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La 5°5

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
23 octobre 2006 à 21:37:10

Je la regardais, de loin. Je ne l’avais plus approchée depuis… longtemps. Depuis qu’elle m’avait envoyé ce foutu mail. Même pas le courage de me le dire en face, même si on c’est quasiment tout dit sur msn, en se regardant en classe. Moi je n’avais même pas eu les couilles de lui dire que je l’aimais, pourtant si. Maintenant j’ai rien. Rien du tout. Je m’arrache de mon lit, je n’aime pas toutes ses pensées, enfouis au plus profond de moi-même. Ma chambre est en bordel, avec tous ces cartons, qui restent ici, attendant qu’on les foute dans la cave, qui est débordée. Je laisse mon lit défait, ma grand-mère le fera, elle est sympa, elle. Mon bureau n’est pas mieux, mes quelques devoirs fait, lors d’une bouffée de courage. Dessus il y a mes quelques pots, me permettant d’être présentable. Mon réveil, un paquet de gâteaux. Un coup de verni, noir sur la main droite, rouge foncé sur la gauche. Je mets mes deux bracelets hérissés de piques, prends un tee-shirt dans mon armoire, un hawk , attrape un pantalon de la même marque, un caleçon et mes chaussettes, noires. Je file à la douche avant que ma sœur ou ma cousine ne me prenne la place. Je traverse le couloir d’un pas décidé, tant pis pour le voisin. Lui aussi est encombré de toute chose, cartons, glaces, malles, bref. J’évite tous ces obstacles et, rentre dans ma salle de bain. Coup d’bol, c’est libre. Je m’enfonce dedans, enlève mon calebar, qui a servi pour ma nuit de sommeil. J’allume la douche, le tuyau est complètement défoncée, ainsi je perds quasiment toute l’eau, n’ayant que le quart qui coule doucement sur mon corps. Je me passe rapidement du savon, me lave les cheveux. Puis je m’habille et mets mon gel et mon déodorant, du axe. Mes cheveux bien en piques, je pars pour le salon, lui aussi bien encombré de toutes choses, d’un côté les outils, marteau, perceuses, et autres tourne vises. De l’autre côté, les armoires attendant d’être rangés, le canapé et la table. Je prépare mon sac, bouffe les restes d’hier plus quelques gâteaux, chourés à Béryl, une fille de ma classe. Et je m’assois sur le canapé, allume la musique et me replonge dans mes pensées. Pourquoi, voilà la vraie question, pourquoi ceci, pourquoi cela. Toujours un pourquoi, aussi bien dans ma vie que en maths ou en Svt. Je me demande si c’est à cause de ma coupe, qu’elle m’a lâché, p’tet que j’devrais me les tendres en noir, en lever une partie, de façon stylée, sur ma tête puis l’autre la laissait retomber sur mon front, me couvrant l’œil et mes lunettes. Le temps passe vite, trop peut être, même si tout est superficiel et que ce n’est que parce que ma nouvelle coupe m’obsède. Je prends mes Vans, les mets, elles sont grises et kakis, des floyds. Ensuite inspection du matin, j’attrape mes mitaines au passage. Mes cheveux sont bien dressé, tels des piques voulant percer le plafond. Mon tee-shirt est bien mis, pour cacher mon caleçon noir, mon pantalon assez baissé, avant le gros rappeur et le bouffon de première, c´est-à-dire pas trop bas, mais pas trop remonté n’ont plus. Mes chaussettes sont pas trop hautes, même si elles sont largement cachées par mon jeans bleu. Fin de l’inspection matinale. Je pars, prends mon Bmx à la cave, noir et bleu. Je fais rapidement une petite roue puis part de ma cave, celle-ci est