Voilà, c´est ma première parution sur ce site, en fait la première fois que je montre un texte tout court, et qui plus est il est incomplet.
Cependant j´aimerais bien avoir vos critiques les plus senties afin d´avoir le courage de continuer et d´en faire une bonne histoire.
Je vous laisse en juger.
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<<Noir et blanc.>> Elle avance, elle est sur une sorte de pont blanc. <<Atmosphère grise, aucun son, aucune sensation.>> Elle avance mécaniquement, elle ne contrôle pas son corps, ses mouvements. Elle ne pense pas. Elle est comme une coquille, vide. <<Vision éloignée.On voit le pont au complet. Il est très, très haut. On la discerne qui avance.>> Elle arrive au centre, s´arrête. <<Vision éloignée. On la voit qui tombe. On sent le vide, on voit le gris qui se referme et la mort qui approche.>>
Élia ouvrit les yeux. Son petit corps pendait en partie en dehors du lit. Il faisait noir, et elle avait peur. La petite fille ferma les yeux et tenta de se rendormir. Mais elle en était incapable. Elle avait un arrière-goût aigre dans la bouche. Son rêve n´était déjà qu´un vague souvenir mais il lui restait un sentiment de vide et de grisailles qui lui enserrait la poitrine.
Élia se mordit la lèvre inférieure, sur le point d´appeler ses parents, mais se ravisa. Elle avait l´impression qu´elle n´aurait pour réponse que ses propres échos et que de produire des sons éveillerait quelque chose de caché dans les ténèbres. Elle aurait juré qu´elle était seule. Il lui semblait impossible que le monde existe en dehors de la frontière d´ombres qu´était la porte de sa porte de chambre. La lune diffusait une lueur glauque dans la pièce, insuffisante pour qu´elle distingue autre chose que de petits points qui dansaient devant son regard, comme de la neige sur un écran de télévision.
La petite fille savait qu´elle paniquait; son pouls accélairait, sa vision se brouillait. Des sueurs froides commençaient à affleurer sur sa peau. Pourtant, elle ne ressentait rien que ce vide et ces grisailles ténébreuses. Elle écarquilla les yeux pour tenter de distinguer quelque chose. Bientôt, les points qui dansaient se mirent en place, prirent des formes. Elle voyait des animaux. D´horribles rats gris, aux dents pointues, avançaient vers elle. Elle ne pouvait plus bouger d´un seul millimètre. Elle était clouée sur place. Son regard était fixe, ses paupières ne bougeaient pas. Osant à peine respirer, elle commença à se déplacer doucement, tout doucement, centimètre par cenitmètre. Enfin, elle se glissa hors du lit, le regard fixé sur les formes qui continuaient à bouger.
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Voilà!