Le phénomène
Tout le monde a déjà vu, allongé dans l'herbe par une belle nuit d'été sans lune, des petits points blancs brillants hauts dans le ciel et qui se déplacent assez vite, à vitesse constante et en ligne droite sur le fond étoilé. Ce sont des satellites à haute altitude qui sont encore éclairés par le soleil alors que nous sommes déjà plongés dans la nuit. Leur luminosité, assez faible, est généralement constante pendant la durée de l'observation. Ceux-ci sont la bête noire de l'astronome photographe.
Pour les satellites Iridium, lancés par un consortium groupé autour de Motorola, l'histoire est un peu différente. Ce que les ingénieurs de Motorola n'avaient pas prévu, c'est qu'en disposant des panneaux très réfléchissants (en fait, trois grandes antennes planes de communication) orientés vers la Terre, ils allaient exactement jouer le rôle du gamin qui avec son miroir s'amuse à réfléchir la lumière du soleil dans l'œil de son voisin... Toutes proportions gardées, c'est exactement ce qui se passe avec les Iridiums : ils nous réfléchissent la lumière du soleil sur la surface de notre bonne Terre. Selon que l'alignement Soleil, satellite, observateur est plus ou moins correctement réalisé, l'éclair lumineux peut être plus ou moins intense. Le phénomène est bref, environ une vingtaine de secondes, car le satellite se déplace à grande vitesse. Il passe par un maximum qui, si l'alignement est parfait, peut être particulièrement spectaculaire.
http://www.orion.asso.cc-pays-de-gex.fr/iridiums/iridium.html