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Chapitre 12 : À la recherche des Pierres Régénératrices
Wallace discutait avec Mario depuis quinze minutes.
- Non, je ne te donnerai pas de congé ! Tu n’iras pas sur le terrain, mais tu feras de la paperasse !
- Mais t’es quoi ? Un tyran ? Yo, Castro, je me suis pété le coccyx, la jambe et le bras ! Je peux même plus écrire, comment veux-tu que je fasse de la paperasse ?
- Tu t’es cassé le bras gauche et tu es droitier, alors essaie pas de me rouler !
Le téléavertisseur de Wallace sonna.
- Désolé, j’ai une urgence. Je te laisse.
- Ok, ciao. Tu diras bonjour à Army en passant devant sa chambre, je peux pas quitter la mienne.
- Ouais.
L’homme quitta la pièce, salua Armingo, sans lui dire que c’était de la part de Mario, puis sortit de l’hôpital, en direction de sa voiture.
Non loin de là, quatre étranges personnages regardaient la scène avec des jumelles.
- Prêt, Fred ?
Le Boo acquiesça. Dire « non » au Matador pouvait être qualifié de suicide. Les deux autres étaient un Boo à lunettes nommé Saito et un Boo tacheté de rouge nommé Jazz, nouvelle recrue chez les Anima.
- Fred, Saito, occupez-vous de la tortue, ordonna le Matador. Le Nouveau vient avec moi voir le célèbre héros à la moustache…
Les quatre fantômes passèrent au travers des murs et arrivèrent dans les chambres de Mario et Armingo. Fred et Saito s’approchèrent du Frère Marto. Celui-ci voulut alerter la sécurité, mais Fred mit sa main sur sa bouche.
- Bonjour, je me nomme Saito et j’ai un marché à te proposer. N’est pas peur, nous ne sommes pas ici pour t’achever, loin de là ! L’Anima, notre équipe composée exclusivement de Boos, voulait trouver toutes les Pierres Régénératrices pour… pour ressusciter, mais nous nous sommes dit que des gens en avait probablement plus besoin.
Armingo le regardait attentivement, perplexe.
- Pour que la résurrection se fasse bien, nous devons posséder toutes les pierres, mais nous n’en avons que quelques unes. Vous en possédez une, l’émeraude, c’est pourquoi j’offre de vous donner celle que l’on a. Vous avez sûrement un être cher que vous voudriez retrouver ? Un parent, un frère... une femme ?
Les yeux d’Armingo s’ouvrir très grands.
- Je vous laisse y repenser. Je vous laisse cette mallette. Elle contient les pierres que nous avions et des informations supplémentaires. Bien, nous repartons, Fred !
La tortue les regarda disparaître par le mur sans dire un mot. Il attrapa la mallette et l’ouvrit discrètement. À l’intérieur, il y avait le rubis qu’il avait trouvé précédemment, un saphir et une améthyste.
Trois chambres plus loin, le Matador et la recrue arrivèrent aux yeux de Mario. Jazz empêcha le policier de hurler et le Matador commença :
- Vous me connaissez sans doute. Je suis le Matador. J’ai tué pas mal de gens dans ma vie, autant que dans ma mort. Mais aujourd’hui, malheureusement, mon patron ne m’envoi pas pour faire le « ménage ». Je suis ici pour vous proposer un marché. Nous avons donné à votre ami la tortue nos Pierres Régénératrices. Nous ne voulons pas chercher les autres pierres, ce serait trop long. De plus, vous possédez l’émeraude et vous l’avez sacrément bien caché. Je crois que vous avez une personne chère à vos yeux que vous voudriez revoir, ai-je tort ?
Mario repensa à Luigi.
- Toute information complémentaire à été donné à la tortue. Au revoir.
Le Matador passa au travers du mur et partit. Le nouveau était resté.
- Mario, retrouve-moi au QG dans exactement deux semaines. À midi pile.
- Tu viens, le Nouveau ? fit le Matador en passant son corps dans le mur.
- Oui, j’arrive !
Le détective regarda le béton du mur. C’était comme si il avait toujours connu ce Boo… « Retrouve-moi au QG… ». Cette voix… Ces taches… Ce QG… Il repensa aux jumeaux Tyler et Relyt.
- Mais bien sûr !
Jazz était mort dans la Tour de Ganon, bientôt quatre ans auparavant. Il avait donc décidé de revenir sur Terre…
- Dans deux semaines… J’y serai…
Ses pensées furent interrompues par l’arrivée impromptue de son ami Armingo, dans un fauteuil roulant.
- Army !
- Mario, t’as eu la visite des Boos ?
- Yep. Ils t’ont donné les pierres ?
- Ouais, je sais pas trop quoi en penser…
- C’est zarbi qu’ils deviennent soudainement gentils… Il y a sûrement une attrape…
- N’empêche, ça ne coûte rien d’essayer. Voyons voir ce que dit ce papier… « Il y a en tout dix Pierres Régénératrices, roches découvertes par l’équipe Niamuh, il y a plusieurs années. Le topaze sacré du peuple Yoshi, la perle de Jolly Roger, l’émeraude de la Baguette Étoile, le rubis sacré du peuple Thwomp, l’améthyste de Carbocroc, le saphir de la ceinture du champion des arènes, le zircon Sec-Sec, la citrine de la Wario Ware Inc., le diamant sacré du peuple Kong et l’aigue-marine de la famille Toadstool. La plupart de ces pierres sont encore gardées dans leur lieu respectif. ».
- Hum… On a déjà l’émeraude, le rubis, le saphir et l’améthyste. Plus que six autres pierres !
- Je me demande toujours s’il n’y a pas un piège derrière tout ça…
- Arrête de t’en faire ! On va retrouver Luigi !
- Et Mégane !
- Et Mégane, bien sûr !
Mais Armingo n’était pas rassuré. L’idée de retrouver Luigi avait complètement faussé son résonnement. Qu’il était naïf…
Moi je réponds ! Je ne peux pas m'empêcher de poster c'est trop biiien ! En plus on va peut-être revoir Luigi...mais ça ma tout l'air d'une arnaque ! Que tout le monde poste !
Chapitre 13 : Le trésor de Wario
Koopek, Kariboo, Thara, Makesh et les jumeaux étaient venu visiter Mario et Armingo, toujours coincés à l’Hôpital Général Appolinar. Armingo leur avait exposé la situation.
- Donc, fit Koopek, si je comprends bien, on va devoir traverser la planète pour trouver de simples pierres ?
- Pense à ta mère, Koopek, murmura Mario. Tu ne voudrais pas la retrouver ? Et Kari, tu pourrais revenir à la vie !
- Et ressusciter mon père…
- Exact ! Les jumeaux, vous pourriez aussi revenir !
- Ah, ça non ! bouda Tyler. J’aime bien pouvoir passer au travers des murs. Pratique dans les vestiaires des filles.
- Idiot, on pourrait faire bien plus ! se fâcha son frère. Comme voler une banque ! Ouais, on deviendrait comme Koopek ! Koopek Arceval, le tueur fou de la Koopa Korp. !
- C’était pas moi, mais un clone, espèce d’imbécile fini…
- Neuf morts, quatorze blessés ! s’esclaffa Tyler. Trop balèze la p’tite tortue !
- Yo, c’était pas moi, bordel !
- Et quand il a tué Ludwig Von Koopa ! continua Relyt. T’assurais trop ! Trop la classe la p’tite tortue !
- Elle a un nom la p’tite tortue !
- Te fâche pas ! C’était une blague… P’tite tortue…
- J’VAIS T’ÉCLAFER SI TU CONTINUES !
- P’tite tortue…, souffla Tyler à l’oreille de Koopek.
- ÇA SUFFIT ! hurla Kariboo.
- Yo ! fit Relyt. C’est pas toi qui faisais que raconter des blagues quand on s’est rencontré ?
- Ouais, mais là je suis en mission !
- T’es qui ? James Boo ?
- Jeu de mot pourri à l’horizon, ironisa Armingo en quittant la pièce.
Il fut suivi de Thara et Makesh.
- C’est toujours comme ça ? demanda le Yoshi.
- Malheureusement…, souffla Thara. Les jumeaux sont imbattables… Je suis sûr qu’ils sont dans le Guinness, à la section « conneries »…
- Thara…, demanda Armingo en fixant un tableau accroché au mur, représentant un Toad, un Koopa, un Goomba, un Cheep-Cheep, un Topi Taupe, un Maskass, un Bob-Omb, un Pianta, un Noki et un Kong se tenant main dans la main et formant un cercle.
- Oui ?
- Tu veux retrouver ta mère ?
- B… Bien sûr ! Quelle question !
- Tu es prête à risquer ta vie pour la revoir ?
- J’irai jusqu’au bout du monde, s’il le faut !
- Parfait… C’est tout ce que je voulais savoir…
Il se retourna, une larme en coin. Thara le serra contre elle, tandis que Makesh regardait la peinture, serrant les poings de colère. Kariboo arriva derrière lui. Lorsque le fantôme vit ce que voyait son ami, – ou plutôt ce qu’il ne voyait pas – il fut tout aussi stupéfait.
- Que se passe-t-il ? fit Armingo en délaissant sa fille.
- Regarde…, marmonna Makesh. Que manque-t-il sur ce tableau ?
- Euh… Je dirais…
Soudain, ses yeux s’écarquillèrent. Un Toad, un Koopa, un Goomba, un Cheep-Cheep, un Topi Taupe, un Maskass, un Bob-Omb, un Pianta, un Noki et un Kong. Rien d’autre. Pas de Boo, pas de Yoshi.
- Les Boos sont détestés partout, grogna Kari.
- Les Yoshis sont des êtres inférieurs, aux yeux des autres, continua Makesh.
- Mais c’est horrible ! fit Thara.
Leur mépris envers le peintre fut interrompu par l’appel de Mario.
- Bien. Moi et Armingo ne pouvons pas quitter l’hôpital avant longtemps, alors vous devrez rechercher les pierres à notre place. Bien sûr, tout le monde en profitera. Donc, nous savons déjà quelques endroits où chercher. La citrine fait sûrement partie du trésor de la Wario Ware, à la Koopa Korporation.
- C’est ma banque ! s’exclama Koopek.
- Ouais, on le sait, tueur fou, ricana Tyler en donnant un coup de coude à son frère.
- Je me chargerai de cette pierre, continua le Koopa.
- J’irai avec toi ! sourit Thara.
- Il y a aussi le diamant sacré des Kongs, sûrement sur Kongo Bongo.
- On connait bien l’île, on ira ! firent les jumeaux.