poussiéreuse, noir, sombre, bref, elle fout les chocottes, surtout avec les histoires de ma sœur et ma cousine, même si on dirait un gamin quand j’dis ça, voilà pourquoi je ne l’énonce jamais. J’ouvre mon portail, en bois, du vrai ou du faux, j’en sais rien et je m’en fous un peu. Me voilà sur la route, je grille un feu rouge, comme à mon habitude, une longue et harmonieuse sérénade de klaxons se font entendre, rien que pour moi. Un vieux m’engueule depuis sa caisse, une vieille Renault. Sur la route je rencontre Marie, elle se fringue comme une vieille, avec ses pulls bleu claire, qui sont hyper laid. Encore, c’est rien par rapport à Valentine, on dirai une mémé des années 60, j’vous jure. Tee-shirt trop naze, avec des frous-frous, la grosse honte, j’espère que ce sont ses parents qui l’oblige, parce que sinon, elle connait pas les mots « bon goûts ». Me voilà au collège, avec ses trois grandes allées, toutes entourées de fleurs et d’arbustes. Sur la centrale ont peut apercevoir des voitures, contrastant avec ce tableau de verdure, et au bout, une grande chapelle, entourée de grilles, vivement que les travaux finissent. Sur l’allée de droite, ils y a le même tableau : verdure, voitures et, pas de chapelle mais des rangées de vélos attachés. Même tableau sur l’allée de gauche, seule différence, pas le même nom de porte. Je pose mon Bmx à côté de celui de Lionel, et l’observe, le sien est beau, beige avec une image au milieu. Noir sur les deux barres rattachant la roue avant au reste du vélo. Il a quatre cale-pieds, deux à l’arrière, deux à l’avant, moi j’en ai que deux à l’arrière, comme c’est un premier prix. J’observe les vélos de tous ces bouffons, des vtt pour la plupart, mis avec la roue avant sur la barre métallique prévu pour les vélos. Vraiment des cons. La sonnerie sonne, merde je vais être en retard. Quoi que… après tout c’est les deux heures de français, s’est pas très grave. Bien que je n’aie jamais séché, j’aime bien arriver en retard. Les couloirs sont tout en marbres, les murs en pierres anciennes, tellement qu’on ne peut même plus comptés le nombre de chewing-gum collés dessus. Dès qu’on marché, ça fait un raffut impossible. Je suis juste en dessous du proviseur, je le connais bien, mais ne l’aime pas. C’est un gars qui vous file les heures de colles comme la grippe, mine de rien. J’avance tranquillement, faisant un détour pour boire, et rencontre la cpe, Mme Braun. Elle me dit que je vais être en retard, je hoche et fais semblant de presser le pas, pour ralentir de plus belle. Arrivé en salle cent vingt-quatre, je toque, doucement, juste pour que certains élèves crient : « quelqu’un toque ! » et que les autres répondent que non, bref, un gros bordel quoi. Je toque plus fort, j’entends des Excalibur, Joyeuse, Durandal ou encore Hauteclair, nom d’épée qu’ont a appris, appartenant respectivement à Arthur, Charlemagne, Roland et Olivier. C’est nom de lames veulent dire cassé, mais changé par Aymeric, un bon pote c’lui là, dommage qu’il écoute du rap. Mais on fait d’bonne conneries ensemble, et on s’marre bien, du genre le jour il me fait péter de rire et je lui crache une de ces coulées de morve. Trêves de pensée, voilà Mme Entrevan, ma prof’ de français qui m’engueule, que je dérange le cour – non !