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Mahori, L'avènement de la civilisation

Runi
Runi
Niveau 10
28 novembre 2006 à 22:24:37

Salut a tous,

c´est la premiere fois que j´écris de moi même, pour le plaisir. J´essai d´inventer une histoire de moi même, pas un fic tiré d´un film ou d´un jeu video. Le truc c´est que je suis néophyte en la matière alors ne soyez pas trop dur svp ^^ . J´écris sur les thèmes qui me passionent, comme la culture indienne et la nature.

Pour les deux premier chapitres, j´ai essayé de créer un sentiment de contraste entre deux mondes radicalement différents. (pour le personnage Runi, je signal que je ne suis pas skizophrene c´est que je n´avais tout simplement pas d´imagination ^^)

Prélude de l´Avènement

Le crépuscule tombait sur la terre d´Iyishy, c´était une vaste terre vierge, desertiques par endroits et boisées dans d´autres. Elle était peuplée de tribus, certaines était guérierres d´autres pacifistes, malgrès cette petite différence, elles étaient unies par un lien de fraternitée immuable car ils ne croyaient en aucuns dieux, et chérissaient leur terres avec un profond respect, la Terre Mère.

Ils menaient une vie libre, l´eau et le gibier était en abondance, certains parlaient même de plénitude... C´était ainsi...

Mais pourtant, depuis le matin de la 6ème Lune toutes les tribus appellés les Mahoks étaient très agités. Le vieux Sage avait prédit la destruction de leurs terres dans 1 an, oui, dans 1 an l´homme de fer viendrait poser ses pieds sur Iyishi.

Dans un petit village appellé Nahana, au sud d´Iyishi une tribu fêtait... Ils fêtaient leur dernière année a vivre, les habitants Nahaniens jouaient différents instrument tels que la flûte, le tambour ou des instruments étranges faites avec du bambou. Cela produisait un son nerveux et rythmé. Les nahaniens dansait autour d´un feu de camp, placé au milieu des tipis, en forme de cercle. Les arbres avec des feuilles couleurs miels, elles se laissaient tomber lentement sur le sol. Le bois était très calme, une aura de fraicheur, au loin on pouvait apercevoir de grandes montagnes

Mahori dansait avec sa bien aimée d´enfance, Chilam.

Cela faisait longtemps qu´il dansaient, de ce fait ils transpiraient, Mahori prit Chilam par la taille, les deux êtres au corps mat s´accordaient parfaitement, le feu de camp et la transpiration faisait luire leurs peaux couleur bronze. Il embrassa Chilam d´un baisé humide et passioné et s´ecarta d´elle pour danser un peu seul, il faisait des pas très rythmés et se concentrait sur le rythme du tambour.
Son corps bougait rapidement, a chaque coups de tambour, une partie de son corps bondissait, pour lui le temps s´était arretté. Et il dansa, sans se soucier du lendemain, alors que Chilam était partit dans son tipi, pour parler a Oyeki son petit frère, elle essayait de se rassurer, car elle avait peur, peur de mourrir.

Mahori était un jeune guerrier très prometteur, ses cheveux était long et noirs, ses yeux percants et sa tête était fine et sans défaut. Il était imberbe ce qui lui attirait quelques railleries chez ses adversaires, qui les comparaissaient égalemment de femme. Mais une fléche dans les parties, les rammenait vite a l´ordre...

Le jeune guerrier se dirigait vers la tante du vieux Sage, pour bavarder un peu, et se reposer de cette nuit agitée par la même occcasion. Il rentra dans le tipi et s´affaissa sur un petit tapis.
La pièce était pleins de biblos et d´ornements en tout genre, le vieux Sage collectionnait des trucs un peu intules aux yeux de Mahori.
Sage était petit, le dos courbé par des années d´errances, il avait un très grand savoir et cela pouvait se faire ressentir en regardant son visage marqué par les rides, une barbe grise trainait jusqu´au sol et il n´avais pas un cheveu sur le crâne. Sage aperçut le jeune homme et entama la conversation.

_ Alors bien dansé ?
_Oui..
_Tu sais pourquoi je t´ai convoqué ?
_Non...
_Hé bien... C´est difficile a dire... hésita Sage. ca fait longtemps que je voulait t´en parler...
_Je t´écoute.
_Ton père... Je le connais depuis mon enfance, il s´apelle Marc, ta mère t´en a pas parlé car elle avait peur que tu réagisse mal

Mahori ecarcilla les yeux, il ne conaissait pas son père et il pensait souvent a quoi il pouvait ressembler, dans son enfance il souffrait énormément de son absence, il n´avait aucuns renseignement, aucuns souvenirs sur lui. Et ce prénom, Marc lui parraissait bien étrange, ce prénom n´était d´originne Ishiyiènne.

_Dis, raconte moi tout ! se précipita le jeune guerrier

_Ton père était un voyageur, il aimait ta mère mais a du partir dans sa contrée

_ Quoi ? Une autre contrée ? Mais il en existe d´autres que la nôtre ?

_ Oui une seule, Elle s´appelle Eumreta, contrairement a nous, leur peuple se concentre plutôt sur la technologie que sur la magie. Et ton père était un eumretien et il devait repartir dans sa contrée pour annoncer l´existence d´un autre continent a son peuple, ta mère a été très affectée par son départ, il s´aimait énormément tu sais...

_ Pourquoi me dire tout ca maintenant ? demanda Mahori

_ L´avènement de la civilisation est pour bientôt Répondit calmement Sage

_La civi.. Quoi ?

_La civilisation, ton père m´en parlait, c´est un peuple très sophistiqué, ils travaillent beaucoup pour construire des choses qui me sont inconnues, mais cela détruit la terre, ton père me disait qu´ils étaiant dans notre contrée car il devait chercher une terre vierge pour son peuple, Leurs pays, Eumreta est en train de mourrir, il n´ya presque plus de ressources, ils on tout épuisés, je crois... En fait.. Qu´ils viennent nous envahir. Dit gravement Sage

_Mais on peut vivre ensemble non ?

_ Ils ne pourront pas s´adapter à nos rites, ils ne respecte pas la Terre Mère, ils la souille pour leurs propres fins...

_ Qu´est ce qu-on peut faire alors ?

_ Quelques tribus se sont postés a la plage au sud d´ici, pour surveiller leur arrrivée.

_ On va pas se laisser faire ?

_ Hé bien, nous les acceuilleront et nous verrons bien qu´elles mesures prendre.

_ Je présume qu´on ne fait pas le poids ?

Sage riat

_ Ne va pas trop vite, mon jeune garçon, si tu veux vraiment nous défendre tu peux faire faire quelque chose... Invoquer L´esprit du Ciel serait extrêmement dangereux...Hmmm... Sage tripotait calmement sa barbe, et scrutait Mahori d´un oeil incquisiteur.

_Alors, dis moi ce que je peux faire ! Insista Mahori

_ Pas maintenant, nous repparlerons de tout ca a l´arrivée des hommes de fers dans un an...

_ Les hommes de fer ?

_ Oui, tu comprendra plus tard, maintenant si tu me le permets, je vais dormir. A la cérémonie d´Hiver, c´est a dire demain, je te présenterais ton Manikhé.

Mahori le salua et prit congé, il pensait a son père et toutes les chose que Sage lui avait dit, il partit se coucher dans le tipi de Chilam.

