sa maison, et ils s’étaient ratés. Mais oui, c’est ça, bien sûr! Une fois qu’il eut soigneusement pesé le pour et le contre, il décida de repartir vers la ville.
Pour info nous en sommes à 39 p sur 83 !
Sinon ça intéresse quelqu´un un résumé de ma seconde histoire ?
C´est pas mal, mais quelques fois Tom fait des blagues foireuses et ils rigolent, alors que ca devrait les mettre mal à l´aise, plutôt.
"- Au moins maintenant c’est peinard, répliqua Tom avec un demi sourire. " par exemple, et yen avait une autre mais j´ai la flemme de chercher, désolé.
J´veux bien le résumé tant qu´à faire.
Désolé pour les blagues miteuses, ça arrive... Mai attend, j´ai quand même dis qu´elle souriait justen j´ai pas précisé son état d´esprit.
Sinon mon autre histoire :
Dan Wilkerson, un type dont le femme est morte mystérieusement, se rend au bord de la mer. Il rumine tous ces sentiments qui le hantent. Pourquoi la vengeance ? est une question récurrente.
Sa mémoire lui fait revivre ces terribles évenements tandis qu´il longe la mer... Les circonstances de ce qui s´est passé son troubles...
Voila je sais pas si ça donne envie de le lire, je suis nul en résumé !
Il est amnésique?
Ben non pourquoi ? C´est juste qu´il a un grand flashback et qu´il revit intérieurement ce qui s´est passé.
Mais comment il peut savoir ce qui s´est passé?
Il l´a vécu tout simplement ! Sauf que c´est une simple astuce de narration de commencer au présent et de faire un grand flashback, c´est tout !
7
Tom et Nancy déboulèrent en trombe de l’allée et prirent directement à gauche. Le panneau était là; ils en voyaient une extrémité à environ cinquante mètres à peine. Il grossissait rapidement, et lorsqu’il leur apparut en entier, ils virent avec terreur que personne ne les y attendait.
“Oh putain de merde ! gémit Tom. Nancy ne dit rien et remua la tête en signe de négation désespérée. Ce faisant, il lui sembla apercevoir quelque chose qui bougeait du coin de l’oeil. Elle se retourna, et vit que c’était bien quelqu’un, et que ce quelqu’un était Bobby, pas de doute, c’était le même sac à dos, la même allure...
“Tom, Tom, regarde !! ! cria-t-elle, hystérique.
- Quoi ? Où ? s’affola celui-ci, s’attendant désormais à tout et n’importe quoi mais sentant néanmoins une étincelle d’espoir.
-Là-bas, c’est Bobby !! ”
8
Ce dernier, furieux contre lui-même et ses amis pour qu’ils aient laissé la situation tant redoutée se produire, continuait à s’éloigner. Soudain, il lui sembla entendre des cris provenir de derrière lui. Pensant qu’ils pouvaient être ceux de quelqu’un en danger, il fit demi-tour brusquement. Il vit alors deux personnes - un garçon et une fille, visiblement - agitant les bras et criant son nom. Il refusa tout d’abord de croire ce que lui montraient ses yeux, puis dut admettre que c’était bien la réalité. Le soulagement envahissant brusquement son coeur, il se mit à pédaler comme un fou vers ceux qui ne pouvaient être que Tom et Nancy. Arrivant à leur hauteur, sûr de ce qu’il voyait, il sauta de son vélo et le jeta à terre.
“Putain les mecs, j’croyais bien qu’on s’était perdu! J’suis vraiment désolé d’avoir autant traîné! s’excusa-t-il.
- Ben euh... en fait, nous aussi on a traîné, alors je crois pas que ce soit ta faute plus que la notre..., expliqua Tom, gêné.
- En gros, j’ai proposé à Tom de manger un peu, et on a failli oublier le rendez-vous au panneau!
- Ben alors! On a vraiment eu chaud, parce que je devais presque être hors de vue, et j’étais parti pour faire le tour de la moitié de la ville!
- Ca, on peut dire qu’on a eu de la chance, mon vieux!
Ils se serrèrent affectueusement, comme deux vieux copains dans un film, quand ils ne se sont pas vus depuis dix ans. La seule différence venait du fait que cela faisait à peine deux heures qu’ils s’étaient séparés, mais avec la sale manie que les gens avaient de mourir subitement aujourd’hui, leur angoisse était tout à fait compréhensible. Même s’il n’osa pas serrer Nancy également, il vit dans ses yeux qu’elle était également très heureuse et soulagée qu’il soit encore en vie.
Mais après cette effusion de bonheur, ils en furent obligés à revenir à un sujet plus sérieux : qu’allaient-ils faire ? Bobby avait bien deviné que la mère de Nancy n’avait pas été retrouvée, et il sentait également qu’ils n’avaient pas spécialement envie de parler de ce qui était arrivé à Alan Hobson. Il décida alors de leur expliquer son plan en détail. Il leur raconta tout d’abord ce qui était arrivé dans sa maison, avec les fils assassins et le compteur, ce qui provoqua une réaction horrifiée des deux autres.
“Mais pourquoi tu nous a pas raconté ça avant ? T’as failli te faire tuer et tu nous l’as même pas dit ?
- Eh bien... premièrement, je n’en voyais pas exactement l’intérêt, et deuxièmement, je préférais creuser mon idée avant de tout vous raconter” leur donna-t-il en explication.
Bien que leurs mines soient pour le moins dubitatives, ils le laissèrent poursuivre son récit. Il leur expliqua donc comment le fait d’éteindre le compteur avait stoppé l’attaque, et comment ils souhaitait détruire la centrale la plus proche. Cela fit immédiatement tiquer Nancy, et plus légèrement Tom.
“Qu’est-ce qu’il y a ? Vous la trouvez pas bonne cette idée ? Décidément, il n’y comprenait rien.
- Non, non, c’est pas ça, répondit calmement Nancy. C’est juste que ma mère y travaille - ou plutôt y travaillait. Elle est à Berkley, cette centrale.
- Ah... Excuse-moi, vraiment, je pensais pas... Il avait pris un instant l’expression gênée de quelqu’un qui venait mettre les pieds dans le plat, et bien comme il faut, encore.
- Non, non, c’est rien, tu pouvais pas savoir, le rassura-t-elle, bien que son expression montrât que le fait de repenser à sa mère était douloureux.
- Hum... , fit Tom en se raclant la gorge, c’est pas que je veuille être rabat-joie, mais tu compte t’y prendre comment pour faire sauter une centrale ?