- et qu’en plus, elle a vu ma mère ce matin. Je vais au bureau des surveillants, prendre un mot, chose que j’aurais pu faire avant, mais je fais tout pour perdre du temps, ne l’oubliez pas, deux heures de français c’est quelque chose ! Tout en marchant dans les couloirs, je me demande quelle excuse je vais pouvoir sortir. Allez, on va dire que mon cadenas bloquer comme un truc d’ouf. Ca marche, comme à tous les coups, je reviens dans la salle, en faisant le même manège que la dernière fois. Le cour de français commence, du moins pour moi. Je sors mon cahier, et je vois son regard de satisfaction quand elle voit que j’ai enfin fait mes exercices. On parle des chevaliers et autres merdes du moyen-âge, avec Lancelot, Arthur et tout les autres bouffons de la tables rondes. En plus, la moitié des textes sont en ancien français, faut s’arrêter toutes les cinq secondes pour lire les descriptions, en gros c’est le bordel. Après avoir survécu héroïquement au deux heures de français, c´est-à-dire, avoir lancé sur tous mes camarades des boulettes avec ma sarbacane à air comprimé, en évitant de me faire prendre, en discutant et accusant mon pote de devant, bref, un joli score. Enfin libre, dix minutes de pauses ou je vais réclamer mon troisième bracelets, pris par François-Xavier, un surveillant. Il n’est toujours pas là. J’aperçois mon nom sur une convocation pour demain, chez la cpe, aie, ca risque de faire mal. Heure de permanence maintenant, la, bordel général dès que les pions ont le dos tourné, c´est-à-dire souvent. Non pas qu’ils sont débordés, c’est juste qu’ils sont quatre pour le collège. Je sors mon gun à billes, un 0,07 joules, plus puissant c’est trop gros et ça fait d’ces cloques, j’ai testé. Je vise Béryl, elle me fait toujours chiez celle là, bim, gros bruit, regard du surveillant soupçonneux et cris aigu de ma victime. Parfait, dommage qu’elle crie si fort, mes pauvres oreilles. Pour les soigner j’envois une dose de décibels via mon mp3, c’est Lofofora, No Facho, ma préférée, je chantonne l’air en prononçant des paroles inaudibles. Je reste comme ça pendant toute l’heure, sortant occasionnellement mon pistolet. Enfin viens la pause bouffe, deux heures de libertés, je commence par un foot, avec les potes. Je suis goal, c’est mon poste. J’arrête trois tirs, dont un in extremis puis renvois la balle de l’autre côté. Paul prend la balle et drible deux de ses adversaires, Ferdinand et Antonin, c’est un boss ce gars là, six ans de football en club. Tir et c’est le but, la différence entre moi et leur goal. Après quarante minutes de jeu acharné, on sort vainqueurs et nous nous dirigeons vers la cantine, aujourd’hui c’est frites et cordon bleu. On sort nos cartes de cantines, elles sont roses, la grosse honte quoi. Dire que les prépas en ont des blanches. Je me demande si on en aura des noirs, ce serait stylé, mais on ne verrait pas l’écriture. Quoi que ça aiderait pour gruger. Après avoir pris mon plateau, mes couverts et mon verre, je me sers de la bouffe d’aujourd’hui. On trouve tant bien que mal une table, en attendant que ces putains de lycéens finissent de manger. Merde ! Je suis juste derrière Ostiane, celle qui m’a lâché. Nos regards se croisent, le mien amoureux, le sien aussi, mais moins. Elle est vraiment belle, elle sait bien s’fringuer, pas comme les autres filles. Je reporte mon attention sur mon plateau, ici c’est la guerre, une seconde d’inattention et plus aucun plat n’est à sa place, tout entre les jambes ou derrière la carafe. Je prends le gâteau de chocolat d’Antonin, il se fait toujours avoir. Après dix minutes de lamentations, on lui rends.

