Un tout petit chapitr epour la route
__________________________________________
Chapitre 22 : L’éclipse lunaire les unira tous
Il était deux heures du matin. Koopek, Armingo, Alex et Kari avaient été appelés de toute urgence par Wallace. Ils devaient se rendre illico sur la plage, près de Toad-Ville, au QG. Wallace était blême, son visage illuminé par les phares des voitures de police.
- Armingo, Koopek, Alex, Kari…, murmura-t-il en versant une larme. C’est à propos de Mario…
Si Armingo n’avait pas été en fauteuil roulant, il serait tombé. Il s’attendait au pire. Wallace les mena vers une ambulance. Ils passèrent devant une silhouette dessinée grossièrement au sol, tachetée de sang. Puis, ils arrivèrent devant une civière recouverte d’un drap blanc. Koopek n’attendit pas les mots, il détourna le regard et partit en marchant d’un pas lourd. Alex repartit en sanglotant et Kari alla voir un inspecteur.
- Cause de la mort ?
- Perforation du cœur et de l’aorte, causant une hémorragie. L’arme du crime semblerait être une longue et fine pointe, surement une épée d’estoc comme une rapière. Nous savons seulement que la lame était pointue, sans être coupante, et qu’elle était assez longue pour traverser le thorax. Il a été attaqué par derrière, juste entre les omoplates. Un coup de lâche, si vous voulez mon avis. Détruire une légende vivante ! Quelle horreur !
Armingo était resté au près de la civière, avec Wallace. Peut-être n’était-ce pas lui ? Non, impossible, on voyait bien son gros nez déformé le drap…
Wallace se rappela avec douleur les derniers mots qu’il lui avait dit.
- N’y va pas !
- Pourquoi ? Jazz est mon ami, il ne me trahirait pas !
- Je ne connais pas ce Jazz, mais je sais qu’il est maintenant avec eux. Et même s’il était resté fidèle, qu’est-ce qui te dit qu’il ne sera pas suivi ? Ils vous ont laissé récupéré les dix pierres à leur place, ils voudront les ravoir.
- N’importe quoi…
- Mario, ce n’est pas en temps que patron que je te dis cela. C’est en temps qu’ami…
Le moustachu leva la tête et le regarda droit dans les yeux.
- Mario, cette fois je ne t’appelle pas par ton nom de famille, mais par ton prénom… Mario, n’y va pas… Ce n’est pas pour te faire chier que je dis ça, c’est parce que j’ai peur… J’ai peur que tu ne reviennes pas…
Wallace Finch, cet homme si orgueilleux, venait de lui avoué qu’il s’inquiétait pour lui. Étrangement, Wallace lui faisait énormément penser à Albert, son mentor. Une façade dure et sévère, mais un cœur chagriné par la perte d’un ami. Wallace avait perdu beaucoup d’êtres chers, dans sa carrière, tout comme Mario. Ce dernier ne se retint pas plus longtemps. Il pleura, pleura, pleura, sans s’arrêter, serrant son patron dans ses bras.
- Ne t’inquiètes pas, je reviendrai, je te le promets…
- Je sens que c’est un piège, n’y va pas…
- Je dois avoir une bonne discussion avec Jazz, il a l’air d’en connaître davantage que nous sur toute l’histoire. Désolé…
Wallace essuya une larme en repensant à cette scène. Il donna un coup de pied dans la roue de l’ambulance et hurla.
- POURQUOI MES AMIS PARTENT TOUJOURS ? HEIN ? POURQUOI ?
Visiblement, il parlait au ciel, à une entité suprême.
Koopek, de son côté, se remémorait les aventures qu’il avait vécu, assis sans le sable, les genoux entre les bras. Soudainement, il attrapa une motte de sable et la broya entre ses doigts. Puis, il se jeta au sol et frappa de nombreux coups dans le sable. Il hurla de haine, s’empara d’une pierre et la lança aussi loin que possible dans le fleuve. Alex arriva derrière lui.
- Koopek, viens, Mario aurait voulu que l’on continue cette quête…
- J’M’EN BRANLE ! ALLEZ, DÉGAGE, COUILLON !
- Qu…
- FOUS LE CAMPS ! J’VEUX VOIR PERSONNE !
- Mais…
Il lui lança une pierre, puis se sauva en pleurant.
Lorsqu’Alex revint vers l’ambulance, il trouva Kari, qui paraissait chercher quelque chose ou quelqu’un. Ou peut-être les deux.
- Alex ! Army a disparu ! Et les pierres aussi !
- Oh non…
* * *
- Mégane, Mario, Luigi, Albert… Ils doivent revenir !
Armingo s’était rendu au centre-ville de Seven, là où la mystérieuse île était tombée. Personne à l’horizon. Il approcha son fauteuil roulant d’une étrange rampe d’accès qui avait été construite récemment. Mais à quoi pouvait-elle bien servir ? Il monta sur l’île et s’approcha de la stèle au milieu. Au nouvelles, ils avaient montré dix socles, deux arches et une phrase : « L’éclipse lunaire les unira tous. » Ça ne pouvait qu’être le portail inter-dimensionnel. Il ouvrit la mallette sur ses genoux et attrapa une à une les dix pierres. Il les plaça tranquillement dans leur socle respectif et regarda le ciel. La lune était couleur rouille, comme dans la plupart des éclipses. Armingo entendit un bruit sourd et quelques briques se détachèrent des arches. Une lumière bleue vive apparut sur les arches et des éclairs fusèrent de partout. En une fraction de seconde, une détonation assourdissante retentit, faisant basculer Armingo de son fauteuil roulant. Il entendit des ricanements typiques de Boos et vit une lignée de fantômes passer par l’une des arches. Certains furent même propulsés dans l’autre portail. Armingo comprit qu’il avait commis une gravissime erreur. Les pierres ne servaient pas à ressusciter une personne, mais bien à rallier les trois dimensions.