- Rassure-toi, j’y ai pensé ! Tu sais, avant Berkley, y’a un camp militaire ?
- Euh, oui, maintenant que tu le dis, j’crois bien, ouais... Et alors ? Il paraissait un brin perplexe.
- Attends, si dans un camp militaire on trouve pas ce qu’il nous faut pour faite péter quelque chose, alors on est foutu!
- Ouais, d’accord, mais avec tout ce fourbi qui doit y avoir, si c’est pas nous qui sautons en premier...
- Non, je pense pas, avec tout le monde qu’y a, ça leur aura déjà explosé au nez bien avant qu’on arrive!
- Ouais... n’empêche que ça me met un peu mal à l’aise. Mais bon, je crois pas qu’on ait une autre solution.
- Sûr ça au moins t’as raison mon pote, fit Bobby en y ajoutant une petite tape amicale dans le dos. Et toi, Nancy, ça te va ?
Celle-ci, tirée de ses pensées, mit quelques secondes à réfléchir, puis acquiesça.
- Oui, oui, pas de problème, répondit-elle avec un sourire légèrement faux.
- Putain, j’y pense, t’as pas un creux, Bobby ?
Ce dernier n’osait pas demander jusque-là, car il ne savait pas qu’ils étaient en train de manger pendant qu’il dormait sur son ex-père, et il s’empressa de répondre affirmativement.
Ils l’emmenèrent dans la maison, et il se fit deux sandwichs qu’il engloutit comme s’il n’avait rien mangé depuis une semaine ( il faut dire qu’ils avaient produits autant d’efforts physiques qu’en une semaine, et ils avaient eu leur compte d’émotions forte pour une bonne année ). Une fois rassasié, il dit qu’ils pouvaient se remettre en route, non sans avoir emporté quelques gâteaux, gourde et autres sandwichs car, fatigués comme ils étaient, les quarante kilomètres de Carson à Berkley, qui n’étaient pas exactement plats, leur paraîtraient bien longs.
Sinon regarde dans la p 2, j´avais fait un résume potable.
Alors ?
J´aime bien ton histoire, je me suis arrêté au chapitre 8, on verra si je reprendra la lecture si je suis motivé.
C´est fluide, ca se lit facilement, c´est vraiment bien écrit. Après c´est évident que ca me donne envie de lire la suite mais je ne la lirais pas maintenant: je suis assez occupé.
Ok merci, ça fait toujours plaisir que quelqu´un de nouveau vienne la lire ! Je posterai la suite sans tarder !
10
Le reste du trajet se passa dans l’ensemble sans encombre, simplement jalonné de pauses pour boire et se reposer, et de voitures immobilisées, intactes ou calcinées, mais possédant toujours le même point commun : leurs occupants étaient tous bels et bien morts. Puis ils aperçurent enfin des panneaux indiquant le camp militaire, et plus loin (à cinq kilomètres), la ville de Berkley. En l’absence de personnel pour surveiller l’entrée, ils n’eurent aucun mal pour pénétrer dans l’enceinte militaire. Cela fit l’effet à Bobby d’entrer de plain-pied dans un film de guerre : grillages électrifiés ( qu’ils contournèrent soigneusement ), barbelés, baraquements alignés, véhicules kaki, bref, l’intégrale.
“Putain, mais c’est énorme! s’exclama Tom. On va chercher où ?
- Bonne question... C’aurait été tellement plus simple si on avait déjà visité... J’suppose qu’on va devoir s’y prendre méthodiquement, sans courir dans tous les sens pour tout visiter, ni pour essayer les M-16 ou les lances roquettes... répondit Bobby avec un sourire intéressé à l’adresse de Tom - eh oui, aussi incroyable que cela puisse paraître, on apprend des choses en jouant à des FPS.
- Moi, j’ai jamais beaucoup aimé tout ça, les armes et tout ce qui est militaire, déclara Nancy.
- Dommage, ma p’tite dame, pasqu’ici, z’avez de quoi gagner une troisième guerre mondiale ! Eh voui, ça vous en bouche un coin, hein ? fit Tom en imitant superbement la voix et l’attitude du GI fier de sa patrie ( bomber le torse ) et pas très gâté niveau QI (parler comme un péquenaud ).
Ils éclatèrent tous de rire; décidément, ce Tom, jamais à court de plaisanteries ! Bobby lui asséna une claque dans le dos avant de lui dire :
“Tu sais que toi, t’en ferais un beau, de soldat ?
- Affirmatif, sergent, donnez-moi un coupe-ongle et je vous extermine la moitié de l’armée viet-cong ! Avec moi, ils passeront pas, je vous le dis, ces faces de citron !”
Et c’était reparti pour un tour de déridage des zygomatiques, si bien que Bobby en pleura presque. On s’en lasse pas, de ce p’tit con, pensa-t-il tout au milieu de son fou rire. Il aurait voulu exprimer sa pensée à haute voix, mais il riait trop de l’imitation de Tom pour pouvoir émettre plus qu’un son ressemblant vaguement à un mot.
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Errer dans un camp militaire désert était vraiment une expérience étrange et intéressante à la fois. Etrange, parce que l’on n’y voyait pas l’agitation des films de guerre, et intéressante car on était libre de faire à peu près ce que l’on voulait. Ils commencèrent logiquement par la guérite des gardes, mais ces derniers étaient morts - comme c’est étonnant, pensa Bobby, sarcastique. Ironie du sort, les gardes, qui ne devaient pas se fatiguer excessivement, étaient visiblement morts en regardant la télévision. Bien fait, ils n’avaient qu’à faire leur boulot plus sérieusement, au lieu de se vautrer devant un poste et de ne prêter qu’un intérêt très limité aux personnes désirant entrer - sauf bien sûr dans le cas d’un gradé où le léchage de bottes s’imposait, avec maintes courbettes et autres mains placées hyper-sérieusement à hauteur de la tête.
C’était vraiment un spectacle désolant, sur lequel ils ne s’attardèrent pas. Engagez-vous, qu’ils disaient, se remémora Bobby, ce qui le fit doucement rigoler. Après ça, comment vouliez-vous croire à l’honneur de la condition militaire ? D’autant plus qu’il ne semblait pas y en avoir le moindre encore debout et prêt à les aider, du moins à première vue. En cherchant un peu, ils trouvèrent un panneau comportant un plan du camp, ce qui leur fut très utile pour ne pas partir n’importe où. En cherchant minutieusement, ce fut Tom qui repéra le premier la mention WEAPONS sur le panneau, non loin de celle qui indiquait le stand d’entraînement au tir.