- Pour le reste, faut voir. Vous m’avez dit que Peach n’avait pas l’air d’en savoir beaucoup sur les Pierres Régénératrices. Si on va la voir tout de suite pour l’aigue-marine, elle ne pourra sûrement pas nous aider. Le zircon Sec-Sec est un joyau maléfique toujours gardé dans les ruines Sec-Sec, mais comme c’est assez risqué d’y aller, ça attendra. Sinon…
- Attend, dit Makesh, le topaze des Yoshis, je sais où il est.
- Bien sûr ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé ? Tu es un Yoshi !
- Je viens avec toi ! lança Kariboo.
- Pour le reste, on verra une fois en possession des pierres.
* * *
Koopek et Thara venaient de se garer dans le parking de la banque Koopa Korporation. Lorsque les Koopas passèrent sous les portes automatiques, des regards se posèrent sur eux. Le gardien mit sa main sur son pistolet, les gens quittèrent peu à peu la banque et les caissiers firent semblants d’être tous occupé. Bien que l’innocence de Koopek ait été prouvée, les gens restaient réticents. De toute façon, ce n’était pas tout le monde qui était prêt à croire qu’une substance gélatineuse extraterrestre avait cloné un Koopa, lors d’une intervention chirurgicale… D’ailleurs, ce n’était pas dans cette succursale que le drame s’était produit. À croire que les rumeurs allaient bon train…
- Je voudrais inspecter le coffre fort de Wario Wario, demanda Koopek à la jolie demoiselle qui s’occupait des retraits.
- Votre nom ?
- Koopek Arceval.
- Ah, c’est bien ce que je pensais…
- Quoi ?
- Vous n’êtes pas Wario Wario…
- Perspicace…
- Il n’y a que lui qui puisse accéder à son coffre !
- Logique, c’est son coffre… Mais écoute, poulette, je dois voir ce putain de coffre !
- Monsieur, veuillez ne pas m’approcher ou j’appelle la sécurité !
- Appelle-la ta sécurité ! Rien à branler ! J’ai déjà tué neuf personnes dans la succursale de Toad-Ville. Rien ne m’empêche de recommencer ! Même le juge avait peur de moi, c’est pourquoi j’ai été acquitté !
- Koopek ! lança Thara, furieuse. Ce n’est pas vrai, mademoiselle, il bluff ! Koopek, montre-lui ton badge !
- Mon…
Thara glissa subtilement l’insigne de police qu’elle avait subtilisé à Mario dans la poche du veston de Koopek.
- Oui, bien sûr, mon badge ! Suis-je bête !
Il montra le morceau de métal chromé à la demoiselle Koopa.
- Je suis flic. Laisse-moi voir le coffre. Il y a peut-être des trucs louches à l’intérieur. Genre une bombe qui explosera dans quarante secondes et qui tuera tout le monde dans un rayon de trente kilomètres. Vous seriez mieux de partir avant de crever !
- Koopek ! se fâcha Thara.
- Je peux appeler votre patron pour savoir si tout ça est vrai ? demanda la jeune fille de l’autre côté du comptoir.
- Bien sûr ! fit Koopek. Mais je suis de Toad-Ville, pas de Seven.
Elle composa le numéro de service du commissariat de Toad-Ville. Une chance que la plupart des gens avaient quittés les lieux sous l’arrivée de Koopek, sinon il y aurait eu une effroyable file de gens frustrés…
- Je voudrais parler au chef de police, s’il-vous-plait. Merci.
Quelques secondes plus tard, Hector prenait le combiné entre ses vieux doigts.
- Hector Prince à l’appareil, que puis-je faire pour vous ?
- J’appelle de la Koopa Korp. de Seven. J’ai ici un jeune homme nommé Koopek Perceval…
- Arceval ! souffla le concerné.
- … et il dit avoir été envoyé pour inspecter le coffre-fort de M. Wario.
Hector réfléchit quelques secondes. Il devait se tramer quelque chose et il devait agir vite…
- Oui, bien sûr ! Le détective Arceval ! Je l’ai envoyé, car on suspecte Wario de cacher une bombe qui explosera dans quarante secondes et tuera tout le monde sur un rayon de trente kilomètres ! Alors hâtez-vous, si vous ne voulez pas crever !
- C’est drôle, votre Perceval m’a dit la même chose… il y a plus de quarante secondes…
- Arceval ! murmura Koopek.
- Euh… Eh bah, en fait… Je voulais dire dans quarante secondes à partir de dix-huit heures ! Et il est quoi, là… Ah, dix-huit heures, deux… Dix-huit heures de demain, je voulais dire ! Que je peux être bête, parfois !
- Vous vous foutez de moi ? demanda la demoiselle.
- Du tout ! Si vous ne laissez pas Koopek inspecter ce coffre-fort, je vous fais arrêter pour non-coopération avec la police !
- C’est bon, vous pouvez passer, M. Perceval…, dit-elle en fermant le téléphone.
- C’est pas que je voudrais me répéter, mais mon nom, c’est ARCEVAL ! A-R-C-E…
- Allez, Koopek, fit Thara, on peux y aller à ce coffre-fort ?
- Je n’ai pas dit mon dernier mot, mademoiselle ! Je vais vous arrêter pour offense envers un corps policier ! Négligence criminelle ayant causée la mort ! Harcèlement sexuel ! Voie de fait ! Menace de mort ! Vol à l’étalage ! Coups et ble…
- KOOPEK ! hurla Thara.
Ils se dirigèrent vers les coffres-forts.
- Tu vas t’engueuler avec combien de gens, aujourd’hui ?
- Vingt milles, s’il le faut ! Bon, voilà les coffres !
L’homme qui les avait suivit alla se réfugier dans une petite cabine. Il tapota un clavier pendant quelques secondes, puis une énorme porte ronde en iridium (le métal le plus solide du monde, et aussi le plus résistant à la corrosion) pivota sur place, laissant une ouverture de chaque côté de la porte. Une lumière éblouissante filtra au travers des ouvertures. De l’or ! Il y’en avait à perte de vue ! Toutes les richesses que Wario avait amassées au cours de ses expéditions y étaient. Des doublons, des diadèmes, des joyaux, des coupes dorées, des colliers de perles, des pierres et, surtout, une quantité phénoménale d’or !
- Quand on pense qu’il y a des enfants qui meurent de faim…, murmura Thara, ébahie.
- Bon, nous cherchons une citrine, une espèce de quartz jaune ou orange.
- C’est pas compliqué, tout est jaune, ici…, dit-elle en fixant la montagne de pièces dorées.
- Il y a un tas de pierres précieuses, là ! Cherchons dedans ! Wario est très ordonné, ça ne m’étonnerait pas qu’il ait classé son propre trésor.
- Mais la citrine n’est pas précieuse ! C’est du quartz, pas plus précieux que l’améthyste !
- Tout est précieux pour Wario. Et puis, s’il connait le pouvoir de cette pierre, elle aura sûrement encore plus de valeur à ses yeux !
- Ce serait pas ça ?
Elle avait pointé un petit joyau jaune taillé en forme d’octaèdre, solide à huit faces ressemblant à deux pyramides collées l’une par-dessus l’autre. Le bijou paraissait presque doré et on il était transparent.
- Je crois que c’est ça…, réfléchit Koopek. Habituellement, ça ne ressemble pas à ça, mais les pierres qu’on a déjà ont presque la même forme. C’est d’ailleurs la première fois que je vois de la citrine transparente…
Il attrapa le joyau, le glissa dans sa poche et se dirigea vers l’énorme porte circulaire. Soudain, cette même porte pivota et se referma sur eux. Derrière l’épais mur, ils entendirent les agents de sécurité hurler.
- Appelez la police ! Ce sont des voleurs et ils ont mit le commissaire de Toad-Ville dans leur camp ! On les a enfermés dans le coffre-fort !
- Bon sang, il faut sortir d’ici ! s’apeura Koopek.
- Et comment, Goomstein ? ironisa la jeune Koopa. En faisant exploser le mur construit dans le métal le plus solide du monde ?
- Excellente idée ! Wario doit avoir des grenades en or dans son trésor ! Ensuite, on pourrait…
- Tu te moques de moi ?
- … puis je pourrais faire semblant de te prendre en otage et demandé un hélico ! On pourrait s’en…
- Oh putain, il est sérieux…
- … et alors on sauterait dans le tuyau et on s’enfuirait vers le sud. On emprunterait le…
- POLICE ! hurla une voix grave. RECULEZ !
- Vite, faut mettre le plan a exécution ! Thara !
- Lâche-moi ! Gros porc, tu m’as touché un sein !
- Fallait que se soit le plus plausible possible ! Les preneurs d’otage en profitent toujours !
- Parce qu’en plus t’as fait EXPRÈS ? hurla-t-elle en lui donnant un coup de pied entre les deux jambes.
La porte pivota sur place, laissant entré six policiers, dont leur chef, Wallace Finch. Il plaqua Koopek au sol et le menotta.
- C’est une grossière erreur, c’est elle qui m’a forcé ! Elle a même voulu me prendre en otage ! Je suis innocent ! Je veux mon avocat ! Vous vous trompez, je ne suis pas Koopek Arceval, mais Koopek Perveval ! Demandez à la salope du comptoir, elle le sait !
- Ta gueule, crétin ! murmura Wallace. Je te sauve la vie, alors tais-toi !
Il se tourna vers ses officiers.
- Touchez pas à la fille ou je vous met à la porte.
Ils sortirent. Finch marchait devant, tenant fermement Koopek en lui faisant le plus mal possible, et Thara marchait à ses côtés, libre comme l’air. La demoiselle du comptoir tira la langue au passage de Koopek, qui essaya ensuite de se déprendre pour aller la frapper, mais le chef de police le retint en lui faisant une clé de bras douloureuse. L’homme les fit monter dans sa voiture et dit à ses officiers qu’il arriverait plus tard. Il passa par une rue peu achalandée et débarqua ses prisonniers.
- Faites plus de conneries ! Clair ?
- Ouais…, maugréa Koopek.
Finch redémarra et disparut à l’angle de la rue.
- Il y a comme quelque chose d’étrange, murmura la tortue. Je crois que… MERDE ! FINCH ! T’AS OUBLIÉ D’ENLEVER MES MENOTTES !
- Je crois pas qu’il ait oublié, ricana Thara. Il a fait exprès…
- QUOOOOOOOOI ? CE SALAUD ! J’VAIS L’TUER ! C’QUOI SON PROBLÈME ? IL AIME FAIRE CHIER LE PEUPLE C’TE CON ! AVEC MARIO, AVEC MOI, AVEC TOUT LE MONDE !