- Mais qu’ais-je fait… ?
Sorry pour l'attente :
___________________________________________
Chapitre 23 : La réunion
Un lugubre manoir teinté de vert se dessinait mystérieusement à l’horizon. L’éclipse lunaire éclairait l’herbe d’un rayon rosé, alors qu’une impressionnante bande de fantômes burlesques titubaient dans les cieux en direction du manoir. Ils pénétrèrent en passant au travers du bois pourri du bâtiment et arrivèrent dans le hall d’entrée où un gigantesque orgue jouait un air sinistre par lui-même.
Un Boo coiffé d’une étrange couronne ornée d’un rubis taillé regardait la horde de fantômes du haut d’un pallier permettant d’accéder à l’étage. Il repensa aux évènements survenus trois ans plus tôt, dans la Tour de Ganon. Il s’était fait vaincre par Alex, à l’aide d’une bombe. Et ça, King Boo ne lui pardonnerait jamais. C’est pourquoi il avait supplié le Matador d’aller le retrouver et de lui prendre ce qui comptait le plus pour lui : sa famille. King Boo était le général de l’armée de l’Anima. Mais il n’était pas le patron, et ça ne lui plaisait pas… Le Matador, l’Anima Mangiatore, Fred, Saito et lui était les cinq plus haut gradés de l’équipe après le patron, qu’il n’avait d’ailleurs jamais rencontré. En fait, la plupart des fantômes croyaient que l’Anima Mangiatore était le chef. C’était plus simple ainsi, car disait-on, le véritable boss n’était pas un fantôme…
Lorsque tous les Boos furent installé, King Boo leva les bras en l’air et commença son discours.
- Oyé, oyé, compatriotes Boos ! Je vous souhaite la bienvenue dans mon humble manoir ! LE LUIGI’S MANSION !
- Pourquoi vous l’avez pas renommé Boo’s Mansion ? lança un spectre au fond de la salle.
- Sur le baille, c’est Luigi’s Mansion, j’y peut rien ! Il aurait fallu que j’achète l’endroit et que je prenne un avocat, des trucs que j’avais pas le temps de faire. ET PUIS ON S’EN TAPE BORDEL !
- HÉRÉTIQUE ! hurla un autre Boo.
King Boo se tourna vers le fantôme. Tous ceux qui l’entouraient se poussèrent et formèrent un cercle autour de lui. S’ensuivit un long silence.
- Bah j’dis ça, j’dis rien, hein ! fit le Boo, effrayé.
En une fraction de seconde, le fantôme était aspiré par Fred, tenant un aspirateur rouge.
- D’autres objections ?
- NOOON ! hurlèrent la salle en chœur.
- Bien, fit King Boo. Continuons. Notre mission, dès à présent, est d’infiltrer le monde des humains et de prendre possession de leurs pays ! Nous tuerons, nous saccageront, nous dominerons ce peuple inférieur !
- Fais attention à ce que tu dis…, murmura un voix avec un fort accent italien. Je suis humain aussi.
- Qui… êtes vous ?
- Qui je suis ? Qui je suis ? QUI JE SUIS ? hurla l’homme en s’avançant.
Il donna un puissant coup de pied au fantôme qui tomba quelques mètres plus loin. Puis, il repartit par la porte qu’il avait empruntée précédemment. Fred alla aider King Boo.
- Comment oses-tu t’adresser ainsi au patron ? Quelle honte !
- Au patron ?
- Oui, le patron ! Là, tu as insulté les humains et il t’as frappé, mais si tu insultes Venise, alors là il te tuera !
- Je le suis déjà, crétin…
- Le truc de l’aspirateur, c’est pas que pour les sous-fifres…
King Boo se redressa et regarda la foule.
- Des questions ?
- Pourquoi ces fantômes, là, sont pas des Boos ? dit un spectre en pointant quelques monstres jaunes et violets, flottant au dessus du sol poussiéreux.
- Va falloir que je le répète combien de fois ? Ce sont des Poltergeist, ils n’ont jamais été vivants ! Tout ce qu’ils font, c’est faire du bruit, bouger des objets et mettre de l’ectoplasme partout…
- Et lui ? dit le Boo en montrant un spectre à l’apparence humaine.
- Il est sortit d’une peinture, c’est différent ! Maintenant, suffit les questions débiles ! Préparez-vous, nous partons !
- Où est-ce qu’on va ? demanda le même Boo.
- Fred, aspire-moi ce guignol…
* * *
Koopek, Armingo, Thara, Kari, Makesh, Alex, Wallace, Tyler et Relyt se tenaient devant les deux immenses arches. Army leur avais raconté comment une horde de Boos était sortie du portail droit, dans un éclair de lumière bleue. Pas seulement une dizaine, mais bien des centaines, peut-être même des milliers ! Toute la Cité Spectrale s’était retrouvée au Royaume Champignon !