“Bon alors, les mecs, on se fait un trip Rambo, oui ou merde ?
Bien que souriant, Bobby préféra répondre sérieusement.
- On se calme, hein, on tire pas partout avec le premier truc qu’on trouve.
- Oh, le rabat-joie, tout de suite ! C’était une blague, mec, tu piges ? fit Tom avec un air faussement exaspéré sur le visage.
- Hum... Moi je suis quand même d’accord avec lui, il vaut mieux être prudent, intervint soudain Nancy.
- Ah ok, je vois, maintenant vous vous alliez pour pourrir mes blagues, c’est ça ? Très bien, je parle plus.
Bobby ne répondit pas mais secoua la tête de façon “mais qu’est-ce qu’il peut être con celui-là”, tout en souriant en coin. Puis il finit par leur proposer d’aller directement au stock, qu’ils allaient pas restés plantés ici comme des cons. Proposition bien évidemment approuvée sur-le-champ par Tom, qui avait décidément de plus en plus l’air d’un gosse le jour de Noël. En traversant le camp, Bobby eut une sensation de vide désagréable. Pas comme d’habitude, c’est-à-dire sans l’agitation mais avec les cadavres. Cette fois, il avait l’impression qu’il n’y avait vraiment personne. Normalement, il aurait bien du y avoir des soldats qui seraient morts dehors. Puis soudain, passant derrière les cuisines de la cantine, ils aperçurent les corps mutilés de cuisiniers par la porte extérieure, entrouverte par un pauvre malheureux qui avait certainement essayé de s’enfuir mais dont le plan avait échoué à cause des nombreux appareils électriques dont était fournie la pièce. Au moins n’a- t’il peut-être pas souffert, avec tout ce qui a du lui tomber sur le coin de la figure. D’ailleurs, celle-ci n’était pas jolie-jolie à voir. Tout le côté droit semblait avait été emporté par une masse conséquente, du genre une bonne batterie de marmites ou un four qui vous tombe dessus depuis une certaine hauteur. Détournant les yeux d’un air allant de simplement dégoûté à sur le point de vomir, ils repartirent vers le stock d’armes, encore plein d’espoir quant à la possibilité de s’en sortir, mais celui-ci s’en voyait diminué à chaque cadavre qu’ils trouvaient. Enfin, ils virent à une trentaine de mètres devant eux un bâtiment portant la mention WEAPON SUPPLY. Ah, ça commence enfin à devenir intéressant, se dit Bobby.
Une fois de plus, n´hésitez pas à répondre !
12
Le couloir menant à la réserve en question avait les murs tapissés d’indications et de contre-indications. Attention explosif, Manier avec précaution, Ne pas fumer, etc. De quoi créer une ambiance bien flippante si toutefois elle ne l’était pas déjà. Sur leur droite, ils virent ce qui ressemblait plus ou moins à un stand de tir, sauf qu’il y avait une toile qui ressemblait à celle d’un cinéma en plus petit. Bien entendu, Tom se jeta sur les armes qu’il y avait au sol, des FAMAS, et commença à en examiner une sous tous les angles. Il tira la sécurité, la relâcha, ce qui produisit le clac! attendu. Il avait l’air tout fier de sa découverte et souriait comme un gosse.
“Putain, t’as vu ça, mon gars !” s’exclama-t-il à l’adresse de Bobby. Puis, sans lui laisser le temps de répondre, il continua son inspection et éjecta le chargeur grâce au petit bouton latéral.
“Wouaou, des vraies balles, souffla-t-il avec l’expression d’un chercheur de trésor qui vient de dégoter la relique qui fera sa gloire et sa fortune. Il essaya de les sortir du chargeur, apparemment sans succès.
- Oh l’arnaque ! C’est pas des vrais fusils ! Il avait l’air sincèrement dégoûté. Bobby, apercevant deux ordinateurs posés sur un bureau proche, pensa avoir compris.
- Hum... Je pense que c’est des fusils d’entraînement, avec un genre de détection pour tirer sur l’écran, tu vois ?
- Ahhh... Mais, oui bien sûr, j’suis trop con! fit-il en se frappant le front. Ils laisseraient pas leurs armes traîner par terre comme ça, évidemment. C’est très bien tout ça, mais ça nous sert à rien des fusils pour tirer sur un écran.
- Normalement, je pense pas qu’on ait besoin de fusils du tout, intervint Nancy.
- Elle a raison, appuya Bobby, puis, voyant la mine dépitée de son copain, il ajouta : Mais si tu veux en prendre un, tu fais comme tu veux, du moment que tu fais pas de blessés.
- Trop cooooool ! Allons vite choisir, alors !
Ils retournèrent dans le couloir et reprirent à droite, vers la porte indiquant cette fois ci les armes. Pour Tom, ce fut comme pénétrer dans la caverne d’Ali Baba du joueur de FPS professionnel. Plus d’armes qu’il n’en avait jamais rêvé rassemblées dans une aussi petite pièce, c’était trop d’un coup. Non qu’il ait jamais eu des pulsions meurtrières, loin de là, mais toucher une arme réelle était quand même autre chose que de manier son sosie vidéoludique.
“Oh là là, regardez-moi ça ! Des FAMAS, des MP5, des M-16, des SOCOM à visée laser intégrée...”
Il était proprement surexcité. Bobby, à un moindre degré, était lui aussi fortement intéressé par ce qui ressemblait à une boutique d’armurier bien fournie.
“ Et là ! Des fusils à pompe... ah, je sais plus le nom mais c’est comme ceux de Soldier Of Fortune II... Et des fusils de sniper tant que t’en veux, et des grenades... Argh, regarde ça, Bobby!”
Il pointait son doigt sur la gauche, montrant une vitrine qui protégeait soigneusement un objet rectangulaire et de taille tout à fait imposante.C’était un authentique lance-missiles, ceux qui forment un parallélépipède, et dont l’endroit d’où sortent les missiles n’est pas un seul trou, mais six répartis en trois fois deux pour ne pas avoir à recharger et atteindre par conséquent une cadence de tir tout à fait impressionnante pour ce genre d’arme.
“Tu te rends compte ? Le lance-missile de Far Cry maintenant ! Argl ! Ca en fait trop d’un coup ! Bon, on essaye quoi en premier ? » dit-il avec un grand sourire.