- La ferme…
Elle lui redonna un coup de pied dans les parties, ce qui eut pour effet de le faire taire.
Après une longue attente, le voici !
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Chapitre 14 : Bienvenue à Kremland !
Kongo Bongo n’était pas une île particulière, mais bien un archipel composé de trois îles. La première, Donkey Kong Island, appartenait à Donkey Kong. Celui-ci étant décédé, Korex Rool en avait prit possession. Ce dernier possédait aussi la deuxième, Crocodile Isle, où son château avait été érigé, le Castel. Il y avait aussi fait construire un gigantesque parc d’attractions, Kremland ! La troisième île, la plus grosse, se nommait Banana Island. C’était en fait un atoll, c'est-à-dire un récif de corail ayant formé un énorme lac en son centre à cause de l’érosion, si bien que l’île ressemblait presque à un beignet. Banana Island abritait aussi plusieurs petites îles, comme Mékanos ou Kremwood. K. Rool avait longtemps possédé l’atoll aussi, mais les Oiseaux-Bananes de l’île le chassèrent grâce à l’aide précieuse de Dixie et Kiddy Kong. C’était d’ailleurs de cette île qu’était venue l’expression « Banana Slama », se disant souvent après avoir cloué le bec de quelqu’un.
Tyler et Relyt ne savaient pas tous ces détails. En fait, ils s’en fichaient éperdument. Seulement, s’ils auraient su qu’il y avait plusieurs îles à Kongo Bongo, ils ne serraient pas tombés sur la mauvaise… C’est donc avec joie que les deux énergumènes passèrent devant la grotte volcanique, le Chaudron du Crocodile. Ils étaient venus jusqu’ici grâce à un petit bateau de pêche « emprunté » à Port Lacanaille.
- C’est ici ? demanda Relyt.
- Je crois bien…, fit son frère.
- Y’avait pas une grosse tête de babouin sculpté sur le flanc de la montagne ?
- Y’a quatre flancs sur une montagne, il se peut très bien que la grosse tête soit de l’autre côté ! Et puis c’était une tête de gorille !
- Même chose !
- Pas du tout ! C’est comme si tu disais qu’un mille-pattes était la même chose qu’un scolopendre !
- C’est la même chose…
- Ah bon ?
- Tout comme un ver-de-terre et un lombric. Ce sont des synonymes…
- Tu deviens intelligent ou quoi ?
- Hein ? Moi ? Mais non ! Jamais ! Pouah ! Quel crétin… Moi, intelligent ? Qu’est-ce que t’as bouffé ? De la bette à carde ?
- C’est quoi ?
- Une espèce de laitue à racine rouge qui… Hein ? Mais non ! Qu’est-ce que je dis là ? Je sais pas plus ce que ça veux dire !
- C’est ça, c’est ça…
- Ben quoi ? J’ai le droit de lire des paragraphes d’encyclopédie si je veux !
- Tu aurais dû m’en parler ! On s’est promis d’avoir le même quotient intellectuel, coûte que coûte ! Tu me déçois énormément…
- Regarde ! Un poisson !
- Mais non, c’est un dauphin !
- Mais un dauphin, c’est un poisson, non ?
- Non, c’est un mammif… OUAIS ! Relyt ! Tu es redevenu normal !
- C’est peut-être toi qui es devenu plus intelligent !
- Mais non !
Pendant leur stupide dispute à savoir qui était le plus imbécile des deux, le bateau de pêche avait dérivé vers la un marais. Il était maintenant dans la zone du Quai Krem, un immense marécage abritant quelques quais, ayant sûrement servis à l’amarrage de navires de la flotte de K. Rool, aussi connu sous le pseudonyme de Kaptain K. Rool dans le milieu maritime.
Après avoir navigué sur un bayou poisseux, la petite embarcation accosta doucement sur une plage remplie d’algues. Le bateau tangua et se renversa, faisant presque tomber les deux fantômes, oubliant qu’ils pouvaient voler.
- Relyt ! fit son frère. T’es con ou quoi ? On peut voler !
- Ah bon ?
- Ça y est ! Tu es guéri !
- Ta gueule et marche…
- Comment ? J’ai pas de jambes…
- AVANCE !
Ils s’aventurèrent tranquillement dans l’épaisse jungle pendant trente minutes. Le chemin montait de plus en plus haut, mais les deux Boos ne se fatiguèrent pas : ils ne ressentiraient plus jamais, ni faim, ni soif, ni température, ni goût, ni odeur, ni douleur, ni fatigue… Leur promenade resta toutefois silencieuse. Bien que plutôt stupides, les jumeaux avaient remarqués depuis bien longtemps que cette île ne ressemblait en rien à ce qu’ils avaient visité, trois ans auparavant. Ils arrivèrent finalement devant un panneau.
« Bienvenue à Kremland ! »
- C’est quoi, Kremland ? demanda Tyler.
- Ça sonne comme Disneyland… Ce pourrait être un parc d’attractions…
- Un parc d’attractions… Il n’y en avait pas sur l’île de Donkey Unpoincétou… Ce qui veux dire que…
- QU’ON VA S’AMUSER !
- OUAIS !
Les deux frères zigzaguèrent entre le feuillage des arbres et atterrirent dans une clairière saturée de colossales ruches bourdonnantes. Des espèces d’abeilles faisaient des va-et-vient continus par les ouvertures, tandis que d’autres paraissaient garder les forteresses d’alvéoles. Une ruche plus imposante que les autres se tenait au fond, dominant la clairière de son ombre démesurée. Un gigantesque frelon sortit doucement de sa tanière royale, suivi de quatre autres insectes assurant la fonction de garde du corps. C’était le roi Zing Sting, puissant frelon ayant le pouvoir de se décupler en plusieurs petites abeilles. La bête aperçut les deux Boos et s’enquit de les lacérer de son dard.
En temps normal, les jumeaux auraient dû traverser cette jungle de frelons frémissants en échappant de justesse à la mort. Ils auraient dû combattre éperdument l’immense insecte qui les dardait. Ils auraient dû prendre au moins trois heures à se déprendre de ce merdier. Au lieu de cela, les deux frères passèrent au travers de chacune des ruches, se faisant pénétrer de milliers de dards mortels, baillant au visage du roi Zing Sting et arrivant à Kremland en moins de trois minutes. Les frelons, dépressifs de n’avoir pas pu tuer deux simples mollusques blancs, s’en retournèrent à leurs ruches pour se cogner la tête contre les alvéoles.
- Tu crois qu’ils voulaient nous dire quelque chose ? demanda Tyler à propos des dangereux frelons.
- Ils voulaient sûrement nous souhaiter la bienvenue.
- Peut-être qu’ils voulaient jouer avec nous ? Ils volaient dans tous les sens en lançant des espèces d’aiguilles…
- Tu crois que les guêpes font la couture ?
- Donkey Unpoincétou était un macaque avec une cravate, alors on peut s’attendre à tout, ici…
- C’était un gorille…
Ils arrivèrent devant un guichet où un gorille habillé élégamment attendait, la tête sur le comptoir, la déprime sur le visage. Le panneau d’entrée disait « Kremland ». Toutefois, le « Krem » avait été barré et « Kong » avait été marqué en dessous. Le mot « Kong » avait lui aussi été vulgairement rayé et remplacé par… « Krem »… Le parc d’attractions était affreusement vide.
Lorsque Swanky Kong aperçut ses premiers clients depuis deux ans, il bondit hors du guichet, s’approcha des jumeaux et chanta, sur le thème de Donkey Kong Island (Disponible ici : http://youtube.com/watch?v=CpCeX1yTD6c ) :
- Bienvenuuu-ue à Kremland ! Bienvenuuu-ue à Kremland ! Bienvenu-u-u-ue à Kremland ! Bienvenue ! À Kremland !
Puis, il enchaîna sur le thème des boni de Banana Island (Disponible ici, fait au piano. L'aire de la chanson qui suit débute à la seconde 13 : http://youtube.com/watch?v=cXDMNuAOO2I ) :
- La la lâ, la la lâ… Bon-onjour ! C’est moi Swanky ! Oh oui ! C’est moi Swaaanky ! Oh oh oui ! OUI ! Oh oh oui ! OUI ! Oh oui ! C’est moi Swanky !
- Yo, boulette, lança Tyler, t’as fini avec tes conneries ?
- Il faut bien que j’accueil bien mes premiers visiteurs depuis une semaine !
Les fantômes regardèrent furtivement les montagnes russes déraillés, le sol craquelé, les murs couverts de plantes et le personnel réduit à une seule personne. Ils regardèrent ensuite le gorille droit dans les yeux.
- Bon d’accord, ça fait un mois…
Regard insistant de la part des deux frères.
- Ok, j’avoue, ça fait six mois, mais on va pas en faire tout un plat !
Regard insistant.
- Bon, ça fait un an ! Et puis ?
Regard insistant.
- Vous avez gagné ! Ça fait deux ans !
Regard insistant.
- Vous êtes relous, à la fin ! Ça fait deux ans et trois mois !
Regard insistant.
- Deux ans, trois mois et six jours ! Vous êtes contents, maintenant ?
Regard insistant.
- D’accord, d’accord ! Bande de brutes ! Ça fait exactement deux ans, trois mois, six jours, onze heures, vingt-deux minutes et cinquante-sept secondes d’inactivité !
Regard insistant.
- Mais c’est la vérité !
- On n’a pas dit le contraire, dit calmement Relyt.
- Mais pourquoi ce regard insistant, alors ?
- Ça ? fit Tyler. C’est le regard qu’on fait quand on n’écoute pas une personne.
- Et pourquoi le panneau du parc est super rayé ? demanda son frère.
- Quand j’ai acheté le parc, commença Swanky, j’ai voulu changé le nom « Kremland » pour « Kongland » et les Kremlings ont tous arrêté de venir…
- Mais il restait vos autres clients ! s’exclama Relyt.
- Mes clients étaient composés exclusivement de Kremlings… Et quand j’ai voulu réparer ma gaffe en rechangeant le nom, j’ai remarqué que je n’avais pas d’argent pour faire de la pub…
- De toute façon, commenta Tyler, avec ce qu’il y a devant le parc, soyez pas étonné que vous n’ayez aucun visiteur…
- Vous parlez des frelons ? Oui, je sais, c’est réellement un…
- Mais non ! on parle de ces ruches qui bloquent le passage ! Et en plein milieu du village des guêpes ! Elles doivent être agacées aussi… D’ailleurs, on les a vu essayer de détruire les ruches à coup d’aiguilles !
- C’était pas pour coudre ? demanda Relyt.
- Non, sinon ils ne les auraient pas lancés. Et puis, ils n’ont même pas de mains pour tenir les aiguilles !