Soudain, une véritable armée de fantômes apparut au loin. Ils foncèrent sur le groupe, puis passèrent dans le portail de gauche, produisant un jet d’éclairs bleus.
- Mais que se passe-t-il ? fit Wallace, effrayé.
- Il y a trois univers, commença Kari. L’arche de droite mène « vers la mort », donc vraisemblablement la Cité Spectrale. Eux, ils prennent celles de gauche, « vers la vie »…
- Oh, BON SANG ! explosa Wallace. Ils vont sur…
- La Terre, oui…, murmura Kari.
Koopek regarda le portail engouffrer la tonne de Boos.
- Ça va foutre la merde chez les humains, ça…, dit-il.
- Il faut les arrêter ! fit Armingo. Et dire que tous ça c’est de ma faute…
- Bien, fit Kari. Nous organiserons une mission chez les humains. Qui est volontaire ?
- Moi ! lança Koopek.
- Je viens ! fit Thara.
- Moi je ne pourrai pas y aller dans mon état, maugréa Armingo. Thara, tu n’iras pas. Je n’ai pas envie que tu te fasses tuer !
- Je n’ai plus cinq ans !
- Mais qui va te protéger ?
- Moi, se proposa Koopek. J’en prendrai soin comme la prunelle de mes yeux.
- Ou comme la paume de tes mains…, dit Armingo en regardant sévèrement Koopek.
- Si Kari y va, j’y vais aussi ! lança Makesh.
- Ça tombe bien, j’y vais ! s’exclama le Boo.
- On vous suit ! firent les jumeaux en même temps.
- J’ai des comptes à rendre avec eux…, murmura Alex.
- Bien ! fit Kari. Donc tout le monde vient, sauf Army et Wally ?
- Exact, acquiesça Koopek.
C’est ainsi que le groupe disparut dans un éclair bleuté, laissant Wallace et Armingo derrière.
Je préviens que je pars bientôt deux semaines en vacance en pleine nature, donc il est évident que je ne posterai pas de chapitre pendant ce temps. Néanmoins, je vais sûrement écrire sur papier et tout mettre au PC ensuite ![]()
xD J'ai bien aimé le "Ou comme la paume de tes mains !"
Je t'encourage a continuer, surtout que nos aventuriers s'engouffre dans un autre monde^^!
Après près d'un mois d'absence (Manque d'inspiration...) je reviens en force ! Comme ça fait longtemps que je n'ai pas posté, j'ai écris un petit récapitulatif des derniers évènements qui va vous permettre de vous remémorer les détails importants. Plus, un graphique que j'ai fait sur l'équipe Niamuh.
Petit récapitulatif des derniers évènements :
Jazz, personnage mort dans le premier tome des Détective Mario, est revenu en Boo pour parler à Mario. Il a découvert beaucoup de choses. Notamment, Fred et Saito, les assistants du Matador, sont en réalité les chimistes russes qui ont créé les Pierres Régénératrices en 1706 à Saint-Pétersbourg. Ce sont aussi eux qui les ont présentés à Jolly Roger, alors qu’il réparait son bateau à Den Helder, au Pays-Bas. Jolly Roger a donc été téléporté, à l’éclipse lunaire, dans une crique au Royaume Champignon. Plusieurs centaines d’années plus tard, Fred et Saito sont revenus en Boos et ont créé dix nouvelles pierres. Ils ont ramené Gary Denver, un éminent scientifique qui s’était enfui au Canada. Ils laissèrent les dix pierres derrière eux et Alex, le fils de Gary, les pris et fut téléporté à l’éclipse lunaire. Gary refit sa vie et eut un deuxième fils, Kari. Donc, Alex et Kari sont frères, bien qu’ils ne le sachent pas.
On découvre aussi que tout est lié avec les deux premiers tomes. L’équipe Niamuh comportait la plupart des personnes tuées par Bowser Jr. dans le premier tome. Les seuls survivants de cette équipe sont Donovan Krenov, personnage du deuxième tome, et Vincentio Guardia, majordome de la reine Peach. Jazz avait découvert l’identité du Matador, aisni que l’Anima Mangiatore. Il a aussi découvert que la personne derrière toute l’affaire, Mario le connaissait et c’est un humain. Un Italien né à Venise, même. On apprend aussi que Mario, Armingo, Kari, Alex et Makesh ne se sont pas connus par hasard : tout était planifié par quelqu’un…
Après une réunion au Luigi’s Mansion, tous les Boos échappés de la Cité Spectrale se sont rendus sur Terre, envahir les plus grandes villes Terriennes. Parmis eux, King Boo, Fred, Saito, le Matador, l’Anima Mangiatore, ainsi que le patron à l’identité inconnu.
C'est ainsi que Koopek, Alex, Kari, Makesh, Thara et les jumeaux sont parti sur Terre régler tout ça. À noter que Mario est mort d'une épée d'estoc (Qui ne coupe pas, mais pique, comme en escrime), tué par derrière. Comme le Matador, Fred et Saito était devant lui à ce moment, on devine qu'ils y sont pour rien.
