"Etre, c´est être perçu" (Berkeley)
"Je pense donc je suis" (Descartes)
Je suis Dieu.
Si je vois le monde, c´est que le monde existe et si je ne voie plus le monde, cela signifie que le monde n´existe plus. C´est vrai, si je ne peux plus sentir ou même penser le monde alors il n´a plus de sens et disparait. A ma mort, je ne pourrais plus ni percevoir, ni raisonner, donc le monde et toute chose dont je confirme l´existence par l´observation disparaitra. Quand je disparaitrais, le monde n´existera plus donc le monde n´existe que parce que j´existe, et c´est moi qui fixe l´existence du monde, c´est moi qui le crée, qui lui donne une apparence, un sens ! Je suis Dieu !
Après la mort, ce ne sera même pas le noir complet, ce sera un vide tout simplement. Un accident et fin, il n´y a rien à immaginer ou supposer après. C´est l´armagedon.
Le point de fuite.
Le monde a un point de fuite, unique. Je suis le seul à y avoir accès, à cette singularité qui d´apparence extérieure minuscule est en fait infinie depuis l´intérieur. Tout converge vers cet endroit, mon esprit, et tout est lié à ce dernier. Si je l´appelle le point de fuite, il n´est en réalité point question de perspective, mais tout simplement d´évasion. Une libération vers un monde dont la perfection n´est limitée que par mon immagination, où le Mal n´existe plus et que tout est Bien. L´expression "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles" prend tout sens puisque "tout est pour le mieux" dans mon monde.
De même que c´est moi qui crée le monde qu´on a coutume d´appeller réel, il semble logique que c´est moi qui crée ce monde que l´on pourrait qualifier d´immaginaire mais qui en fait a, comme le "réel", une existence à part entière. Logique, chaque monde que je crée doit logiquement être réel et pour me distraire ou me reposer, je passe de l´un à l´autre quand je le souhaite.
Je suis le centre.
Il ne se passe rien sans que je n´en sois informé. Par exemple, si au journal j´apprend que des attentats ont eu lieu, alors ils ont lieu, et si je ne l´apprend pas, alors ils n´ont pas eu lieu. Tant que je n´ai pas reçu l´information, l´evènement ne s´est pas produit, par contre dès que je reçois l´information, l´evènement s´est produit. C´est aussi simple que ça, je suis le Centre car comme je l´ai déjà dit, tout converge vers moi. L´information a besoin de moi pour exister. C´est moi qui lui fixe une existence, je suis Dieu après tout.
Le magicien.
Si je crée le monde, et que je donne une existence à l´information, qu´est-ce qui m´empêche d´acquérir les pleins pouvoirs qui me reviennent de droit sur ce monde ? Si je crée tout ce qui existe, inconsciemment, qu´est-ce qui m´empêche de crée de nouvelles choses, de faire apparaitre spontanément des évènements de manière consciente ? Rien ! Rien, ou presque, ne m´empêche d´obtenir ce controle, si ce n´est peut-être la maitrise. Je ne comprends pas encore très bien comment je provoque l´existence du monde, alors il m´est difficile d´effectuer une création volontaire. Peut-être qu´avec le temps, ou une certaine maitrise... Je cherche toujours comment y parvenir... Quand je vois un arbre sur mon chemin, je ne l´évite pas, il pourrait peut-être disparaitre, mon inconscient empêchant la collision.
Le pouvoir.
Il y a une solution pour acquérir cette magie, je l´ai déjà fait plusieurs fois dans le monde de mon esprit, dans mes rêves où j´arrive à controler, à créer, à détruire et même à voler, et m´inspirant de ces expériences, je cherche comment obtenir ce pouvoir dans l´autre monde, le "réel". Visiblement ces deux ne sont pas régi par les mêmes lois. Mon inconscient a une grande influence sur l´un et mon conscient a une grande influence sur l´autre. Le pouvoir se trouve dans l´inconscient, il faut donc que je rende l´inconscient majoritaire dans le monde "réel", je cherche et j´y arrive progressivement, j´entends quelqu´un qui me dit être ami, je suis le seul pour l´instant mais bientôt je l´aurai créé complètement et tout le monde le verra.