Petite anecdote de la vie
Mine aigrie, regard torve et visage contrit.
Les passants s´énervent, fulminent intérieurement, mais se résignent à un sort qu´une panne mécanique leur a imposé.
C´est envahi d´une foule désorganisée, déambulant d´un pas pressé et s’arrogeant l’espace au détriment des voitures, que le pont devient le théâtre d´un spectacle totalement imprévu.
Par un hasard fortuit, un édifice retrouve sa fonction première ; franchir un cours d´eau. Mais cela n´est pas au goût des badauds dont leur esprit n´entrevoit que l´inconvénient.
Mais en y regardant de plus près, et en s´attardant sur ce phénomène anecdotique, un profane du moment et du lieu s´aperçoit que cette marée agacée, bien trop habituée à son confort, fait d´une opportunité un caprice.
Alors qu´il est offert à des centaines de personnes de profiter ; d’un ciel clément, d´une marche entretenant la santé, d´une confrontation avec ses semblables et d´une économie financière, chacun n´entrevoit là qu´une aberration dispendieuse en temps, en énergie et en moyen. Ce faisant, le quidam blâmera les engins, ces derniers ne pouvant accomplir ce à quoi ils sont destinés, et maudira leur mécanique à l´origine de ce flux chaotique d’individus.
Malgré sa rage contenue, la foule traverse l´ouvrage de part en part, dans un sens comme dans l’autre, avec la ferme intention d´atteindre son objectif en dépit de ce qu´elle considère comme un ennui fâcheux.
En somme, voici exposé si présent un exemple véridique, mais surtout des plus éloquent, de la paresse humaine à se mouvoir de ses propres membres quand sa science et son orgueil s´avèrent incapables de le faire.
Les faits.
Bordeaux, Mardi 17 Octobre.
Entre deux stations desservant les extrémités du pont de pierre, le tramway n’assurait plus de liaison en raison d’une panne. Les gens se sont ainsi retrouvés obligés de traverser dans les deux sens ledit pont à pied.
Ce fut d’ailleurs mon cas.
Cependant, tandis que je traversais avec plaisir l’édifice séculaire, je constatais que la situation déplaisait à la majorité des gens.
En fut donc produit le petit texte que vous venez de lire.
Post Scriptum : Je dédie ce texte à Carnavale, sans qui et son précieux conseil, je n´aurais jamais pu être témoin d´un évênement aussi atypique.
Merci d´avoir lu et commenté.
Un pléonasme parfaitement prévu et assumé. ![]()
Je m´explique car je n´aime pas laisser les choses vagues.
Un pléonasme est absurde, je l´ai mis dans le texte pour souligner en sous entendu l´absurdité des gens qu´ils ont à s´énerver pour si peu.
Voili voilou. ![]()
Style un peu lourd et surchargé...
Merci d´avori lu et commenté.
Je suis d´accord avec toi. Mais c´est là aussi assez volontaire pour montré la tension dans l´esprit des gens et que ces derniers se font des montagnes avec pas grand chose.
Mon texte est millimétré pour rendre un effet précis et délibéré et chaque chose est voulue (sauf les fautes).
Le style ampoulé montre la suffisance de l´humain.
Le manque de fluidité, qui casse le rythme, montre la rupture du quotidien avec l´amorce d´une situation atypique pour les gens.
Le texte est court car l´évenement n´a duré que quelques minutes.
Etc ...
Mes explications sont claires ou demandent-elles davantage d´éclaircissement ?
... je pense que si le "sud ouest" était parcouru de manchette comme celle-ci, je le lirais plus souvent... en tout cas, ça m´a bien plus ![]()
C´est bien d´essayer d´aller au-delà de la simple signification des mots pour faire passer un message et je ne peux que louer ta tentative mais encore faut-il que le message passe. Là, je n´en suis pas convaincue.