Negatum
Negatum
Niveau 10
24 octobre 2006 à 02:00:22

Le collége, c´est maaaaaaaaaaaaaâaal. :-)

Vu que le poisson (et l´epi de maïs du Kansas surtout :o)) ) ne sera pas content d´un commentaire aussi court, je vais devoir develloper:

Et bien c´est pas trop mal. Ton style habituellement maladroit parait plus à l´aise dans ce cas particulier à la
ouaich´-j´te-racooonte-maie-laïfe-becose-ailé-inte
ressante (désolé). Néanmoins, contrairement par exemple au récit d´hobbit (the mexican job il me semble), tu n´arrive pas à nous tenir en haleine devant ta vie, qui semble içi banale et... On va être gentil, on va dire débridié :o)) .
PS: Marrant, là j´ai reconnu le type même des gars que je pouvais pas saquer durant ma jeunesse (c´était réciproque d´ailleur :o)) ). Mais aprés tout, j´taime bien crousti :-)

Bon, voila voila, bonne chance pour la suite (si il y a...)

Greek_Phalanx
Greek_Phalanx
Niveau 4
24 octobre 2006 à 03:56:03

C´étais marrant, et je serai bon prince en fermant les yeux sur le dernier commentaire... loL!

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
24 octobre 2006 à 06:56:02

Bah merci, j´vais essayer d´vous envoyer une suite mieux.
Bon bh j´vais écrire ( j´commence à 10 niark ).

