QQu'un aurait-il un film dans le genre de Pirate de la Silicone Valley à me conseiller (ou The Social Network ou Jobs). Pas forcément sur l'informatique.
L'ultime souper en entier ici :
https://www.youtube.com/watch?v=kkiC9_gNIFs
neocons
Robocop 3 à l'image des deux premiers et très intéressant sur le fond, mais je te rejoins que la forme est catastrophique.
Juste l'idée de cyborg ninja...
Baudrillart
Tiens je n'avais jamais entendu parlé de ce film.
Sans en arriver à ce point cela me rappelle un peu certains diner ![]()
Quelqu'un a déjà vu "Eraserhead"? J'en ai entendu parlé y a pas longtemps et il a l'air sympa. ![]()
Tiens je n'avais jamais entendu parlé de ce film.
Sans en arriver à ce point cela me rappelle un peu certains diner
--> Matte le tu verra que le sujet est on ne peu plus actuel.
Excellent film baudrillart merci de l'avoir posté ron perlman est vraiment un excellent acteur .
Robocop 3 à l'image des deux premiers et très intéressant sur le fond, mais je te rejoins que la forme est catastrophique.
Juste l'idée de cyborg ninja...
Le fond c'est jsute une caricature du fantasme antijaponais trés présent aux USA au début des années 90
J'ai regardé l'évadé d'Alcatraz et j'étais content
Le prochain sera Bronco Billy.
Y' a-t-il des fans d' American Pie ? La vie de ces jeunes dans les films représentent pour moi une utopie. ![]()
Revu : Chungking Express, WKW
La première partie est naze mais la seconde est incroyablement enivrante, on ne réfléchis plus, on est enivré par Honk Kong, par la nuit, par le jour, par une Faye Wong insaisissable, lunaire, belle et rebelle.
J'ai vu Romanzo Criminale ce week end et c'est sans doute un des meilleurs films que j'ai jamais vu ![]()
je commence el topo
http://img15.hostingpics.net/pics/860010OThewolfofwallstreet.jpg
LE LOUP DE WALL STREET
Synopsis : « Fils de la classe moyenne américaine, né en 1962 et diplômé en biologie, Jordan Belfort dut à son exceptionnel bagou d’être recruté comme courtier à New York à la fin des années 1980. En quelques années il fit fortune en vendant des actions hautement spéculatives à des petits porteurs qui se laissaient berner et parvint à imposer à Wall Street sa propre société de courtage, Stratton Oakmont. Mais ses introductions en Bourse douteuses le mirent dans le collimateur du FBI...»
//!!! spoilers !!!\\
Je suis mitigé, ne comprenant pas le but de ce film. A-t-il l'objectif extrêmement honorable de nous écœurer de ceux qui font de l'argent une fin en soi plutôt qu'un moyen ? Ou bien se contente-t-il de valider tous les poncifs habituels sur le monde de la finance, prétendument immoral et impuni, ce qui s’apparente à tirer sur une ambulance (égratigner Wall Street plutôt que Washington) ? Ou bien n'est-il qu'un simple biopic amusant et divertissant mais qui, par son refus d'être moralisateur, laisse un sentiment de gêne ? C'est difficile d'avoir un avis tranché...
Le monde de Jordan Belfort rime avec loi de la jungle, argent facile, vente d'actions à des clients manipulés, beaufitude de nouveaux riches, mépris de ceux qui bossent au McDo, cocaïne, putes de luxe, cocaïne sniffée dans les fesses des putes, lancer de nains, quaalude/ méthaqualone, putes de luxe, cocaïne, blanchiment d'argent en Suisse, et au bout du compte un peu de prison (mais dotée de courts de tennis), puis un retour discret aux affaires en profitant des expériences passées sus-cités.
Même en admettant que le film ne tire pas injustement sur Wall Street (du fait qu'il caricature principalement les outsiders que sont Belfort et ses collaborateurs) il lui est difficile de ne pas se tirer une balle dans le pied puisque par exemple dans la vraie vie DiCaprio n'est pas vraiment un modèle de "vertu", c'est un noceur et un coureur de jupons tout comme le personnage qu'il incarne. Du coup seuls les naïfs prendront au sérieux DiCaprio lorsqu'il déclare dans une conférence de presse : « J'espère que le public comprend que nous ne tolérons pas ce comportement, que nous le condamnons. »
Malgré tout le film est extrêmement drôle, notamment la scène d'anthologie de la paralysie cérébrale : Belfort, complètement défoncé au lemmon/ quaalude/ méthaqualone, est momentanément privé de l'usage de ses jambes et se voit obligé de ramper interminablement dans un lieu public, puis d'ouvrir avec sa jambe la porte papillon de sa Lamborghini qui finit par lui agripper la jambe, et ainsi de suite...
