Bonsoir à tous !
Bon après mon petit "coup de gueule" sur ce forum, je suis fiché, c´est bien ! ![]()
Par rapport à ce coup de gueule, je voulais simplement dire que je trouve cela dommage que l´on est "perdu" quelque chose au niveau du style, de la forme. On (Vous, moi, vous et moi simultanément ou non^^) peut écrire des textes drôles, des textes sympathiques certes. Mais j´ai bien l´impression que nous sombrons toujours dans la simplicité, et vous allez voir, par ce texte, à quel point, bien plus qu´à vous, je m´attaque à moi même en disant tout cela.
Enfin bon, sans plus tarder je vous présente les premières pages de mon roman. A vous de juger ! J´attend avec impatience vos critiques les plus sévères et les plus impitoyables !
C´est parti !
William Desgoux
Il est en train de se réveiller. Tout doucement, il s’étire : il est seul dans son grand lit, sa femme est sûrement en bas, avec les enfants, en train de préparer le petit déjeuner. Il sort de son lit, s’habille et descend les escaliers. Sa femme, ses enfants, sont en train de manger et lui disent « bonjour » les uns après les autres. Il s’assoit et parcours du regard sa petite famille : une femme splendide d’une trentaine d’années, rencontrée à l’université dix ans auparavant, un fils âgé de sept ans, un petit blond, un fils quoi ! Et un autre âgé de quatre ans, conçu « pour pallier à un éventuel décès du premier. »
On sonne. Il est à peine sept heures du matin pourtant ! Il va ouvrir et se retrouve nez à nez avec deux hommes en costumes noirs. Le premier lui dit : « bonjour monsieur, les voisins nous ont signalés des coups de feu et pensent que cela vient de chez vous, il n’y a pas de problème ? » Il est un peu surpris, mais répond sans hésitation : « Non, ça ne vient pas d’ici tout va bien ! » Puis après une seconde de réflexion, il lance : « Mais les voisins ont dû vous faire une mauvaise blague, nous n’avons entendu aucun coups de feu ici. » Les deux hommes, sûrement des agents de police, s’excusent et souhaitent une bonne journée à William. Il ferme la porte, se retourne, et va à la cuisine raconter l’évènement à sa petite famille. Des coups de feu ? Quelle drôle d’histoire ! Toujours est-il qu’il est assez étrange de voir des policiers en costume noir dans un pays comme la France débarquer chez les gens à sept heures du matin. Mais alors qu’il ouvre la porte de la cuisine, William découvre avec stupéfaction sa femme et ses deux fils, empilés les uns sur les autres, à même le sol, dans un bain de sang épouvantable. Il y a du sang partout dans la cuisine, sur le sol, sur les murs, sur la table. Il commence à paniquer, à trembler, à suffoquer, mais alors qu’il se met les mains sur le visage, il se rend compte qu’elles sont elles aussi pleines de sang. Il panique d’autant plus, et monte se réfugier dans sa chambre. Il s’effondre sur son lit, en pleurs, mais quelque chose lui fait mal dans le dos. Il passe la main derrière lui et découvre un pistolet. Ses pleurs redoublent, le voilà qui crie maintenant : « tout cela n’est qu’un mauvais rêve, c’est un mauvais rêve ! » Il redescend alors, s’attendant à trouver toute sa petite famille attablée. Mais les corps inanimés sont toujours là, par terre, formant un tas ignoblement macabre.
On sonne. William sait qui c’est : ce sont les deux agents, ils reviennent. Il va se laver les mains et le visage en quatrième vitesse, et ouvre la porte, enfin. Ce sont effectivement les deux agents. L’un des deux dit « Rebonjour monsieur, les voisins nous ont signalés des cris cette fois-ci. Pouvons nous entrer pour nous assurer que tout va bien ? » William ne sait que dire, alors il dit oui. Les deux hommes entrent dans la maison et commencent à tout observer. William lui, est resté sur le pallier et il se dévore les ongles. Les deux agents reviennent. William les regardent avec toute la culpabilité et l’incompréhension du monde, et commence à parler : « je… » Mais l’un des deux hommes lui coupe la parole en le regardant avec un grand sourire : « c’est bon monsieur, tout est en ordre ! Nous vous laissons tranquille maintenant ! Désolé encore pour le dérangement mais nous ne faisons que notre métier ! Au revoir, et passez une bonne journée ! »
Là, William tombe au sol et s’évanoui.