Chapitre 24 : Mission chez les humains
Koopek, Alex, Thara, Kari, Makesh et les jumeaux avaient été emportés dans un faisceau bleuté. Ils voyageaient douloureusement vers une autre dimension. Effectivement, une telle virée ne restait pas sans maux. Thara était sans doute celle qui hurlait le plus, compte tenu de son jeune âge et de sa faible résistance. Les jumeaux, ainsi que Kari, ne souffraient nullement, étant des Boos. Makesh et Alex se retenaient de hurler, alors que des larmes perlaient sur leurs joues. Koopek, quand à lui, pensait à la façon la plus horrible d’exterminer celui qui avait enlevé la vie à son ami. La douleur ne le dérangeait plus depuis longtemps. Il s’était sacrément endurci…
Soudain, il y eut une détonation et des rayons bleus jaillirent de toutes parts. Thara fut la première à disparaître.
- THARA ! beugla Koopek.
Puis, ce dernier disparut à son tour.
- Attrapez celui qui est le plus près de vous ! lança Kari, en s’agrippant à Alex.
Makesh attrapa le bras de Relyt et essaya de rejoindre Tyler, mais celui-ci disparut. Puis, ce fut le tour de Kari et Alex. Ensuite, Makesh et Relyt y passèrent.
* * *
Paris, République Française, fin du mois de juillet, un samedi ensoleillé. Des touristes s’affairaient au parc du Champs-de-Mars, prenant d’innombrables clichés de la célèbre Tour Eiffel. D’autres contemplaient les magnifiques jets d’eau, se prélassaient au soleil ou pique-niquaient en famille.
Puis, en un instant, un puissant coup de tonnerre retentit. Il y eu plusieurs éclats bleutés, puis une sorte de petite explosion sonore. Les pauvres Parisiens et les touristes en vacance aperçurent au dessus de leurs têtes ce qui semblait être une météorite passant à vitesse grand V l’atmosphère terrestre. L’objet passa si près de la Tour Eiffel qu’un barreau métallique fondit. L’eau des fontaines s’évapora complètement et l’objet continua sa course jusqu’au Champs-de-Mars, où il produisit un gigantesque cratère fumant avant même de toucher au sol.
Environ huit minutes plus tard, les pompiers étaient là, arrosant le cratère. Des policiers avaient érigé une banderole de sécurité autour de la zone sinistrée et des ambulances examinaient tous les témoins. Malheureusement, un vieil homme était mort d’un infarctus.
C’est alors que Koopek, trempé jusqu’aux os à cause des pompiers, se leva et escalada le trou béant qu’il avait causé dans le parc parisien. Lorsque les gens le virent, il y eut un affreux silence. Une grosse dame murmura à son mari :
- C’est un extraterrestre !
Les policiers dégainèrent leurs pistolets, mais un pompier leur fit signe de ne pas tirer : cela pourrait enrager la bête. Il s’approcha doucement de la tortue et dit, en écartant son index et son majeur de son annulaire et de son auriculaire :
- Moi, ami. Nous vouloir paix. Paix.
Il fit un « V » avec ses doigts, de sorte à faire le signe de la paix.
- Et puis quoi encore ? lança promptement Koopek, sous les regards effrayés des Parisiens. Vous allez faire une envolée de colombes et m’offrir des branches d’olivier ? J’suis pas un Alien, j’suis un Koopa.
En voyant les regards ahuris des gens, il décida de jouer le tout pour le tout.
- Je suis Koopek Arceval, ambassadeur du Royaume Champignon. Je viens massacrer des Boos, vous en auriez pas vu, par hasard ?
Il n’y eut pas de réactions. Seulement ce visage incrédule imprimé sur tous les témoins. Cherchant une réaction plus convaincante, il conclut en disant :
- Nous allons envahir la Terre et exterminer la race humaine.
Il eut ce qu’il voulait. Les gens hurlèrent en allant se réfugier, le pompier se sauva en priant Dieu de lui laissé la vie sauve et les policiers commencèrent à faire feu, ce qui était beaucoup moins réjouissant.
Koopek courut se réfugier derrière une voiture et attendit que les coups de feu s’estompent. Lorsqu’il posa son regard sur la Tour Eiffel, un détail attira son attention. Le réputé restaurant « Le Jules Verne », situé au deuxième étage, était plongé dans la pénombre. C’est alors que le Koopa crut entrevoir la silhouette d’un Boo. Il bondit sur ses pattes et se dirigea rapidement vers le monument, toujours sous les tirs des policiers. Il monta les escaliers quatre à quatre et arriva enfin au restaurant.
La pièce était sombre ; seule la lumière du soleil éclairait les objets. Koopek entendit un petit rire strident. Puis, le corps rond et blanc d’un Boo apparut peu à peu. C’était Fred.
- Koopek Arceval, ex-policier de Toad-Ville, fils de Kooroo et Kloé Arceval, fiancé de Koopline Verachi. Malformation à l’œil gauche l’empêchant de lever sa paupière supérieure. Est allé à l’Université Shroom en droit après avoir réussi l’école de pol…
- Ta gueule, tu veux ? Tu vas pas me raconter tous les détails de ma vie ? Car je te signal que comme c’est ma vie, je connais déjà les détails, hein…
- Bien sûr, c’est évid…
- Je t’ai pas dis de te la fermer ? T’es sourd ? Et puis t’es qui au juste ?
- Frederik Krenov. Avec Saito, J’ai inventé les pierres permettant de rallier les trois mondes. Avant j’étais humain, oui. Russe, même.
- Attend, là… Frederik Krenov comme Donovan Krenov ?