Le film dure près de 3 heures mais est d'une grande intensité typiquement Scorsesienne, si on fait exception de la baisse de rythme vers la fin. DiCaprio insuffle un charisme gigantesque à Belfort quand celui-ci prononce ses speechs de motivation devant ses employés.
http://img15.hostingpics.net/pics/776621thewolfofwallstreet.jpg
L'ultime discours de Belfort devant cette meute de courtiers fanatisées est conclu par un fredonnement tribal -un sorte de chant de la cupidité- repris à un de ses mentors de Wall Street (joué par Matthew McConaughey). La scène du début avec ce mentor est, je trouve, gâchée par le fait qu'il reprend à son compte le cliché foireux qui veut que puisqu' aucun bien tangible n'est produit dans la haute finance cela signifie qu'aucune richesse n'est crée. Cependant le fredonnement tribal de ce mentor est tellement cultissime qu'en sortant du ciné j'avais qu'une envie c'est de fredonner ce même air en tapotant mon torse comme un imbécile heureux.
Pour résumé, puisque "Le Loup de Wall Street" n'est pas une analyse sérieuse de Wall Street, il faut considérer que c'est un simple biopic divertissant. Mais puisque Scorsese laisse à ce biopic une gênante ambiguïté morale qui frise le nihilisme (ex : le plan final, très ambigu, et la scène tout aussi ambiguë de l’honnête fonctionnaire du FBI qui, après avoir coffré Belfort, retourne dans le métro à sa vie terne et monotone), il est absolument impératif de ne pas être complaisant envers le manque d’intégrité professionnelle et la consommation excessive de drogues de Belford et de ses associés. Je crains que certains spectateurs ne feront pas cet effort.
PS : Même si la deuxième épouse du héros est davantage une "trophy wife" qu'une Femme de Demain © (idéal conceptuel Warren-Buffettien) signalons que l'actrice qui l'incarne, Margot Robbie, est sublime sur grand écran, elle a une plastique de rêve et de grands yeux clairs absolument magnifiques. http://img15.hostingpics.net/pics/759467MargotRobbie.jpg
Comme dirait un personnage du film : « Je laisserai cette fille m'refiler le SIDA ! »
Je suis au contraire reconnaissant à Scorsese de ne pas avoir livré un simple film chiant critiquant la finance. Le film s'intéresse avant tout aux individus, il est drôle et il y a des belles filles.
La dernière scène avec l'agent du FBI ne m'a pas spécialement choqué. Ce mec retourne tout simplement à ses occupations.
Je rejoins l avis de warren. Impossible de dire si le film fais une apologie de la debauche ou au contraire une critique. Je pense qu il ne fais donc ni l un ni lautre et qu il faut simplement le voir comme un biopic sympa et drole qui ne vous ennuiera pas ![]()
Je viens de mater "Captain Phillips" avec Tom Hanks. C'est une histoire vraie d'un capitaine de cargo attaqué par des pirates Somaliens. Vraiment pas mal.
Callas Assoluta (un documentaire sur Maria Callas)
J'ai bien aimé quand la voix off dit :
« La vie de Maria avec son mari Battista ne suffit plus. Battista [ a été un mari exemplaire ] mais il ne répond pas aux nouvelles attendes de la femme.
Sur la plage, près de son mari âgé de 63 ans, Maria est une baigneuse de 35 ans qui n'a jamais connu de "vie de femme" : http://img15.hostingpics.net/pics/261873CallasAssoluta.jpg
Elle n'en peut plus de cette claustration religieuse. Elle... est... disponible
»
Malheureusement il est difficile d'accorder à Maria Callas le privilège d'entrer au panthéon Warren-Buffetien de la Femme de Demain © à cause de son amour suicidaire pour Aristote Onassis qui finira par la tromper et épouser Jackie Kennedy. Comme le dit si bien le docu la Callas a "tout misé sur un seul homme."
Je viens de regarder deux films sur Yukio Mishima. C'était un écrivain japonais à qui presque tout réussissait, mais qui voulu fusionner "la plume et le sabre" en décidant de monter une armée privée autofinancée, de tenter un coup d’État nationaliste, puis devant l'échec de ce putsch : de commettre seppuku (on dit pas commettre "un" seppuku) ce qui signifie qu'il s'est suicidé en s'éventrant tel un samouraï.