Après tout évanouissement, vient l’éveil. Il ouvre les yeux avec difficulté, et découvre des murs blancs tout autour de lui. Une femme en tunique blanche entre : « bonjour monsieur ! Comment vous sentez vous ? »
William répond, avec beaucoup de difficultés et une voix déshydratée : « A vrai dire, je ne me sens vraiment pas bien. Où sont ma femme et mes enfants ? » Un médecin entre. L’infirmière, le regarde l’air grave et commence à discuter avec lui. William a beaucoup de mal à fixer son attention, car il pense beaucoup : sa femme et ses enfants étaient en vie, puis les agents, les coups de feu qu’il n’a pas entendu, le pistolet, les corps, les agents qui reviennent, et qui disent… que tout est en ordre ! William n’en peux plus : « où sont ma femme et mes enfants ? » Le médecin le regarde avec consternation, alors que l’infirmière est en train de sortir de la chambre. William revient à la charge, cette fois-ci plus énergiquement : « je veux savoir où sont ma femme et mes enfants ! » Le médecin lui dit de ne pas s’inquiéter pour le moment. L’infirmière rentre et montre une radiographie au médecin. Celui-ci la regarde, avec un air surpris, très surpris. Il sort de la salle comme Archimède sortit de son bain. William commence à pleurer. « Où est ma famille ? Est-ce qu’ils vont bien ? » L’infirmière le regarde avec une grande tristesse. Elle fait des mouvements de tête comme pour dire « non ». Puis elle lui demande de lui dire de quoi il se souvient. Il commence à faire le récit, entrecoupés de pleurs, de ce qui lui est arrivé. A la fin de son récit, le médecin entre et elle lui dit : « nous avons affaire à un malade ». Le médecin écoute alors le récit de William par l’infirmière, puis se tourne vers William et lui dit : « êtes vous en train de vous moquez de nous ? » William répond : « non ! Non ! Je vous jure que ce que je dis est vrai ! Mais je ne comprend pas plus que vous ! Je ne comprend rien ! Comment vont ma femme et mes enfants ? Allez vous me répondre ? » Le docteur le regarde intensément dans les yeux, il le dévisage presque. Ses mains sont jointes l’une à l’autre à hauteur de son bassin. Il lui dit alors avec une lenteur et une gravité extrêmes : « Monsieur William Desgoux, vous n’avez pas de femme, vous n’avez pas d’enfants. »
William vient de rentrer chez lui. Il devra retourner à l’hôpital demain pour voir un psychiatre. Il reste là, devant la porte d’entrée. A vrai dire, il a peur de rentrer dans la cuisine et de redécouvrir la scène horrible du matin. il entre enfin dans ladite salle : elle est propre, il n’y a aucun corps, aucune trace de sang. Il remarque alors avec stupéfaction, qu’il n’y a qu’un seul bol sur la table, celui qu’il avait laissé le matin même. Car William demeure convaincu que sa femme et ses enfants existent. Comment aurait-il pu s’inventer une dizaine d’années de vie commune, de disputes, de souffrances, de hontes, de gênes, d’amour, de moments de bonheur et d’affection ? Pourtant le médecin avait été formel : selon lui, aucun mariage et aucun enfants. Il monte alors dans sa chambre, pour essayer de trouver une photo, une trace qui permettrait de prouver l’existence de ces êtres si chers. Mais il ne trouve rien. Il décide alors de se rendre dans la chambre des enfants. Ah ! La chambre des enfants ! Son existence en elle-même n’est-elle pas une preuve ? Il arrive devant la porte et l’ouvre aussitôt : deux balais, une pelle, une balayette, un aspirateur, une planche à repasser et de vieux chiffons. Un vieux placard est venu remplacé la chambre des enfants ! Le médecin a peut-être raison, se dit-il. Je suis peut-être fou, ou très fatigué. Il s’assoit maintenant sur un fauteuil, contemplant le spectacle de la pluie s’écrasant