Runi
Runi
Niveau 10
28 novembre 2006 à 22:30:29

Chapitre I : Le départ pour le Nouveau Monde

A des milliers et des milliers de kilomètres d´Iyishy, un homme se reveillait, tiré de ses merveilleux rêves d´une nouvelle vie, dans un monde où la nature prime sur la technologie.
Runi se reveilla dans un lit puant, les draps étaient sale et humides. La pluie l´avait reveillé. il avait dormi dans une auberge miteuse, il restait là, allongé sur le dos, a scruter le plafond humide de sa chambre. il decida de s´assoire sur le bord de son lit. Il prit une allumette et s´alluma une cigarette, il tira deux bouffé et se leva puis se diriga vers la salle de bain et essuya une épaisse couche de crasse sur le mirroir tout en la fixant, il apercevait son visage. C´était toujours le même, le visage marquée par des années de baguarres, les yeux presque inéxistants et fatigués, des cheveux mi-longs et bruns. Le même homme, réglant toujours ses problèmes en fuyant, s´il devait se battre c´était fourbement. il ecrasa sa cigarette contre le mur et si dit a lui même, comme pour se convaincre :" Aujourd´hui, j´arrête tout... Je passe prendre le billet chez le contre-maître et je me tire d´ici !" Il ouvra le robinet, le tube siffla bruyamment et laissa couler de l´eau froide, Runi se nettoya un peu le visage puis prit son sac contenant trois milles pièce d´or, ranga ses deux dagues en forme de demi lune dans sa lannière de cuir caché sous sa veste noire. Il paya l´aubergiste et sortit dans la rue.

Le Quai du quartier pauvre n´avait pas changé, toujours la même odeur d´ordure, la rue était parsemée de boutiques et d´auberges, Runi enjamba un homme ivre vomissant sur le pavé, et longa la rue adjacente.Des rafales de pluie tomba sur son visage, il mit sa capuche. Des machines a forme humaine titubaient dans la rue, encore des robots oubliés par leurs maître pensa Runi. Ces machines fonctionnait a l´éléctricité, la pluie les avaient fait disfonctionné.
La ville était ténébreuse, des bouches d´égouts rejettaient des nuées de vapeurs, les batiments noircis par le temps et par la casse s´élevaient dans le ciel, comme s´il défiait Dieu en personne. Les Cheminées d´usines pouvait se voir a des kilomètres tellement elles étaient immenses, elles rejettaient des nuages d´encre dans le ciel, des structures technologiques envahissaient la ville, elle avaient pour rôle de recharger en éléctricité les robots, les structures technologiques étaient en demi cercle et mesurait 10 mètres au minimum. Eumreta, a connu l´âge de l´industrie, dorénavent elle rentrait dans l´Ere de la Robotique, malgrès cette extraordinaire avancée technologique, cette contrée paya le prix de son apogée par l´absence de plus en plus présente de ressources naturelles indispensable a toute vie.
Runi bifurca a droite et vit le batiment du contre-maître. Il s´enfonca dans la porte et devala les marches d´escaliers, il toqua a la porte et le contre-maître l´ouvra. Son chien aboya, "ELVIS LA FERME!".

Une unique pièce était présente, la chambre était desrodnonée, la cuisine, la chambre et la salle a manger ne formait qu´une seule pièce. La pluie martelait la seule vivtre de l´appartement, ca sentait le chien mouillé. L´air était lourd, l´atmosphère pesante, cela fatiguait Runi.

_ Prêt a partir ? Fît le Contre-maitre
_ Ouais, je ne reviendrais pas, les petits larçins, les assassinats bref... tout ca c´est finit...
_ Je te comprends, je ne te retiens pas, loin de là. Tu a été quelqu´un de confiance et je sais que tu gardera tout nos petites affaires pour toi.
_ Ne t´inquiètes pas chef, ici personne ne sait que tu es a la tête de la guilde des voleurs.
_ Ouais... Je penses me retirer aussi, je vais laisser la place a Donk, il peut diriger ma guilde avec une main de fer, il le profil du parfait héritier.
_ Vrai...

Un silence se fit, puis le contre-maître se leva en disant " Je ne te retiens pas plus longtemps, j´espère que tu trouvera ton bonheur là bas, ce bonheur dont tu as rêvé toute ta vie"
Ils s´enlacèrent en tant que vieux frères puis Runi déposa le sac contenant toute sa fortune et ajouta avant de partir "merci, pour le billet."

Une multitude de marins transportaient des caisses de vivres pour approvisioner les centaines de bateaux, certains disaient adieux a leurs familles, la larme a l´oeil. Des enfants jettaient des cailloux sur les mouettes en riant puis couraient bruyamment sur les pavés inégaux du Quai, les grues laissait tomber des caisses sur le pont du bateau dans un bruit fracassant. Tout cela offrait un beau vacarme. Runi se fraya un chemin a travers la foule et rejoigna le pont d´embarquation, il montra son billet où était inscrit "Aller simple, 1ere classe, pour le Nouveau Monde" , le marin le laissa passer. Runi se retourna et regarda d´un oeil sans regret sa ville natale, pour la dernière fois. Il vit des centaines de bateaux prêt a partir pour une nouvelle vie, ce qu´il l´intrigua, c´était le nombre impréssionant de navires de guerres ammés a l´extrême est du port, des soldats armés d´Hallebardes et de fusils a poudre étaient parfaitement alignés, prêts a recevoir l´ordre d´embarquer, Des Robots gigantesques étaient embriqués dans des caisses métalliques, les grues peinaient a les transporter sans dommages sur les navires.

_ Pourquoi l´Armée ? Interogea un petit homme aux allures distingués derrière Runi
_ J´sais pas, c´est louche... répondit Runi sans se retourner
_ Vrai, il n´empêche que cette ville ne va pas me manquer...
_ Ville ? s´esclafa Runi Ce ne sont rien que des tours de briques et de colonnes boulonées.

L´homme riat et ajouta

_ le bateau levera l´encre dans trois ou quatres heures tout au plus, vu le nombre impréssionant de préparatifs...
_ Ah ? Bon, je vais aller a ma cabine, dormir en attendant le départ dit-il avec indifférence
_ Sage décision !

Il souhaita une bonne journée au voleur repenti et s´enfonca dans le coeur du navire.

Runi pensa qu´il devait faire de même et rejoigna sa cabine, elle était propre, le lit fait au carré. L´ex-voleur s´écroula sur le lit moelleux et fixa le mur,
aucune lumière du jour passait a travers le hublot "sale journée" marmmona Runi puis, lassé, il laissa ses paupières se fermer.

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
28 novembre 2006 à 23:02:46

J´ai commencé, j´ai pas accroché donc j´écris un premier commentaire.

Beaucoup de fautes, trop, tellement que ça perturbe la lecture. Ensuite, le texte en lui même est très mal organisé. Descriptions plates, banales et mal introduites ( même moi je fais mieux :-p) . En plus, c´est mal écrit, mauvais enchaînement etc.

Je continuerai après avoir tout lu ( et je ferai un truc plus complet ) mais j´ai mis deux trucs qui m´ont dérangés

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
29 novembre 2006 à 19:56:28

Toujours aussi bof^^. Des répétitions ( notamment de il au début )et toujours ces lourdeurs.
Je vais pas trop critiquer la forme parce que j´ai lu en diagonale afin de juger le fond. Et il n´est pas mauvais, ça a l´air intéressant.
J´espère franchement que tu aura une vraie critique sur la forme qui te pérmettera de t´améliorer et me donnera envie de lire la suite ^^.

Bonne chance!

Runi
Runi
Niveau 10
29 novembre 2006 à 20:18:09

Je n´ai jamais été bon en syntaxe et je manque cruellement de vocabulaire, mais je vais faire un effort, merci de tes conseils objectifs.

tchou

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
30 novembre 2006 à 20:24:09

C´est mieux, je pense même que c´est de mon niveau donc, je peux plus vraiment critiquer^^. Je laisserai le soin aux autres de le faire :p .

Je lirai sûrement la suite.

PS: Vers la fin, y a un averse que t´as remplacé par inverse...