- Ils font peut-être de la télékinésie ?
- Vous entrez ou pas ? fit Swanky, énervé.
- Ta gueule, on discute de faits existentiels ! se fâcha Tyler.
- De toute façon, faut trouver le diamant des Kongs, dit son frère.
- Vous parlez de la Noix de Coco Cristal ? questionna le gorille.
- Diamant, pas cristal.
- En fait, c’est un diamant, mais nous l’avons nommé ainsi à cause de son incroyable transparence. Mais malheureusement, vous n’êtes pas sur la bonne île ! La Noix de Coco Cristal est sur Donkey Kong Island. Et nous sommes sur Crocodile Isle.
- Ah merde ! Demi-tour ! fit Relyt en repartent dans la jungle.
- Hé ! Attendez ! hurla Swanky.
Les Boos arrivèrent à nouveau dans la clairière des frelons et le roi Zing Sting les attendait… Lorsque les jumeaux se pointèrent, l’énorme insecte sortit de sa cachette et lança son dard mortel. L’aiguille passa au travers des deux fantômes et tomba sur un autre frelon, qui mourut instantanément.
- Mais merde ! gémit Relyt. Pourquoi il a fait ça à son propre employé ?
- Il a peut-être fait une mauvaise couture et son patron l’a puni… La démocratie est différente chez les guêpes.
Les jumeaux partirent tranquillement en discutant du temps qu’il faisait, au grand dam de Zing Sting qui commença à pleurer. Le frelon croyait que les spectres se payaient sa tête, mais en fait, ils n’avaient simplement pas encore compris ce qui se passait.
Zing Sting tenta une nouvelle attaque. Il prit de l’élan et chargea à toute vitesse en direction de Tyler et Relyt. Le frelon passa au travers des jumeaux, se frappa le côté droit contre un arbre et s’écrasa au sol.
- Tiens ! s’enjoua Tyler. Il es venu nous dire au revoir !
- On dirait qu’il veut nous empêcher de passer… Il veut peut-être qu’on vienne coudre avec lui ?
- C’est vrai qu’avec sa taille, il ne doit pas se faire beaucoup d’amis… Mais n’empêche que la couture, c’est nul…
- Ouais, t’as raison… Je vais lui dire qu’on se reprendra une autre fois.
Ils s’approchèrent du frelon blessé. L’insecte haleta et émit un bruit grave.
- Qu’est-ce qu’il dit ? fit Tyler.
- Il dit qu’il se prosterne devant nous et nous promet fidélité. Il dit aussi que tu devrais me donner cent pièces et que tu devrais me faire un massage de pieds.
- T’as même pas de pieds…
- C’est lui qui l’a dit, pas moi !
- T’es sûr qu’il a dit ça ?
- Non, mais je le devine dans ses yeux.
- Bah il peut très bien vouloir dire qu’il veut un Mac-Toad extra-sauce et tu ne le saurais pas plus…
Les Boos aidèrent le frelon à se relever, puis le conduisirent à sa ruche. Ce dernier regarda repartir ses nouveaux amis, une larme en coin. Malgré le fait qu’il ait essayé de les tuer, ils l’avaient aidé…
Les jumeaux arrivèrent sur la plage.
- On fait comment, maintenant que notre bateau à coulé ? s’inquietta Tyler.
- Putain ! Je viens de penser à un truc de malade !
- Moi aussi ! J’ai pensé à un éléphant violet avec des ailes verte qui lançait des ananas explosifs sur Seven !
- Pas ce genre de truc ! Écoute, si on est capable de flotter au dessus du sol, on peut sûrement le faire au dessus de la mer !
- Ah ouais ?
- Ce qui veut dire que…
- NOUS AVONS PIQUÉ UN BATEAU POUR RIEN ! hurlèrent les frères, en chœur.
C’est ainsi que les deux idiots entreprirent d’aller chercher la Noix de Coco Cristal, en prenant, une fois de plus, le mauvais chemin…
Hep ! Les jumeaux sont vraiment dégourdi ! Sinon j'adore ta fa fics !!!! Sinon je suis la seule qui lit ici ou quoi ?
desoler mais j'écouter les brillante création de Eichiro Oda-Sama alors j'ai pas eu le temp de venir. c'est bien mais je veut pas donner de commentaire sur chaque chapitre parce que sinon sa va me prendre deux jour... je vais donner un comm sur le prochain parce que comme sa sa va être moins long
(oui je sais en se moment vous êtes en trai de vous demander qui est oda? c'est le créateur de one piece. et sama a la fin d'un nom fait comme si c'était un roi)
Moi je savais qui était Oda ^^ J'en suis à Enies Lobby en ce moment ^^
T'en est où toi ?
Chapitre très long, il prend donc deux posts
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Chapitre 15 : Le Temple Yoshi
Kariboo et Makesh volaient au dessus de la mer grâce à un hélicoptère emprunté à la police de Seven. Kari se souvenait, un sourire en coin, comment Mario avait dû convaincre son patron de leur confier cet engin.
- Finch, je suis ton meilleur détective ! avait-il supplié.
- T’as beau résoudre plein d’enquêtes, avait commencé Wallace, n’empêche que tu arrives toujours en retard, tu n’attends jamais les renforts et en plus, j’ai appris que tu avais bousillé six hélicos depuis le début de ta carrière !
- Y’en a un que c’est la faute à Koopek, et le dernier a été pété par un oiseau géant ! Le Psuranodon !
- ALORS T’EN A PÉTÉ QUATRE SANS RAISONS ?
- Et bien, c’est-à-dire que… Un homme doit bien essayer de nouvelle chose, tu ne crois pas, Wally ?
- Ne m’appelle pas comme ça ! C’est ma femme qui le fait !
- Et puis on dit que le « sept » est un chiffre chanceux, d’où le nom de cette ville. Alors le septième hélico sera le bon !
- J’ai dit non ! Pas si c’est toi qui conduit !
- Et si c’est Kari ?
- Il est pilote ?
- Les Boos acquièrent des pouvoirs en mourant, comme le don des langues ou pouvoir se rendre invisible, alors j’espère bien qu’il sait piloter !
Kari était alors entré dans la chambre d’hôpital.
- Je suis pas pilote, mais j’en connais un ! avait-il lancé à Wallace.
- Bon, avait dit ce dernier, toi je te fais confiance. À Makesh aussi. Alors j’espère ne pas être déçu !
- Vous ne le serez pas, Monsieur Finch !
Le téléphone portable de Wallace avait sonné.
- Bon, je dois vous laisser, des imbéciles sont en train de faire un braquage à la Koopa Korp. Ils sont enfermés dans le coffre-fort, donc j’ai le temps de prendre un café…
- Crétin de Koopek…, avait murmuré Mario.
- Quoi ?
- Non, rien…
- Bon, je vous laisse ce papier. Donnez-le à Patrick Marcel, c’est lui qui s’occupe de l’héliport.
- Merci.
Ainsi, Kariboo et Makesh étaient allés voir ce Patrick Marcel pour avoir un hélicoptère, bien sûr accompagnés de leur mystérieux pilote.
- Ne dit rien à Mario, dit le pilote d’une douce voix. Je ne veux pas qu’il sache que je suis ici…
- Ce n’est peut-être pas de mes affaires, mais pourquoi donc ? demanda Kari.
- Il n’est pas fait pour moi… Je… Il a eu tous ces ennuis à cause de moi… Parce qu’ils me cherchaient, moi. Et qu’ils m’ont suivi jusqu’ici.
À l’arrière de l’appareil, Makesh essayait de comprendre. Son ami l’avait emmené jusqu’au centre-ville de Seven, où ils avaient rapidement trouvés l’hôtel voulu. Ils avaient visité un homme et une femme, dont il ne connaissait toujours pas les noms. La jeune femme avait discuté avec le Boo, puis s’était habillée de façon discrète, sous les regards accusateurs de son amant. Ce dernier les avait regardés partir sans dire un mot. Peut-être était-elle une prostituée ? À Seven, c’était assez fréquent, malgré l’illégalité de la situation. Tout comme la vente de Super-Champignons. Toutefois, la jeune dame ne s’était pas vêtue de façon sexy, malgré sa poitrine avantageuse et son minois plus que joli. Elle s’était simplement affublée d’un béret carotté et d’un long manteau de printemps, malgré la chaleur au dehors. D’ailleurs, si elle voulait passer inaperçue, c’était raté, se dit Makesh.
Mais le Yoshi était troublé par autre chose. Non seulement la femme était excessivement belle du point de vu humain (Les Yoshis n’étant pas attiré par les humaines), mais elle était aussi une habile pilote. Et puis, ses bras n’avaient rien de frêles, au contraire ! Elle aurait pu aisément tenir tête à Koopaxe ! Cette jeune blonde était effectivement bien étrange… Mais qui était-elle ?
* * *
L’hélicoptère se positionna doucement au dessus de la terre ferme. Ils avaient enfin atteint l’île Yoshi ! La dame descendit en premier de l’engin, suivie de Kari et Makesh.
- Je ne vous suivrai pas, dit-elle. Je suis venue simplement parce que j’avais l’intention de me procurer quelques fruits exotiques pour Don et moi.
Elle parlait sûrement de cet homme qui était resté à l’hôtel. Pourtant, ce nom était vague dans l’esprit du dinosaure. Il semblait l’avoir déjà entendu…
- Bien ! lança Makesh, confiant. Suis le guide, Kari !
- Yop !
Les deux amis se frayèrent un chemin dans l’abondante végétation de la jungle. Makesh devait utiliser une petite machette qu’il avait emmené pour l’occasion, tandis que Kari passait aisément au travers du feuillage.
- Où va-t-on ? demanda calmement le fantôme.
- Tu verras !
C’était maintenant au tour de Kariboo de se poser des questions. Son ami ne lui avait rien dit de l’endroit où ils allaient. Plusieurs raisons pouvaient expliquer son silence. L’endroit était peut-être tellement merveilleux que Makesh voulait lui garder la surprise. Une clairière remplie de plantes exotiques, un banquet au milieu avec de la bonne nourriture en abondance et un harem de jeunes femmes prêtes à exaucer chacun des vœux de leurs visiteurs… Ou alors l’endroit était-il top secret. Une base militaire futuriste où sont cachés des objets incroyables de science-fiction. Ou bien, c’était un endroit terriblement dangereux. Des Plantes Piranhas dans tous les coins, des Chomps affamés, des Ossecs invincibles, de la lave tout autour, une petite plateforme ne tenant que par de maigre filaments. La dernière option était un peu plus ennuyeuse. Peut-être le Yoshi ne savait-il pas où se trouvait la pierre et faisait semblant de chercher en se perdant un peu plus de secondes en secondes dans l’épaisse forêt luxuriante…
Au bout d’une heure environ, les deux amis arrivèrent dans une clairière où gisait un immense bâtiment jaune. La pierre le constituant s’effritait avec le temps et des plantes recouvraient la structure dorée. Une dizaine d’oiseaux nichait sur le toit du temple et des écritures en langue antique étaient gravées sur la façade.