sur la route au dehors, à travers la fenêtre. «A quoi ça rime tout ça au fond ? » se demande t-il. Dehors il voit une vieille dame passer, en se dépêchant comme elle peut pour être le moins mouillé possible. Des voitures passent de temps à autre. Et William pense, et plus il pense plus son esprit s’embourbe dans des terres d’incompréhension. Il se rappelle sa rencontre avec sa femme, ce café en face de l’université où il allait, et attendait, pour ne la voir qu’une fois sur dix finalement, et encore, quelques minutes : il était tellement amoureux ; le jour de son mariage avec elle, à Rome ; le jour de la naissance de leur premier enfant ; et puis ce jour où ils s’étaient disputés pendant trois semaines entières, avant de se rappeler finalement, pour ne plus se quitter, « plus jamais ». William sort de sa rêverie : une voiture vient de s’arrêter devant la maison. On sonne. Il va ouvrir. Ce sont les deux agents de ce matin. « Vous ? Encore ? » lance William avec un ton de voix las, se voulant vainement agressif. « Bonsoir monsieur, pouvons nous entrer ? Il pleut des cordes… » William les fait entrer. Ils s’assoient dans la cuisine. « Que me voulez vous ? » demande William. « Monsieur, nous aimerions discuter avec vous d’un point essentiel, d’un point crucial de notre action. Pour cela, nous avons besoin de votre plus grand calme et de votre écoute la plus attentive. Aussi, si vous sentez que vous ne pouvez pas garder votre sérénité, nous pouvons vous menottez, est-il nécessaire d’en arriver là, Monsieur Desgoux ? » William fixe son interlocuteur. Puis, comme sa curiosité l’emporte sur sa raison, cette dernière n’est plus efficace, et donc forcément, il répond oui.
« Bien ! Nous allons pouvoir commencer ! Je me présente : je suis l’agent Durand et voici l’agent Martin. Nous sommes des services secrets français. Nous avons cru comprendre que vous êtes, monsieur Desgoux, passionné d’art ? » William répond assez rapidement : « eh bien oui ! Mais je ne vois pas le rapport avec… » «Vous allez voir ! Dit l’agent Durand en le coupant. Avez-vous lu le Horla de Maupassant ? - Oui je l’ai lu - bien ! Eh bien pour tout vous dire, vous êtes précisément dans la même situation que le héros ! Vous vous imaginez que quelqu’un vit chez vous, en l’occurrence une femme et deux fils, mais en fait, il n’y a personne ! Et tout ce que vous risquez de faire, c’est de faire brûler des honnêtes gens pour rien monsieur Desgoux, alors oubliez vite ces personnages fictifs que vous vous êtes créés, ou alors cela finira très mal. »
William ne comprend pas trop le discours de l’agent. Il lui demande : « mais en quoi mes problèmes psychologiques, ou plutôt ma vie, regarde les services secrets français ? - ça monsieur, nous ne pouvons vous l’expliquer… gardez simplement en tête de passer à autre chose maintenant, votre femme et vos enfants sont déjà morts et enterrés. Pourquoi à votre avis le médecin vous a-t-il cru fou ? Car nous avons changer les papiers de manière à ce qu’il n’y ai plus trace ni d’elle ni des enfants. Votre maison a été nettoyée au peigne fin, et votre mise en place psychiatrique dès demain ne fera qu’accentuer votre manque de crédibilité en cas de procès. Ne vous battez pas pour rien, oubliez les… »
William se remet à trembler, il hésite entre deux options : la première serait d’égorger l’agent, mais le deuxième le tuerait alors ; la deuxième option serait de les assommer de questions. Il opte donc pour la deuxième : « Mais pourquoi faire ça ? Qu’ont-ils fait de mal ? Et pourquoi les avoir empilés comme cela ? Et pourquoi n’ai-je pas entendu de coups de feu ? »