Runi
Runi
Niveau 10
02 décembre 2006 à 23:38:16

Chapitre III : Et les lucioles dansaient...

L´aube pointa sur Iyishi, la tête de Mahori dandolinait sur son corps immobile. ses paupières mi-closes. Fatigué de son voyage depuis la veille sur l´interminable sentier de la Forêt brumeuse. Raû vit Mahori s´endormir, il lui colla une grande claque sur sa tête danseuse.

_ C´est pas le moment de dormir, la route est encore longue petit homme. Rappella son makinhé
_ Désolé, la fraicheur qu´offre cette forêt... m´en donne tellement envie... Confessa t-il

Ses paupières se fermèrent lentement, en écoutant les bruits monotone des sabots d´Eki, son esprit partait dans un bien être absolu, la fatigue se dissipait, le plaisir du repos envahissa le corps de Mahori.

_ MAHORI ! Cria Raû.
_ Hein, quoi !? cria t-il dans un sursaut.
_ Irratrapable. Dit Raû en haussant les sourcils.
_ Je tâcherais à veiller jusqu´a la prochaine halte chef.
_ Ne sois pas si immature, petit homme. Ton peuple t´a choisit, ne les fait pas regretter.

Brave acquieça d´un signe de tête et cligna des yeux pour se reveiller, la brume le revigorant petit à petit de sa fatigue prête a ressurgir a tout instants. Eki et Dawa, la monture du makinhé n´étaient pas fatigué eux. Le cheval de Mahori remuait sans arrêt sa tête dans le but d´enlever les poils de sa longue crignière.

_ Attends je vais t´aider Eki.

Le jeune guerrier se pencha vers l´avant, et gesticulait son bras vers la crignière de son cheval. Un traître courant d´air le fit basculer vers l´avant et l´entraina dérechef sur le sol. Il tapota sa tête, étourdi.

_ Pas un bruit. murmura soudainement Raû.
_ Ce n´etait qu´un coup de vent. précisa Brave.
_ Trop violent pour l´être...

Raû avait raison, et Mahori était d´accord lorsqu´il sentit un frisson parcourir tout le long de son échine, ses poils se redressairent, il n´entendait rien et pourtant, cette aura si malsaine, si perverse le mettait mal à l´aise. La forêt était calme, mais sa très grande densité ne permettait pas de voir quel maléfices pouvaient s´y tapir. Des larmes s´échappaient des yeux du jeune homme contre son gré, la peur parcoura térriblement tout son être, il avait très chaud et des sueurs froides couraient sur son frond. ses pupilles deveneaient blanche comme la mort.
ll était en en pleine transe. En tentant de se relever, le jeune homme trébucha en arrière comme un pantin désarticulé, Raû ne vit pas la scène, il était occupé a écouter les feuilles glisser anormalement sur le sentier...

A présent Brave se trouvait dans un berceau, une térrible convulsion s´abbatit sur lui, il était dans la peau d´un bébé ! Il regarda autour de lui et vit une belle femme a la peau dorée lui chanter une berceuse étrangement famillière. C´était le chant du berceau, chantée par les mères pour endormir les enfants lors des époques noirs. Mais pourtant, Mahori n´avait pas de parents. Le son produit par la mère l´obnibula mais, le regard si attendrissant de la mère devint subitement méfiant, elle commencait a chanter à voix forte comme si elle insultait l´innocente progéniture. Le chant était de plus en plus nerveux, plus assistant, plus rythmée, la mère se leva et pointa du doigt son enfant. La tête de la belle indienne se décomposait, des lambeaux de chair se detachèrent de son visage, sa peau pourissait devant les yeux affolés du bébé. Son chant était violent, sa bouche crachait des injures saccadés dans une bruyante quincophonie. Les pupilles de ce cadavre ambulant roulait dans ses orbites. Mahori pleura.
Ce n´était pas une berceuse, c´était une menace.

Le jeune guerrier se reveilla en sursaut, de la sueur froide perlait sur son front.

_ Ne l´écoutes pas ! Il ment ! Rugissait Raû en secouant le corps chétif de son protégé.
_ Que... Qu´est ce qu´il se passe ? marmonat Mahori en essuyant ses larmes.
_ Pas un bruit ! Il revient !

Raû attrapa Mahori par la taille et s´enfonca dans un bosquet. Eki et Dawa s´affolèrent, il remuaient leurs tête frénétiquement comme si un être invisible les tourmentait. Les Chevaux prit par la peur, s´enfuirent dans la forêt en hennissant. Une brise malsaine passa ensuite devant la cachette de fortune des deux guerriers, elle emportait les feuilles mortes dans son courent d´air furtif. Mahori ne savait pas quel créature était-ce, mais quelle qu´elle soit, il n´avait jamais vu un aussi redoutable prédateur : Invisible et inaudible, pas un craquement de branche, pas un bruit de pas, rien ne pouvait detecter son éffroyable présence. Il avait une arme qui pouvait détruire l´âme de Brave en un rien de temps : le fait de lui rappeller son enfance.
Pas de doutes, c´était bel et bien lui la proie. Raû était accroupit, une main posée au sol, l´autre tenait la terrible Obélisque, ses yeux d´aigle éxaminaient chaque centimètres du sol alors que Mahori était petrifié par la peur. Le prédateur était bien réel, les inombrables feuilles d´arbres laissaient filtrer une petite bribe de lumière. La forme du prédateur commencait à se dessiner délors, on pouvait voir la forme de son corps mais le reste restait invisible, il avait forme humaine, sa posure laissait supposer que ses yeux se dirigaient à l´opposé du bosquet. Le spectre du genre humain renifla a plusieurs reprises, puis s´évapora dans l´air. Raû se releva peu après et regarda Mahori d´un air méfiant.

_ Il te cherchait. Dit-il
_ Qui est ce ? Tu l´a vu toi aussi, je ne suis pas fou ?
_ Oui. Quant tu t´es évanoui j´ai compris qu´il utilisait un très grand pouvoir spirituel, apparemment il peut te tuer sans t´attaquer physiquement, il faudra prendre impérativement des précautions.
_ Ce rêve...
_ Ne fait pas attention, il mentait.
_ A quel sujet ? Toi aussi, tu as vu mon rêve ? s´empressa de demander Brave
_ Non j´ai entendu des murmures dans la forêt lorsque que tu étais en transe. Il essayait de t´hypnotiser, j´entendais tes gémissements au sujet de tes parents.

Mahori devint rouge et baissa les yeux.

_ Je ne savais pas où il se cachait alors je suis resté immobile, en attendant qu´il m´attaque ouvertement.Reprit le makinhé. Mais il ne l´a pas fait, je me demande bien pourquoi.
_ Pourquoi moi ?
_ J´en sais moins que toi, c´est la premiere fois que je vois un tel être.

Un long silence se fit, les yeux brillants de Raû fixait Mahori avec interêt. Celui ci, gêné, fixa ses pieds nus . Qu´avait t-il fait pour qu´il devienne ainsi une proie ? Si seulement il pouvait trouver quelqu´un qui lui expliquerait tout. Mais les deux frères d´armes n´avaient que trop peu d´indices pour identifier et savoir ce que voulait la chose. Ils se décidèrent alors de rejoindre les chevaux refugiés plus loin dans la forêt.

Les deux guerriers arrivèrent dans une clairière très espacée. Dawa et Eki étaient debout, attendant impatiemment les caresses rassurantes de leurs maitres. ils prirent les rênes et galopèrent vers le nord de la forêt.

Après plusieurs heures de routes, Mahori avait prit du retard, il accelera sa chevauchée et se mit a coté de son makhiné.

_ Où Allons nous ? Depuis notre départ tu ne m´a pas parlé de notre déstination. Fit remarquer Brave.
_ Penses d´abord comment on pourrait sortir de cette forêt.
_ Et si on laissait des traces derière nous ? Suggéra Mahori.

