One shot, j´aurais aimé écrire plus, mais je n´en avais plus l´envie, j´espère que le texte vous plaira quand même, et si ce n´est pas le cas, postez ce que vous dictent vos pensées, mais ne soyez pas sûr que je puisse changer un tel texte, même si il est si court...
Enjoy.
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Il crut un jour voir celui qui l’attendait, croiser son regard par une simple bousculade. Il pourrait alors voir son œil briller du rêve trouvé et à venir, il parlerait d’une voix qu’ont mué épreuves et douleurs de tant d’années d’attente. Il plut ce jour là, ce ne fut pourtant pas sur une flaque qu’il glissa, mais sur un visage. Il tomba à la renverse devant tant de lumière, et malgré le rideau des gouttelettes, il ne vit pas d’arc en ciel. Que lui importait cependant, il n’avait pas besoin de tant de couleurs, celle du visage de l’autre suffisait. Un instant il se douta qu’il n’était pas humain, car les coups de foudre n’arrivent que dans les livres, et que les personnages de livres, ça n’existe pas. Mais il pensa ensuite, et cette pensée dura bien plus qu’un instant, que les livres existent pourtant, et que les livres n’ont pas inventé cet instant que l’on appelle « coup de foudre », alors, ils doivent bien exister tout de même. Et plus il avançait vers lui, plus l’autre reculait, car l’autre, lui, ne l’avait pas vu, et même quand il tendit la main, l’autre ne la tendit pas, car il ne l’avait pas sentie. Crier à son encontre, c’est crier à tous les autres, c’est attirer son attention, et celle de tous les autres, c’est le rendre pareil, pareil à tous les autres. Alors il referma le parapluie qui ne l’avait pas protégé de cette tempête, barricada les écoutilles de son esprit, et navigua vers le nouveau phare. Heurtant les récifs et réveillant les sirènes pleines de mauvaises intentions, il ne craqua pas, malgré les ordres que lui criait sa conscience, l’accusant de folie, lui disant plein de mauvaises choses, comme par exemple que l’autre n’avait rien demandé et qu’il ne fallait pas le suivre ainsi. Mais continue donc ton chemin, pauvre épave ! Et n’écoute pas ce capitaine depuis longtemps dépéri, celui la même qui te fit échouer sur ces rochers si éloignés des côtes ! Dans son sillage, à sa hauteur... le dépassant, le perdant, se retournant. Perdu, le voilà perdu, et lui, et l’autre. Il cherche, mais la mer est déchaînée, les vagues voilent même les cieux. Noir, de nuit et d’espoir. L’artiste, l’écrivain, le poète, l’idéaliste, s’affaisse, s’écroule, se replie, craque.
La mer est pleine d’étranges murmures, venus des abysses ou des cieux. De gros craquements laissent présager l’orage qui s’abattra bientôt quelque part. Des grondements étouffés dénoncent la présence de créatures se mouvant sous ces vagues épaisses et gélatineuses. Un ton en dessous, un monde de trop, s’élève le son rassurant d’une voix humaine. Pleine de joie et d’espoir, imbibée de possibles et suscitant les projets qu’on a pas tenus.
Je sais maintenant pourquoi je suis ici.