Ce qui est magnifique et surpuissant c'est que Mishima avait conscience que tout ça était « inutile. » Par exemple dans le second film (le plus réussi malgré un faible budget et un réal' qui n'a pourtant rien d'un mec de droite) Mishima déclare à ses disciples les plus déterminés à propos du coup d’État : " Ce que nous allons faire pourrait n'avoir aucun impact. Certains nous traiterons de fous. Mais je n'ai pas peur [...] Nous ne pouvons pas attendre que les gens acceptent notre idéologie. Nous allons le faire même si personne ne comprend. "
Mishima affirme que c'est l'action et non le résultat qui importe :"The act is the point."
Sur un plan philosophique (et non sur un plan politique) c'est très proche du Warrenisme (pensée du forumeur Warren-Buffett) : "Posté le 16 mars : Il faut s'acharner à construire un château de sable (=un projet qui nous tient à cœur) même si on sait qu'il finira inéluctablement par être réduit à néant quand la marée montera (=quand on sera mort.) "
MISHIMA: A LIFE IN FOUR CHAPTERS, sorti en 1985.
11:25 THE DAY HE CHOSE HIS OWN FATE, sorti en 2012.
Bande annonce
https://www.youtube.com/watch?v=IUsHMbtrGs4
Bien qu'il ait épousé une femme apparemment Mishima était homosexuel ce qui explique peut-être en partie une certaine bienveillance de la presse bobo à l'égard de ce nationaliste...
FALLING DOWN
http://img11.hostingpics..net/pics/556702CHUTELIBRE.jpg
//!!! spoilers !!!\\
Synopsis : « Sous le soleil brûlant de Los Angeles, un Américain, William Foster, transpire à grosses gouttes dans sa voiture engluée au cœur d'un énorme embouteillage causée par d'incessants travaux publics. Soudain, cet ingénieur ayant perdu son emploi et perdu le droit de voir son enfant après son divorce avec sa femme, abandonne son véhicule en plein trafic, et se laisse aller à un pur déchaînement de violence dans toute la ville en essayant d'atteindre la maison de son ex-femme pour la fête d'anniversaire de sa fille qu'on l'empêche de voir. »
Le héros (ou plutôt l'antihéros), loin d'être un homme ordinaire comme beaucoup l'affirment, incarne selon moi des valeurs que seuls des individus d'exception arrivent à bien concilier : Il s'oppose, non pas par élitisme arrogant mais par anti-égalitarisme, au nivellement par le bas de la société américaine qu'il observe autour de lui (incivisme et brouhaha infernal de gens mal éduqués, insalubrité, promiscuité, immigrés ne faisant aucun effort pour parler correctement anglais.) Il est anti-racailles, mais n'est pas un crétin de raciste. Il est anti-assistanat, mais reste compatissant à l'égard des gens réellement en détresse. Il est anti-étatisme non pas par caprice irréfléchi et puéril, mais parce qu'il constate que l'argent des contribuables est dilapidé dans des travaux publics qui ont pour seul véritable objectif de maintenir élevées des dépenses publiques injustifiées.
Il faut aussi noter qu'il est anti-féminisme d'État, et que cela ne le conduit pas à être machiste au contraire du beauf néo-nazi qu'il croisera, qui tombe dans tous les pièges à éviter quand on est politiquement incorrect : ce beauf est machiste, raciste, antisémite, homophobe, et « chie sur la liberté. »
Le film n'insiste pas sur l'anti-féminisme d'État du héros mais on le devine facilement dans sa volonté de braver l'ordonnance restrictive qui lui interdit de rendre visite à son enfant. D'autre part il y a une remarque très importante que prononce le vieux sergent de police qui tente de coffrer le héros. Ce détective est un peu le double du héros, à la différence qu'il reste admirablement stoïque face aux adversités de la vie. Il déclare à sa coéquipière au sujet de son hystérique femme au foyer : « Vous, vous avez votre carrière. [Essayez de comprendre ma femme], c'est difficile pour elle de voir sa beauté disparaître : elle n'avait que ça. » Cette phrase d'apparence anodine est l'une des clés permettant de comprendre qu'il y a dans ce film une discrète dénonciation d'un féminisme castrateur qui a pour meilleur allié un machisme refusant l'émancipation des femmes.
