Bonjour à tous et à toutes,
ayant découvert ce forum hier soir et lu certains de os récits, je viens en poster un écrit par ma plume.
j´espère que vous allez aimer
Entre rêve et réalité
Il est tard, la lune est déjà haute dans le ciel éclairant la nuit de sa lumière blafarde. Voila maintenant plusieurs heures que dehors, la neige tombe en continu. Assise au bord de ma fenêtre, je l’observe, je l’admire, tous ces flocons me font tourner la tête, ils me donnent envie de voler, avec eux, de me mêler à leur course frénétique jusqu’à atteindre le sol.
La fatigue me gagne peu à peu, je décide de rejoindre mon lit qui me parait soudain l’endroit le plus attirant de la pièce. Mes paupières se ferment, lentement, pour ne laisser paraître qu’un monde d’illusions.
Début du rêve :
L’air frais me caresse doucement le visage, au dessous de moi, les chalets de mon village semblent être devenus aussi petits que la paume de ma main. Je vole, agitant deux immenses ailes blanches, je me laisse guider par le vent, qui m’entraîne tantôt vers les nuages, tantôt vers les toits enneigés de la commune. C’est en relevant la tête pour apprécier le plus possible ce voyage que je la vois. Je stoppe immédiatement mon vol, faisant du sur-place. Une jeune fille qui me ressemble énormément ; non, c’est plus que cela, elle est moi, mais je ne suis pas elle. C’est une vérité qui m’est imposée, comme toutes celles qui nous semblent naturelles dans nos songes. Elle ne bouge pas, me laissant tout le loisir de l’admirer. Ce que je n’ai pas vu au premier regard me semble tout à coup d’une évidence capitale : ses ailes, contrairement aux miennes sont d’un noir ébène. Le face à face est intense, deux existences pour un seul et même esprit, nous sommes rivales, l’une de nous doit disparaître et céder sa place à l’autre. Je la vois qui se prépare à m’affronter, une épaisse brume tombe alors autour de nous et je sens mon esprit appelé dans un autre endroit, sa place n’est plus ici. Pour le moment.
Fin du rêve
La lumière du matin qui filtre par les interstices des volets de bois m’éblouie, me sortant de la torpeur dans laquelle ce songe m’a plongé. Je me redresse péniblement sur mes coudes, puis je me lève, d’un pas encore incertain, pour aller ouvrir mes volets et laisser librement la lumière pénétrer dans la pièce. J’ai besoin de me remettre les idées en place, je n’arrive pas à sortir une partie de mon esprit de ce rêve, comme si elle était encore à l’intérieur. Le soleil se reflète sur la neige, faisant souffrir mes yeux, pas encore habitués à tant de clarté. Je décide d’emprunter le sentier qui coupe à travers le bois voisin, pensant que le calme et la sérénité de la forêt me feraient du bien. Marchant lentement dans la neige, j’entre petit à petit dans la zone boisée. Je m’arrête. Une voix vient de prononcer mon nom, loin devant moi, je ne vois personne. Le vent vient de se lever, une bourrasque fait virevolter mes cheveux noirs, l’atmosphère semble être devenue soudainement glaciale. A quelques mètres de moi, je peux voir l’air qui tremble, tel une ombre immatérielle, qui se rapproche à vive allure. Je voudrais courir, m’enfuir, mas je ne peux pas, la peur absorbe toutes mes forces. Elle est à ma hauteur maintenant et me murmure simplement trois mots, me glaçant les os :
« A ce soir… ». Je sens que mes muscles me laissent reprendre le contrôle, je me retourne pour ne voir derrière moi que les arbres immobiles du bois. Il n’y a plus de vent, seul le rythme accéléré des battements de mon cœur peut me faire croire à la scène qui vient d’avoir lieu.
Je suis rentrée chez moi peu après. Je ne me sens pas en sécurité, pourtant je me convaincs que tout ce que je vis n’est que le fruit de mon imagination. Le songe de cette nuit a du ébranler mon esprit et perturber mes pensées, à tel point que je m’y crois encore. La journée s’est passée calmement, le soleil se couche et bientôt je ferais de même, ma tension de ce matin m’a accompagnée toute la journée, il faut que je me repose, je suis mentalement épuisée.