Par exemple, tu parles du "style ampoulé" pour montrer la "suffisance des gens". Bonne idée mais là où ça ne marche pas, c´est que le narrateur est censé se démarquer des autres gens qui gueulent. Lui, il n´est pas censé être suffisant. Il est donc censé avoir un style sobre et naturel qui le différencie des autres gens au style ampoulé... Là, du coup, ça le rend désagréable et on a envie de se ranger du côté des autres passagers, de ceux qui gueulent.
Si tu veux garder ce style et faire passer ton message ("ampoulage" = suffisance) alors tu devrais le réécrire en prenant le point de vue d´un de ceux qui gueulent. Comme ça, ce sera vraiment eux qui nous seront désagréables et ton message "intra-linéaire" (erf) passera mieux. Tu peux faire deux versions par exemple : une pédante vue par les yeux de ceux qui gueulent, une sobre et naturelle vue par toi (enfin ton narrateur quoi).
Enfin moi, je dis ça, je dis rien.
J´ai trouvé ça bon, mais sans plus
Bien sur, le style est recherché, mais il me parait trop ampoulé (comme l´a dit Roberta), trop "scientifique" pour une scéne pareille. Tu ne vas aussi pas assez au fond des choses, tu aurais pu par exemple décrire le sentiment qui t´animait quand tu a traversé le pont par exemple, comment a-tu ressenti la géne des gens, ect...
Evidemment, ça reste bon, mais il manque un petit quelque chose avec lequel tu aurais pu faire un trés beau texte
.
Bonne chance dans tes autres écrits ![]()
Excellent. Non pas le texte, sur lequel je reviendrai juste après, mais le fait que tu fasses un texte aux trente-six sous-entendus alors que dès que quelqu´un d´autre le fait, tu le critiques ouvertement et qualifies son texte d´incompréhensible ou inintéressant. Enfin bref, fin de la parenthèse "t´aurais pas un peu l´impression d´être l´hôpital qui se fout de la charité?".
Pour le texte, moyen. Je rejoins Roberta sur le style trop ampoulé et le manque de profondeur du texte : on a juste un personnage qui prend les autres de haut parce qu´il est pas capable de comprendre que quand faut arriver à l´heure au boulot ou ailleurs, on n´a pas forcément envie de se retrouver piégé par une satanée panne. Oui, dans la vie de tous les jours, l´efficacité prime sur le plaisir de vivre, c´est comme ça. Sauf dans certains cas particuliers (chanteurs pétés de thune par exemple) qui ne nous intéressent pas ici.
De plus, tes sous-entendus sont très intéressants mais...complètement opaques au lecteur lambda. Toutes les explications que tu donnes après, à moins d´être comme Carnavale qui voit tout ou presque ou d´être prof de français, on peut pas en voir le quart sans y passer trois heures. Voir le début de mon post sur l´hôpital, puisque tu es justement toujours le premier à critiquer l´opacité de certains textes.
Le style est de plus moins bon que d´habitude à mon sens, puisque bien trop ampoulé pour une telle situation et un tel narrateur. Enfin ça fait partie de tes sous-entendus, mais quand on lit ton texte, on n´y pense pas. Donc dans les impressions de lecture, on retient un style lourd plus qu´autre chose.
Un bon point : les fautes d´orthographe quasiment (totalement?) absentes, même si la faible longueur du texte entre sûrement en compte.
En bref, je pense que ce texte serait très intéressant pour un cours de français, pour étudier tous tes sous-entendus et autres, mais pour une simple lecture comme on fait ici, j´ai trouvé ça moyen et pas spécialement bien écrit, désolé.
Awaiting your next text, ç´fait des mois qu´j´attends la suite de Némésis et d´Opus Universi moi... ![]()
Merci d´avoir lu et commenté.
Bien bien bein ...
Pour ce qui de l´hôpital, le sujet est extrèmement délicat et j´aimerais que l´on n´extrapole pas ni ne banalise la chose pour le reste de mes écrits.
Je m´explique. Là où je ne supporte pas les sous-entendus et les messages incompréhensibles, c´est avec Yohan-Kiefa. En plus d´être incompréhensible, il ne daigne pas nous donner de précision quand certains lecteurs lui demande (dont moi) et c´est sur ce point et unique sur ce point que nous sommes en déssacord.