- C’est le Temple Yoshi ! lança Makesh. Il n’a pas encore été trouvé par les archéologues et je voudrais que ça reste ainsi, s’il-te-plait. Au nom du peuple Yoshi.
- Bien sûr, je comprends !
- De toutes façons, je te fais confiance, sinon je t’aurais bandé les yeux avant de te conduire ici. Bon, entrons.
Ils pénétrèrent dans la première pièce du temple. Elle était immense ! Une ouverture au fond était gardée par deux imposantes statues de Yoshis portant des lances. Au dessus, un avertissement en langue Yoshi.
- « Quiconque franchira ce point avec l’intention d’y dérober un objet sacré se verra périr dans d’atroces souffrances. Si cette personne est un Saurien Sylvestre, il devra subir les trois épreuves pour prouver qu’il est apte à garder un objet sacré. », lut Makesh à voix haute.
- Saurien Sylvestre ? demanda Kari.
- C’est le nom officiel de notre peuple. Des Yoshis verts plus exactement. Car en fait, c’est ton ami Mario qui nous a nommé Yoshi, puisque c’est le mot le plus utilisé dans notre langue. J’ai d’ailleurs été surpris quand tu me l’as présenté. C’est pas tous les jours que l’on rencontre un héros !
- Bah, il ne fait pratiquement plus parler de lui. Sa gloire est terminée. Il est redevenu humain. Maintenant c’est Koopek qui fait parler de lui avec les scandales… Il est assez aimé des journaux à potins.
- Ouais. Bon, on y va ?
- T’es sûr ? Tu sais ce que sont ces trois épreuves ?
- Oui. Le seul à les avoir faites est Yoshi, premier du nom. Il en a rapporté un fruit… Il dit qu’il a un pouvoir mystique qu’il faut savoir utiliser au bon moment, car ce pouvoir ne peut être utilisé qu’une seule fois… Mais bon, nous on veut la pierre !
- Et en quoi consistent ces épreuves ?
- Une épreuve de réflexion, une épreuve de force et une épreuve d’agilité. Et les trois réunies forment une épreuve de courage et de sagesse.
- Bien ! Dans ce cas, allons-y !
Ils franchirent l’ouverture et un lourd mur de pierre se referma derrière eux. Les statues de Yoshis paraissaient sourirent…
Ils arrivèrent dans une petite salle carrée. Une statue de Yoshi se trouvait au milieu. L’animal n’avait pas l’air d’un guerrier, comme celles à l’entrée, mais bien d’un érudit, portant des lunettes rondes et un épais bouquin. Des ouvertures rondes se situaient au nombre de deux sur chaque mur.
Soudain, une voix grave résonna, tel celle d’un sage. On aurait pu penser qu’elle provenait de la statue, mais celle-ci ne bougeait pas d’un puce, et la voix paraissait provenir de partout à la fois.
- Pour accéder au trésor sacré du peuple Saurien, tonna la grosse voix, vous devrez résoudre ces trois énigmes dans un temps imparti.
- C’est dans des moments comme ça que Mario me manque…, murmura Kariboo.
- Vous avez deux minutes. Un Saurien Sylvestre regarde vers l’Est et un second Saurien Sylvestre regarde vers l’Ouest. Comment font-ils pour se voir ?
Makesh pensa aussitôt à deux Yoshis posés dos à dos, se voyant par l’intermédiaire de miroir. Mais ça ne devait pas être ça. Les énigmes étaient, habituellement, des pièges intellectuels…
- Ils se font face ! lança soudainement le fantôme. Celui de gauche regarde vers l’Ouest, à sa droite. Celui de droite regarde vers l’Est, à sa gauche. Ils se font face !
Il n’y eut pas de petit bruit pour indiquer la bonne réponse. Néanmoins, ils étaient toujours en vie. C’était bon signe…
- Un Saurien Sylvestre se rend au Volcan Thwomp. En chemin, il croise cinq Sauriens Montagnards. Chacun d’eux tient en laisse dix chiens. Chaque chien transporte trois Goombas. Chaque Goomba transporte deux bébés Wigglers. Combien d’êtres vivants se rendent au Volcan Thwomp.
Makesh fit rapidement le calcul. Cinq fois dix, égale cinquante. Cinquante fois trois, égale cent-cinquante. Cent-cinquante fois deux, égale trois cents. Trois cents Wigglers plus cent-cinquante Goombas, plus cinquante chiens, plus six Yoshis, égale cinq cents-six. Il s’apprêtait à dire la réponse, tout fière, lorsque son ami le retint.
- Un seul, fit Kari, confiant, sous les regards incrédules de Makesh. C’est stupide votre énigme. Il les croise, ça ne veut pas dire qu’ils vont au Volcan Thwomp !
La voix ne fut même pas surprise. Elle donna simplement l’ultime énigme.
- Un empereur Saurien reçoit neuf pierres en or comme dot de la part du fiancé de sa fille. Il soupçonne ce dernier de lui avoir offert une fausse pierre parmi les neuf. Il appelle son comptable et lui demande de trouver laquelle pierre est fausse, en ne se servant d’une balance que deux fois, sinon il sera pendu. En sachant qu’un fausse pierre en or est plus lourde qu’une vraie, comment le comptable fait-il ?
Makesh crut bon de ne pas oser répondre, par peur de tout faire rater.
- Elle est plus ardue, celle-là…, bafouilla Kari. Hum… C’est simple. Le comptable sépare les neuf pierres en trois groupes de trois. Il prend un premier groupe et le met sur le premier plateau. Il prend ensuite le deuxième groupe et l’installe sur le second plateau. Si les plateaux restent à même hauteur, la fausse pierre est dans le troisième groupe. Sinon, elle se trouve dans le groupe le plus lourd de la balance. On divise ensuite ce groupe en trois. On met une pierre sur chacun des plateaux. Si les plateaux sont à égales hauteurs, la fausse roche est celle laissée derrière. Sinon, c’est la plus lourde de la balance.
Makesh resta abasourdi devant la réponse éloquente de son compagnon. La voix resta muette, alors qu’un mur de pierre coulissait vers le haut, au fond de la salle.
Ils débarquèrent dans une pièce circulaire truffée de chaîne et de poulies, avec de frêles piliers un peu partout. Il y avait un tourniquet au milieu munit d’un long manche. Une sorte de manivelle. Il y avait aussi un faussé faisant la moitié du tourniquet. Le manche pointait vers Kari et Makesh. Ils s’approchèrent de l’engin en bois et scrutèrent les inscriptions en ancien dialecte.
- Nous devons pousser le manche le plus à gauche possible pour ouvrir la porte, sinon il continuera et s’arrêtera au dessus du vide, nous bloquant à jamais dans ce temple… commenta le Yoshi. Mais comme c’est l’épreuve de la force, je crois que l’on va en avoir pour notre argent… D’ailleurs, il y a des pieux au fond du trou. Si le tourniquet est plus fort que nous, il nous emportera dans la fosse…
Soudain, le manche émit un cliquetis et commença à bouger vers la droite. Les deux amis sautèrent dessus et poussèrent de toutes leurs forces sur le manche en bois. Le puissant mécanisme du tourniquet donnait du fil à retordre aux deux amis. Ils forçaient, mais ça ne suffisait pas : le levier était plus fort qu’eux…
Tout-à-coup, alors que qu’il allait bientôt sombrer dans le précipice, Makesh lâcha prise. Non pas parce qu’il laissait tomber, mais bien parce qu’il avait un plan !
- Je reviens ! lança-t-il, fièrement. Retiens le manche, même si tu dois le suivre au dessus du vide.
- Je te fais confiance !
Le Yoshi courut vers l’entrée, sauta et s’accrocha à une chaîne qui pendait non loin de là. Il escalada les maillons métalliques et arriva à son sommet. Il détacha la chaîne et atterrit sur le sol, puis se dirigea expressément vers la manivelle. Il y enroula la chaîne et fit un « nœud » en joignant le crochet de l’embout à un maillon. Le dinosaure se dirigea ensuite vers un pilier fissuré. Il y enroula l’autre bout de la chaîne. Makesh donna ensuite un furieux coup de pied sur la fissure. Le pilier s’effrita et se brisa en deux, entraînant la barre du tourniquet avec lui. Le manche tourna vers la gauche, puis se cassa sous le poids de la structure.
- NOOOOOON ! hurlèrent les deux amis.
Ils venaient de briser la barre. Même avec une force surhumaine, ils ne réussiraient à rien… Tout était perdu… Puis, voyant que le tourniquet s’était arrêté, ils s’approchèrent. Le moignon de bois qui avait jadis été le manche restait immobile sur l’extrême gauche du tourniquet. Plus loin, la porte menant à l’ultime épreuve s’ouvrit tranquillement. Ils avaient réussi…
Suite...
Ils débouchèrent dans un couloir étroit où l’on ne voyait même pas le bout. La salle paraissait être parsemée de pièges plus morbides les uns que les autres.
- Tu sais, je pourrais très bien aller chercher la pierre et revenir.
- Non. Seul un Yoshi peut aller chercher un objet sacré sans mourir.
- Je suis déjà mort, à quoi bon ?
- Tu n’es pas le seul Boo à avoir pensé la même chose. Il y a quatre Boos qui ont voulus tester le temple. Aucun n’est revenu. Les malédictions peuvent détourner toutes les lois physiques. Même de tuer un mort. Ne met pas les dieux en colère.
- Bien… Alors on fait quoi ? Je peux t’accompagner, au moins ?
- Oui, à condition que tu n’emporte rien de la salle des trésors. Ça disait : « Quiconque franchira ce point avec l’intention d’y dérober un objet sacré se verra périr dans d’atroces souffrances. ». Donc, si tu viens sans l’intention de prendre un objet sacré, tout est nickel.
Ils prirent leur courage à deux mains et avancèrent un peu dans le couloir. Kari menait la marche, protégeant ainsi son ami des pièges que pouvait regorger l’épreuve d’agilité. Soudain, derrière lui, Makesh cria. En se retournant, le petit Boo bleu aperçut le dinosaure agrippé au rebord d’une trappe d’un mètre de diamètre. Comme Kariboo flottait, il n’avait pas pu activer ce piège. Il aida Makesh à se relever, mais celui-ci ne paraissait pas rassuré.