Raû sortit Obélisque de son fourreau et taillada une encoche sur le chêne le plus proche.

_ J´aimerais d´avantages de renseignements sur notre quête.
_ Je ne dois pas te révéler les détails...
_ Que dis tu ? Coupa Brave. Je vois que Sage m´a caché des choses. Dit-il sur un ton de reproche.
_ C´est mieux pour toi, crois moi.

Après trois heures de voyage, le duo arrivèrent a s´orienter et sortirent enfin de la forêt labyrinthique. Le jeune guerrier regardait l´horizon, des mers et des mers de collines verdoyantes s´étandaient a l´infini. Des aigles survolaient calmement les douces plaines d´iyishi, leurs ailes se deployaient majéstueusement dans le ciel, Mahori aurait tant donné pour pouvoir voler, c´était un rêve d´enfant, que tout le monde avait dejà songé. Pouvoir s´élever, quitter la terre pour rejoindre les cieux et ainsi épouser les étoiles d´une nuit encre. Il ferma les yeux pour mieux écouter les cris lointain des aigles. Son peuple léguait de générations en générations un trésor inéstimable, une terre nourricière et respectée. Terre ou paradis ? Qu´importe se dit-il, en pleurant sur la beautée du firmament aux couleurs pastel. Une douce mélancolie carressa les pensées de Brave. Il pensa aux paroles de Sage, son père spirituel, et réalisa a quel point il aimait son peuple, risquer sa propre vie pour sauver ceux qu´il aimait lui faisait un peu peur, mais Raû était là pour le protégé. Mahori regarda le corps massif et aguéri de son makinhé et se sentit rassuré.

_ Faisons une halte, j´aperçois une caverne au loin. dit Raû.

Un sentiment de soulagement s´insurgea dans le corps d´un mahori épuisé. Il s´arettèrent a l´entrée de la caverne, elle était vide. Une source d´eau cristalline serpentait entre les roches de la grotte. Eki et Dawa buvaient a grande lapée en remuant leurs queues soyeuses. L´endroit était parfait, inhabitée, calme et à l´abris des regards malveillants. Mahori posa ses affaires a coté de la petite cascade d´eau et s´affesat au bord de l´eau. Il pensait à son effroyable rêve, il se demandait si la mère pouvait être sa mère.

_ Non... C´est ridicule. Pensa tout haut Brave.
_ M´as tu parlé ? Demanda Raû en posant son éclatant regard sur le jeune homme.
_ Non c´est rien, juste la fatigue qui me laisse dire des âneries. Je vais aller dormir. Dit-il en évitant soigneusement de croiser le regard de Raû.

Brave s´allongea et cala sa tête entre deux pierre ronde. Il aimerait tant retrouver le corps chaud de Chilam, le simple contact avec sa peau mat le manquait énormement, mais maintenant son petit tepee convivial était loin, très loin de lui. Blasé, Mahori écouta ensuite le silencieux écoulement d´eau de la grotte et finit par s´endormir.

Des bruits stridents le reveilla, il frotta ses petits yeux et vit Raû aiguiser sa gigantesque épée avec une pierre quelquonque.

_ Tu n´as pas dormi ? s´inquieta Brave.
_ Mange. Répliqua le massif guerrier.

Il avait raison, Mahori et lui n´avaient pas mangé depuis avant hier, les péripéties qu´il avait vecu la veille lui avait fait complétement oublié, mais son estomac le rapella a l´ordre par un bruyant gargouillement. Des morceaux gras de viande étaient cuits et n´attendaient qu´a se faire engloutir, le jeune Brave se jetta sur la nourriture et mangea jusqu´a s´étouffer, il baissa subitement la tête comme un animal intimidé.
Raû le fixa de son habituel regard fascinant, et aperçut le gêne que cela provoquait chez Mahori, il recommenca donc a aiguiser tranquilement Obélisque.

_ Pourquoi me fixes-tu ? Depuis hier, je vois que tu t´interesses à moi, je sais que tu me caches quelque chose.
_ Ecoutes moi bien petit homme. Dit Raû de sa voix magnétique. Tes sens ont changés n´est ce pas ?
_ Oui, je me sens plus proche de la Terre Mère.
_ J´ai entendu dire que tu étais le seul nahannien a trouver insignifiant la beautée que t´offrait la Terre.
_ Je... Je ne faisais pas attention, cela est vrai. Avoua Mahori. , lorsque Sage m´a receuillit il essaya veinement de me faire comprendre que j´avais tout pour me plaire dans ce monde, mais l´absence de mes parents tourmentaient mes pensées. Avant je ne vivait pas la vie, je la subissait. Maintenant, je ressens de plus en plus ces choses qui me laissait indifférent autrefois.
_ C´est normal. La Terre Mère t´appelles. Considères l´influence qu´elle te fais subir comme des signaux.
_ Des signaux ? s´étonna le jeune guerrier.
_ Qu´as tu ressentis en regardant la nature autour de toi ? Dit Raû.

Son regard transperçait les yeux de Mahori, il sentit la stupide impréssion qu´il lisait dans ses pensées.

_ J´ai pleuré... Avoua le jeune guerrier en rougissant, il se trouvait soudainement ridicule.
_ Les signaux que transmet la Terre Mère se traduisent par des sentiments dans ton ésprit, donc. Vous êtes indéniablement liés, mais ne sois pas fier de ce cadeau empoisoné.
_ Un cadeau empoisoné ?
_ Cette étrange situation n´est pas voulu, ni par les humains, ni par la Terre Mère car elle n´est jamais entrée en relation avec qui que ce soit... Pas même Sram... Ajouta Raû.
_ Sram ? Le héros des guerres tribales ?
_ Malgrès sa violence sauvage et son faible pour le sang il avait sauvé de nombreuses vies, et à assuré la pérénité de nos terres du joug des tribus nordiques. Et pourtant la Terre Mère n´est pas entré en contact avec lui.
_ Et lui, fou de rage, se jetta de la plus haute montagne. Acheva Mahori
_ Quoiqu´il en soit, tu portes l´humeur de la Terre Mère sur tes épaules, quand elle souffrira, tu aura mal aussi.
_ Pourquoi moi ?
_ J´ésperais que ces symptômes apparaissent plus tard mais apparement elle te rappelle qu´elle a besoin de toi.
_ Tu en sais long sur moi.
_ Je doutais un peu de tes pouvoirs vis a vis de la Tèrre Mère, maintenant tout est clair, il faut nous rendre le plus rapidement possible au temps d´Ayuka.

Mahori fit oui de la tête et grimpa son cheval. Ils partirent encore et toujours vers le Nord.

Cela faisait cinq heures que les deux frères d´armes

La voix lointaine et bienveillante de Sage résonnaient dans les oreilles du jeune guerrier, il se sentit comme un poisson dans l´eau dans cet environement nocturne. la Terre Mère offrait un spéctacle captivant. Le ciel bleu marine étalait ses bras parsemés de diamants sur la forêt espacée. Le peu d´arbres laissait une vue assez large et limpide sur le décor. Des lucioles étancelantes surgirent de la patûre fraiche, elles s´élevèrent lentement vers le ciel, Mahori galopa a toute vitesse pour les ratrapper. Son coeur battait la chamade, il fut ébloui par tant de beauté. Les êtres phosphoréscent formaient une ronde autour de Brave. Ce dernier accellera la cadence, comme pour rentrer en fusion avec la cohorte aveuglante. Eki hénissait de joie et un sourire radieux se dessina sur le jeune guérrier. Il galopa plus intensemment, et fut prit comme dans un tourbillon de lumière resplendissante. Il contempla le saisissant numéro autour de lui, la lumière produite par les lucioles vibrait, tournoyait, s´éloignait, se raprochait sous les yeux d´un jeune indien troublé et touché en même temps par cette vif attention a son égard. Mais les minuscules êtres fluorescentes se détachèrent petit à petit de la formation, Mahori comprit qu´elles ne voulaient pas aller au delà de la forêt. Il fit un signe d´adieu à ces véritables dons de la nature.
Il regagna Raû un peu plus loin et pendant ce temps là, les lucioles dansaient...

