Graphismes 16/20 En attendant un certain Super Mario Bros. 3, la puissance de la NES n'est pas encore poussée jusque dans ses derniers retranchements. Mais impossible d'ignorer le cap franchi depuis le premier opus, avec notamment la possibilité d'explorer les niveaux dans tous les sens. Les couleurs sont toujours aussi chatoyantes et les environnements se permettent d'être encore plus variés. Pour l'époque le monde des rêves où se déroule cette aventure est très crédible, et ce malgré l'origine controversée du jeu. Cet univers extérieur s'intègre finalement très bien à la série Mario, et de nombreux éléments (les fameux Maskass !) seront par ailleurs repris dans les jeux suivants.
Jouabilité 19/20 Radicalement différent, le gameplay de cet épisode n'en est pas moins excellent. Attraper puis lancer les items et autres ennemis devient vite une habitude et un plaisir. Malgré les seuls deux boutons de la manette NES le nombre d'actions possibles est impressionnant, et ce grâce à un level design éblouissant d'ingéniosité. L'idée du Sub-Space est vraiment bien pensée, tandis que le système de portes et d'échelles permet de construire des niveaux très rafraîchissants. Super Mario Bros. 2 est loin d'être aussi linéaire que son glorieux prédécesseur, avec des structures verticales et labyrinthiques étonnantes pour un jeu de plates-formes. Même les ennemis sont judicieusement utilisés, et il n'est pas rare de devoir s'en servir pour franchir piques ou précipices !
Durée de vie 14/20 Ce Mario est nettement moins tourné vers le score, mais il se rattrape en nous proposant quatre personnages jouables. Il laisse plus de place à l'exploration tout en conservant une certaine nervosité, notamment par la possibilité de courir à toute vitesse et au mépris du danger. Par rapport à Doki Doki Panic le jeu perd son système de sauvegarde mais cette suppression n'est pas un gros problème. La première rencontre avec les 7 niveaux risque de faire des étincelles, car le titre offre tout de même quelques passages plutôt tendus. Cependant une fois bien en main, et encore plus avec l'usage des passages secrets, le soft se termine assez rapidement. Mais comme son aîné, Super Mario Bros. 2 fait partie de ces jeux prenants à la rejouabilité presque éternelle.
Bande son 19/20 Koji Kondo a encore frappé. Les musiques sont toujours peu nombreuses mais extrêmement réussies, toutes fidèles à l'atmosphère qu'elles accompagnent. La bande son est d'une grande qualité, elle propose de nouveaux morceaux et s'inscrit sans souci dans la lignée des Mario. Heureusement le passage d'un jeu à l'autre ne s'est pas transformé en simple reprise du précédent opus, les clins d'œils restent discrets et efficaces. Super Mario Bros. 2 profite d'une refonte bienvenue des effets sonores, mais aussi de quelques améliorations. Ainsi le thème des souterrains et des donjons est plus lent que dans Doki Doki Panic, et du même coup plus inquiétant !
Scénario 19/20 Cette note est volontairement provocante. L'essentiel du jeu ne se trouve pas dans son scénario, mais force est de constater que l'histoire proposée n'est pas là par hasard. Nous avons là un scénario subtil, dont la touchante profondeur ne se donne pas au premier regard. Sans nous noyer sous de longs dialogues et autres cinématiques, l'histoire parvient à nous émouvoir, à nous interpeller. Face aux superproductions actuelles, difficile d'être insensible devant tant de pudeur.
Note générale 19/20 L'aventure rocambolesque de « Super Mario Bros. 2 » continue encore aujourd'hui de nous étonner. L'histoire est à présent écrite, et comment en vouloir à Nintendo de nous offrir un tel jeu ? Si celui-ci est une arnaque, alors autant dire qu'il est l'arnaque la plus jouissive du jeu-vidéo ! Le titre reprend beaucoup du très bon Doki Doki Panic et le peaufine encore davantage pour nous servir ce qui est devenu, tout simplement, un grand jeu. Ce deuxième Mario est une suite de rêve qui n'a pas à rougir de ses bizarreries par rapport à l'univers Mario. Bien au contraire, car c'est aussi pour ces différences et cette fraîcheur que nous l'aimons toujours autant.