- Effectivement. C’est mon descendant. Bah, je suis né en 1664, et lui en 1991, donc on a une certaine différence d’âge, bien que je l’ais longtemps considéré comme mon propre fils. Et oui, il nous a tous trahis en tuant Adam, le descendant de Sai…
- Ok, c’est bon ! J’m’en fiche de ta vie, bordel…
- Hé hé… C’est vrai que c’est écrit « associable » dans ton CV, mais je croyais pas que c’était à ce point…
- T’as finis ?
- C’est à cause qu’on t’as coupé les mains que tu es comme ça ou c’est la mort de ton copain qui te mets dans cet état ?
- FILS DE PUTE !
Koopek sortit son pistolet de son holster et déchargea son arme sur le fantôme. Chaque balle passa aisément au travers. Fred reprit la conversation.
- Saito est à Londres, en ce moment. Il devrait faire sauter le parlement britannique d’une minute à l’autre.
- Pourquoi ? Pourquoi vous faites tout ça ?
- Eh bien, je ne connais pas tous les détails, le patron refuse de nous dire ses raisons. On accomplit notre mission, c’est tout. Je sais seulement que nous devons attaquer les plus grandes villes du monde et en prendre possession. On a déjà Hong-Kong et Moscou de pris. Paris et Londres sont les prochaines.
- Toi, tu t’occupes de Paris et l’autre zigoto de Londres, c’est ça ?
Oui. Le Matador s’est déjà occupé de Moscou, King Boo est en route pour New-York et l’Anima Mangiatore est à Venise.
- Si au moins je connaissais la moitié des villes que tu nommes… On n’étudiait pas beaucoup les humains dans mes cours de géo.
- Le patron est né à Venise et il veut en faire son repaire. Personnellement, j’aurais plutôt opté pour Saint-Pétersbourg, mais bon…
Koopek demanda plus de détails. Fred avait beau avoir été jadis un brillant chimiste russe, il était plutôt naïf. Le Koopa ne s’intéressait le moins du monde à son histoire. Il le faisait parler le plus possible, pendant qu’il imaginait un plan pour le vaincre. Il essaya de se remémorer une conversation qu’il avait eu avec Karl Tastroff, il y a plusieurs années, avant de devenir policier.
- Koopek, chaque être vivant – ou mort – a un point faible, souvient-en. Par exemple, pour Luigi, c’est… bah, tout ce qui fait peur. Les Goombas n’ont pas de bras, ils perdent donc cinquante pourcent de leur protection. Le dos d’un Koopa sans carapace, tu dois le savoir, est un endroit très sensible. Les humains ? Entre les jambes, ha !
- Et les Boos ?
- Là, c’est plus compliqué. Le vent est sans doute leur pire ennemi. Comme ils sont constamment en l’air, ils en sont très affectés. C’est pourquoi un aspirateur est une arme redoutable contre eux. Par contre, il leur est facile de s’échapper lorsque l’aspi’ est éteint. Il faut donc un Ectoblast de mon invention en vente sur www.tastroff-inc.rc/ectoblast pour quatre petits paiements faciles de 25,99 pièces (Frais de manutention non-inclus) !
- Rien d’autre ?
- Bah, comme on a pas un aspirateur sous la main dans toutes les situations, il est utile de savoir qu’ils craignent la lumière vive.
- La lumière ?
- Oh, mais ça ne les blesse pas ! Mais tu sais quand tu as passé trop de temps à l’intérieur et que tu sors subitement ? T’es aveuglé, non ?
- Ouais…
- Ben eux, ils ont des yeux pour voir dans le noir, donc la lumière vive peut les aveugler plus longtemps ! Petite astuce si tu te fais racketter par des Boos.
- Ouais, merci.
- Mais tu sais, les Boos, ce sont des êtres comme toi et moi. Ils ont un cerveau, des poumons, un estomac… et un cœur. N’oublie jamais ça.
- Oui, merci, je tâcherai de m’en souvenir. Je viens d’être accepté dans la police, ça va sûrement m’être utile. Ils m’ont mis avec Mario ! C’est trop chouette, on va faire une équipe de dingue !
Alors que Fred racontait comment il avait rencontré Jolly Roger, Koopek observait un placard à balais près des toilettes, au fond du restaurant. Il se décida enfin. D’un bond, il passa au travers de Fred et se dirigea vers le placard. Il l’ouvrit à la volée, espérant trouver un aspirateur. À son grand étonnement, tout ce qu’il vit fut un balai standard, une serpillère, divers produits de nettoyage, ainsi qu’une grosse lampe de poche.
- Alors ? s’écria le fantôme. Tu comptais m’aspirer ? Je ne suis pas complètement stupide, j’ai déjà vérifié. Je tenais à mettre toutes les chances de mon côté. Ce n’est pas que j’ai peur de perdre, mais vous avez été très coriaces depuis le début. Combien de fois avons-nous tenté de tuer Mario avant de réussir ? Et votre copain le Frère Marto, toujours en vie après une explosion brutale. Le Matador était très fâché de tout ça ! De toute façon, le seul aspirateur pouvant éventuellement nous causer des soucis, c’est nous qui l’avons. L’Ectoblast 4000.
- Et où est-il ?
- Dans un endroit où tu ne penseras jamais chercher !
- Les chiottes ! lança Koopek.
- NON !
Il ouvrit la porte de la salle de bain et chercha dans toutes les cabines. Lorsqu’il ressortit, il vit le Boo avec l’aspirateur en question.
