Oui, un nouvelle fic qui n´en est pas une car il s´agit de la énième réécriture de Winci-Feuille. Cette fois le scénar a changé et de nouveaux personnages sont venus s´imposer à l´histoire, les enjeux et même le héros principal s´est vu remplacé. Bref ce n´est plus la même fic. ^^
J´ai déjà le chapitre un et le prologue (ici présent) d´écrit. Je verrai pour la suite et cela déprendra de l´intérêt qu´il y aura pour cette histoire ainsi que de vos commentaire. Donc quoi de plus approprié que :
Bonne lecture !
£njoy (ou pas)
Le sombre héros
La première nuit
Un petit flocon de neige dansait sous le doux souffle du vent. Transporté parmi ses congénères au coeur des Plaines du Lidres, il pirouettait de haut en bas, effleurant la cime des arbres sous les humeurs de la bise. Il voyait les villages et les hommes et les étoiles ainsi que les terres immaculées sous le dur manteau de l´hiver. Son périple le menait à un endroit particulier où tous ses confrères auraient souhaité s´écraser. Il le savait, la nature le lui avait soufflé, sa cible était le carreau d´une agreste chaumière, là ou vivait un vieil homme élu par les illustres Mages Blancs.
Le saint homme - si l´on pouvait le nommer de la sorte - vaquait tranquillement à ses occupations chargeant le minuscule foyer de petit-bois et préparant le repas du soir. Il était épuisé, l´hiver avait été rude et il n´en avait pas encore vu la moitié. Et ce soir, il célébrait la quatre-vingtième année de sa venue au monde. Les affres du temps n´avaient point eu d´impact sur son visage encore égal, pavé que de rides éparses. Mais ses frêles mouvements trahissaient le poids des nombreuses décennies, il avait peine à se déplacer et était au courant de ce qu´il l´attendait. Bientôt, il devrait aller à la Capitale - tout près - et y vivre. Ce serait parmi les rats, au coeur des ruelles où d´autres incapacités somnolaient déjà, mais il n´en avait cure. Tout ceci, il l´avait prévu depuis fort longtemps. Une fois sa maisonnette abandonnée, sans domicile, il ne recevrait plus la rente du Seigneur. Aussi loyal fut-il au régent, ce dernier ne lui en serait gré. Seul les conflits du Lidre et ses propres comptes l´intéressaient. Il n´avait à faire d´un pauvre vieil homme incapable, fisse-t-il son ancien camarade, le grand Rupert Artémus Filligan, un jour cher de la Garde Impériale de la cité de Halvebarde.
Le vieil homme arrêta son regard à la fenêtre, son image s´y reflétant clairement. Il replaça prestement la cordelette qui faisait office de ceinture et enfonça son bonnet, cachant la toison blanche qui parcourait son crâne. Il s´observa un instant tournant entre ses doigts les longs poils de sa moustache fournie. Il décocha un sourire face à sa frêle apparence et se retourna, le dîner n´allait pas se préparer tout seul.
Au même moment, un petit flocon se déposa contre le carreau glacé. Il observa aussitôt de ses yeux avides d´images ce pour quoi il était venu jusqu´ici. Le vieillard se déplaçait lourdement sous son regard étonné, allant d´un coin de la pièce à un autre et nourrissant l´âtre gourmand qui le préservait des rudesses de la saison froide. L´homme qui était face à lui était celui choisi par les mages, il avait peine à le croire. Il était impossible qu´un mortel - qui plus est un homme si âgé - puisse prétendre aux tâches qui l´attendaient.
Profitant de ses dernières secondes, il laissa s´échapper un petit ricanement ayant trait à l´élu et fondit doucement sous l´action des flammes de la cheminée qui réchauffaient la pièce. Ceci ne manqua pas d´attirer l´attention de ses compères qui se tournèrent tous vers le barbon toujours affairé au repas. Ils s´engagèrent tous en ragots et chuchotements qui - si ce n´avait été de la tempête naissante - ne se seraient jamais perdus dans les grondements du vent, agacé de n´avoir su tenir sa langue.