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
03 décembre 2006 à 07:59:34

J´ai lu et c´est bof, je supporte pas le cliché de " tu dois pas savoir, tu es l´élu" et y a plein plein plein de fautes d´orthographes. Sinon, c´est bon, j´attends quand même la suite.

Runi
Runi
Niveau 10
03 décembre 2006 à 13:06:21

Il n´ya pas d´histoire d´élu ou pas ^^ J´essai de corriger les fautes, pourquoi tu as trouvé ça bof ? Trop mou ? Trop ennuyant ?

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
03 décembre 2006 à 13:12:36

J´me suis mal exprimé, l´écriture est toujours aussi bien, je t´ai déjà dit que t´écrivais mieux que moi donc je peux pas vraiment critiquer.
C´est le truc du "héros différent qui suit un maître qui sait beaucoup mais qui veut rien dire" qui me chiffone...

Runi
Runi
Niveau 10
03 décembre 2006 à 14:17:37

Ah oui desolé, merci de cette critique. C´est vrai que j´ai pas vraiment gratté la personnalité des personnages, tu dis qu´elle est trop superficielle et tu as raison. J´essairais de dévoiler les faiblesses et les pensées de Raû un peu plus tard ^^. Encore merci pour tes critiques.

Tchou !

Runi
Runi
Niveau 10
03 décembre 2006 à 18:09:55

Voici un petit extrait de chapitre, je ne mets pas les chapitres de déscription de peur de t´ennuyer.

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
03 décembre 2006 à 19:25:30

´Faut tous poster^^, ça se fait pas de mettre qu´une partie...mais j´ai quand même lu.

Beaucoup trop de fautes, tellement que j´ai pas relevé, surtout des fautes de conjugaison d´ailleurs. Y a aussi l´utilisation d´un vocabulaire familier ( par le pied à moitié défoncé ).

Le combat est bof, on comprend pas pourquoi Scroll ne peut pas voir et encore moins pourquoi il ne peut entendre dans le noir. Runi gagne facilement, presque trop ( heureusement qu´il y a l´attaque suicide ^^ ) alors qu´il disait qu´il n´avait aucune chance...

Je lirai quand même la suite mais poste tout, ça sert à rien de mettre des extraits...

Runi
Runi
Niveau 10
03 décembre 2006 à 21:12:16

Ok doc, je vais tout poster de A à Z (le nom de Chogan à changé en Raû).

Runi
Runi
Niveau 10
04 décembre 2006 à 17:35:00

Celui que tu a raté et entre le chapitre "Et les lucioles dansaient..." et "Scroll". J´ai relu deux fois mon texte pour minimiser les fautes, pour un meilleur confort niveau lecture.

Chapitre IV : La cruauté des hommes

Il faisait nuit noire, les étoiles et la lune éclairaient les rares rescapés de l´embarcation. Runi s´aggripait tant bien que mal a une petite planche en bois, la mer le soulevait, le rejetait, et crachait des vagues salées sur son visage. La pluie n´arrangeait rien a sa piteuse situation. Il essaya de ramer avec ses jambes mais les vagues glaçiales l´emportèrent irrémédiablement sur le coté. Le voleur déséspéré regarda autour de lui, la moitié des passagers du navire étaient morts, leurs corps figés comme des poupées, se laissaient entrainer par la mer bleue nuit. Le reste de l´équipage étaient postés sur leurs bagages, le visage marqué par la terreur et la surprise.
En effet, l´incident les avaient prit en traître, pendant qu´ils dormaient, un gigantesque globe de feu d´origine inconnu s´abattit sur le navire. Depuis tout ce temps Runi attendait des secours inéxistants. L´énorme bateau a vapeur commenca à s´échouer lentement derrière lui, comme s´il était aspiré par la mer. Avant même de sombrer complètement, le navire explosa bruyamment, un champignon de flamme s´élevait dans le ciel. Une pluie de fuel et de cendres s´ensuivit, tombant sur les rescapés, Runi se retourna pour regarder le térrible spéctacle et vit un fragment métallique foncer droit sur sa tête. Le débris l´assoma avant même de pouvoir mettre sa tête sous l´eau. La mer l´emporta au loin, vers le morne rivage d´Iyishi.

le corps de Runi était a moitié ensevelit dans le sable de la plage d´Iyishi. La violente pluie agraissait ses yeux fatigués, ce dernier poussa les débris métalliques étalés de parts et d´autres sur son corps et rassembla ses dernières forces pour se relever. Il chancela sur la plage inondée et s´arretta et cligna plusieurs fois des yeux pour dégager sa vue floutée. Le peu de survivants couraient a toute allure, en quête de retrouver leurs défunts camarades ou aider les personnes à la noyade,tout le monde se bousculait, allait, revenait sans cesse en criant. Le voleur s´assit et regarda la scène indiférament, ses oreilles bourdonaient, le chahut provoqué lui donnait un horrible mal de crâne . Des personnes très chanceuses purent être sauvés de la mer enragée par un mouvement de solidarité animant tout l´équipage, Runi s´en fichait et detourna le regard au loin. Là-bas, une personne au cheveux courts et blonds marchait en sa diréction, accompagné de deux soldats.

_ HOURA! HOURA ! DIEU BENISSE LE VALEUREUX MARTEL ! Crièrent tous en coeurs les réscapés en courant vers l´homme.

_ Toi là bas ! Cria le blond, faisant semblant d´ignorer sa célébrité.

Martel L´Evangile mit fouguement son corps svelte devant Runi, son visage pâle faisait ressortir ses yeux chimériques. Il secoua sa Bible en reliure d´or au dessus du voleur.

_ Sais tu ce que c´est ? Oublierais tu les paroles de Dieu ?
_ Je ne les ai jamais apprises, et à vrai dire, je m´en fiche un peu... Répliqua Runi.
_ Pauvre pouilleux, Dieu à été miséricordieux sur ce térrible ...
_ Pas assez pour sauver tout l´équipage ! Coupa t-il
_ Tes propos blasphématoires ne me touche aucunement, je t´ai regardé depuis notre naufrage, tu n´as pas eu l´idée d´aider un de tes confrères. Quel genre d´homme est tu ?
_ Trois milles pièces d´or pour une place en première classe, désolé mais j´ai trop donné. dit-il pour esquiver la question du prêtre.
_ Je suis Martel L´Evangile, envoyé de dieu pour coloniser cette terre, lèves toi lorsque je te parle.

Runi se leva, la pluie le trempait jusqu´au os et ses guêtres s´enfoncèrent doucement dans le sol, c´était un véritable sable mouvant. Il leva la tête et remarqua un symbole sur la chemise de l´homme. C´etait le symbole de de l´Aube Ecarlate, le Général Diamond était donc là lui aussi pensa sombrement le voleur. Il anlysa ensuite la garde raprochée aux cotés de Martel : deux chevaliers en spartiates enfermés dans une armure légere, ils étaient armés de redoutables rapières.

_ Escuses toi. dit le religieux d´un ton étrangement plus autoritaire.
_ Je me contrefous de vos paroles de cul-béni. Dit lentement le voleur en détournant le regard vers la mer perverse.
_ Bien... J´ai dejà eu affaire à des hérétiques comme vous, et croyez moi jeune homme, ils n´ont jamais eu le dernier mot. Muléius, Tick, emmenez le au camp. ordonna t-il d´un ton sec.