Les pétages de plomb successifs du héros font qu'il porte souvent atteinte à la propriété privée d'autrui (scène de l'épicerie du Coréen, scène du fast-food) mais ceci est plus ou moins contrebalancé par l'impression qu'il donne d'être un simple client insatisfait, et par le fait que plutôt que de se rabaisser à voler les marchandises dont il s'empare il a toujours l'honnêteté de les payer. Seules les scènes où il enfreint les propriétés des riches (un terrain de golf privé et une luxueuse villa d'un chirurgien esthétique) puis tient des propos démagogiques anti-riches sont légèrement en contradiction avec ce qui fait l'originalité de ce antihéros. Quoi qu'il en soit, de toute évidence ce film surclasse tout le reste de la filmographie de son réalisateur.
300: RISE OF AN EMPIRE
http://img15.hostingpics.net/pics/376867300riseofanempire6.jpg
Juste un mot sur Artémise, chef de la flotte de guerre Perse, interprétée par Eva Green :
De prime abord elle est dépeinte comme étant intelligente, automotivée, autodisciplinée, et capable de prendre l'initiative de la drague. De plus on sent dans sa volonté de combattre du côté des Perses (alors qu'elle est grecque) s'affirmer un certain individualisme.
Peut-on pour autant la hisser au rang de la Femme de Demain © ?
Bien sûr que non. D'une part rapidement on s’aperçoit qu'elle commet beaucoup d'erreurs stratégiques ce qui vient contredire son image de femme intelligente. Mais surtout : elle est totalement disqualifiée à cause de sa volonté haineuse de détruire la Grèce (bien que les horreurs subies durant son enfance aident à mieux comprendre d'où vient sa haine envers ce pays.)
Concernant le film en lui-même comme on pouvait s'y attendre il n'égale pas celui des Spartiates de Léonidas.
Bon, ben je me lance avec un film qui me vaudra peut-être un ban
Samaria, de Kim Ki-Duk.
Je tiens à préciser que ce film n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Alors, j'ai déjà fait une critique de ce film sur allocine mais je vais écrire un nouveau texte ici.
Mais juste avant, le trailer (http://www.dailymotion.com/video/x90jvc_samaria-b
ande-annonce-vost-fr_shortfilms)
En fait, ce film est juste mon préféré ever. L'histoire est assez glauque, car cela s'ouvre quand même sur une scène ou une étudiante (que l'on devine mineure) tchat avec une personne à qui elle propose ses "services" (vous aurez compris de quoi je parle).
Kim-Ki duk traite en effet ici d'un problème majeur en Corée, celui de la prostitution.
Je vais vous le raconter et je vais essayer de ne pas être trop précis mais je trouve juste chaque scène fantastique et incroyablement géniale. Et j'ai appris que ce film a été réalisé en 11 jours et qu'il a couté 300.000$...
///SPOILER\\\
Kim-Ki Duk est une réalisateur très controversé, surtout dans son propre pays où il est souvent décrié. Il dispose d'un style qui lui est propre est d'une symbolique récurrente, comme celui de la faute et de la rédemption, où l'eau occupe une place central. C'est aussi par le regard qu'il parvient à véhiculer énormément de messages, les expressions étant un langage bien plus universel que la parole ou les cris.
Dans ce film, l'héroïne et son amie se prostituent pour pouvoir plus tard se payer un voyage en europe. En fait, l'une(Jae-Young) fait la prostituée et l'autre(Yeo-Jin, jouée par la magnifique Kwak Ji-min) la maquerelle(elle maquille son amie et lui prend ses rendez-vous), même si elle n'aime pas du tout ce travail. Elle ne s'en plaint cependant pas trop, car elle a conscience que c'est son amie qui fait la partie du travail la plus pénible.
Ici, j'aime à analyser qu'en réalité dans ce travail les deux personnes se salissent, l'une corporellement et l'autre "mentalement". Et c'est étrangement (ou naturellement dès qu'on y pense) la maquerelle qui en souffre le plus.
On devine également une sorte de relation amoureuse entre les deux filles, même si ce n'est jamais explicité.
Et c'est là que le premier (tout petit) drame intervient : Jae-Young a tendance à tomber amoureuse de ses clients, avec qui elle affirme partager + que seulement du sexe (ceux-ci lui racontent ce qu'ils font dans la vie etc.). On nous montre une altercation entre l'un des "clients" (qui est musiciens) et Yeo-Jin lorsque celui-ci les invitent au restaurant. Yeo-Jin l'insulte jusqu'à ce qu'il s'en aille.
Ce drame est cependant très vite éclipsé par un autre : lors d'une "passe", les flics débarquent dans l'immeuble et Jae-Young saute par la fenêtre pour leur échapper. Cependant, en tombant sa tête heurte le sol et malgré que son amie l'emmène à l'hôpital elle apprend qu'elle n'en a plus pour longtemps à vivre.