Les deux agents se regardent avec un grand sourire. L’agent Durand regarde le visage de William creusé par les traits provoqués par les émotions de la journée. Il lui dit : « Monsieur, vous devez savoir que votre femme était musulmane ? Bien. Sachez que votre femme préparait un attentat terroriste dans le métro parisien, et elle projetait de faire exploser aussi vos enfants. Nous sommes sûrs à cent pour cent de ce que nous vous révélons ici. Nous aurions pu l’arrêter de manière classique, mais elle disposait des toutes dernières bombes nano technologiques. Ainsi, d’une simple pression de sa main droite sur son épaule gauche, en posant bien les cinq doigts à des points stratégiques de celle-ci, elle pouvait déclencher une bombe implantée sous la peau qui aurait pu faire exploser la maison et dissiper un gaz toxique dans tout le quartier, qui aurait alors développer une maladie, et qui l’aurait transmis à une grande partie du territoire français en quelques jours. Encore une fois, nous sommes sûrs de ce que nous disons, et nous avons dû éliminer vos enfants car elle les avait eux aussi équipés de cette bombe. » William, en écoutant tout cela, écarquille de plus en plus grand les yeux. Lui qui croyait que cette cicatrice sur son épaule n’était rien du tout, et cette cicatrice, sur les épaules de ses enfants, mon Dieu ! « Pourquoi ne pas m’avoir prévenu ? Et pourquoi avoir empilé les cadavres ? Et les coups de feu ? Et le pistolet ? » « Pour que vous ne préveniez pas la police monsieur Desgouts, tout simplement. Pris de culpabilité, vous n’avez pas osé appeler n’est-ce pas ? Vous aviez peur que l’on vous accuse ! Ainsi donc, quand nous sommes arrivés, un troisième agent est passé par derrière pour accomplir la besogne avec un pistolet à silencieux, et a empilé rapidement les corps pour ajouter à l’insensé de l’histoire ! Puis lorsque vous étiez à l’hôpital, nous avons tout rangé et nettoyé. Et aujourd’hui, je n’ai qu’une seule chose à vous demander, pour votre pays, votre Nation, ne parlez pas de cette histoire. Nous vous offrirons une belle somme d’argent s’il le faut, mais ne parlez pas de cette histoire. » Les agents se lèvent, serrent la main de William, et s’en vont, en ayant pris soin de lui laisser un faux numéro, « au cas où ».
William est seul maintenant. Il se fait tard et il se dit qu’il ferait bien d’essayer de dormir, alors il va au lit et s’endort. Mais à quatre heures du matin, il se réveille en sursaut : « le placard » pense t-il. Il sort de son lit et va dans le placard, il tape un petit coup avec son poing sur le mur au fond du placard : « ça sonne creux ! Ça sonne creux ! » s’écrie t-il. William disparaît cinq minutes pour réapparaître avec un marteau, soigneusement resté inutilisé dans sa cave. Il commence à frapper contre le mur, qui se fissure et s’écroule très facilement. Il enlève les chiffons, les balais etc, et après avoir creusé un trou suffisant, entre dans la pièce : c’est la chambre des enfants ! Mais il n’y a plus un seul objet et le papier peint à été arraché. Près de la fenêtre, murée pour l’occasion, il découvre un mot, et lit alors : « Monsieur Desgoux, vous devriez REELLEMENT oublier cette histoire », signé « Devinez qui ».
A SUIVRE.
Voilà, que pensez vous de ce premier jet ? ![]()
Le premier paragraphe fait rapport : tu n´écris pas une histoire, tu la racontes. C´est une différence énorme, j´entends par là que tu dis avec minutie ce qui se passe, les protagonistes qui sont là et ensuite tu les décris, et ce sommairement.
Un détail, la premiere phrase ou le premier paragraphe d´un texte se veut accrocheur et le tiens ne l´est pas. On assiste à une scène quotidienne des plus communes et notre intérêt n´est pas entraîné à lire la suite. Je sais que je chipote sur un petit première paragraphe mais pour moi cela compte.