- Toilettes des filles, évidemment, murmura Koopek.
- Bien, maintenant que c’est moi qui tient cet…
Une escouade policière défonça la porte et jeta des grenades Flashbangs dans le restaurant. Un éclair de génie passa par les neurones de Koopek. Il ferma les yeux et courut à toute vitesse vers le Boo. Les bombes éclatèrent et Fred hurla, complètement aveuglé. La tortue sauta et attrapa l’Ectoblast. Dans son élan, il heurta les policiers qui tombèrent l’un après l’autre au sol. Koopek se releva et activa l’Ectoblast. Fred, toujours désorienté par l’explosion, fut presque aussitôt aspiré.
C’est alors que Koopek ressentit une vive douleur à la nuque. En effet, un officier s’était relevé et avait tiré avec un fusil à pompe chargé de chevrotine, c’est-à-dire une cartouche à projectiles multiples, utile pour tué des cibles à courte portée. La plupart des morceaux de métal avaient heurtés la carapace de Koopek, mais deux d’entre eux avaient touchés sa nuque. Bien sûr, comme les grenades Flashbangs rendaient à la fois aveugle et sourd pour un court lap de temps, il n’avait pas entendu le policier se lever et charger son arme.
Blessé, il lâcha l’aspirateur et Fred se sauva par le plafond. Koopek frappa le policier en plein visage et ramassa l’Ectoblast en se tenant le cou d’une main. Il monta quatre à quatre les marches menant à l’étage suivant. Lorsqu’il y arriva, le fantôme l’attendait.
- Si tu veux m’avoir, vient me chercher, dit-il, avant de s’envoler vers le sommet de la tour.
Koopek emprunta l’ascenseur et arriva sur la plateforme d’observation du troisième étage. Le Boo flottait à quelques mètres au dessus de la plateforme, près de l’antenne radio.
- C’est pas vrai… Ce con veut me faire monter dans les structures métalliques…
Étrangement, malgré le soleil à son zénith, il n’y avait personne ; la tour avait été évacuée après l’écrasement de Koopek. Ce dernier grimpa sur la rambarde et débuta son ascension, l’Ectoblast 4000 en bandoulière. Il arriva enfin à la hauteur du spectre.
- Je t’ai, maintenant ! s’écria Koopek en pointant l’aspirateur sur Fred.
- Navré, mais je t’ai emmené ici pour une seule raison : te tuer.
- Sale chien, je te laisserai pas faire !
À ce moment, le Boo fonça sur le Koopa, qui perdit pied et tomba. Dans sa chute, il activa l’engin et aussitôt, un jet aspirant tournoya vers le fantôme et ce fut comme si un lasso avait attrapé Fred. Le Boo zigzaguait en l’air, alors que Koopek se tenait plus bas, accroché à l’aspirateur, comme attaché à Fred. Ils perdirent lentement de l’altitude et c’est peu à peu qu’ils franchirent les trois-cent mètres les séparant du sol. Lorsqu’ils touchèrent terre, Koopek avança vers le Boo et l’aspira définitivement.
Le graphique : http://img225.imageshack.us/img225/7679/sanstitreox2.jpg
pas mal je vais peut etre me l'achetr mais avt, je vais macheter ce jeu la
http://makawa.bananarchipel.com/
Tres tres bonne fic,j'ai lu les trois tome et c'est de pure merveilles,alors bonne chance pour ton livre. ![]()
Oh, merci ^^ Ça fait toujours plaisir des compliments ^^
__________________________________________________
___
Chapitre 25 : Union Jack
Dans le ciel sombre de Londres, capitale du Royaume Uni, un crépitement se fit entendre, suivit d’un feu d’artifice bleu. Cela faisait deux fois dans la soirée qu’il se produisait ce phénomène. Seulement, le premier avait passé inaperçu. Celui-ci, par contre, fit tout un vacarme lorsque deux objets, apparemment vivants, fendirent l’air et vinrent s’écraser dans la Tamise, fleuve bordant le Palais de Westminster. Une déferlante d’eau submergea les routes adjacentes, arrosant des pieds à la tête les passants.
- Oh my god ! hurla une dame.
- It’s a meteor ! lança un homme.
- Don’t panic ! ordonna un policier en quittant son poste.
C’est alors que Makesh surgit de l’eau, Il y eut sensiblement la même réaction qu’avec Koopek, à Paris.
- Damned ! injuria un adolescent. It’s an alien !
- Shut your mouth, punk ! fit le policier. He’ll attack us if you insult him !
Makesh regarda tout autour de lui. Il était bel et bien arrivé en compagnie de Relyt, mais ce dernier n’était nulle part. Puis, il le vit. Mais c’était trop tard…
- M’dame, vous auriez pas l’heure, par hasard ? demanda le fantôme à une femme.
Son cri fut si strident que la foule s’écarta. L’officier pointa son pistolet sur le Boo et ordonna à la femme :
- Don’t move ! I’ll shot him, don’t move…
Il tira. La balle traversa l’œil droit de Relyt et continua sa course contre un arbre.
- Vous avez toujours pas répondu : vous l’avez, l’heure ?
La foule se dispersa à grands cris. Makesh sortit de l’eau et rejoignit son ami.
- Dit, tu sais où nous sommes ? demanda le Yoshi.
- Ils parlaient anglais, alors on est sûrement en Angle.