13
Ils commencèrent à sortir quelques armes de leurs râteliers pour juger lesquelles ils pourraient emporter sans que cela les encombrent trop, tout en pouvant leur servir. Il était vrai que saisir un vrai fusil et le soupeser était carrément différent que le voir sur son écran d’ordi. Le plus déconcertant, c’était le poids : les armes paraissaient toujours plus lourdes une fois dans la main, et Bobby se demandait comment on pouvait tirer avec des trucs pareils. Même les SOCOM paraissaient très lourds pour de bêtes pistolets, mais une fois qu’il eut trouvé comment activer la visée laser, il se dit qu’il allait certainement adopter cette arme. Cela conférait un style indéniable, ce fameux petit point rouge tant utilisé dans les films pour vous faire comprendre que quelqu’un va bientôt mourir, de préférence d’une bonne balle dans la tête. Et puis, tout simplement, le laser aidait énormément à viser. Au lieu d’avoir à essayer d’aligner les trois bouts de plastique qui formaient la mire d’un pistolet, il n’y avait qu’à regarder où était le point rouge et à tirer. Tom, retrouvant son sérieux à moitié, pensa soudain à quelque chose.
“ Ah oui, les gars, faut faire gaffe, c’est quand même pas tout les mêmes munitions. En général, les fusils genre M-16 c’est du 5.56, sauf le MP5 qui prend du 9mm; après, les flingues c’est aussi du 9mm... euh... Ah oui, les snipers c’est du 7.62, et puis bien sûr les fusils à pompe c’est du bon vieux calibre 12, mais bon, celui-là on peut pas confondre. Donc regardez bien ce qu’il y a de marqué sur une boîte avant d’embarquer tout et n’importe quoi.
Nancy avait l’air soufflée par cette démonstration de savoir balistique, ce qui étonnait nettement moins Bobby, qui jouait à peu près au même jeux que Tom.
“Eh ben, t’en sais des choses dis donc ! souffla-t-elle.
- De l’utilité des jeux vidéo dans la vie de tous les jours, madame. Enfin, si on peut dire “de tous les jours”, mais ça fait plaisir, ça m’aura servi au moins une fois dans ma vie de m’y connaître un tant soit peu en armes et en munitions.
- Ok, ok, je suis convaincue, fit-elle avec un sourire. Tu me ferais presque regretter de pas avoir joué à assez de jeux vidéos.
- C’est sûr, maintenant c’est plus toi qui explose tout dans le jeu, c’est le jeu qui t’explose à la tronche, c’est nettement moins cool!”
Tout le monde rigola un peu, mais le coeur y étais moins, parce que la blague leur rappelait une fois de plus le danger qui rôdait autour d’eux à chaque instant, ou presque.
“Alors, ma p’tite dame, z’avez fait vot’ choix ?
- Ah, c’t’à dire, j’hésite entre ces deux modèles.”
Elle désigna un MP5 et un FAMAS. Les deux armes paraissaient avoir très peu servi, et on aurait pu croire qu’ils étaient venus faire leur choix dans une armurerie.
“Bon alors, ce premier modèle, c’est du lourd! Léger, fiable, ne s’enraye pas, chargeur trente pruneaux, visée simple d’utilisation, peut s’adapter à un butoir apposé contre l’épaule pour une meilleure stabilité, et pour finir, on peut y adapter un silencieux ! Pour tout vous dire, c’est l’arme la plus utilisée par les forces spéciales européennes - SAS, GIGN...
“Maintenant celle-ci, répondant au doux nom de FAMAS, est l’arme officielle de l’OTAN : vous conviendrez que ce n’est pas rien ! Son utilisation diffère légèrement du MP5 du fait de son poids plus important et de son recul brutal. Il ne peut s’adapter à un butoir ni à un silencieux, tout simplement parce que cette arme est conçue pour la guerre et non pour les opérations spéciales. Puissant, efficace, visée pratique permettant de tirer facilement à plus de cent mètres avec de l’entraînement, et enfin, aisé à recharger, bref, une arme à avoir toujours avec vous !
“Alors, cela vous aide-t-il dans votre choix ? conclut-il avec un grand sourire de vendeur.
- Eh bien oui, je crois que je vais me décider pour le premier modèle, s’il vous plaît.
- Excellent choix ! Je vous offre la bandoulière, et je vous fais même, attention, c’est bien parce que c’est vous, le silencieux gratuit également ! Cela vous convient ?
- Parfaitement. Je crois que je parlerai de votre magasin à mes amis, vous êtes quelqu’un de bien.
Tom allait commencer à rougir, car le compliment était ambigu, mais il se ressaisit vite en continuant sa comédie. Il se retourna, décrocha un fusil - qui était déjà muni de sa bandoulière -, dégota un silencieux et le vissa soigneusement au bout du canon. Il farfouilla ensuite un peu à côté et trouva cinq boîtes de munitions 9mm.
“Voilà, prêt à l’utilisation ! Prenez-en bien soin et il vous satisfera des années, c’est moi qui vous le garantis!”
Une fois le pseudo sketch fini, plus personne n’osa parler. Il y avait une espèce de malaise indéfinissable, provenant en partie de Nancy, qui n’avait pas l’air à l’aise avec l’arme dans les mains, et en partie de Tom, qui comprenait bien qu’il n’avait dissimulé qu’en partie sa gêne provenant du compliment de la fille. Et puis il y avait Bobby, qui se demandait ce qu’il pourrait bien dire pour stopper ce silence, mais qui en même temps ne s’était senti que moyennement concerné par leur sketch - même si, il devait l’avouer, il avait ri devant l’interprétation de son copain. Ce fut Tom qui rompit le calme en premier.
“ Non mais, si tu le veux pas je vais le prendre, t’inquiète pas, hein ? s’enquit-il. Elle parut accueillir la proposition avec empressement.
- Oui, oui, si tu veux, parce que je suis quand même pas super à l’aise avec.
- Ok, je le prends. Passe le moi, dit-il doucement.
Le transfert se fit rapidement, la fille se débarrassant de l’arme avec soulagement. Tom la mit directement en bandoulière, la cala bien, et fourra les boîtes de cartouches dans ses poches.
“Moi, j’ai pris ça, dit Bobby en désignant son pistolet.
- Le SOCOM à visée laser, pas mal, ouais. C’est bien pratique. Oublie quand même pas de prendre des munition. C’est les mêmes que moi, mais y vaudrait mieux que t’en prennes quelques boîtes supplémentaires dans ton sac.