Avant de fermer ce paragraphe, j´apprécierais que l´on ne me recrache pas au visage ce qui se passe avec Yohan : ce texte est de moi, pas de lui et n´a aucun rapport avec lui.
J´ai expliqué la construction de mon texte et pourquoi certains élements étaient ainsi utulisés, et je suis parfaitement conscient du fait que cela ne peut être pas vu à première vue. Il convient de dire que ce texte a été écrit sous l´impulsion d´une envie d´écrire mais aussi sous le conseil de Carnavale car c´est lui qui m´avait préconisé de ma balader en ville pour être témoin de la vie. Ce qui fut fait.
Tout ça pour dire que je ne crois pas que cela fasse "Hôpital qui se fout de la charité". Ce texte était une sorte d´exercice de style et il se trouve qu´il n´est pas très bien réussi et l´admet volontiers, c´est tout. Contrairement à certains (mais un en particulier et tu sais lequel) je ne considère pas mes écrits comme l´essence même de l´écriture proche de la perfection ultime et que c´est pubibliable. En gors, je pense qu´il aurait mieux valu que je le poste sur Inspiridéescription car ç´aurait fait moins de foin.
En somme, le texte n´est pas excellent mais ce n´est pas une raison de m´incendier de la sorte. J´ai expliqué certains points à Roberta car je ne voulais pas que les gens pensent que j´écris tout ça pour en mettre plein la vue et pour étaler du vocabulaire et des grammaires pôussées et je tenais à expliquer en détails les différents aspects de mon texte pour éviter les amlagamles. Ce faisant, et dans la mesure où j´assume ce que j´ai fait et que j´accepte les critiques, il n´y a pas lieu de se mettre dans un état pareil.
Sinon un détail, tu dis que le narrateur prend de haut les gens, or ce n´est pas le cas ; il ne fait que constater l´insatisfaction chronique des gens. Je comprends tout à fait que les gens aient besoin d´être à l´heure mais je rappelle que la panne s´est fait aux extrémités d´un pont : il suffisait juste de le traverser pour prendre le tramway à la prchaine station suivant et franchement cela ne prend pas une heure pour franchir le pont de pierre de Bordeaux. Ainsi, c´est surtout ça que je voulais montrer, l´abérration des gens à fulminer pour et contre une chose aussi futile qu´un tramway en panne et quelques minutes de perdues.
Pour Némésis, ça avance mais ça prend du temps car comme je suis en train de plancher sur le scénario à long terme (avant j´ignorais moi-même ce qui se passait dans le chapitre suivant mais maintenant je sais parfaitement tout et j´ai tout prévu jusqu´à la fin) et donc il faut que je prenne en compte une foule de détails pour la suite.
Concernant Opus Universi, la suite va arriver dans loooooooooooongteeeeeeeemps, trèèèèès loooooonnnggteeeeemps, et à cause d´un truc tout con : je l´écris à deux avec mon voisin donc ça prend un temps fou pour écrire un paragraphe et établir un bon récit. Cela dit, il ne faut pas s´inquitéer, le chapitre suivant est écrit à moitié tandis que le suivant est déjà fini ainsi quand je posterai tu auras deux beaux pavés. Et je prépare aussi Lordrum et une erreur primitive (naaan, je reposterais pas toutes les suites en même temps).
Bon, en conclusion : un auteur ne doit pas se limiter à ce qu´il sait faire et produire toujours la même chose. J´ai ainsi tenté ce texte à l´instar du texte sur l´amour (Et la mort n´aura pas d´empire) ou l´humour (Les courses, Noel etc ...) afinb d´élargir ma palette de possiblité et explorer d´autres domaines.
voili voilou.