- En Angle ?
- Bah ouais. Le français vient de France, l’anglais vient d’Angle.
- Je ne connais pas beaucoup le monde des humains, mais il me semble que l’anglais vient d’Angleterre.
- Mais non, voyons ! T’es con ou quoi ? En Angleterre, on parle angleterrien ! Dis-donc, faut tout leur apprendre aux gosses, de nos jours…
Ils regardèrent le Palais de Westminster, devant eux, puis la tour de l’horloge, Big Ben. Il était minuit dans une minute. La cloche sonna. Au douzième coup, il se produisit un évènement que les Londoniens se souviendraient à jamais. L’horloge géante explosa. Puis, l’onde de choc se répandit dans toute la tour, la faisant voler en milles morceaux. Puis, sans attendre, une déferlante d’explosions jaillirent de toutes les fenêtres du bâtiment.
Il ne restait que débris et cadavres du Palais de Westminster. Un attroupement monstre s’était formé tout autour des ruines. Des gens pleuraient, d’autres hurlaient. Certains crurent à une attaque terroriste, puis une rumeur circula sur une éventuelle Troisième Guerre Mondiale. Les témoins de l’atterrissage de Makesh dans la Tamise pensaient évidemment qu’il y était pour quelque chose. Lui et cette affreuse boule de coton invincible.
L’Angleterre était maintenant en alerte générale. Makesh crut bon de partir avant que les choses ne se corsent et c’est ainsi que Relyt l’attrapa par la taille et s’envola dans le ciel nuageux de la capitale britannique.
Au même moment, à l’autre bout de la ville, le Palais de Buckingham, demeure du roi Charles III, était pris d’assaut par une armée de Boos. Fred avait crut bon d’envahir Paris seul, mais Saito préférait mettre toutes les chances de son côté pour réussir sa mission.
Ainsi donc, environ deux-cent Boos s’étaient dirigés vers le Palais, car évidemment, c’était par là qu’il fallait commencer pour prendre possession du pays, et peut-être même de tous les pays membres du Commonwealth ! L’explosion du Palais de Westminster se devait d’effrayer la populace entière et ainsi pouvoir les contrôler à sa guise. En d’autres mots, c’était une soumission pure et dure. Il obtiendrait peut-être un plus haut grade après son exploit. Après tout, il avait, avec l’aide de Frederik, créé les Pierres Régénératrices ! Et qu’avait-il en échange ? Une vulgaire quatrième place derrière l’Anima Mangiatore et le Matador. S’il avait été Italien au lieu d’être Russe, peut-être le patron le considérerait plus comme un homme de confiance. Et puis le Matador était Espagnol ! Sans doute parce que l’italien et l’espagnol descende tous deux du latin…
* * *
Après vingt minutes de vol, Relyt avait décidé de se poser, avec Makesh, sur le toit d’un hôtel. Ils passèrent par la cage d’escaliers et atteignirent un couloir débordant de portes numérotées. Les deux énergumènes arrivèrent devant une porte indiquant : 666.
- Ouah ! s’exclama le fantôme. Un triple chiffre, ça porte chance ! On entre, on dirait qu’il y a personne…
- Hola, t’as pas lu la Bible, toi…
- La quoi ?
- Laisse tomber… De toute façon, comment tu veux entrer ? C’est fermé à clé.
- Comme ça ! dit-il en traversant la porte.
- Évidemment…
Relyt déverrouilla la porte pour le Yoshi et tous deux s’installèrent confortablement dans le lit double de la chambre. Soudain, le spectre se mit à sangloter.
- Mais qu’est-ce que t’as ? fit Makesh.
- Comme j’ai plus de jambes… je… JE PEUX PLUS SAUTER SUR LES MATELAS !
- Oh la la, Seigneur… Bon, je suis sûr qu’on parle de nous à la télé.
Il saisit la télécommande et alluma le téléviseur. Les infos du soir venaient à peine de commencer.
- Dit, demanda-t-il à Relyt, tu peux me traduire ?
- Euh, d’acc’… Bon, la dame en imper’, elle dit que le Palais de West-Quelque chose a sauté et qu’il y a eut cent-huit morts et au moins quatre-cents blessés. Ah, là le gros monsieur, il dit qu’il a vu des extra-terrestres…
- Il parle sûrement de…
- Putain ! Des Aliens ! Tu les as vus, toi ? C’est trop génial ! Merde, je peux pas croire qu’on a manqué ça…
- C’est nous, les extra-terrestres !
- Qu’est-ce que tu racontes, bon sang ? On est pas des extra-terrestres ! Tu te serais pas cogné par hasard ?
- Il les a décris ses Aliens ?
- Ouais, bah il a parlé d’un truc vert et moche. Normal, comme c’est un Alien. Ah, il parle aussi d’une boule blanche qui volait.
- Moche… c’est gentil… Mais ça t’es pas venu à l’esprit que la « boule blanche » pouvait être un fantôme ?
- Un fantôme en plus ? Et on a manqué ça ? Merde alors !
- Mais bordel ! T’as quoi à la place du cerveau ? C’est la galère totale, ici, et tu nous les casses comme si tu ne comprenais jamais rien aux situations ! T’es qu’un sale boulet, merde !
Il y eut un effroyable silence. Alors que la dame informait les téléspectateurs que le Palais de Buckingham avait été attaqué, Relyt se décida à parler.