![]()
Yohan je sais que tu m´aimes pas beaucoup mais je dois dire que je trouve ton style d´écriture super beau, la manière dont tu décris la chutte du flocon est super jolie ect un beau texte en somme ![]()
Mais non, je t´aime bien mon cher Évidance, j´ai simplement eu une mauvaise impression de toi à tes débuts et je m´en excuse. Allez on se fait un gros poutou ! ^^
Merci de ta lecture et content que ce texte t´ait plus, un encouragement de plus vers l´écriture du second chapitre. Du moins il me reste encore le premier à poster.
t´ait plu*
gros poutou party
![]()
Bonne idée, et si on invitait zerty aussi et Ash pour le coup. ![]()
Tu as repris cette fic? *espoir*
Oui, fort probable. Enfin je me base sur l´intérêt qu´elle provoquera. ^^
Et si elle n´intéresse que moi, tu m´abandonneras.
Oh, bonne idée ! ^^
Je suis délaissé de toute part, allons nous pendre.
Urg.
Meuh si, vive le boost
J´ai lu. J´ai bien aimé, l´histoire m´a l´air interessante et c´est original de montrer la scéne du point de vue d´une boule de neige, je te reconnait bien la ^^.
J´ai pas trouvé le style extraordinaire, mais içi, ce n´est pas trés important; Tu nous intrigue et on a envie de savoir la suite.
Enfin voila j´aime bien quoi, et j´attends la suite ![]()
Trois lecteurs ! Ô joie ! J´attends encore un peu et je poste la suite.
Faudrait bien que je consacre à l´écriture de la suite de cette suite d´ailleurs. ^^
Up ! Peut-être d´autres lecteurs avant la suite qui arrive très bientôt.
Ah oui ! La suite ! Oui, ça fait un moment que ça a été posté et je m´en excuse. Bien, je peux publier maintenant alors je ne vais pas m´en priver. ^^
Bonne lecture, et souhaitons qu´il y ait encore des lecteurs. :clown:
£njoy (ou pas)
Chapitre 1 La Convocation
La neige tardive fondait avec paresse sur les plateaux du Lidre. Le printemps faisait doucement sa place sur les terres parmi les quelques amas glacés qui musardaient encore. Les fermiers ramenaient le bétail sur les pâturages, désencombrant ces derniers des rares pousses encore vertes et laissant ainsi les nouvelles croître à leur guise. Les champs de blé se hâteraient bientôt de jaillir à l´Est et on verrait les hommes affluer par centaines pour travailler aux plantations et alpages. Pour le moment, les seuls végétaux que l´on voyait surgir des brèches de l´hiver agonisant étaient soit jaunis ou en mauvaise condition. Le seigneur annoncerait bientôt la fête de la Berge* et les mages s´affaireraient alors aux fontes des glaces pour dégager les varennes. Il faudrait aussi déblayer les chemins qui nervuraient les cultures pour ne pas qu´une fois de plus ils se perdent parmi les hordes de céréales.
C´est sur l´une des routes que se trouvait le thaumaturge Belthazar, jeune membre de la très fermée Medersa Arkanéum*. Mage émérite sous ses allures de guerrier nordique, il parcourait les routes sa longue épée à la taille cherchant depuis trop longtemps ce qui semblait n´être qu´une illusion. Ses supérieurs lui avaient assigné une mission banale aux premiers abords; trouver l´élu. Il avait cru que ce serait un jeu d´enfant, un maître de son rang n´aurait guère de mal à repérer un simple humain, fisse-t-il l´élu des Mages Blancs, messer des terres de Lune. Mais rien ne se passa comme prévu, chaque nouvel indice - qu´il obtenait après maints efforts - semblait sans cesse le mener dans la mauvaise direction. Les sens alertes, il avançait lentement, à l´affût de tout ce qui lui serait favorable, même le vent se pouvait être une indication de la route à prendre. Son expérience compensait largement ses jeunes années et il savait très bien que tout, même le plus insignifiant des insectes, pouvait le conduire à sa cible.