Les deux chevaliers luigotèrent les mains de Runi avec une corde trempée par la pluie.

_ Avances. Dit Muléius.

Runi marcha tête baissée, emboitant le pas de Martel qui entama la conversation.

_ J´ai ouïe-dire que tu avais été voleur autrefois. Dit le prêtre d´un ton hautain.
_ Qui vous a dit ca ! Cria spontanément l´accusé.
_ Donk, notre agent infiltré au service de l´Aube Ecarlate.
_ Impossible ! Comment as t-il pu...
_ Exellent acteur n´est ce pas ! Ricana Martel, secoué d´un rire exentrique.
_ Qu´a t-il fait ? Répondez moi !
_ Tes confrères se sont fait arettés, nous les avons ensuite éxécutés sur la place publique.
_ Vous n´êtes qu´un meurtier se cachant derrière sa bible pour justifier ses crimes, vous me faites pitié ! Rugit-il
_ Toi aussi tu as tué que je sâche !
_ Taits toi monstre !

Martel, occupé à adresser des sourires hypocrites aux personnes qu´il croisait ne fit pas attention aux injures du voleur.
La compagnie quittèrent la plage et suivirent un cours sentier de terre battue. Ils s´arettèrent devant une scène térrible. Une demi douzaine d´indiens étaient massacrés, leurs corps mutilés se noyaient dans la boue bruni par le sang, le voleur se demandait quel être était capable de massacrer autant de personnes innocentes avec une abominable cruauté. Un Fort construit à la va-vite avec des rondins de bois se dréssait devant cet abject tableau. L´indignité et l´abomination étaient à son paroxysme : deux enfants avaient creusés dix fossés prévus spécialement pour les cadavres. Ils avaient creusé, nus. La grande soeur tentait désésperement d´insulfer un soufle d´éspoir dans le coeur de son frère.
Une pelle tomba brusquement sous les yeux de Runi.

_ Fais de même ! S´exalta Martel

Il fit une pause puis reprit

_ Regardes moi ces enfants là bas, cela fait depuis hier soir qu´ils creusent sans cesse. Ils n´ont pas mangé depuis le massacre de leurs pitoyables familles, non pas par appétit mais parce que je me refuse de donner à manger à de telles sauvages. Dit le prêtre en regardant les deux enfants d´un air méprisant.
_ Tu sais, tu es aussi sauvage qu´eux. Relis ton pitoyable livre, ca soulagera ta conscience.
_ Mes méthodes sont peut-être un petit peu radicales, mais ces ignards ne croivent en aucuns dieux. Ils préfèrent être tué que s´adapter, je n´ai pas de peine pour les païens.

Martel tourna les talons et bouscula la petite indiènne dans un fossé. La pauvre petite fille vacilla en arrière et tomba dans le trou, couvert de boue. Des soldats postés devant le Fort avaiant vu la scène et éclatèrent de rire avec le prêtre. Le voleur revolté par la scène oublia que Muléius se tenait derrière lui. Celui ci lui donna un violent coup de pied à Runi, il tomba sur les genoux, les yeux rivés sur le sol ensanglanté.

_ Changes de ton de l´hérétique. Martel l´Evangile à été clément envers toi, tu as de la chance qu´on ne te mettes pas nus comme les deux autres barbares là-bas.Maintenant creuses ta tombe.
_ Merci pour épargner mes vêtements, chef. Ironisa le voleur. Maintenant pars rejoindre ton maître, sale chien.

Muléius ne fit pas attention a ses provocations et emboita le pas de son camarade Tick.

Runi regarda le sbire partir et tenta de prendre une de ses deux dagues ayant survécu a la catastrophe. Impossible, ses mains ne pouvaient lui offrir qu´un petit champ d´action, il torda alors ses poignés dans tout les sens, l´inamovible attache frottait violemment à chaque mouvements du voleur. Celui-ci perseverait hasardeusement en tortillant ses mains de plus belle, l´impérturbable corde ne cédait pas, mais il continua tout de même à tordre ses pauvres poignés jusqu´à l´épuisement de ses membres. Harassé, il s´ecroula sur son séant.

_ Travail j´té dis ou bien j´d´mande aux gardes d´t´enterrer vivant ! Poustillona la sentinelle du haut de sa tour.

Chassant ses pensées d´une utopique échappatoire, le voleur prit sa pauvre pelle et il creusa. Chaque éfforts de sa part, chaque douleurs qu´il pouvait ressentir étaient donnés en offrande à ses victimes du passé. Il prit plaisir a s´épuiser à la tâche comme pour essayer de se repentir, car il pensa qu´il allait mourrir.
----

Martel entra dans ses quartiers et ordonna à ses deux sbires de garder Runi en vu. Il alluma une bougie pour chasser la nuit puis s´affessa sur une chaise branlante contre une fenêtre sans vitre, donnant sur l´indomptable mer. Il regarda d´un air soumis son livre sacré et tourna lentement les pages d´un geste obéi et résolu. La vue donnait sur l´indomptable mer d´Iyishi, les vagues s´élevèrent librement dans le ciel pendant que le regard dépendant de l´Evangile était rivés sur ses versets. Ses yeux pouvaient tout voir dans le monde, mais sa vue était incapable de dicerner un point : l´un était libre, l´autre ésclave.

----
Runi creusait difficilement sa tombe depuis plus d´une heure sous l´oeil vitreux de la sentinelle. La corde attachée a ses poignets lui permettaient uniquement des mouvements restreints, ce qu´il le l´épuisa doublement plus. Extenué par la fatigue, le voleur planta sa pelle dans le sol et s´appuiya dessus, la tête sur le manche. Son dos courbé était matraqué continuellement par une pluie semblable a du plomb. Il jetta un regard derrière lui. A présent la sentinelle s´amusait a jetter des pierres sur les deux orphelins au lieu de drésser la garde. Ce dernier s´interressa tout a coup au sort de Runi, il déscenda une longue gorgée de vin et balbutia : "D´ja épuisé l´hérétique hic !. .. Tiens, bouf´mon garçon...hic !. . Il faut des forces pour hic !. . construir´une d´meure ! ". Il éssuya ses sa bouche entourée de joues roses et jouflues puis lança de sa main grasse un petit sac de riz sec. L´ivre chancela sous le coup de l´action et se ratrappa de justesse sur la rembarde. Il fixa le voleur et parla comme s´il ne s´était rien passé : "J´sais qu´c´est pas d´la bonne bouff´, mais ya qu´ca.
Le petit indien, a peine âgé de 6 ans, voyant la scène, ne pu s´empêcher de tirer le bras de sa soeur de toutes ses forces en criant "J´ai faim ! J´ai faim !" .
Runi mangea son plât fade devant les orphelins, faisant mîme de les ignorer.

_ Vos gueules ! Cria la sentinelle.

Il prit une pierre et la jetta de toutes ses forces sur l´enfant, mais dans l´élan celui ci tomba du haut de sa tour et s´acrasa pitoyablement contre le sol, raide mort. Durant sa chute, son épée se planta contre le sol. C´était le moment. Le voleur détacha rapidement ses liens avec la lame de l´épée. Les gardes alertés par le bruit, appellèrent Martel. Runi couru et prit le petit indien sous son bras et la grande soeur sur son dos. Il courait, la pluie fouettant son visage. Martel suivit d´une poignée de fantassins se tenaient loin derière lui. Runi s´enfonca dans la forêt.