- Ouais, t’as raison. Ce faisant, il mit quelques munitions dans son sac, et il ajouta : Mais y faudrait pas qu’on oublie pourquoi on est venu non plus. Où est-ce qu’il peut y avoir des explosifs, alors ?
- Là, vers le fond, y’a des grenades et autres trucs comme ça, répondit Nancy qui, au lieu d’admirer les armes une à une, avait fait le tour de la pièce et avait repéré les explosifs.
- Ok, allons voir ça, conclut Tom.
Ils s’avancèrent vers l’endroit en question, où les armes n’étaient pas sur un râtelier mais dans une sorte de vitrine - faire exploser une grenade par inadvertance aurait eu de fâcheuses conséquences pour un bâtiment rempli de munitions prêtes à exploser. Il fallait bien entendu une clé pour ouvrir ladite vitrine, mais ils n’avaient pas exactement envie de la chercher alors qu’ils pouvaient se servir comme ils voulaient. Ainsi Tom balança un bon coup de crosse dans la vitrine, qui résista au premier, mais pas au second. Toutefois, c’était un verre résistant, et il ne dégringola pas comme il s’y attendait. La crosse fit un trou environ de la taille d’une main, mais pas plus.
“Oh, et puis merde ! s’exclama-t-il en donnant un grand coup de pied dans la vitre, juste en dessous du trou.
Cette fois, une bonne partie de la vitre se brisa, mais toujours pas en entier. Tant pis, c’était suffisant pour y passer facilement le bras et atteindre tout ce qu’elle contenait.
“Bon, alors, qu’est-ce que nous avons là-dedans... Moui, des classiques grenades F1 à fragmentation, des fumigènes... ah! voilà, du C4 ! Je pense que ça devrait faire l’affaire, si on le place bien. C’est que ce truc, ça débouche sec ! Par contre, il manque un... ah ben non, ils sont là les minuteurs. Bon ben c’est parfait, on a tout ce qu’il nous faut, je pense!
- Ok. Vu que je vois pas spécialement de raison de rester, je pense qu’on peut repartir vers Berkley.
- Tiens, attends, y’a des vestiaires, par ici, on devrait regarder si on peut pas trouver des trucs intéressants, non ? demanda Tom.
- Ouais, si tu veux, ça coûte rien, toute façon.
En fait, les vestiaires étaient justes en face de la salle de simulation de tir, mais ils ne l’avait pas remarqué tout à l’heure. La porte n’était pas totalement fermée, ce qui parut un mauvais signe à Bobby après ce qu’ils avaient pu entrevoir dans les cuisines. Il n’avait pas complètement tort.
Un gros morceau pour me faire pardonner de mon immense retard dû à une certaine flemme et aux vacances, vous m´en voyez infiniment désolé, et j´espère que ça ne vous empêchera pas de revenir en masse !! !
t´as une nouvelle lectrice : je suis conquise... -et impatiente de lire le prochain chapitre-
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13
Ils commencèrent à sortir quelques armes de leurs râteliers pour juger lesquelles ils pourraient emporter sans que cela les encombrent trop, tout en pouvant leur servir. Il était vrai que saisir un vrai fusil et le soupeser était carrément différent que le voir sur son écran d’ordi. Le plus déconcertant, c’était le poids : les armes paraissaient toujours plus lourdes une fois dans la main, et Bobby se demandait comment on pouvait tirer avec des trucs pareils. Même les SOCOM paraissaient très lourds pour de bêtes pistolets, mais une fois qu’il eut trouvé comment activer la visée laser, il se dit qu’il allait certainement adopter cette arme. Cela conférait un style indéniable, ce fameux petit point rouge tant utilisé dans les films pour vous faire comprendre que quelqu’un va bientôt mourir, de préférence d’une bonne balle dans la tête. Et puis, tout simplement, le laser aidait énormément à viser. Au lieu d’avoir à essayer d’aligner les trois bouts de plastique qui formaient la mire d’un pistolet, il n’y avait qu’à regarder où était le point rouge et à tirer. Tom, retrouvant son sérieux à moitié, pensa soudain à quelque chose.
“ Ah oui, les gars, faut faire gaffe, c’est quand même pas tout les mêmes munitions. En général, les fusils genre M-16 c’est du 5.56, sauf le MP5 qui prend du 9mm; après, les flingues c’est aussi du 9mm... euh... Ah oui, les snipers c’est du 7.62, et puis bien sûr les fusils à pompe c’est du bon vieux calibre 12, mais bon, celui-là on peut pas confondre. Donc regardez bien ce qu’il y a de marqué sur une boîte avant d’embarquer tout et n’importe quoi.
Nancy avait l’air soufflée par cette démonstration de savoir balistique, ce qui étonnait nettement moins Bobby, qui jouait à peu près au même jeux que Tom.
“Eh ben, t’en sais des choses dis donc ! souffla-t-elle.
- De l’utilité des jeux vidéo dans la vie de tous les jours, madame. Enfin, si on peut dire “de tous les jours”, mais ça fait plaisir, ça m’aura servi au moins une fois dans ma vie de m’y connaître un tant soit peu en armes et en munitions.
- Ok, ok, je suis convaincue, fit-elle avec un sourire. Tu me ferais presque regretter de pas avoir joué à assez de jeux vidéos.
- C’est sûr, maintenant c’est plus toi qui explose tout dans le jeu, c’est le jeu qui t’explose à la tronche, c’est nettement moins cool!”
Tout le monde rigola un peu, mais le coeur y étais moins, parce que la blague leur rappelait une fois de plus le danger qui rôdait autour d’eux à chaque instant, ou presque.
“Alors, ma p’tite dame, z’avez fait vot’ choix ?
- Ah, c’t’à dire, j’hésite entre ces deux modèles.”
Elle désigna un MP5 et un FAMAS. Les deux armes paraissaient avoir très peu servi, et on aurait pu croire qu’ils étaient venus faire leur choix dans une armurerie.
“Bon alors, ce premier modèle, c’est du lourd! Léger, fiable, ne s’enraye pas, chargeur trente pruneaux, visée simple d’utilisation, peut s’adapter à un butoir apposé contre l’épaule pour une meilleure stabilité, et pour finir, on peut y adapter un silencieux ! Pour tout vous dire, c’est l’arme la plus utilisée par les forces spéciales européennes - SAS, GIGN...