La suite est du même accabit : on sonne ... Han ! Fascinant. Je ne me fiche absolumentpas de ton texte mais je tiens à te montrer cette platitude dans ton style. Ton personnage se retrouve en face de deux types en costumes noirs : aucune descriptions. Sont-ils menaçants ? Emane-t-il d´eux de la fascination ou de l´inquiétude ?
"bonjour monsieur, les voisins nous ont signalés des coups de feu et pensent que cela vient de chez vous, il n’y a pas de problème"
Voilà une phrase un peu stupide, les types, des policiers donc, ne seraient pas là si les voisins ne savaient pas vraiment d´où venaient les coups de feu.
Il n´y a aucun découpage des dialogues, aucune structuration.
"Le premier lui dit : « bonjour monsieur, les voisins nous ont signalés des coups de feu et pensent que cela vient de chez vous, il n’y a pas de problème ? » Il est un peu surpris, mais répond sans hésitation : « Non, ça ne vient pas d’ici tout va bien ! » Puis après une seconde de réflexion, il lance : « Mais les voisins ont dû vous faire une mauvaise blague, nous n’avons entendu aucun coups de feu ici."
- Bonjour monsieur, dit le premier, les voisins nous ont signalés des coups feu provenant de chez vous. Y a-t-il un problème ?
Il est un peu surpris, mais répond :
- Non, ça ne vient pas de chez d´ici, tout va bien !
Puis après une seconde de réflexion il rajouta.
- Mais les voisins ont dû faire une mauvaise blague, nous n´avons rien entendu.
Voilà une version découpée et un peu mieux structurée (certes avec d´infimes changements)et cela permet d´aérer le texte et de fluidifier l´ensemble parce que sinon ton texte fait bloc et c´est très rebutant.
L´histoire n´est pas crédible : on signale à la police des coups de feux et reparte l´air de rien, s´appuyant sur la bonne parole du personnage, dont on ignore l´identité d´ailleurs. En temps normal, ils jetteraient un coup d´oeil dans l´appartement ne serait que pour s´assurer que personne n´a été blessé.
Autre petite incohérence, les deux hommes en noirs ne se sont jamais présentés comme étant de la police et ton personnage énnonce cela comme s´il en avait la certitude. je sais que ça se devine mais c´est un petit détail qui gêne.
Soit il y a une histoire de distorsion temporelle que nous n´avons par pour le moment connaissance, soit les policiers sont extrèmement rapides. Et quand bien même, ça ne colle toujours pas. Si dans l´instant où les policiers partent après leur premieère venue et la seconde il y a eut des cris, ils auraient du les entendre eux-même.
Il y a des problèmes de cohérence qui sont bizarres. Alors soit c´est l´histoire qui est construite de la sorte soit il va falloir revoir tout ça parce que ça sonne faux ...
Le rapport continue avec l´épisode de l´infirmière et du médecin. Tu décris ce qui se passe avec trop de rigueur. Disons que ton style est métallique, froid et il n´accorche pas les instants. On voit clairement que tu as l´idée en tête et que tu as écris ton histoire peut être un peu trop précipitement.
Les descriptions sont encore inexistantes car on ne sait pas à quoi ressemblent le médecin et l´infrimière et on ignore où se situe William.
APrès ce fameux épisode, l´intérêt s´installe durablement avec cette énigme autour de la femme et des enfants. Très dickien tout ça ma foi ...
Il n´y a pas d´indications de temps. COmbien de temps et-il résté à l´hôpital ? Et aussi comment l´a-t-on, emmené là-bas ?
Encore un manque de crédibilité. Quand bien même les services secrets auraient massacrés la femme et les enfants, il ne l´avoueraient pas. Et en plus tu supprimes une aprtie de l´intrigue car tu aurais pu continuer à entretenir le mystère et l´énigme autour de leur dsiparition.
La fin de l´histoire est mal tournée à mon sens.
En fait, elle n´apporte rien et n´ouvre aucune perspective pour l´avenir. Toute ton histoire pourrait s´arrêter là et pour cause; la femme et les enfants ont été tués, on explique pourquoi, point barre.
C´est dommage, tu aurais pu manié ça autrement, soit en entretenant le mystère autour de cette réalité qui s´éfface avec les enfants ou alors la disparitions de sa femme, ou alors aussi l´enigme du pourquoi on les a tué sans reveler les trucs terroristes.