Il y avait des jours qu´il marchait vers le Sud, traversant forêts de cèdres noirs, marais glacés et gravissant les vallées escarpées. La neige et le froid ne l´importunaient plus, il savait qu´il approchait enfin de son but. Nombreux étaient les êtres qui pouvaient interpréter la nature, mais rare étaient ceux qui pouvaient la comprendre. Dans le souffle glacé de la bise, les flocons murmuraient; «l´élu! l´élu! il est au Lidre, allons-y!». Belthazar savait que son périple s´achèverait bientôt.
Il s´arrêta un instant pour admirer la grande cité qui se dressait haute à l´horizon. Comme un affront à la nature, elle parait les vents et résistait aux tourments du ciel. Sa blancheur exceptionnelle irradiait les cieux et faisait pâlir d´envie les nuages gris. Son voyage tirant à sa fin, il sourit à l´idée de passer quelques jours à la ville après sa quête accomplie. Ses supérieurs lui avaient imposé des règles très strictes, aucune liberté avant l´atteinte de sa cible, il se souvenait encore du jour de son départ aussi clairement que c’eut été la veille.
Quelques mois plus tôt...
La tension était palpable à la Medersa, et ce depuis de nombreuses semaines. Tous et chacun étaient au courant de l´existence de l´élu et bientôt une expédition devait aller à sa recherche, mais pas un membre - aussi haut placé fut-il - n´avait envie de s´engager dans un tel périple. Les collines, les plateaux, même les endroits couverts n´étaient plus sûres dans les terres Ambrées. Le Nord et l´Ouest souffraient de la même plaie, soit le peuple Wolk qui par des milliers d´individus ravageait bourgs et villages. Les Hyrles, société elfique des puissantes cités côtières conquérait ville après ville prétextant s´assurer contre d´éventuelles rébellions aux alentour de leur territoire. Les nains des montagnes, pour leur part, étaient particulièrement belliqueux envers tout étranger et la situation n´avait fait qu´empirer depuis que les Wolks avaient décimé leurs convoies qui se rendaient à la mer. Au sud, Halvebarde rassemblait ses troupes pour - dit-on - parer une attaque des Harbals, elfes noirs même s´il n´y eut plus un seul assaut de ces derniers depuis bientôt dix ans. Les autres peuples, quant à eux, en plus petit nombre ne cessaient de se quereller et de s´entretuer au moindre problème, la plupart étant très craintifs et troublés face à la menace des grandes nations. Tel était le triste tableau que l´on pouvait dépeindre de l´état dans lequel se trouvaient les pays du Labors. Seul la Medersa Arkanéum et quelques autres factions et petits empires pouvaient se vanter de n´avoir cure de ces problèmes. Et c´est précisément pour ces raisons qu´aucun Arkan ne tenait à battre les terres pour retrouver un simple mortel élu par un ordre de mages qui n´avaient à faire de leur sort.
Le chancelier Copel avait fait demander Belthasar à son bureau vers le soleil du midi. Cette demande faite dans le plus grand secret se présenta sous le ruissellement des eaux près des quartiers du thaumaturge. Il était au bassin avec nombre de ses camarades et collègues quand un clapotement inhabituel se fit entendre. Sensible aux messages de la nature, il se retourna et tendit l´oreille. Il était d´ailleurs un des seuls à posséder cette aptitude qu´il partageait avec quelques autres membres plus importants d´Arkanéum, ce qui lui promit un poste important à la Medersa et ceci à un âge bien plus précoce que ses condisciples. Au début, le léger bruissement se montrait plutôt flou, des mots ici et là, mais la plupart incompréhensibles. Puis, sans aucun effort de sa part, ils fondirent en lui comme de douces notes de musiques. Il écouta longuement le message que la nature lui transmettait, ses yeux roulant dans leur orbite dans une presque transe - décochant ainsi le sourire de certains de ses compagnons encore peu familier à ce don. Il se releva prestement dès qu´il eut terminé, salua ses amis encore amusés et partit.