“Maintenant celle-ci, répondant au doux nom de FAMAS, est l’arme officielle de l’OTAN : vous conviendrez que ce n’est pas rien ! Son utilisation diffère légèrement du MP5 du fait de son poids plus important et de son recul brutal. Il ne peut s’adapter à un butoir ni à un silencieux, tout simplement parce que cette arme est conçue pour la guerre et non pour les opérations spéciales. Puissant, efficace, visée pratique permettant de tirer facilement à plus de cent mètres avec de l’entraînement, et enfin, aisé à recharger, bref, une arme à avoir toujours avec vous !
“Alors, cela vous aide-t-il dans votre choix ? conclut-il avec un grand sourire de vendeur.
- Eh bien oui, je crois que je vais me décider pour le premier modèle, s’il vous plaît.
- Excellent choix ! Je vous offre la bandoulière, et je vous fais même, attention, c’est bien parce que c’est vous, le silencieux gratuit également ! Cela vous convient ?
- Parfaitement. Je crois que je parlerai de votre magasin à mes amis, vous êtes quelqu’un de bien.
Tom allait commencer à rougir, car le compliment était ambigu, mais il se ressaisit vite en continuant sa comédie. Il se retourna, décrocha un fusil - qui était déjà muni de sa bandoulière -, dégota un silencieux et le vissa soigneusement au bout du canon. Il farfouilla ensuite un peu à côté et trouva cinq boîtes de munitions 9mm.
“Voilà, prêt à l’utilisation ! Prenez-en bien soin et il vous satisfera des années, c’est moi qui vous le garantis!”
Une fois le pseudo sketch fini, plus personne n’osa parler. Il y avait une espèce de malaise indéfinissable, provenant en partie de Nancy, qui n’avait pas l’air à l’aise avec l’arme dans les mains, et en partie de Tom, qui comprenait bien qu’il n’avait dissimulé qu’en partie sa gêne provenant du compliment de la fille. Et puis il y avait Bobby, qui se demandait ce qu’il pourrait bien dire pour stopper ce silence, mais qui en même temps ne s’était senti que moyennement concerné par leur sketch - même si, il devait l’avouer, il avait ri devant l’interprétation de son copain. Ce fut Tom qui rompit le calme en premier.
“ Non mais, si tu le veux pas je vais le prendre, t’inquiète pas, hein ? s’enquit-il. Elle parut accueillir la proposition avec empressement.
- Oui, oui, si tu veux, parce que je suis quand même pas super à l’aise avec.
- Ok, je le prends. Passe le moi, dit-il doucement.
Le transfert se fit rapidement, la fille se débarrassant de l’arme avec soulagement. Tom la mit directement en bandoulière, la cala bien, et fourra les boîtes de cartouches dans ses poches.
“Moi, j’ai pris ça, dit Bobby en désignant son pistolet.
- Le SOCOM à visée laser, pas mal, ouais. C’est bien pratique. Oublie quand même pas de prendre des munition. C’est les mêmes que moi, mais y vaudrait mieux que t’en prennes quelques boîtes supplémentaires dans ton sac.
- Ouais, t’as raison. Ce faisant, il mit quelques munitions dans son sac, et il ajouta : Mais y faudrait pas qu’on oublie pourquoi on est venu non plus. Où est-ce qu’il peut y avoir des explosifs, alors ?
- Là, vers le fond, y’a des grenades et autres trucs comme ça, répondit Nancy qui, au lieu d’admirer les armes une à une, avait fait le tour de la pièce et avait repéré les explosifs.
- Ok, allons voir ça, conclut Tom.
Ils s’avancèrent vers l’endroit en question, où les armes n’étaient pas sur un râtelier mais dans une sorte de vitrine - faire exploser une grenade par inadvertance aurait eu de fâcheuses conséquences pour un bâtiment rempli de munitions prêtes à exploser. Il fallait bien entendu une clé pour ouvrir ladite vitrine, mais ils n’avaient pas exactement envie de la chercher alors qu’ils pouvaient se servir comme ils voulaient. Ainsi Tom balança un bon coup de crosse dans la vitrine, qui résista au premier, mais pas au second. Toutefois, c’était un verre résistant, et il ne dégringola pas comme il s’y attendait. La crosse fit un trou environ de la taille d’une main, mais pas plus.
“Oh, et puis merde ! s’exclama-t-il en donnant un grand coup de pied dans la vitre, juste en dessous du trou.
Cette fois, une bonne partie de la vitre se brisa, mais toujours pas en entier. Tant pis, c’était suffisant pour y passer facilement le bras et atteindre tout ce qu’elle contenait.
“Bon, alors, qu’est-ce que nous avons là-dedans... Moui, des classiques grenades F1 à fragmentation, des fumigènes... ah! voilà, du C4 ! Je pense que ça devrait faire l’affaire, si on le place bien. C’est que ce truc, ça débouche sec ! Par contre, il manque un... ah ben non, ils sont là les minuteurs. Bon ben c’est parfait, on a tout ce qu’il nous faut, je pense!
- Ok. Vu que je vois pas spécialement de raison de rester, je pense qu’on peut repartir vers Berkley.
- Tiens, attends, y’a des vestiaires, par ici, on devrait regarder si on peut pas trouver des trucs intéressants, non ? demanda Tom.
- Ouais, si tu veux, ça coûte rien, toute façon.
En fait, les vestiaires étaient justes en face de la salle de simulation de tir, mais ils ne l’avait pas remarqué tout à l’heure. La porte n’était pas totalement fermée, ce qui parut un mauvais signe à Bobby après ce qu’ils avaient pu entrevoir dans les cuisines. Il n’avait pas complètement tort.
Une lectrice ? Ca diversifie un peu mon public de brutes !
Nan les autres je charrie, je vais pas risquer de perdre des lecteurs !
Sinon au risque de me répéter, laissez un message chaque fois que vous lisez, c´est le seul moyen que je sache si il y a du monde qui suit !
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Désolé d´avance d´avoir eu la flemme d´espacer, je le ferais la prochaine fois parce que là c´est moche...
la suite...
P.S. continues.
14
Ce n’était en aucun cas aussi horrible que ce qui était arrivé au cuisinier, mais un cadavre restait un cadavre. C’est marrant, mais ça aussi ça fait super bizarre de le voir en vrai comparé à un jeu vidéo. Le corps du soldat était étendu par terre, entre deux rangées de casier. Il était visiblement en train de ranger ou de sortir des affaires de son casier lorsque l’incident était arrivé. Cela les renvoyait à ce matin, où ils avaient déjà vu pleins de gens morts de cette manière. On va finir par l’appeler le “coup du néon”, pensa Bobby. Encore une mort bête de plus, ils ne les comptaient plus depuis longtemps. Dont son père, d’ailleurs. Le souvenir douloureux de ses parents le harcelait de temps à autres, et il était de plus en plus difficile d’éviter d’y penser.