- Tu sais, mon frère et moi, on est pas aussi cons que vous croyez… Vous, vous êtes toujours là à paniquer et à essayer de trouver des solutions intelligentes pour se sortir du pétrin. Nous, on est pas des lumières, je l’avoue, alors pour se sentir utiles, on essaie de vous distraire et de vous calmer en mettant un brin d’humour dans vos tracas. Tu crois que j’ai pas remarqué que des tas de gens meurent autour de moi, dont mes propres amis ? Tu crois que j’ai pas remarqué que le monde est dans un avenir incertain ? Tu crois que j’ai pas remarqué que mon frère et moi sommes morts et que c’est vraiment chiant être un Boo ? Tu crois que j’ai pas remarqué qu’on est dans une chambre satanique ? Tu crois que j’ai pas remarqué que c’est de nous que parlait le bonhomme ? Tu crois que j’ai pas remarqué que Mario et ses potes n’arrêtes pas de se ficher de nous ?
Il fondit en larmes. Il se calma enfin et continua :
Tu sais, ce que je t’ai dit tout à l’heure, c’était pour alléger l’atmosphère après avoir appris que cent-huit innocents sont morts… Maintenant, comme je te dérange dans ta quête ultra sérieuse, je m’en vais…
Il s’approcha de la fenêtre et dit doucement :
- Je t’aimais mieux quand tu étais trop timide pour parler… Ciao…
Sur ce, il sortit par la fenêtre et disparut dans la brume. Makesh voulut l’arrêter, mais il était trop tard. Il venait de perdre son seul allié dans cette grande ville.
* * *
Saito, ainsi que quatre autres Boos, montèrent sur le toit du Palais de Buckingham. La garde royale, toute de rouge vêtue, commença à tirer en direction des spectres qui reçurent les balles sans broncher.
- STOP SHOOTING ! hurla le roi Charles II, emmené de force sur le toit par un Boo.
Malheureusement, il fut atteint d’un tir de sa propre garde et mourut sur le coup, laissant le trône à son fils William.
- Stupid jerk ! fit un homme de la garde en tirant sur celui qui avait tué le roi par inadvertance.
- Bien le bonjour, chers Britanniques puants. Je suis Saitovar Malkovich. Votre nouveau roi.
Une vague de protestations jaillit de la foule attroupée devant les grilles du Palais.
- BURN IN HELL ! lança méchamment un prêtre protestant en pointant le fantôme de son doigt gras.
- Désolé de vous décevoir, mais par expérience, je peux vous certifier qu’après la mort, il n’y a pas d’Enfer. Pas plus qu’il n’y a de Paradis. Il y a la Cité Spectrale, du moins, où on y vit une deuxième vie, pour l’éternité…
Puis, il descendit du toit et s’empara du fusil du garde mort.
- Vous pourrez bientôt en juger par vous-même !
Et il tua le pauvre homme d’une balle dans le front. Il se tourna vers la foule.
- Inutile de m’arrêter, je peux passer au travers des murs. Inutile de m’attaquer, je suis déjà mort. Mais pas vous. Donc, si vous tenez à votre misérable vie, vous savez quoi faire, et quoi ne pas faire. Ah, et John, dit-il en s’adressant aux Boos derrière lui, vous pouvez tuer tous les gardes, ils nous ont tirés dessus, les chiens…
Après le travail achevé, il se retourna vers les gens, mortifiés de terreur.
- J’ai choisi Londres, car c’est une ville d’importante influance à travers le monde. Autant dans tout le Royaume-Uni que dans tous les pays du Commonwealth, dont le Canada, l’Australie et la Jamaïque. L’Irlande et les États-Unis aussi, ainsi que plusieurs colonies anglaises dans le monde. Ensuite, je m’occuperai personnellement de Washington D.C., la capitale des États-Unis d’Amérique. Et nous contrôlerons le monde entier ! Maintenant, chers Anglais de mes deux, je vais vous montrer ma gratitude…
Il s’éleva lentement dans les airs, jusqu’à atteindre le drapeau flottant au gré du vent, hissé sur son haut mât. Saito craqua une allumette et mit le feu au symbole de l’honneur britannique.
- Je vous montre ma gratitude en vous débarrassant de cette horreur !
Partout au Royaume-Uni, en Angleterre, aussi bien qu’en Écosse et en Irlande du Nord, les images de l’Union Jack brûlant de milles feux, étaient présentées à la télévision et sur le net. S’il y a bien un pays se reconnaissant par son drapeau, au point même de lui donner un nom, c’est bien le Royaume-Uni. Autant la perte matérielle était minime, autant l’honneur des Britanniques était détruit.
Les images parurent dans le monde entier. Le Gouvernement Américain, après avoir entendu que Washington D.C. serait la prochaine cible, décida d’instaurer la Garde Nationale dans toutes les plus grandes villes du pays. Washington, Los Angeles, Seatle, Chicago, San Francisco, Boston, et même… New-York City !
je suporte pas de voir des héro mourir
c'est une belle histoire mes c'est trop chiant...
longtemp après... le forum est comment dire... mort a nouveau...
Hello personne ne lira le message mais je fais remarqué que j'aimais cette fiction et ne pas avoir la fin je trouve ça triste A++++
http://www.Petite*Marion.com/?id=1367408 sans letoile svp
elle avait l'aire bien cette fic pourtant...