Voilà un début de fiction qui pêche de part son style froid et impersonnel, exempt de descriptions. Le scénarion a du mal à décoler au début, devient captivant au milieu du texte et s´éffondre à la fin. Quant à la présentation : il est impératif de structrer et de découper autrement parce que là c´est dur.
J´espère ne pas avoir été trop dur dans mes remarques mais je préfère montrer ce qui va pas, à mon sens. Car il faut bien s dire que ce n´est là que mon pur avis subjectif et que j´ai fait remarquer puisse être perçu différment par les autres.
Voili voilou ![]()
pour tes critiques Ostramus !
Il est vrai que pour les dialogues je pourrais faire "l´effort d´aération", mais je prefère présenter cela sous la forme du Nouveau Roman, à l´intérieur du texte même. L´effort principal que j´ai oublier de faire est d´ordre typographique, car j´hésite entre mettre des guillemets, des tirets, ou rien du tout. Du coup j´ai fait un peu des deux, et c´est pas terrible...
Pour ce qui est du scenario, je te remercie grandement, car il est vrai que mon style, à forces de relectures, paraît vraiment très froid. J´exprime des sentiments qui ne touchent pas le lecteur, ce que je viens de raconter ici, pourrait s´étaler sur 30 pages avec des descriptions de lieux, de personnages, et d´émotions plus réussi. Il faut aussi que j´apporte des indicateurs de temps ! Mais il faut savoir que ce roman doit être assez énigmatique... alors juste un peu ! Et il est vrai que les choses sont très peu expliquées...
je voulais faire ça pour améliorer l´intrigue, mais en fait, ça ne colle pas...
L´histoire dans ma tête est tout à fait crédible, mais je l´ai mal écrite.
"Tu décris ce qui se passe avec trop de rigueur. Disons que ton style est métallique, froid et il n´accorche pas les instants. On voit clairement que tu as l´idée en tête et que tu as écris ton histoire peut être un peu trop précipitement."
Il faut que tu me dises ce que tu entends par "impersonnel, froid et métallique". J´ai un peu de mal à comprendre^^ Enfin je crois que je comprend mais je ne suis pas sûr...
encore pour ton commentaire, que je trouve très riche en bons conseils ! ![]()
Certes, ta présentation découle d´une volonté de faire comme le Nouveau Roman mais il faut savoir que c´est extrêmement minoritaire et un peu dépassé. La majorité des romans sont écrits avec un découpage des dialogues et c´est bien plus plaisant. Et quant bien tu voudrais réster dans cette optique, revient à la ligne plus souvent, utilise des conecteurs logiques, accentue la pocntuation car je dois t´avouer que j´ai du me faire violence par moment pour continuer la lecture.
"Tu décris ce qui se passe avec trop de rigueur. Disons que ton style est métallique, froid et il n´accorche pas les instants. On voit clairement que tu as l´idée en tête et que tu as écris ton histoire peut être un peu trop précipitement."
Métallique car les mots et les phrases s´enchainent sans vraiment de suite ni en répondant à un certain rythme. On a l´impression que chaque phrase est indépendante à par rapport au tout, ce qui donne une tonalité machiniste et donc métallique à mon sens. De plus, il n´y a pas de sonorité, le texte ne glisse pas dans notre esprit et les mots ne sont pas plaisants à cause de ce détachement. Donc c´est pour ça que c´est métallique, un style presque agressif.
Froid car on ne ressend absolument pas les sentiments de William. On nj´arrive pas à s´identifier à l´auteur et la psychologie est très sommairement traitée, tout comme les descriptions qui paraissent par moment baclées. Ton style n´insuffle pas d´émotions ni de sentiments et lasse par moment.
Impersonnel, car c´est la combinaison des deux points précédents. De part ces mots qui n´accrochent pas l´intérêt et un univers détaché et inconsistant, on n´a vraiment pas l´impression que l´auteur s´est investi dans l´histoire et cela se ressent car on se lasse rapidement, et la seul chose qui permet de tenir serait le scénario, qui hélas s´éffondre à la fin de ce chapitre.