Le militaire, donc, se situait juste en dessous du néon meurtrier, et il n’avait bien sûr aucun cheveu susceptible de le sauver. Tous les éclats de verre étaient fichés bien profondément, et presque chacun d’un garantissait la mort. Il avait donc eu de quoi mourir bien quinze ou vingt fois, largement plus qu’il n’en fallait. C’était décidément affreux de se rendre compte combien les hommes n’étaient aucunement résistants à leur environnement. Mais si l’on y réfléchissait, cela paraissait parfaitement normal. L’homme s’était crée de toutes pièces un monde garantissant sa sécurité et son confort, donc si les objets en questions devenaient simplement dangereux, il ne lui restait plus beaucoup de chances de survivre. L’homme effondré dans les vestiaires avait une carrure parfaitement militaire : épaules carrées, cou trapu, muscles gonflant l’uniforme, et tout et tout. Bobby vit sur le casier qu’il se prénommait Johnny Faber, profession : fusilier. C’est vrai, il a une bonne tête de Johnny, ce gars. Il voulait dire par là que le soldat faisait tellement “militaire” qu’il en ressemblait presque à la caricature de Tom. En gros, il avait plutôt la tête “Je bourrine donc je suis” que celle d’un diplômé de Harvard. A première vue, c’était le seul malchanceux à s’être trouvé dans cet pièce au moment de l’explosion. Ce qui ne les empêcha pas - après avoir enjambé le corps - de s’intéresser à d’autres casiers. Celui qui était à côté appartenait à un certain Jack Stone, sniper. Yeah, ça ça claque comme nom au moins, quoi!
A part ça, les casiers se révélèrent totalement inutiles. Ils ne contenaient que tenues, chaussures et autres objets personnels. Ils ressortirent donc rapidement car la compagnie de Mr Faber dans l’état où il était n’était pas des plus agréables.
Une fois dehors, Bobby eut soudainement une idée, qu’il s’empressa d’exprimer.
“Je viens de penser à un truc. Tant qu’on a du C4 à disposition, vous croyez pas qu’on ferait mieux d’essayer au moins une fois de s’en servir ? Je sais pas, on pourrait faire sauter un dortoir, manière de voir ?
- Ouais, ouais, pas bête. J’y avais pas pensé mais oui, c’est une bonne idée. Alors autant s’y mettre tout de suite, ne traînons pas.”
Ils choisirent le premier qu’ils trouvèrent, en firent le tour vite fait, extérieur comme intérieur - ce serait passablement stupide de tuer un pauvre survivant en testant des explosifs - pour constater qu’il était entièrement vide. C’est vrai, les militaires sont assez matinaux, par conséquent ils n’étaient pas morts là où ils dormaient. Le dortoir était construit très simplement : la porte d’entrée donnait sur un couloir, le long duquel étaient réparties les chambres. Ils décidèrent donc de placer la bombe pile au milieu du couloir de manière à sortir rapidement - ce serait encore plus stupide si l’un d’entre eux mourrait à cause de ça. Tom, qui prenait la direction des opérations militaires, choisit de régler la minuterie sur soixante secondes. “C’est largement suffisant pour sortir” dit-il. Une fois que ce fut fait, ils se regardèrent, de manière à se donner le courage de faire ce qu’ils allaient faire, et quand Bobby ordonna : “C’est bon, vas-y”, Tom enclencha la minuterie.
15
Il y eut un instant de flottement pendant lequel leurs jambes semblèrent refuser de s’actionner, puis ils se mirent à courir comme des dératés. Heureusement, ils avaient eu la présence d’esprit de laisser la porte ouverte. Oubliant momentanément la galanterie, ils coururent plus vite que Nancy, qui se retrouva vite derrière les deux garçons.
50 secondes.
Ces deux derniers franchirent la porte en trombe, ne prenant pas le temps de descendre les marches mais les passant d’un saut. Ayant légèrement ralenti, ils se préparaient à se taper le sprint de leur vie quand Bobby entendit un cri derrière eux.
45 secondes.
Nancy, dans sa précipitation, avait raté la derrière marche et s’était effondrée. Bobby s’arrêta brusquement, et Tom lui rentra presque dedans.
“Tom, putain, faut qu’on l’aide !! ! » cria-t-il. Celui-ci ne comprit pas tout de suite de quoi il voulait parler, puis il pensa soudain à Nancy. Il se retourna et saisit immédiatement la situation.
40 secondes.
Le temps de parcourir les dix mètres qui les séparaient de la fille, ils pensèrent qu’ils avaient carrément intérêt à se magner le cul. Ils ne prirent pas le temps de lui demander comment elle allait et la soulevèrent par dessous les épaules.
30 secondes.
La portant à moitié, ils essayèrent de courir du mieux qu’ils le pouvaient, mais c’était difficile.
10 secondes.
Ils avaient parcouru environ cinquante mètres quand Tom cria “A terre”, et ils se jetèrent immédiatement au sol dans un semblant de dérapage. Ils se retournèrent pour voir le dortoir.
5 secondes.
Ils commençaient à se demander s’ils avaient réglé leur bombe correctement quand retentit la déflagration. Immédiatement après, le bâtiment entier explosa. Les vitres furent violemment soufflées dans toutes les directions, la porte d’entrée fut propulsée vers eux mais s’arrêta avant, les murs se disloquèrent et éjectèrent des débris comme autant de fragments de grenade. Le feu sortait par toutes les ouvertures, dont le toit qui avait été entièrement détruit à la verticale de la bombe, ainsi que les murs des chambres proches. Le bâtiment s’effondra au milieu, comme coupé en deux, mais les murs les plus éloignés tinrent bon. Les dégâts étaient tout de même très impressionnants, et si certains murs avaient tenu, c’était peut être en partie parce que c’étaient les plus épais, les murs porteurs. On ne pouvait pas en dire autant des cloisons entre chambres, qui avaient été proprement balayées par l’explosion, et qui transformaient l’intérieur du bâtiment en champ de gravats. Le feu n’allait de toute façon pas tarder à raser entièrement tout ça.
