Voila une petite nouvelle, pas bien longue, que j´ai écrite il y a quelques jours. J´ai essayé de repérer les fautes, donc voila, je la poste
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La goutte d´eau.
Assis sur un tabouret confortable, voilà près de deux heures qu´il siégeait au bar du Paradise-Night, un club assez chic d´une ville sans grande importance, au alentour de New-York.
Après une journée fatigante sur tous les points de vues, cet homme avait décidé de venir noyer ses tourments dans l´alcool.
Le club était assez désert ce soir la, peu de clients occasionnels, quelques habitués de la maison, et bien entendu, le bar-man, indispensable. Vêtu d´un magnifique uniforme, son expérience resplendissait à chaque cocktail demandé.
Au première loge pour le spectacle, Franck admirait la dextérité de celui-ci. Les martinis défilant depuis deux bonnes heures maintenant, notre ami était devenu un rien plus enthousiaste, et moins taciturne qu´à son arrivée.
-Leroy! Met moi donc un autre petit martien.
-Tout de suite monsieur. Puis-je me permettre de vous demandez si monsieur a eu une rude journée? S´enquit poliment le dénommé Leroy.
-Tu peux le dire! Une journée harassante… Les gens deviennent de plus en plus abruti mon pauvre Leroy, c´est une constatation sans équivoque… D´ailleurs, je suis bien content de voir que quelle que soit les conditions, tu reste le même!
-C´est quelque part mon travail, monsieur, de vous adoucir…
-Tu as encore une fois parfaitement raison mon bon Leroy! S´exclama Franck, en se levant pour presque enjamber le bar, mettre une tape amicale au bar-man.
La discussion sur sa journée ne s´éternisa pas des masses, et Leroy en appris juste que cet homme semblait-être sur le point d´exploser, face à la stupidité des hommes. C´est du moins ce que Leroy en avait conclu.
Loin d´avoir tord, il détourna la conversation sur des sujets plus banals, moins embarrassants. Franck commençait à parler beaucoup, signe incontestable qu´il était saoul.
-Leroy, fais en donc descendre un autre de la planète rouge!
Le bar-man s´exécuta, l´alcool vint remplir une nouvelle fois le verre vide, qui avait maintenant vu passé au moins une dizaine de petit être vert.
Une véritable colonie, quant à elle, pouvait déjà apparaître dans ces yeux légèrement rougeâtres.
D´un noir impénétrable en temps normal, ils affichaient effectivement une fatigue prononcée. Ses cheveux coiffés en bataille sur un crane d´une largeur exceptionnelle, lui descendaient jusqu´aux épaules. D´une stature assez imposante, l´homme, bien qu´ivre, renvoyait une image assez forte, impressionnante même.
Sur qu´un être pareil, énervé et au bout du rouleau, ne doit pas être commode a retenir. Mais le calme qui régnait dans le club l´avait apaisé totalement, et la conversion avec Leroy lui permit de se changer les idées.
L´horloge du bar affichait presque minuit, mais enfin, dans cette journée d´enfer, il allait bien! Un moment il entendit presque les oiseaux siffloter…
Tous ça était presque trop beau, et il le comprit instantanément quand un fracas pas permit se fit entendre au environ de la porte du bar. Quand il se retourna, il constata effectivement que c´était de cette porte dont il était question.
Elle venait d´être enfoncée, ni plus, ni moins…
A partir de ce moment la, tout alla très vite, les actions s´enchaînant les une aux autres comme dans un scénario de film dramatique. La sécurité aujourd´hui se résumait à un seul portier, plutôt balèze, mais que notre invité surprise venait de copieusement envoyer sur les roses. Le peu de monde justifiait le peu de personnel, et en général, le club était plutôt calme, sans remout…
L´homme qui venait de fracasser la porte d´entrée, et le videur au passage, venait d´agiter une mer de haine. Une mer qui reluisait de toute cette rage accumulée depuis tant d´année. Et quand Franck se rendit compte que l´homme en question était encore une fois un abrutit certain issu de la société, ses nerfs craquèrent. La haine prit le contrôle de ce corps si puissant, et un carnage innommable s´en suivit.
L´homme qui venait de pénétrer dans le club résista quelques minutes, mais quand Franck lui décocha un énorme uppercut, sa mâchoire craqua, les os se brisèrent, et l´inconnu tomba sur son postérieur. Le sang giclait déjà, mais Franck n´en était point encore satisfait, et continua à assener de véritable coup de marteaux dans la tête du pauvre homme, maintenant absolument méconnaissable.
-Monsieur!!! Je vous en prie!
Leroy tenta de s´interposer, mais en vain, Franck le repoussa d´une main forte, et arrêta son carnage provisoirement pour se diriger vers le bar. Il saisit une bouteille au hasard sur celui-ci, et l´éclata dans un bruit assourdissant.
L´homme qui était à terre, et qui ne se relèverait sans doute jamais, bougeait encore légèrement. Quoi que le terme "trésaillé" serait plus approprié. Convulsionnant violemment, il ne semblait pas encore mort.
Franck s´approcha de lui.
-Petit martien… Tu t´es trompé de bar!!!
Sa main descendu en ligne droite une première fois, et le tesson de bouteille s´enfonça dans l´abdomen de la victime, dans une effusion d´hémoglobine. Il répéta son geste presque une dizaine de fois, avant de s´arrêter, l´air consterné.
Sans penser à fuir, il resta scotché devant le cadavre jusqu´à l´arrivée des policiers, auxquels ils n´opposa aucune résistance. Emmené de force, il ne rentra jamais chez lui. Leroy n´en saura jamais plus sur ce drôle d´individu, venant consommé des petits martiens au Paradise-Night de temps à autre.
Le bar-man regarda le cadavre quitter le club, sous un grand voile blanc.
Toujours troublé après quelques semaines, Leroy décida de rendre visite à Franck, en prison. A son arrivée on lui annonça que l´homme en question s´était suicidé la nuit dernière, dans sa cellule. Leroy demanda si la cause de la mort pouvait-être connue.
-Ce gars… C´est suicidé en tapant sa tête contre le mur en brique…Avait jamais vu ça…