Une fois dans mon lit, je trouve le sommeil rapidement, me laissant bercer par le doux bruit du vent dehors.
Début du rêve
Retour au point de départ. Nous sommes face à face, elle s’apprête à me foncer dessus. Le même brouillard que dans mon précédent songe nous envahit. Dans chacune de mes mains, une arme apparaît : deux épées, totalement identiques. Non, ce ne sont pas des épées, ce sont des clés, de la taille d’une courte épée, elles sont blanches comme l’ivoire et froides comme la neige. Elles sont couvertes de plumes, dures comme le cristal.
L’épais nuage de brume noire devant moi se décompose, elle arrive. Parant son premier coup, je cherche une stratégie pour la vaincre. La fuite est impossible, seul le combat mène à la victoire, et je ne dois pas défaillir. Elle me fait horreur, elle n’est qu’un condensé de mes peurs les plus profondes et je dois la vaincre. Je vole le plus vite possible tout en cherchant la solution de mon problème. Le combat est la clé, ces armes me le prouvent de par leur forme. Je m’engouffre sans m’en rendre compte dans une grotte qui orne la falaise. Avançant dans le long couloir, l’obscurité m’envahit, mon esprit devient flou, je sombre dans les ténèbre de mon propre corps.
Un étau se resserre autour de mes poignets et de mes chevilles, des chaînes, froides, me retiennent au mur de la grotte. Je suis au plus profond des ténèbres, des torches sont pausées sur les murs alentours, c’est la seule source de lumière. Elle s’approche de moi, ses armes, semblables aux miennes si l’on exclu leur couleur noire, prennent une teinte rougeâtre sur le contour. La fin est proche, ma peur, mes peurs vont gagnées la partie, l’espoir me quitte pour laisser place au désespoir, au néant. J’accueille maintenant les ténèbres, je ne suis plus assez forte pour les repousser. Elle semble l’avoir compris car elle me sourit victorieusement. Son sourire. Je ne vois plus que ça, ce sourire amer, il me donne envie de la détruire. Elle me nargue, je ne supporte pas cela, l’espoir, il revient, une faible lueur d’espoir que je ne dois pas gâcher. Mais j’ai beau chercher, autour de moi tout n’est qu’obscurité, je suis coincée sur son territoire. Elle fonce vers moi, pour me porter le coup final. Je dois briser les chaînes, les ténèbres ne doivent pas gagner, mon cœur ne doit pas se laisser prendre. Je dois être forte. Soudain je l’aperçois : un fin filet de lumière filtre par le plafond. En l’espace d’un instant tout me revient, l’espoir, la force, le courage. La lumière me guide, mes chaînes sont brisées, nos armes se frottent entre elles, produisant des étincelles. Le plafond est haut, mais je suis décidée, rien ne pourra m’arrêter. Je m’envole vers cette source de lumière, de vie. Elle me poursuit, déçue que son plan est échoué. Je le vois dans ses yeux, j’en suis fière. J’atteint la sortie, je me concentre pour l’ultime combat. Je rassemble mon énergie, ici c’est mon domaine : le soleil brille haut dans le ciel, reflétant les éclats éblouissants de la neige partout autour de nous. Je ferme les yeux, j’absorbe cette énergie nouvelle que me procure les rayons de l’astre solaire. Ses pouvoirs semblent réduits dans cet espace. Cette fois, c’est moi qui attaque, elle est désavantagée, esquivant mes coups maladroitement. J’accrois la rapidité de mes assauts, elle n’arrive plus à suivre. Tandis qu’elle essaie d’attaquer à son tour, je la surprend par derrière et plante mon épée directement dans son cœur. Devant moi, des centaines de plumes noires s’éparpillent. Me laissant seule, en paix. Je suis victorieuse, les ténèbres ont connues une cuisante défaite.
Fin du rêve
Je m’éveille en sueur dans mon lit, mon sommeil a été agité, les draps ne me couvrent même plus. Je m’assois, je suis essoufflée, ce songe semblait réel, j’ai passée une nuit épuisante. Mon regard se pose au pied de mon lit, sur le sol repose une plume, noire comme l’ébène…