L´homme de la croyans, le « croyant » de toute sorte, est necessairement un homme dépendant, un homme incapable de se prendre lui-même pour fin, de se fixer spontanément quelque fin que ce soit. Le « croyant » ne s´appartient pas, il ne peut être qu´un moyen, il lui faut être utilisé, il a besoin de quelqu´un qui l´utilise. Son instinct fait le plus grand honneur à une morale de l´aliénarion de soi: Tout la lui persuade, sa prudence, son expérience, sa vanité. toute espèce de foi est elle-même l´expression d´un renoncement à soi, d´une aliénation de soi…
Frédéric Nietzsche - AntéChrist