- Ça va ? demanda Kari, perplexe.
- C’était le signal de départ…, marmonna le Yoshi en resserrant ses chaussures autour des ses chevilles.
- Quoi ?
Un mur apparut du plafond, derrière eux. Ce même mur était parsemé de pieux. Et ce mur parsemé de pieux avançait maintenant dangereusement vers nos deux compagnons. Et ce, de plus en plus rapidement…
Kari et Makesh tournèrent les talons et coururent – ou plutôt, Makesh courut et Kari flotta – à toutes jambes. Makesh s’était préparé. Ainsi, il activa plusieurs trappes, mais sautait toujours au bon moment pour ne pas être ralenti. Puis, deux lames sortirent de chaque côté du couloir pour venir découper horizontalement quiconque s’y approchait. Makesh n’avait pas vu le piège et il sera sans doute six pieds sous terre, à cet instant, si son fidèle ami ne l’avait pas plaqué au sol. Mais aussitôt, il attrapa Kari et se releva de justesse, alors qu’une quinzaine de pieux sortaient vivement du sol. Ils arrivèrent finalement à une grande fosse au fond de laquelle se trouvaient des centaines de pics. Un long billot de bois finement taillé se tenait perpendiculairement aux murs, encastré dans des crevasses de chaque côté du couloir. Les deux amis allaient devoir monter dessus et le faire rouler jusque de l’autre côté, où se situait une porte brune. Pour couronner le tout, deux épaisses lames se balançaient au même rythme au dessus du vide, créant un nouvel obstacle…
Kari traversa le creux et essaya de retenir les lames, mais l’une d’elle l’effleura, ce qui lui causa une coupure au flanc et une vive douleur. Stupéfait, il revint au près de Makesh.
- Makesh ! J’ai… j’ai mal !
- Je te l’ai dit, on ne blague pas avec les dieux…
Ainsi, Kari pouvait bel et bien mourir… Makesh monta sur le billot et marcha statiquement à reculons, faisant avancer le billot. Il arriva tout près du hachoir qui basculait dangereusement. Kariboo regardait la scène dans les airs.
- À « go », tu fonces ! lança-t-il.
- Je te fais confiance !
Kari observa le pendule mortel pendant quelques secondes. Un faux calcul et son ami périrait… D’un autre côté, il devait se dépêcher, le mur de pieux avançait de secondes en secondes… Soudain, il se décida.
- GOOOOOOOO !
En une fraction de seconde, le Yoshi, en sueur, fit rouler le billot. Le hachoir revint et lui trancha un bout de queue. Makesh, larmes aux yeux, ne se déconcentra pas pour autant. Il s’approcha de la deuxième lame, le plus près possible. Il se passa encore quelques secondes avant que Kari ne donne le signal.
- GOOOOOOOO !
Il fit tourner le billot. Seulement, ce qu’il n’avait pas vu, c’est que les crevasses permettant au billot de bois de se déplacer s’arrêtaient net au dessous du deuxième hachoir. En heurtant le bout des fissures, Makesh fut secoué et perdit l’équilibre, Il sentir la lame passer où il s’était trouvé auparavant, marquant le billot d’une longue marque. Le Yoshi tombait maintenant vers les pieux et l’action s’était produite trop vite pour que son ami ait le temps de venir le sauver.
Puis, il se souvint d’une technique que les Yoshis expérimentés adoraient particulièrement : la marche aérienne. Cette technique consistait à battre très rapidement des pieds, produisant ainsi de la chaleur. La chaleur faisant monter et les souliers des Yoshis ayant une semelle creuse, le dinosaure était alors propulsé dans les airs pendant un court lap de temps. Il était temps pour Makesh d’essayer cette nouvelle méthode…
Il balança ses pieds d’avant en arrière, s’aidant aussi du battement de ses frêles petits bras verts. Il continua de tomber pendant quelques fractions de secondes, puis ralenti et remonta d’un coup. Il essayait de toutes ses forces, fermant puissamment ses yeux, lançant un petit gémissement. Comme ses yeux étaient fermés, il ne vit pas qu’il était allé légèrement trop haut et se cogna le crâne contre le plafond, se qui le refit tomber vers les pieux. Néanmoins, son escapade aérienne permit à Kariboo de comprendre la situation et de venir attraper son ami à sa seconde chute. Le spectre posa délicatement le Yoshi devant la porte brune. Il y était enfin arrivé !
Ils parvinrent finalement dans la dernière pièce. Elle regorgeait de petites tables argentée sur lesquelles reposaient divers objets sacrés. Dont la topaze sacrée du peuple Yoshi. Makesh l’attrapa et se tourna vers Kari.
- Ça y est !
pauvre makeash.. il a perdu un bout de sa queue... pas grave c'est bien se chapitre je l'ai aimer. vivement la suite
Chapitre 16 : Jolly Roger Bay
Il était une fois le plus grand pirate de ce monde ait porté. Jolly Roger avait été un corsaire irlandais, parti de Dublin pour piller les bateaux anglais. Un jour d’orage, son navire, le Salomon, avait dérivé vers la France. Il avait échoué sur les plages de l’actuel Dunkerque. Son équipage et lui avaient réparé le Salomon du mieux qu’ils purent, mais ne devraient pas trop s’éloigner de la terre. Ils avaient donc longé les rives belges jusqu’au Pays-Bas, où des chantiers navals étaient plus fréquents. Ils étaient finalement arrivés à Den Helder, un port au nord du pays. Selon l’histoire, Jolly Roger aurait croisé des scientifiques russes. Ils venaient de Saint-Pétersbourg et disaient avoir trouvé le moyen de rallier le monde des morts à celui des vivants, grâce à dix pierres transparentes. En bon pirate qu’il était, Roger avait volé les pierres et était reparti à son bateau. Il essaya tout avec les cailloux, mais rien n’y fit. Puis, un jour qu’il naviguait dans la manche, à l’ouest de la Grande-Bretagne, son bateau réparé, il y eut une éclipse. Et le Salomon, ainsi que Roger, ses pierres et son équipage, disparurent dans la brume de la nuit… Ce pirate, disparu soudainement au large des côtes néerlandaises, fit naître une légende. Tellement que les Irlandais donnèrent son nom aux drapeaux pirates.
Mais Jolly Roger n’était pas disparu. Il avait seulement voyagé dans une autre dimension. Le Salomon était atterri dans une crique entourée d’une imposante falaise de pierre, au sud du Royaume Champignon. Roger et son équipage s’étaient fait dévorés par la murène géante qui gardait l’endroit, mais le Salomon, ainsi que le trésor de Jolly Roger, demeura. La crique était aussi habitée par une troue de Cheep-Cheep. Ils avaient découvert le navire, ainsi que le journal de bord et les richesses. Ils avaient appelés la crique Jolly Roger Bay et avaient gardé le trésor. Après un dur ouragan, neuf des dix pierres s’étaient envolées aux quatre coins de la planète…
Armingo avait raconté la légende à Mario. En effet, c’était une histoire que l’on racontait souvent aux enfants. Jusqu’à maintenant, il n’avait pas fait le lien entre les pierres du récit et celles qu’ils recherchaient maintenant… Maintenant, Mario connaissait l’emplacement de la perle de Jolly Roger. Il se rappela aussi être déjà allé indirectement à Jolly Roger Bay, lorsqu’il avait dû pénétrer les tableaux du château de Peach, plusieurs années auparavant.
Koopek, Thara, Kari et Makesh étaient revenus de leurs expéditions. Seuls les jumeaux manquaient.
- Où sont passés ces imbéciles ? soupira Armingo. C’est pas si difficile de ramener un caillou !
- Peut-être un peu plus que tu ne le pense…, fit Thara en montrant un article de journal. Exposition au musée Appolinar. En primeur, la Noix de Coco Cristal, le diamant sacré du peuple Kong. Donation du gouverneur Korex Rool.
- Ils risquent de chercher longtemps…, dit Kariboo sur un ton moqueur.
- Bien, se contenta de dire Mario, nouvelles missions pour vous. Koopek et Thara, vous irez à Jolly Roger Bay. Kari et Makesh, direction le musée. Vous partez demain. Pour l’instant, reposez-vous.
* * *
C’était dimanche. Koopek et Thara avaient passés la nuit chez Mario, alors que celui-ci était resté à l’hôpital à emmerder les infirmières. Koopek avait essayé toute la nuit de retirer ses menottes, appelant de temps en temps Wallace, qui lui répondait qu’il avait composé un mauvais numéro, avec un accent asiatique.
Thara sortit de la chambre de Mario en s’étirant les bras. Koopek avait dû dormir sur le canapé. Quelle insulte, s’était-il dit, se faire dominer par une femme ! La jeune Koopa se servit un grand bol de céréales et y versa une quantité non-négligeable de lait partiellement écrémé, tout cela aux frais de Mario, bien sûr…
- Tu devrais manger un peu, dit-elle à Koopek, en engouffrant sa cuillère dans sa bouche. On doit faire une longue route pour arriver là-bas. Et chanceux comme on l’est, nous allons sûrement avoir quelques difficultés pour récupérer la pierre…
- D’accord, MAIS JE FAIS COMMENT POUR BOUFFER ? ragea-t-il en percutant ses menottes contre le comptoir de la cuisine. Et comment je vais conduire, moi ? Et me battre, s’il y a des monstres gluants ?
- Tu me laisseras conduire !
- Quoi ? T’es folle ? C’est une Mustang que j’ai, une Mustang ! Une belle Mustang décapotable jaune !
- Justement, elle est laide ta bagnole, mieux vaut t’en débarrasser tout-de-suite ! Une décapotable jaune ? Tu veux me dire ce qui t’es passé par la tête ?
- J’étais obligé ! C’était ça ou je la laissais rouge et le gars à qui je l’ai… Ah, et puis oublie ça… Les clés sont dans la poche de mon veston…
Ils prirent place dans l’horrible décapotable de Koopek. Thara mit le contact et démarra… Mais la voiture ne bougea pas. Seuls les essuie-glaces se mirent en marche. Elle rappuya sur le bouton précédemment presser et put enfin démarrer le véhicule. Malheureusement, la Mustang n’émit qu’un simple grincement, celui de la radio.
- Attend, soupira Koopek, laisse-moi deviner… Tu sais pas conduire ?
- J’ai quinze ans !
- Mais c’est TOI qui voulait conduire ma bagnole jusque là-bas !
- Est-ce que j’ai dit que je savais conduire ?
- Mais…
- Est-ce que j’ai dit que je savais conduire ?