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
24 octobre 2006 à 08:32:54

Ensuite, la journée s’est déroulée normalement, boulettes de papier mâchées et mots dans le carnet. Je pris mon temps pour rentrer, observant d’un œil endormi les voitures me klaxonnant, j’avais rendez-vous avec Lionel devant Super U, pas pour acheter, juste pour… emprunter quelque petits objets. Il m’attendait, juste devant le magasin tout de bleu fait, ou était écrit les super promos et les horaires ainsi que le logo de l’établissement. Il était habillé de noir comme moi, bracelets hérissé de piques, du crayon de la même couleur autour des yeux, les ongles vernis tout en rouges. Son sac était tagué au blanco, avec des inscriptions qu’on aimait bien, « fuck », « system of a down », « Lofofora » et autre inscriptions. Il était aussi plein de piques, autour de la petite poche et sur les bretelles. Son tee-shirt abordait un fuck, en blanc, au milieu, fait en tague blancs. Son pantalon hawk descendait jusqu’à ses chaussures, il le portait un peu plus bas que moi. Elles étaient noires, en cuir retourné. Des Osiris. Même si Anubis aurait fait mieux, c’était un dieu de la mort, j’aimerai bien être comme lui, je décide qui vit, qui crève. Ses cheveux étaient aussi dressés en l’air. L’intérieur était rempli de caisse au premier plan, avec des caissières qui payait nombres de clients, un métier horrible, si vous voulez mon avis. Ensuite tous les rayons, et pour les emprunteurs tels que moi, qui observe bien, des caméras. Bien qu’on pense qu’elle était éteinte, ou cassée ou encore que c’était du plastique. On s’amusa à faire quelques doigts devant l’objectif puis on prit le rayon boissons, soda et autres merdes crées pour les jeunes. On admira la variété de produits, Ice Tea, Coca Cola, ou encore Schweppes. On se dit qu’on prendrait p’tet du panaché. On regarda aussi les Oasis, puis comme Lionel s’impatientait, on prit les deux Ice Tea qui étaient pas loin de nous, et ils finirent dans nos mains. Ensuite, on descendit en bas, après avoir vérifié maintes fois que personne ne nous suivait, c’est vraiment chiant. Personne n’avait l’air de nous suivre, mais on connaissait bien le coup, un gars fait style d’acheter, de suivre les rayons, mais en fait il te trace. On fit des zigzags dans les rayons, faisant mines de chercher des choses. Finalement notre suiveur pris la parole, on eut peur, un moment :
-Vous cherchez quelque chose ? fit-il d’un ton suspicieux.
-Oui, on cherche les surgelés, répondit Lionel, toujours bon pour raconter un mensonge. Il nous donna l’itinéraire, on y alla, prit des frites et nous barrèrent du rayon glacée. On se dirigea vers un rayon encore inconnu, se marrant en pensant ce que ferait des paquets de céréales dans nos frocs. Lionel m’interpella, un mec semblait encore nous suivre. Enfin une nouvelle petite difficulté. On alla dans les rayons, faisant semblant de prendre des choses pour notre mère imaginaire. On déposa tout dans le panier d’une meuf qui grilla rien, et on fit semblant de lui parler, pour repartir chercher des fausses courses. Le gars nous avait lâchés. On vit des Belins, des chips et autres merveilles venant des usines. Je restai ébahi, j’suis connu pour bouffer tout ce qui se trouve près de moi, dommage que les belins font du bruit, contrairement à l’Ice Tea. Je quittai avec tristesse le rayon chips et autres somptueuse choses. On traversa les rayons, encombré de nombreuse chose plus délicieuse les une que les autres, là, un paquet de Monster Munch, ici des barre Crunch à disposition, parfaite, une taille parfaite pour rentrer dans le calebar, dommage que sa gratte et pique, avec tout leur putain d’emballage. On en prit deux chacun, direction les caleçons. Après, on se dirigea vers le rayons poissons, on s’arrêta et hésita devant les boite de thon, un cruel dilemme s’offrait à nous, prendre du Saupiquet, du Super U ou du Petit Navire ? Nous choisîmes le plus cher, c’était Saupiquet. On prit aussi des serviettes, le thon c’est chiant avec tous leurs gras et huiles qui y a dedans. Après on passa près des caisses, des boites de Kit Kat, du Hubba Bubba et des Tic Tac, on prit les trois. Enfin, on sortit, personne nous avait vu, perfect, comme d’ab quoi. On traversa la rue à droite, qui était un peu abandonnée, on sortit tous ces mets et on s’installa sur le banc, à quelque mètre de là. On adorait voir les gens, qui nous regardait comme des bouffons, nous prenant pour des clodos. Après ce goûter improvisé, on se raconta nos journées, qui étaient plutôt similaire, Lionel a lui aussi une sarbacane à air comprimé de ma fabrication. Nos journées pouvaient se résumer à ça : Boulettes de papiers, foot, bouffe, boulettes de papier et emprunt à Super U. On parla aussi de nouvelles coupes, de sa petite copine, il en a toujours une. Moi j’lui parlais d’mon ancienne. Après dix minutes de conversation, je partis, avec mon Bmx. Une fois chez moi, je manquai de tomber, foutu gravier, même sans mon frein arrière qui a été découpé, je dérape. Je monte les escaliers puis je fonçais sur le paquet de chewing-gum, manquerait plus que ma mère voit que j’vole. Je sors mon dix-huit en rédaction, met mon mot à côté et file dans ma chambre, regarder la télé. Trente minutes plus tard, j’entends un cri, je me traine dans le salon, qui est toujours en bordel. Ma mère me dit :
-C’est quoi ça ? dit-elle d’un ton rageur
-Ben, un mot… Ca s’voit nan ? fis-je, d’une voix provocatrice.
-Tu m’avais promis d’arrêter ! reprit-elle d’une voix encore plus énervée.
-Moi ? répondis-je d’une voix faussement étonnée.
-Tu vois quelqu’un d’autre ? cria-t-elle.
-Non, avouais-je.
-Alors ! hurla-t-elle.
-Mais, c’est pas ma faute...
-C’est jamais de ta faute… me coupa-t-elle
-On m’a balancé une boulette de papier, et comme la prof elle en avait marre, elle m’a prit mon carnet ! expliquai-je. Après avoir dit cela, je pensais que c’était exactement comme ça que deux de mes potes avaient pris un mot dans le carnet. Ensuite, la tempête se calma et elle me félicita pour ma note. Je couru à ma chambre, avant qu’elle ne s’aperçoive que y’avait un zéro sous mon dix-huit…