Les trois adolescents, toujours par terre, n’en croyaient pas leurs yeux. Des gravats avaient atterri à à peine dix mètres d’eux. S’ils n’avaient pas entendu Nancy crier, elle se serait certainement relevée toute seule mais elle aurait eu de fortes chances d’être transformée en passoire.
“Oh putain de merde... Vous m’avez sauvée...” Elle avait l’air passablement sonnée par le choc et avait du mal à s’exprimer.
“C’est bon, c’est fini, la rassura Tom en se rapprochant.
- Je... je serais morte... si vous ne m’aviez pas aidée... Merci...” Elle pleurait maintenant de reconnaissance et du choc subi. Bobby, lui, n’arrivait pas à dire quoi que ce soit. Dire qu’un petit bloc pouvait faire tellement de dégâts, et que lui, il en portait encore trois sur le dos ! Il se sentait tout à coup moins rassuré. Quand ils sortiraient, il faudrait qu’il demande à Tom s’il y avait au moins une sécurité sur ces saloperies de bombes. Mine de rien, Nancy avait raison, elle avait bien failli y passer, la prochaine fois, ils mettraient un peu plus de temps et ne courraient pas aussi vite. Il ne servait à rien de gagner trois secondes avec la vitesse si c’était pour rater une marcher ou un truc idiot de ce genre.
Ils se relevèrent lentement, soutenant toujours Nancy, puis Tom l’aida seul, Bobby, qui n’était pas totalement naïf - cela avait même tendance à être le contraire - avait bien fini par accepté le rapprochement qui avait eu lieu entre eux deux. Il ne pouvait pas lui en vouloir, après tout, ils se soutenaient mutuellement, c’était déjà ça.
Et puis de toute façon, il n’éprouvait rien pour Nancy. Bien sûr, elle était belle, et si la vie avait continué comme de rien, les garçons l’aurait certainement traité de bombe ou de canon, mais non, il n’était pas amoureux d’elle. Au moins les plaisanteries douteuses lui seraient elles épargnées, il pouvait faire confiance à Tom dans ce domaine. Une fois que ce dernier eut vérifié qu’elle n’avait rien de cassé ou de trop douloureux, ils retournèrent vers l’entrée.
“Au moins, on est sûrs que ça marche, c’est déjà ça, plaisanta à moitié Bobby.
- Ca tu peux le dire, ouais ! Ca décoiffe ! dit Tom en ne forçant pas trop sur l’enthousiasme - après tout, Nancy s’en était sortie de justesse.
- Au fait, j’aimerais savoir : ça risque rien, au moins, que je trimballe les explosifs ?
- Nan, t’inquiète, répondit Tom avec un sourire qui semblait dire “mais quel idiot celui-là”, tant que l’explosif et le détonateur sont pas reliés, ça peut pas exploser. Et j’ai pensé à les mettre dans deux poches différentes de ton sac, même si c’est super improbable qu’il aient pu se relier tous seuls.
- Ok, là au moins, je suis rassuré.”
Et c’était loin d’être un mensonge, car même avec ce qu’il lui avait dit, il restait toujours une partie de lui qui n’était pas rassurée. En même temps c’est vrai que si les militaires avaient conçu un explosif qui pouvait péter tout seul, ils auraient pas l’air cons ! Cette pensée le réconforta un peu, et il se dit que le meilleur moyen de ne pas stresser tout le chemin serait d’éviter d’y penser. Peut-être plus facile à dire qu’à faire, mais il se promit d’essayer. Tout en finissant d’échanger leurs points de vue sur les explosifs qu’ils avaient récupéré - Tom en profitant pour déballer son savoir sur la question -, ils atteignirent la grille d’entrée près de laquelle ils avaient laissé leurs vélos. Ils les enfourchèrent machinalement, et repartirent vers Berkley. Bobby se rendit alors compte qu’il était encore plongé dans ses pensées, cette fois au sujet de ce qu’ils feraient une fois la centrale désintégrée.
Après, viens pas dire qu’ils t’excluent, c’est toi qui ne participe pas au dialogue en étant toujours en train de penser à autre chose.
“..., Bobby ?
- Pardon ? Qu’est-ce qu’il y a ?
- Je te demandais juste si ça allait, tu avais une drôle de tête, fit Tom avec un air à la fois inquiet et curieux.
- Oh rien, je réfléchissais un peu, c’est tout...”
Tom, pensant probablement que Bobby se rappelait douloureusement de ses parents, n’osa rien ajouter. Son ami paraissait au moins conscient de ce qu’il faisait maintenant, tandis qu’avant qu’il l’interpelle, il était convaincu qu’il se casserait la gueule à la moindre bosse sur la route.
“Alors, de quoi parliez-vous tout à l’heure ? demanda Bobby pour relancer la conversation. Tom et Nancy se regardèrent quelques secondes, puis éclatèrent de rire.
- Ben tu vois, on s’en souvient plus ! répondit la fille.
- Au risque de recasser l’ambiance, je voudrais vous demander un truc.
- Ouais, vas-y.
- Vous pensez pas qu’on devrait passer la nuit quelque part avant de s’attaquer à la démolition de la centrale ?
En effet, la remarque paraissait judicieuse car la nuit approchait vite. On était bien en été, le soleil se couchait tard, mais le temps était passé tellement vite dans le camp, qu’ils se rendaient compte que sans une montre ou quoi que ce soit pour vous indiquer l’heure, ils perdaient déjà complètement la notion du temps. Le soleil la leur rappela bien vite, vu la proximité inquiétante qu’il avait déjà avec l’horizon. Et Bobby n’avait pas besoin de leur rappeler que les lampadaires ne fonctionneraient plus, qu’ils n’y verraient par conséquent absolument rien dans la ville. Tom prit la parole en premier.
- Putain mec, t’as raison ! Il doit rester à tout péter une heure avant que le soleil commence à se coucher. En gros, dès qu’on arrive en ville, on se magne le cul pour trouver de quoi dormir, c’est ce que tu veux dire ?
- Exactement, t’as tout compris. Après, ce qui m’embête, c’est où ? Il va y avoir des corps partout, c’est pas super agréable quoi...
- Je crois que le mieux sera de voir une fois en ville. Pour le moment, on peut pas deviner où il sera possible de dormir, intervint Nancy.
- Exactement, j’aurais pas dit mieux”, conclut Bobby.
Merci de continuer à lire, et j´espère que les anciens lecteurs reviendront (siouplaît !)
belle suite... rien à dire, à part peut-être une faute d´accard je ne sais plus où...