Jae-Young demande à Yeo-Jin de ramener le musicien (dont elle est visiblement tombée amoureuse) mais, lorsqu'elle se rend chez lui, celui-ci refuse de venir.
Sachant qu'il s'agit de la dernière volonté de son amie, Yeo-Jin se "donne" au musicien (et lui donne sa virginité), mais arrivé à l'hôpital il est trop tard, Jae-Young est décédée.
petite parenthèse.
Ceci est la première partie du film. Elle est éprouvante à regarder (et c'est l'effet désiré) car chaque instant vibre d'émotions. Cette première partie permet de placer un certain décors, et place celle qui sera désormais notre héroïne au coeur du film. Rien n'est montré, tout est suggéré et c'est cela qui fait toute la force du message : on ne peut pas fermer les yeux ou se boucher les oreilles, car il faudrait en réalité faire taire notre esprit. Je vous recommande d'ailleurs le film "l'île" du même réalisateur
Revenons au film. Après la mort de Jae-Young, le film coupe sur Yeo-Jin dans sa chambre. Elle décide de brûler l'argent obtenu par la prostitution, mais se reprend au dernier moment et décide de le rendre aux clients, en faisant une sorte de chemin inverse de celui de son amie décédée. Ainsi, elle utilise le carnet dans lequel elle stockait les contacts des clients, couche avec eux et leur rend l'argent.
On va se dire que c'est une façon de faire le deuil (et l'on voit même le fantôme de son amie lui faire au revoir (ou bonjour ?) de la main à un moment).
Cependant, le père de Yeo-Jin est policier (inspecteur ?). Alors qu'il est sur les lieux d'un crime (et cette scène est juste géniale car l'actrice jouant la morte de cette scène ressemble étrangement à Yeo-Jin et au premier coup d'oeil on pourrait imaginer que c'est elle. Une sorte de "screamer" de l'émotion, puisque juste après avoir quitté Yeo-Jin qui allait commencer avec un client on coupe sur un scène où l'on voit la morte et pendant un bref instant on se demande si ce client qui avait l'air un peu dérangé ne l'a pas tué), il regarde par la fenêtre et voit sa fille dans l'immeuble d'en face. Il guette la sortie du "couple" puis suit le client. Cela n'aboutira qu'à une belle série de baffe, mais le père décide alors d'espionner sa fille et se rend compte de son petit manège. Il parvient à intervenir (sans qu'elle ne sache que c'est lui) et à dissuader le client. Ceci se reproduira les jours suivants, jusqu'au moment où suite à un blocage sur la route il arrive en retard et ne puisse que constater le fait avéré. Il suit alors le client aux toilettes et le tue avec un parpaing.
C'était le dernier client de la liste.
Il y a une troisième partie à ce film que je ne vous raconte pas ici parce que j'ai la flemme et qu'il s'y passe fondamentalement moins de choses. Cependant, la fin proprement dite du film est juste géniale et tellement chargée en symboles que ça en donne le tournis.
Cette troisième partie est également très belle visuellement, avec des plans très verts et c'est une bouffée d'air frais.
Ce film est parfait et ne souffre que d'un seul défaut : il n'existe pas de suite (comme toujours avec ce réalisateur). Pourtant, j'aurai aimé (et je rêve toujours) d'une suite se passant une dizaine/quinzaine d'années plus tard où nous pourrions suivre à nouveau Yeo-Jin dans sa vie d'adulte cette fois. Les possibilités sont immenses et je suis certain que Kim-Ki Duk ferait un chef d'oeuvre.
Comme je vous l'ai dit, ce film est mon préféré, parmi tous les films que j'ai pu voir. Il a été pendant un temps en seconde position, mais c'était jusqu'à ce que je mette la main sur une version VO.
Cependant, je ne l'ai pas vu un grand nombre de fois (car c'est toujours très éprouvant, même après le premier visionnage).
Dans le genre + accessible et pas vraiment moins intéressant, je conseillerais à peu près tous les autres films de ce réal. Les plus connus étant "Printemps été automne hiver ... et printemps" et "Locataires".
Mais j'aime aussi "l'ile", "time" (un film sur la chirurgie esthétique ou le plan final est juste une énorme baffe et un coup de génie par sa simplicité et son efficacité).
Mais tous sont bons (sauf deux: real fiction qui est réellement en deçà des autres réalisations (mais c'est voulu, chaque plan n'a été tourné qu'une fois) et adresse inconnue).
Tu m'as donne envie de le voir ca a l air excellent scenaristiquement ![]()