19 / 20 Lost in blue, ou le plaisir de la frustration. La frustration est d´ordinaire un sentiment très désagréable lié à un manque. Lost in blue en fait une sensation positive, liée à un désir intense de survivre pour explorer l´île toujours plus loin. J´aime les jeux vidéo depuis toujours mais je n´ai jamais été très bon. Ce jeu est difficile, et j´y prends énormément de plaisir afin de me transcender, chaque jour je maîtrise mieux mon environnement, je connais les poissons que je pêche dès qu´ils s´accrochent à ma ligne, je sais parfaitement où trouver les ingrédients ou les matériaux dont j´ai besoin, j´apprends à gérer mon temps et mon espace. C´est un réel plaisir de progresser dans ce jeu, qui regorge en prime de surprises scénaristiques. La réalisation est impeccable, graphismes charmants (notamment les animations), ambiance sonore de belle qualité, et utilisation astucieuse et bien équilibrée des possibilités de la Nintendo DS (souffler pour attiser un feu, se servir du stylet comme d´un harpon pour pêcher, voir en permanence la carte ou les statistiques de ses héros sans gêner l´affichage grâce à l´écran supérieur, et plein d´autres petites choses sympa). Ajoutons à cela une durée de vie énorme pour un jeu de consoles portables, et tout aussi belle pour un survival (15-20h). Ajoutons encore l´originalité du contexte du jeu, ainsi que le renouvellement du survival (qui ne consiste plus du tout à un banal survival horror vu mille fois). Et nous obtenons tout simplement le meilleur jeu de la Nintendo DS. Bravo et merci konami !