Martel rugissa de colère, il ordonna a ses deux fidèles chevaliers de déployer Scroll. Ils obéirent et ouvrèrent une grande cage en fer.
Scroll se leva dans un cliquetis métallique, une tête boulonée se déploya de sa structure cristalline. Ses bras et ses jambes se détractèrent ensuite et laissaient apparaitre des griffes acérées. le prédateur possédait aucun traits phisyques, Une surface lisse et uniforme unissait tout son être gris métallisé. le prêtre regardait avec amusement l´instrument de mort, imaginant les milles supplices qu´il pourait infliger aux fugitifs.

_ Tues les tous. Ordona Martel.

La cruauté de ces hommes issus d´une modérnisation dépravée et individualiste ne choquait plus le voleur. Sa civilisation peuplée de coquilles vides en matière de sentiments savait beaucoup de choses, des monuments, des habitats et des patrimoines avaient été érigés. Mais leur richesse d´antan s´était transformée doucement mais sûrement en une maladie incurable, rongeant chaque êtres d´un égoisme profond. Seul l´intérêt personnel animait leurs enveloppes charnelle.

srphirothn98
srphirothn98
Niveau 10
04 décembre 2006 à 18:45:40

Lu et y a toujours autant de fautes. Essaye de te débouiller un logiciel de traitement de texte...

J´vais essayer corriger ton truc et de le poster accompagné d´un commentaire plus constructif mais c´est pas pour tout de suite...

Runi
Runi
Niveau 10
04 décembre 2006 à 20:02:45

Merci beaucoup ^^ Je ne possède pas word, hélas :(

monsieurfic4
monsieurfic4
Niveau 5
06 décembre 2006 à 15:09:00

Excellente fic, je te poste la mienne en espérant qu´elle te plaira (c´est valable pour tous)

Runi
Runi
Niveau 10
06 décembre 2006 à 19:03:12

Merci a vous deux, je lirais volontier ta fic.
Sephiroth milles merci pour le corrigé ! :)

Runi
Runi
Niveau 10
06 décembre 2006 à 19:47:58

Chapitre VIII : Esprits colériques
Allongé sur une vaste verdure, le regard dans le vide, Mahori rêvait. Une coulée chaude et soporifique venue de nulle part s´indusa dans ses pensées, lui paralysant la possibilité de sortir de ce doux mirage. Son ésprit s´échappa lentement dans un kaléidoscope où diverses images psychédéliques flotaient librement dans ses songes les plus profonds. L´ésprit du jeune guérrier traversa son conscient et s´éleva dans les cieux. Une voix lointaine lui murmura pendant que ses pensées voyagèrent dans Iyishi. Lui susurant des mots à l´oreille, lui susurant combien la Tèrre Mère avait mal, lui susurant que quelque part en ces contrées une guerre se préparait.
Mahori traversa une mer à vol d´oiseau, passant par les déserts arides du Nord parsemés de cratères et d´immenses roches difformes s´écroulèrent, survola la frontière focéenne séparant le Nord du sud. Son ésprit aérien contourna ensuite la chaîne de montagne neigeuse d´Ouyemi, franchissa les vastes plaines nahaniennes. Puis s´arrêta devant deux armées séparées par un large espace où se reposait des cadavres puants.

Une gigantesque bannière or sur fond rouge ondulait au gré du vent sur l´armée de gauche. Celle-ci était composée de lanciers en première ligne accompagnés de robots de combats semblables à scroll, mais en beaucoup moins puissant. En deuxième ligne : des fantassins munis de simples épées et de boucliers de fer où étaient gravés le symbole de l´Aube Ecarlate, et enfin en troisième ligne : trois canons à poudres et deux catapultes prêtes à servir.
L´armée du général Diamond n´était pas équipée optimalement, si le temps l´aurait voulu son bataillon aurait doublé, des armes à feu et d´autres engins de siège auraient étés présents.

La totalité de l´armée Mahok était peuplée de guerriers en peaux de bêtes et armés de tomahawks (dûe par le manque de connaissances, le fer leur était inconnue), et contrairement aux peaux blanches, cela leurs donnaient d´avantage de rapidité. La troupe était amassée autour d´une roche totémique surélevée concentrée en mana, l´énergie éssentielle des jetteurs de sorts. Là se tenait sept Chamans immobiles comme des statues pour le jour de la septième lune, conformèment à la prophétie annoncant l´Avènement de la civilisation. Leurs plumes dansaient au fil du vent, leurs tête irrémédiablement fixées sur les envahisseurs.
Le crépuscule balancait nerveusement ses sanglants rayons lumineux sur l´ensemble des deux troupes. Le vent charriait une odeur de sang et de cendres sur le bataillon Mahok, le souffle morose réveilla alors leurs vielles colères. Ils commencèrent à jouer du tambour de guerre, le son se fit de plus en plus nerveux.

_ Pour avoir massacré nos confrères, pour avoir détruit nos villages : nous vous condamnons tous autant que vous êtes à la mort ! Cria un chaman du haut sa roche. Sauvages du Mahok, détruisez les, nous chargeons nos sorts en puissance ! Accordez nous quinze petites minutes.
Les barbares brandissèrent leurs armes pour acquiescer et courèrent à la hâte en diréction de l´armée.

De l´autre côté, L´Aube Ecarlate se de dévellopa en vingt-cinq éscarmouches et s´avanca vers les barbares en martelant le sol de leurs lances.
La lourdeur contre la rapidité, le génie de la téchnologie contre la mystèrieuse magie.
La civilisation et les Nahanniens s´entrechoquèrent.
Diamond éxerca une stratégie de génie qui pensait assurer sa victoire : abrité par les lances de la première ligne, il fit manipuler rapidemment ses armes de siège et décima la première vague, la secousse provoquée par les catapultes déstabilisa un gros bloc d´adversaires colmatés à la défunte pagaille
Dans une folle course, le restant de barbares s´écrasèrent sans crier gare contre les lames alignées méthodiquement, leurs corps glissèrent pitoyablement sur les longs manches des térribles lances. Cette attaque aboutissa à un échec cuisant de la part des sauvages démunis. Les lanciers ne firent qu´une bouchée de la deuxième vague et ils en redemendèrent encore.

_ Venez bandes de couards ! Crièrent les lanciers en première ligne.

Une troisième vague dévala sans soins la pempa peu après, la colère au ventre. Une poignée de maigres Mahoks s´infiltrèrent avec succès entre les lances à recours de gestes souples et rapides, tranchant la gorge des soldats. De cette fourbe attaque, un espace vide se laissa apparaître au milieu de la première lignée. Les fantassins se tenant derrière coururent de toute allure pour substituer ce manque mais les gigantesques sauvages les empècherent en fendant l´air de leur grosses masses d´armes. Les plus locaces s´arrèterent devant les véritables géants, les autres foncèrent à tue-tête. Ils regrètèrent vite leur choix lorsqu´ils virent, impuissant, leurs membres brisés, d´autres s´écrasèrent contre leurs muscles saillants sous l´oeil agacé de Diamond. Bientôt l´éspace autrefois vide fut submergé par l´armée Mahok, le reste de lanciers tombèrent littéralement sur le sol imbibé de sang et le tiers des fantassins s´écroulèrent vite face au physique impressionant des mahokiens. Les barbares s´insurgèrent au coeur de l´armée des blancs, empechant toutes manoeuvres stratégiques.