Ok ! Je comprend tout à fait ce que tu dis ! Peux tu me donner un exemple de "transformation" d´une phrase "métallique" en phrase "organique" ?
Que je vois un peu dans quel sens toi tu verrais mieux les choses...
J´ai lu la fic et le premier commentaire d´Ostra et je penses qu´il a presque tout dit je n´ajouterai donc rien.
En fait si, je trouve que la narration au présent, c´est lourd... Le récit se fait habituellement au passé et y a des raisons à cela. Je ne les connais pas
mais on sent la différence entre un texte écrit au présent et un texte écrit au passé.
incroyable... ostramus le grand est même capable de faire des comms plus longs que les histoires! Chapeau!
Serais-je un jour digne de l´honneur d´avoir un commentaire de 14 pages? LOL!
Je plussoie Ostra sur la plupart des truc qu´il a dit. Mais je me permet de rajouter plusieurs choses.
Je crois avoir trouvé à quoi ressemble ton récit: A un scénario. c´est un scénario bêtement décrit, les actions les unes aprés les autres, sans aucune autre indications. Résultat, faut vraiment se forcer pour lire.
Un truc qui m´a quand même marqué: On ne sait pas dés le départ que la femme est musulmane. On peut imaginer, si tu ralloge vraiment et que tu décris son séjour à l´hopital, ect... que tu fasse un flashback ou on la voit faire sa priére. Non seulement ça donne une émotion au texte (sa femme et ses enfants sont morts, tout de même), mais ça informe discrétement le lecteur sur ce qui va se passer. Et puis pourquoi faut-il que si il y a musulmans, il y a terroriste? Non seulement c´est le cliché à la limite du rascisme, mais si on regarde un peu, la plupart des terroristes sont quand même dans une situation de desespoir extréme. Une femme musulmane assez libéré pour vivre avec un occidental n´a pas à se faire terroriste. POur moi, cette incohérence me gêne beaucoup ![]()
Pas mal de répétitions aussi, mais on revient au scénario. Varie plus ton texte, utilise des effets de style, des variations de vocabulaire, la grosse artillerie quoi
PS: Chaly
Lis le commentaire de Carnavale sur Tu me sauverais la vie toi Acte III, tu auras des surprises ![]()
Cette phrase d´intro m´a fait tilter :
"On (Vous, moi, vous et moi simultanément ou non^^) peut écrire des textes drôles, des textes sympathiques certes. Mais j´ai bien l´impression que nous sombrons toujours dans la simplicité, et vous allez voir, par ce texte, à quel point, bien plus qu´à vous, je m´attaque à moi même en disant tout cela."
Et je rejoins Ostramus dans tout ce qu´il a dit avec un commentaire a ajouter cependant : Si ce qu´ecrivent Ostra, Carnavale ou Soulblighter est "simple", he bah, on peut tous raccrocher les crayons.
Tu te bases sur quelle histoire pour dire cela ? Emettre une generalite sur une petite dizaine de textes alors qu´il en existe des milliers sur ce forum, c´est hardi.
Lis E.P.R d´Ostra ou Providence de Soul´ (je me permets d´utiliser des petits noms en qualite de "vieux" du forum) et tu verras que le mot "simple" ne s´applique pas a ce genre d´ecrits.
Maintenant, bonne chance dans tout ce que tu entreprendras par la suite ! ![]()
pour vos critiques et suggestions ! ça m´a fait pas mal réfléchir et je pense que je vais écrire à partir de cette petite "histoire", un roman, ou tout du moins je vais essayer. Je vais essayer d´écrire de manière plus classique, plus lente, plus simple mais plus recherchée.
Et désolé pour ce que j´ai pu dire sur ce forum, je me suis effectivement fié seulement à la lecture de quelques textes... Sans lire les plus intéressants, loin de là, je m´en rend compte...
J´ai cherché à généraliser un de mes défauts, ce qui nous arrive à tous bien souvent en fait^^ (et je continue lol !)
Enfin bon, merci beaucoup, encore ! ![]()