L´entretien fut bref, mais cordial. Belthasar regardait avec respect le petit homme frêle et chauve vêtu d´une toge liliale lui expliquer sa mission sur un éternel ton revêche. Le maître appuyé contre un bureau de marbre blanc, la mine sévère et l´élève sur une simple chaise de bois aux motifs elfiques, analysant attentivement chaque parole énoncée. Le chancelier Copel était un homme petit, très petit, mais il faisait figure de doyen à la Medersa, un personnage respecté de plusieurs et craint de beaucoup même au-delà des terres Ambrées. Belthazar l´examinait avec attention, le maître représentait parfaitement ce qu´il souhaitait être plus tard, un grand sorcier à qui il ne faisait pas bon se frotter et pour qui le pouvoir semblait aller comme un gant. Lui, était grand et musclé, des cheveux hirsutes et le regard sombre, sa taille et son allure faisaient de lui plus un guerrier qu´un mage. Une carrure qu´il avait hérité de son père, Luca de Médèce, ancien seigneur de guerre sous les ordres de Arthur IV, le défunt régent de l´empire de Halvebarde et le chef des croisades contre le peuple Harbals, il y a de ça bien longtemps. Une époque qui fut marquée par le sang des innocentes victimes. Malgré ses origines, Belthazar avait opté pour la carrière de sorcier et avait consacré moult efforts pour être accepté à la prestigieuse Medersa Arkanéum. Son acharnement avait porté fruit et il était devenu avec les années, un des meilleurs élèves de l´académie.
Le chancelier lui énuméra longuement les règles qu´il aurait à suivre - dont l´utilisation très restreinte de la magie et l´interdiction d´en parler à quiconque à la Medersa - et le laissa partir. Il n´avait droit qu´à des habits civils, aucune armure portant le sceau du phoenix Arkan. On lui fournit seulement une longue épée et un anneau Gerge*, ne lui restait plus que son courage et ses années d´entraînement pour affronter les périls qu´il rencontrerait.
Il quitta la Medersa à la nuit tombée dans le secret le plus total, sans un seul au revoir à ses compagnons et il disparut dans la nuit.
Fête de la berge : célébration du début des cultures.
Medersa Arkanéum : haute académie de la magie et une faction armée très fermée.
Anneau Gerge : anneau devant guérir des blessures, ne guérit que peu ou pas.
![]()
Pour reprendre une phrase désormais célèbre : Plop !
Salut Yohan^^
Bon, bah j´ai lu le prologue. Un peu pour voir ou ton style en était, et si il me rebutait toujours autant! lol! Mais je constaste que non
Certe, le vocabulaire, riche, mais complexe, est encore de temps en temps utilisé maladroitement, mais ca devient des détails de syntaxe, rien d´bien grave. La lecture est aisée, et on se prend de suite a suivre la trajectoire du petit flocon^^
Coté scénar, c´est bien sur qu´un prologue, donc dur a juger. Disons qu´il est la pour annoncer la trame quoi ´jsuposse.
Merci beaucoup.
Content que le texte te plaise. En espérant que tu t´attarde sur la suite.
J´ai lu la suite.
Déja, je tiens à dire que c´est vraiment bien écrit, et appart quelque phrase qui passe pas spécialement terrible, ton syle est agréable à lire
On a envie d´en savoir en peu plus sur le monde dont tu nous parle, donc ca, c´est tout bon^^
Ptite critique négative (Stu veux bien
) C´est qu´en lisant, comme j´ai dis plus haut, on a envie d´en savoir un peu plus sur ton "monde". Le problème, c´est qu´on manque un peu de précision j´trouve. Genre, on vois que ton "monde" est très clair dans TON esprit. Mais des fois, le lecteur est un peu perdu
Un rien de précision en plus ne serais pas de refus^^
Vala.