- Non, mais…
- Alors ta gueule !
- Mais ça veut aussi dire que tu n’as pas de permis, n’est-ce pas ? commença à s’impatienter le Koopa.
- T’as qu’à me prêter le tiens ! Voilà, tout est réglé ! dit-elle en appuyant sur un bouton au hasard, ouvrant le coffre arrière de la voiture.
- Ah ouais ? Et comment tu vas expliquer ça à la police que sur la photo, qui ressemble étrangement à ton passager menotté, tu as le teint plus foncé, le crâne rasé, la poitrine comme une planche à repasser et un nom de mec en dessous de la photo ?
- On pourrait leur demander de t’enlever tes menottes en même temps !
- Ça suffit, je prends le volant !
- Jamais ! J’ai pas envie de crever parce qu’un idiot à décidé de conduire les mains menottées !
- Dégage de là ! fit Koopek en bousculant la petite Koopa.
- Touche moi pas ! hurla-t-elle en lui envoyant un jet de poivre de Cayenne dans les yeux.
- PUTAIN DE GARCE ! hurla-t-il, le visage bouffi. ÇA CHAUFFE ! BORDEL ! T’ES CINGLÉE !
Un homme donna des coups de jointure dans la fenêtre de la voiture, coté conducteur.
- Ça va mademoiselle ? interrogea le policier Koopa en haussant sa casquette.
Il faut dire que Thara paraissait plus vieille que son âge.
Il regarda Koopek, les larmes aux yeux, poussant des injures vis-à-vis la jeune fille. Il observa les menottes qu’il avait aux poignets pendant un moment, puis contourna la décapotable. Il ouvrit la portière, attrapa Koopek par l’épaule et le jeta au sol. Il lui plaqua son coude dans la nuque et beugla :
- T’aimes ça emmerder les dames ? Tu voulais faire quoi ? T’en servir comme d’un jouet ? Sale bâtard, répond !
- ‘Sieur l’ahent, s’étouffa Koopek, le visage collé à l’asphalte, ‘est une eheur, ‘est une ahie !
- Ah ouais ?
- Non, je ne le connais même pas ! lança Thara, jouant à merveille la comédie. Il a tenté de me tripoter ! Et on dirait qu’il s’est échappé de prison avec ses menottes ! Je crois que c’est Koopek Arceval, le célèbre meurtrier en série ! Vite, emmenez-le loin de moi !
- Sale monstre ! hurla le policier en resserrant son étreinte sur le cou du reptile. Oser faire ça à une dame !
Il attrapa Koopek par le collet de son veston et le traîna de force jusqu’à sa voiture de patrouille.
- SALOPE ! GARCE ! PÉTASSE ! GROGNASSE ! CONNASSE ! PLEIGNASSE ! GEIGNASSE ! POUFIASSE ! ET TOUT LES AUTRES MOTS EN « ASSE » !
- Comme carapace et mélasse ? ricana Thara.
Koopek fut embarqué et emmené illico au poste de police de Seven. Pendant ce temps, la fille d’Armingo, très fière d’elle, s’installa dans la Mustang. Au bout de dix minutes de tentatives infructueuses de démarrage, elle attrapa le portefeuille qu’elle avait volé à Koopek en même temps de lui prendre ses clés et se dirigea, en autobus, à la station de métro la plus proche.
* * *
Thara descendit seule du train motorisé. La rame de métro était complètement déserte. À dire vrai, seulement quelques personnes s’aventuraient dans le sud du pays. Seuls Toad-Ville et Seven, dans le centre du royaume, avait le mérite d’avoir une importante agglomération. Le nord avait le même problème que le sud. Il y avait le désert Kalimari, Picady Hills et la base de Perduvostok, rien d’autre. Au sud, c’était pire. À part Jolly Roger Bay, il n’y avait qu’un minuscule village relié au monde moderne par une rame de métro. Il y avait aussi l’île Yoshi, mais comme celle-ci ne faisait pas partie du continent, on ne la comptait pas.
Thara arriva dans un petit village peuplé d’environ quarante personnes, au plus. Il y avait une unique boutique, vendant une quantité misérable de nourriture. L’atmosphère était très humide, à cause du bord de la mer très près. Des centaines de moustiques virevoltaient en l’air dans l’intention de savourer un festin, tandis que les sept seuls enfants de l’endroit jouaient au ballon, plus loin. Des vêtements suspendus sur des cordes se balançaient au gré de la brise matinale. On pourrait se demander pourquoi on avait décidé de construire un métro dans un village aussi paisible. Mais la raison était simple. Il y avait littéralement un champ de Plantes Piranhas au nord du village et les contourner aurait fait perdre encore plus d’argent au gouvernement. Et comme les touristes avaient un jour afflués pour visiter Jolly Roger Bay, il était primordial de créer une voie d’accès jusque là. Seulement, avec le temps, les gens devinent de moins en moins intéressées par la baie. Jolly Roger Town avait autrefois été une halte touristique convoitée, mais elle avait dépérie au même gré que Jolly Roger Bay.
Thara suivit un chantier de terre battue pendant vingt minutes. Elle passa devant un champ d’éolienne tournant au avec le vent maritime. Puis, elle arriva à une falaise escarpée. En bas, c’était la mer se brisant contre les rochers pointus. Au large, on pouvait apercevoir l’ombre de l’île Yoshi. Un étroit escalier de pierre menait au bas de la falaise, où se trouvait sans nul doute Jolly Roger Bay. Elle arriva sur une plage de galets gris et la longea pendant un moment, jusqu’à atteindre une petite grotte creusée dans la falaise et par où entrait l’eau comme bon lui semblait. Elle avança un peu sur la plage de pierres qui contournait un petit lac souterrain au travers duquel on pouvait entrevoir les dimensions d’un ancien vaisseau pirate. Peinée par l’obscurité, elle fut surprise de trouver une vieille lanterne à huile sur place, comme abandonnée par un voyageur. Elle l’alluma grâce aux allumettes qu’elle traînait seulement pour faire paniquer son père, toujours au guet des actions de sa fille par rapport au tabac, à la drogue, à l’alcool et, bien malheureusement pour elle, au sexe. Thara se rappella avoir un jour dit à une amie, en l’emmenant à la maison : « Je te présente ma mère, et ma mère. » Une pensée bien étrange dans les présentes circonstances.
Soudain, alors qu’elle repensait à ses parents, un grondement retenti. Un aventurier amateur aurait tout-de-suite pensé au rugissement d’un requin. D’ailleurs, même un zoologue spécialisé en monde aquatique n’aurait put deviner de quel animal provenait ce son. Simplement parce que l’animal en question était supposé être muet…
La Koopa vit une ombre serpentine nager au fond du lac. Le monstre devenait de plus en plus clair aux yeux de Thara. Il s’approchait ! Elle lâcha sa lanterne et repartit en haletant, alors que la bête au corps de serpent sortait lentement ses monstrueux crocs de son antre aquatique. Le tourisme à Jolly Roger Bay avait chuté pour une simple raison : le nombre intolérable de morts, tués par le monstre. Thara se tordit soudain la cheville dans une crevasse. Elle tomba et se fracassa le crâne contre une grosse pierre. Tout ce qu’elle vit avant de sombrer dans un profond sommeil, fut une coulée de sang partant de sa tête et une ombre gigantesque se dressant tel un dragon devant elle. Elle perdit conscience.
Ne me dites pas que Thara va mourir !
Sinon ton chapitre était très bien écrit, comme d'hab ! ;)
Chapitre 17 : La colère de K. Rool
Tyler et Relyt avaient voyagés au dessus de la mer avec leur incroyable sens de l’orientation. Ainsi, ils arrivèrent sur une île totalement à l’opposé de Donkey Kong Island. C’était d’ailleurs plus un îlot qu’autre chose. Entièrement composé de pierre grise et de quelques touffes d’herbe jaunie, l’île paraissait déserte. En plein milieu se tenait, tels des seigneurs régnant sur leurs terres, deux immenses arches de pierre taillée. Des inscriptions anciennes jonchaient sur les structures et les jumeaux, ayant acquis le don des langues en devenant des Boos, purent lire aisément l’écriture. La première arche indiquait : « Vers la mort. » La deuxième disait : « Vers la vie. »
- Étrange, murmura Tyler, avec une voix intelligente.
- Refais jamais ça, sursauta son frère, tu m’as fait peur !
- Faire quoi ?
- Ce petit regard savant !
- Désolé…
Les deux arches se faisaient face et entre elles se tenait un petit socle troué de dix réceptacles. D’autres inscriptions disaient : « L’éclipse lunaire les unira tous. »
Ne trouvant rien d’intéressant – de leur point de vu – sur l’île, les jumeaux repartirent. Au bout de dix minutes, ils n’avaient toujours pas atteint Donkey Kong Island et tout ce qu’ils voyaient à travers le brouillard était un stupide petit bateau en bois qui fonçait de plus en plus rapidement vers eux… La caravelle, qui s’avérait être gigantesque vue de près, passa au travers des deux frères. Tyler, plaidant qu’ils auraient pu être « retués » dans cet incident, se retourna et pourchassa le bateau, suivit de son frère. Lorsqu’ils arrivèrent sur le pont, ils crurent reconnaître les alentours. Ce même bois, ce même mât, ces mêmes bouées… Ils s’approchèrent des tonneaux à nourriture et s’aperçurent qu’ils étaient complètement vides. À bien y penser, même le drapeau qu’arborait habituellement les navires avait disparu… Des débris de la dernière bataille jonchaient toujours le pont et des flaques de sang séchaient un peu partout. Ils descendirent à la cale où ils virent avec amertume un Toad étalé sur le ventre dans une immonde marre de sang. Ce dernier se redressa sur ses poings, cracha jet d’hémoglobine et regarda avec rage les deux Boos.
- Que voulez-vous, encore ? demanda le Toad avec une voix familière. Vous m’avez tout pris ! La bouffe ! L’eau ! Le drapeau ! Et par dessus tout, MA FAMILLE !
Puis, le Toad se mit à rire nerveusement, sanglotant de temps-en-temps. Il se roula dans son propre sang, découvrant une large plaie au bas du ventre. Il se calma et regarda le plafond.
- Allez-vous-en, démons…, dit-il d’une voix mélancolique. Laissez-moi crever en paix…
Les jumeaux restaient muets. Ils avaient l’impression de connaître cette personne, mais son visage était trop abîmé pour être reconnu. Sa voix n’avait plus aucune assurance, là encore, ils ne pouvaient se souvenir de lui. Il suffisait d’un seul mot pour qu’ils le reconnaissent…
Le Toad se releva, tenant sa blessure d’une main. Il boita jusqu’à l’escalier et le monta avec peine. Une fois sur le pont, il s’approcha de la rambarde. Il regarda l’horizon avec chagrin.