Negatum
Negatum
Niveau 10
24 octobre 2006 à 13:37:07

Ben, même chose qu´au comm´ précédant. RAS quoi, sauf que le vol, c´est maaaaaaaaaaaaalllll :o))

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
24 octobre 2006 à 17:03:44

Je pensai que ce serait mieux, en fait je vois pas quoi faire, c´est plus intéressant un voyage au Mexique que ma life ? :o))

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
26 octobre 2006 à 09:14:07

Deux heures, normalement heure du départ de chez moi. Engueulades entre mon père et ma mère, il doit finir un boulot, train pour Paris raté. Génial comme départ de vacances. Entre l’inquiétude pour mes futurs jours de détentes et la peur d’oublier un truc ultra important, du genre vernis ou gel, j’essaye d’oublier tout ces cris. Tout est là, mais comment être sûr que j’ai bien toutes mes affaires scolaires, quoi que on s’en fiche un peu de ça. Après de multiples inspections de ma valise, de mon sac Eastpack, j’ai bien mon déodorant, mes vernis. Tout va bien. Je ne consens pas à crier victoire, attendant deux ou trois jour, de voire que j’ai oublié mon agenda. Finalement, départ. En voiture vu que le train ne nous a pas attendu. On descend toutes nos valises, au nombre de quatre, et nos sacs, au même nombres. Direction Paris, gare de Lyon. Le trajet en voiture se passe bien, malgré les cris constant de mes parents, la séparation c’est franchement pas cool. Heureusement que le mp3 de mon père gueule les paroles du chanteur de Lofofora. Enfin, après une vingtaine minutes de musiques, de cris, de fleurs ( sensé être dans mon appart’ ) qui tombe, et d’embouteillage, nous arrivons. Naturellement le parking est bondé et nous abandonnons la chance de nous garer, on s’arrête au beau milieu du dépose-minute sous les huées de klaxons, en partie couverte par le nombre légèrement trop fort de décibels forçant un passage de mes oreilles jusqu’à mes tympans. Nous dans la fameuse gare, après nos réclamations, nous allons faire un passage de courte durée au relay. Je prends un picsou, avec 440 pages, suffisant pour mon voyage, ou du moins je le croyais. Nous voici devant le train, évidemment on embarque au bout du quai, je m’y attendais presque. Après avoir montré le papier avec toutes les informations sur moi ainsi que sur mon voyage, je continue et arrive une dizaine de mètre du tgv sncf. Dedans, brouhaha général, entre engueulades, plaintes des enfants et ronflements de passager fatigués. Je passe tel un zombi l’entre puis me faufile, en laissant ma valise à mon père et trouve nos places, m’assois à la quatre-vingt dix-sept. Je sors aussitôt mon magazine acheté quelque minutes plus tôt et me plonge dedans, à travers les histoire de Donald, Picsou et les autres héros de ce passionnant livre. Vers dix-sept heures trente, je l’ai fini et dois malheureusement céder mes écouteurs ainsi que le mp3 à ma sœur. J’essaye vainement de dormir, mais impossible de s’endormir, nous décidons, moi et mon père d’aller à la cafétéria, acheter quelques petites broutilles à des prix impossible. Je prends un Orangina, un paquet de M&M, comme ma sœur et ma cousine, un Coca, et de l’eau. Mon père prends une bière et un paquet de cacahuètes. Nous retournons à nos places, et le reste du trajet passe lentement, entre le paysage lassant et répétitif et l’observation des passagers. Une dame et allonger sur son mari, exhibant devant moi son énorme postérieur. Enfin le train commence à ralentir puis s’arrête, Marseille nous voilà ! Évidement, une envie fulgurante me prit à se moment là, et je m’en fus au toilettes. Je retrouvais mon père ainsi que ma sœur et ma cousine sur le quai, en face du train. Chacun prit sa valise respective et nous nous dirigeâmes vers l’appartement de mon oncle, Christophe. Après quinze minutes à travers la ville, nous arrivons chez lui, dans une rue plutôt malsaine et mal tenue, où plusieurs arabes se parlaient dans leurs langues, impossible de comprendre le moindre mots, mais j’était prêt à parier qu’il se moquaient de nous, normal vu nos dégaines avec nos valises décathlons. Après quelques politesses échangées avec Christophe , c´est-à-dire un bonjour, ça va et quelque sourire, moi et Maëva, ma cousine, repartons en ville et nous arrêtons au vieux port. L’eau est magnifique devant ce coucher de soleil, près de nos pieds fatigué, l’étendue d’eau a une couleur verdâtre, puis tourne sur quelques centimètres au bleu foncé, plus cyan, rouge-orangée, un peu plus loin orange et enfin jaune. Après les remous de l’eau nous la font apparaître blanche, sous le reflet de l’astre de la nuit commençant à poindre. Après quelques minutes de ce spectacle, rassasié de couleur et de beauté, nous rentrons chez Christophe. On revient légèrement en avance, juste le temps de ce remettre du déodorant, car il faut dire que malgré sa beauté, la ville pue. Et nous voilà reparti pour un restaurant Tunisien. Nous prenons quasiment tous un couscous, sauf ma cousine qui prends des merguez-spaghetti et mon oncle qui prend du riz et des brochettes. Je ne fini pas mon plat, étant complètement gavé. Je regarde mon petit cousin prendre un gâteau tout entouré de farines, et ne pas le finir. Je prends un café après avoir goûté celui de mon père. Le goût fort du café m’emplit de chaleur et je ne peux m’empêcher de me dire que je vais encore veillé tard à cause de ça. Après nous retournons à nouveau dans l’appartement et repartons, moi et mon père presque aussitôt, vers la gare cette fois pour chercher la voiture. Quand on revient, les bagages nous attendent, nous les montons rapidement et partons, direction Aix, chez mes cousins et mes autres oncles et tantes. Je restai dans la petite fiat, à écrire et à écouter sur l’ordinateur de mon père, jusqu’à que celui-ci n’est plus de batterie. Je regardai de temps en temps à la fenêtre, apercevant juste les quelques lumières des maisons ou commerçants proches.

[Croustibat]
[Croustibat]
Niveau 6
27 octobre 2006 à 17:56:25

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