PS : si tu t´es énervé sur mon texte dans le but de me faire la morale par rapport à ce qui se passe avec Yohan, je te dirais de te mêler de tes affaires et/où de venir sur MSN pour qu´on s´explique, mais si ce n´est pas le cas et que c´est simplement ton tempérement agressif qui ressort, en ce cas je ne m´en formalise pas et te remercie de nouveau pour ta lecture.
Tu n´as pas commenté mes conseils...
Roberta Posté le 20 octobre 2006 à 14:55:30
"Tu n´as pas commenté mes conseils..."
Si se sont des conseils je t´en remercie mais dans ce cas il est inutile d´y répondre sachant que des conseils n´ont pas de but d´avoir une réponse à l´inverse d´une question ou d´un commentaire mais comme ton message se rapprochait plus de la critique/commentaire, je commente donc ton commentaire. Peut-être seras-tu même amener à commenter mon commentaire de commentaire qui à l´origine commentait ton premier commentaire.
Roberta Posté le 19 octobre 2006 à 07:32:44
"C´est bien d´essayer d´aller au-delà de la simple signification des mots pour faire passer un message et je ne peux que louer ta tentative mais encore faut-il que le message passe. Là, je n´en suis pas convaincue."
La réponse que je fournisais à Azerty est en partie valable pour toi. De ce fait, lorsque j´admets que mon texte n´est pas faramineux, cela sous-entends évidement que les procédés que j´ai utilisé ne remplissent pas leur fonction comme je le voudrais car si le texte marche pas, mes sous-entendus sont au lits (j´espère que tu as compris le rapport stupide entre la marche et le lit, mais passons ...).
Pour le coup du narrateur il est vrai que j´aurais du prendre du recul comme le texte se veut objectif ou vis-versa pour l´inverse (là aussi j´espère qu´on se comprend ... même si cela ne veut rien dire ...). Disons que j´ai fait un mix des deux d´où le fait que cela sonne faux.
Cependant, (car c´est mon texte chéri et que je suis la pour le défendre tout de même) je maintiens que mon style est bien tourné car les syntaxes sont correct et le vocabulaire fouillé. Alors le style n´est pas ampoulé ... j´obterais pour "inapproprié" par rapport aux points de vue du narrateur cela va sans dire (cequi est complètement débile car si j´écris cette locution c´est qu´il y a justement besoin de le dire, mais je m´égare ...).
Ainsi se serait intéréssant de réécrire les textes sous les deux versions, ampoulé/externe (un type qui se promène sur le pont et qui assiste à l´atrouppement) et/ou fluide/interne (un homme qui perd du temps à cause de la panne. De ce fait, je creuserais le sujet, je satisferais Azerty avec son point de vue du perte de temps, moi-même car je garderais l´idée de mépriser la paresse humaine et Negatum avec une psychologie et des sentiments davantages décrits.
Encore merci d´avoir lu et d´être aussi pointilleux, c´est un plaisir de parler entre maniaque.
Allez, au boulot !
PS : Je réecrirais donc probablement en deux versions totalement différentes même si je trouve ça un peu dommage car ça enlève de la spontanéïté.
PPS : En réponse à Azerty, j´utilise Antidote (JE SAIS je sais, àa n´enlève pas tout mais la preuve en est dans le présent texte. ![]()
Ainsi se serait intéréssant de réécrire les textes sous les deux versions, ampoulé/externe (un type qui se promène sur le pont et qui assiste à l´atrouppement) et/ou fluide/interne (un homme qui perd du temps à cause de la panne.
Moi, j´aurais fait l´inverse.
Alors le style n´est pas ampoulé ...
Depuis le début, tout le monde me considère comme étant à l´origine de ce terme mais je n´ai fait que reprendre ta propre expression... Tu qualifiais toi-même ton style d´ampoulé...
Je peux très bien faire les quatres versions différentes avec différents protagonistes, créant ainsi un pseudoscénario découlant de ce fait. Très intéréssant ... je pourrais en faire une courte fiction déclinée en quatre ou cinq chapitres.
Pour ampoulé je ne sais plus qui l´a dis mais ça n´a pas d´importance puisque je me suis expliqué sur ce point. ![]()