Les Boos continuaient de l’observer, cherchant à le reconnaître…
- Je vais bientôt vous rejoindre…, murmura-t-il.
Il se laissa tomber par-dessus bord, tout en soufflant deux uniques mots :
- Rita, Bobby…
Les yeux des jumeaux s’écarquillèrent. D’un bond, ils attrapèrent le Toad dans sa chute et le ramenèrent sur le bateau. Il avait bien changé, mais aucun doute, c’était lui…
* * *
Kari et Makesh arrivèrent devant le musée Appolinar, en pleine réouverture, à Toad-Ville. Le gros de l’exposition était bien sûr la Noix de Coco Cristal. Le bâtiment lui-même était assez délabré. En effet, à l’instar de la quasi-totalité de la ville, le musée avait été saccagé par les Pirates de l’Espace. La fin des rénovations était prévue pour l’année prochaine.
Ils passèrent sous l’énorme toit soutenu par quatre piliers puis pénétrèrent dans le grand hall. Une Toadette rousse vint les accueillir en leur proposant la visite guidée. Pour la première semaine d’ouverture, la visite du musée était totalement gratuite, une aubaine pour un cambrioleur voulant emporter un certain caillou magique…
- Nous débuterons la visite par les fossiles, si cela ne vous…, commença la guide.
- Oui, ça nous dérange, lança Kariboo. Nous voudrions voir la Noix de Coco Cristal.
- Hum, je ne sais pas… Une visite est organisée pour dix-huit heures, avant cela, c’est impossible. Navrée.
- Bien, nous irons seuls, dans ce cas…
- Je doute que vous puissiez, il y a une tonne de garde de sécurité et d’épaisse grille en fer forgé !
- Madame oublie sans doute que je suis un fantôme ! fit-il en lançant un clin d’œil à la Toadette. Makesh, va m’attendre dehors, je ne voudrais pas que tu sois complice de ça !
Le Boo s’envola vers le plafond et disparu. Il déboucha dans un couloir truffé d’armures de toutes sortes. Il se promena un peu et arriva devant un panneau indiquant la direction des toilettes et celle de la Noix de Coco Cristal. Mais il était trop tard, l’alerte était donnée. Kari arriva dans une pièce, ayant préalablement passé par deux imposants grillages. Le conservateur du musée était en train de s’entretenir avec un énorme crocodile vêtu d’une cape rouge et portant une ridicule couronne en bronze. Le vieux Toad décrocha son talkie-walkie et hocha de temps-en-temps la tête.
- Qu’y a-t-il ? demanda Korex Rool, perplexe.
- Deux intrus sont entrés dans le musée et l’un d’eux est en chemin pour voler le diamant… Le second a réussi à s’enfuir, mais on sait que c’est un Yoshi.
- Vous m’avez dit que personne ne pouvait pénétrer les barrières de sécurité !
- Il s’avère, Monsieur Rool, que notre attaquant est un Boo…
- QUOI ? Ces sales rats !
Le gros reptile attrapa une longue et large épée qui était accrochée en exhibition sur le mur.
- Monsieur Rool, vous ne pouvez pas…
- La ferme !
Il lui donna un puissant coup de coude qui mit le vieil homme à terre.
- Allez, APPROCHE ! hurla K. Rool en brandissant son imposante lame à double tranchant.
Kari sortit de nulle part.
- Korex ! lança-t-il. Je suis un ami de Mario ! Nous avons absolument besoin de cette pierre !
- Mario est bien sympa, mais de là à lui laisser ma seule source de richesse, JAMAIS !
Le crocodile bondit en avant et fit valser son épée au travers du corps du fantôme. Comme prévu, la lame passa sans inconvénient.
- Désolé, Korex, mais mon corps est immunisé contre toute attaque physique.
- Petit imbécile, murmura le reptile d’un ton cruel, penses-tu que je ne connais pas les affreux pouvoirs de ce diamant ? Pourquoi crois-tu que je l’ai recherché toute ma vie ?
- Quoi ? fit Kari, essayant de comprendre pourquoi son adversaire paraissait si confiant.
K. Rool attrapa la Noix de Coco Cristal et la brandit devant lui tel un talisman religieux. Le Boo sentit un crépitement dans tout son corps et commença à avoir des sueurs froides. Se pourrait-il que… Non, ce serait trop farfelu…
- Et pourtant si ! lança Korex, alors que Kari n’avait rien dit. Regarde !
Il envoya valser son épée et le fantôme comprit juste à temps. Il se poussa de la trajectoire de la lame, alors que celle-ci le frôlait, marquant son flanc d’une longue cicatrice ensanglantée. Kari fut si apeuré qu’il ne put rien dire. Il resta silencieux pendant quelques secondes, observant une goutte de sang ruisseler sur ses côtes. Il éprouvait de la douleur, il saignait… Et cette fois, ce n’était pas grâce à une quelconque malédiction.
- Tu as compris, maintenant ? chuchota K. Rool en léchant le sang au bout de l’épée.
Kariboo perdait de plus en plus d’altitude et sa petite queue blanche se resserrait rapidement.
- Une Pierre Régénératrice ne peut pas ressusciter quelqu’un de la Cité Spectrale. En revanche, elle peut rendre la vie à un Boo !
À ces mots, Kari déglutit. S’il était tué alors qu’il était déjà mort, qui sait ce qu’il adviendrait ?
- Moi je sais…, murmura le croco.
- Putain, tu lis dans les pensée ou quoi ?
- Non, je lis seulement sur les visages. Et à voir le tiens, c’est visiblement la question que tu te poses… Si tu meurs une seconde fois, tu disparaîtras dans le néant, flottant dans l’obscurité éternelle, ne pouvant rien faire, et ce, jusqu’à la fin des temps !
Le reptile sauta en l’air et abattit l’épée de toutes ses forces là où s’était trouvé Kariboo quelques instants auparavant. Le fantôme continua dans le couloir qu’il avait emprunté précédemment et arriva dans un cul-de-sac. Il fonça droit vers le mur et s’écrasa contre lui avec fracas. Une ardoise marquée d’écritures antiques tomba du mur et le spectre la ramassa. Il tenta de lire les inscriptions, mais rien n’y fit. Il avait perdu son pouvoir de passer au travers des choses et son don des langues. Il se releva avec peine, s’apercevant qu’il avait maintenant des doigts.
Korex avançait vers lui, traînant l’épée derrière lui. Il la souleva de sol et se prépara à l’abattre.
- Tu diras bonjour à mon frère ! Il lui ai arrivé la même chose !
Lorsqu’il fendit l’air de sa lame, il reçu un coup au visage. Un coup de pied, pour être exact. Pendant une fraction de seconde, l’épée tournoya en l’air, alors que le reptile tombait mollement au sol. Deux mains vertes saisirent le manche de l’arme et pointèrent la lame vers la tête de K. Rool. Elle se planta à un centimètre du visage du crocodile. Makesh mit son pied sur l’abdomen de Korex et tendit la main en direction de son ami.
- Tu croyais vraiment que j’allais manquer ce combat ?
En colère, Korex se redressa, faisant bondir le Yoshi vers un mur. Kari donna un coup de poing au croco et alla aider son ami. Ils prirent la fuite avec l’épée, ainsi que le diamant. Le reptile chargea dans le couloir, courant extrêmement vite pour son poids. Kari suivit Makesh jusqu’à un escalier menant au rez-de-chaussée. Quatre policiers montaient rapidement les marches, agitant leurs pistolets devant eux.
- On ne bouge plus !
Les deux mais sautèrent par-dessus les quatre hommes, alors que Korex, arrivant à leur suite, les frappa de ses puissants poings verts, en tuant un au passage. Arrivés au rez-de-chaussée, les Kari et Makesh aperçurent une dizaine de policiers et de gardes de sécurité postés devant les grandes portes du hall. Ils bifurquèrent à gauche et se dirigèrent vers l’exposition de fossile. K. Rool les pourchassa, bousculant les visiteurs, se prenant des balles sans broncher. Les amis tournèrent à un angle de mur, alors que leur asseyant sautait et donnait un coup de poing. Il les rata de peu et son poing vint se fracasser contre le mur, le démolissant en million de petits morceaux. Ils passèrent devant un énorme squelette de Blargg et arrivèrent dans un autre cul-de-sac. Le reptile s’arrêta derrière eux, haletant.
- Vous allez crever…
- Ah ouais ? lança fébrilement Makesh.
Il frappa de toutes ses forces avec l’épée, mais K. Rool attrapa la lame dans sa main. Il bougea un peu le poignet et la lame de fer se tordit comme du caoutchouc.
- Maintenant, vous voyez comme c’est dangereux de s’en prendre à King K. Rool !
Une vingtaine de policiers lourdement armés arrivèrent sur place et firent feu sur le reptile. Ce dernier prit tout les projectiles sans chigner, puis prit calmement sa couronne de bronze. Il regarda attentivement les policiers de son œil gauche, plus gros que l’autre et injecté de sang. Il visa et lança la couronne tel un frisbee. Le couvre-chef traversa la salle à vitesse grand V et vint se planter aux pieds des officiers. Les tuiles du plancher explosèrent littéralement, repoussant les hommes au loin. Il reporta son regard sur les deux fugitifs, mais ils n’étaient plus là…
- Hé, gros moche ! lança Kari.
- VOUS ! hurla le croco, en regardant au plafond, là où il avait entendu la voix.
Puis, il aperçut le fantôme placer la lame de l’épée sur la corde tenant en place l’énorme squelette de Blargg.
- NOOOON ! hurla-t-il, alors que la corde était coupée et que le squelette s’affaissait de tout son poids sur le reptile.
Kari alla rejoindre Makesh qui l’attendait sur le bord d’une fenêtre. Il laissa tomber l’épée et passa nonchalamment au travers du mur. Il avait retrouvé ses pouvoirs !
Je ne veux pas voir Kari mourir ! TT
Bah sinon c'est toujours aussi bien écrit et ton histoire me captive !
Merci ^^ Enfin de la bonne baston !
lol vive toi
je sais pas si c juste oi la mais the forum is DEEEEEEAAAADH ![]()
On s'en fiche, on peut continuer à poster pour la fic.
Ta fic est très bien. Mon tome préféré reste le 1, quand au 2, j'aime beaucoup moins qu le 1. Le 3 est excellent, continue comme ça!
(Au fait, je t'ai vu inscrit sur la maison de toad O_o. J'y suis inscris moi aussi.)