Depuis toujours, l'Homme cherche à définir l'unité de l'Univers et les parties qui le composent. Pour les cultures archaïques, c'est afin de définir également la place de l'Homme au sein du grand tout, et aussi la structure de la société humaine. Il y a donc une sorte d'équivalence entre Cosmos et société.
Partant, la connaissance de l'astronomie peut servir (par ex., dans les sociétés mégalithiques) pour déterminer les moments de l'agriculture, ou pour constituer un temple d'observation qui, par son aspect remarquable, constitue le centre symbolique de la société et de l'univers. Un centre spirituel, social, politique, et aussi le centre du monde.
Le lien entre cosmos et philosophie ou croyance n'est d'ailleurs pas réservé qu'à la pensée irrationnelle archaïque, il y a, dans l'univers, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, des éléments qui ouvrent à des questionnements plus vastes que ceux que nous pouvons imaginer. Dès lors, les cultures archaïques ont pu ou peuvent comporter une intuition qui rejoint la science quant au caractère à la fois physique et métaphysique du monde.
Par ex. si le vide est susceptible de créer des particules subatomiques.
Les monothéismes, parce que fondés sur leur texte et leur mythe spécifiques, ont comparativement réduit ces intuitions. Ce qui était un mystère indicible, au sens par ex. de Râmakrishna, est en quelques sortes exclu par la révélation d'un dieu qui éclipse l'univers en s'en distinguant.
Alors un anathème antique peut être jeté : "Si quelqu'un dit que le monde et Dieu sont une seule et même chose, qu'il soit anathème" (je cite de mémoire et approximativement).