La technologie avait affaiblit leur états physiologique dans le contexte des batailles. Ils s´éssouflèrent très vite lors des efforts physiques. Toute cette armée n´était pas constituée de soldats qualifiés, les trois quarts étaient en réalité des fermiers ou bien de simples habitants d´Eumreta, Diamond avait été prit dans un empressement sanglant, il voulait tuer les autochtones le plus vite possible. Le Général comprit trop tard que sa défaite était due a des problèmes se paliant à plusieurs niveaux : sa haute opinion de lui même avait sous-estimé, comme beaucoup d´autres de ses soldats, la capacité au combat des Mahoks. Et il avait trop éspéré envers ses armes de sièges et à son armée en herbe. Son orgeuil tomba de haut. Diamond observait ses hommes avec mépris, un léger rictus se déssinait sur sa bouche malgrès sa cuisante défaite. Il ordonna d´armer les catapultes en direction de la position des sorciers. Mais ces derniers, voyant le danger arriver de leurs vertigineuse place frappèrent la roche Totèmique avec leurs bâtons en bois de chêne. Les sorciers chantèrent un lugubre chant chamanique en cœur, invitant les pires colères de la Terre Mère se derverser sur les peaux blanches.
Le général regarda avec perplexité l´immense roche totémique scintiller au loin. Il ne savait pas si c´était un rite ridicule ou un appel de renfort.

_ Qu´est ce que font ces abrutis ? Ils rigolent ou...

C´était ni l´un ni l´autre : une secousse d´origine magique prit source du confin de la terre interrompant net le monologue du Général. Le tremblement de terre assourdissant secoua les deux armées, l´énergie Mana s´accumula dans un flux d´énérgie bleuté puis s´engouffra dans l´unique déformation élastique des roches. Une fissure se dessina parmit les soldats de l´Aube Ecarlate puis se transforma peu à peu en un gouffre sans fond, aspirant fantassins et lanciers dans sa tornade sous-terrestre. De puissants éclairs furent torpillés de la bouche béante et foudroyèrent la troupe sur place, tout les robots s´y trouvant furent hors-service avant même qu´ils puissent se battre, les soldats furent sonnés, non bléssés car l´effet de ce sortilège était surtout destinés aux automates. La magie était manipulée en ces contrées, à son tragique insu. L´ignorance l´avait prit en traître et le Général en paya dorénavent les frais.

_ Sonnez le cor ! Sonnez ce fichu cor ! Hurla Diamond.

Le soldat éxécuta l´ordre sans hésitations, et à vrai dire, ils attendait impatiemment cette ordre. Le soldat aux cheveux roux souffla plein poumons dans l´orifice. Le gémissement patibulaire sortant du long tromblon fit trembler les paroies miéteuses de la roche totèmique et rebondissa en écho sur la troupe de l´Aube écarlate. Des têtes se levèrent progréssivement au sein de la mêlée chaotique, la tonalité des intenses combats baissèrent decrescendo, laissant entendre des cliquetis méttaliques feutrés qui céssèrent jusqu´à laisser place à un lourd silence. Seuls les croassements voilés des corbeaux avides de viande et les cris étouffés des bléssés furent presque audibles. Le paradoxal silence de guerre couvra toute la vallée jonchée de cadavres de ses bras invisibles. Les mahoks tournaient leurs têtes curieuses, cherchant à savoir d´où povenait le son.
Trentes petites secondes de silence se posa sur la maccabre vallée teintée de sang. Les sauvages retournèrent lentement leurs yeux charognards sur leurs adversaires épuisés,le silence s´éssoufla comme une légère plume poussée par le vent, ils crièrent d´une rage chimérique et s´abattirent sur les soldat désemparés.
L´Aube Ecarlate rebroussa la vallée sanglante à reculons, épées à l´avant, d´une démarche branlante et inégale, les fantassins essayaient de contenir au mieux possible la marée barbare. Certains tombèrent sous cette frénésie impie, d´autres poussés par le désir de s´accrocher coûte que coûte à la vie se défendèrent d´avantage. La troupe civilisée forma un bloc compact et résistant, leurs boucliers de fer detournaient les masses et les tomahwks de leur trajectoire. Quand les soldats furent satisfait de leur retraite anticipée, ils détalèrent comme des lapins, enjambant le pont levis du Fort Sheilf-Parm.
Un silence puis les Mahoks baissèrent les armes et sautèrent de joie, certains se frappèrent amicalement l´épaule, d´autres se jettèrent part terre en réalisant combien ils aimaient la vie. Les plus rustres d´entre eux balancaient joyeusement des jurons aux pleutres se terrant dans leurs Fort. Du haut de la roche totémique, les chamans extenués par l´effort fourni lors de la bataille embrassèrent la terre. Les victorieux rebroussèrent chemin vers le reposant village de Nahana.

Une petite brise chaude carressa le visage mouillé de Mahori, son esprit se relogea dans son être après le funèste spéctacle. Les tiges vertes de la spacieuse étendue d´herbe ondulaient paisiblement sous le vent. Le soleil couchant profila derrière l´horizon. Le calme distillait seulement le couinement lointain des oiseaux survolant le ciel rouge sang. La première chose que vit le jeune guérrier en ouvrant ses yeux humides de chagrin était les magnifiques nuages or, emportés par le firmament rouge pastel. Cette beauté l´apaisa, mais pas assez pour qu´il puisse retenir ses larmes, les perles d´eau coulèrent lentement sur sa joue. Il avait grande peine pour ses camarades tombés, et aussi pour ces pseudo-soldats enrôlés de force par Diamond, il tapota deux fois sa mère la terre en guise de remerciements. Eki était affessé à coté de son ami, l´air inquiet, même les inépuisables mouches ne parvenaient pas à pértuber le regard soucieux de l´animal. Mahori, toujours allongé, dréssa sa main mélancoliquement et caressa la soyeuse crinière de son ami.

_ Qu´as tu vu ? demanda une voix énigmatique surgissant de nul part.
_ Une guerre entre nos frères et des hommes blancs. Si tu aurais vu... Toute cette haine...
_ Des hommes blancs dis-tu ? Insista la voix dont l´ombre masquait le soleil orange écarlate.
_ Oui, comme l´annoncait la prophétie...
_ Qui en est sortit victorieux ?
_ Nous, pour cette fois... Ils ne savaient pas que l´on utilisait la magie.

L´imposante silhouette planta Oblésique au sol et regarda le ciel rouge-or d´un air songeur. Positioné face au soleil brûlant, les contours noirs de son corps se dessinaient parfaitement.

_ Il n´y a pas eu de victoire, reprit le makinhé. On à juste gagné un peu de temps grâce à cet effet de surprise, et les démons blancs le savent.
_ Est-ce que tu as peur toi ?

Raû marqua un temps de réfléxion puis répondit.

_ J´ai peur que les fruits ne tombent plus des arbres comme autrefois. J´ai peur que nos terres soit recouvert de béton, oui j´ai peur, comme toi et tout les fils de notre mère, la terre.
_ Imagines leurs monstres en féraille fouler ces terres pures, Sage m´avait parlé de trains et de grandes tours cachant l´horizon même. Dit-il dans un frisson d´anxiété.
_ J´ai dejà pensé à toutes ces choses mais nous sommes là pour préserver la nature et notre liberté, en consèquent partout où on ira, nous botterons les fesses crasseuses de ces enfants ingrâts. Allez, pas de temps à perdre, en selle.

Mahori leva son corps leste et monta lentement sur la selle d´Eki, Raû fit de même sur Dawa et se retourna vers son protégé.

_ Et n´ai pas peur petit homme, je suis là pour t´aider ne l´oublie pas. Ajouta Raû d´un inhabituelle sourire radieux.
_Deux... Dit Mahori à lui même.

C´était la première fois qu´il voyait son étrange makinhé ainsi, ce petit sourire si simple soit-il, rechauffa le coeur maussade du jeune guérrier. Ses idées obscurcies par la guerre se disspèrent à mesure qu´il regardait la nature resplendissante de beautée, au delà des vallées se tenait la chaine de montagne d´Ouyemi, elle avait l´apparence d´un flocon de neige fondant sous un soleil de braise. Ils chevauchèrent les vallées oniriques d´une vitesse ahurissante, Eki et Dawa foncèrent comme des flèches en direction des monts neigeux.

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