Article intéressant et court : http://www.insoc.fr/2010/01/koinon-lessence-du-communisme/
Dans ce livre de 1939 http://www.scribd.com/doc/7627342/Martin-Heidegger-Die-Geschichte-Des-Seyns-1998, Martin Heidegger déplore l'identité entre les trois idéologies s'affrontant alors à l'époque : libéralisme démocratique, le national socialisme et le communisme. Dans les trois cas, n'agissent qu'en vue d'identifier tous les individus dans une quête de la puissance et de croissance. ![]()
Il montre les racines communes au totalitarisme et à la démocratie, ce qui a permis un jour à Heidegger de dire : l’Union soviétique et les Etats-Unis sont métaphysiquement semblables, formule qui dans un premier temps peut scandaliser.
Dans les deux cas, il s'agit de promouvoir une habitation souveraine du monde où l'homme n'est pas en équilibre avec son environnement, mais entre au contraire en insurrection, s'oubliant comme mortel. Les idéologies sont précisément ce qui éduquent les individus à libérer cette puissance, qu'elles privilégient une pseudo-liberté moderne ou qu'elles le contraignent à suivre un cahier des charges très sérré. Ne compte plus que le pouvoir et le fait de le garder.
Le libéralisme n'est pas plus exempt que les pires totalitarisme de cette tendance à défigurer l'humanité.Le processus censé libéré l’homme mais qui en réalité assujettit l’homme à la puissance est celui de la « révolution ».
Le nazisme comme totalitarisme n’est pas différent du communisme et du libéralisme sauf que l’idéologie de justification est différente. Il n’utilise pas le mot de « démocratie » mais trouve pourtant bien sa légitimité dans la volonté du peuple, d’où l’importance des plébiscites. D’ailleurs Hitler, à l’inverse des communistes soviétiques à l’issue de la Révolution de 1917, a été élu démocratiquement et il s’en flatte.
Le libéralisme est individualiste tandis que le nazisme et le communisme sont collectivistes, aucun rapport donc.
Et le libéralisme ne cherche pas la puissance mais la liberté, tout simplement.
"aucun rapport, donc".
Non mais sans déconner, c'est une plaisanterie? Le libéralisme, s'il est individualiste, n'en sera pas moins une idéologie qui coordonnera, du coup sur le mode de l'égoïsme le plus pathétique, l'être-avec des individus atomisés.
Le libéralisme est tout autant une politique de la volonté de puissance, il suffit de regarder les USA pour s'en convaincre. Il s'agit précisément pour le gros beauf nombriliste de ne rien se faire imposer au nom de préceptes d'enfants narcissiques
What a cliché.
La liberté, c'est l'ouverture des possibles rapportée à ce qu'on s'est imaginé être un grand début solitaire (le passage de Descartes a vraiment scéllé le destin des abrutis qui veulent la jouer perso...)
Bref, c'est un concept avant tout : une manière de se rapporter à soi-même qu'on estime être prioritaire, alors même qu'aucune liberté ne se construit dans une pur éther égotiste : autrui est plus que son horizon : il lui est d'emblée redevable.
Les USA sont libéraux ? Non.
En tant que prof de philo, tu devrais savoir ce qu'est le libéralisme.
à priori, personne n'a lu l'article pour le réfuter, chacun se contentant de répéter la même chose jusqu'à la fin des temps : "je ne veux pas discuter, seule ma liberté de n'en faire qu'à ma tête compte"
En tant que prof de philo, tu devrais savoir ce qu'est le libéralisme.
Oui, c'est la fameuse rengaine de ce forum. Triste quand même de voir à quel point la cooptation des idées creuses tournent à plein régime par ici. Car il n'y a bien que sur ce forum et les quelques sites qui vous arrange que s'impose votre définition du libéralisme. Les autres perspectives sont bien plus dominantes.
Le libéralisme, s'il est individualiste, n'en sera pas moins une idéologie qui coordonnera, du coup sur le mode de l'égoïsme le plus pathétique, l'être-avec des individus atomisés.
L'individualisme est le pré-requis a la socialisation et a la société.
il suffit de regarder les USA
100 an en arrière peut être.
Bref, c'est un concept avant tout : une manière de se rapporter à soi-même qu'on estime être prioritaire, alors même qu'aucune liberté ne se construit dans une pur éther égotiste : autrui est plus que son horizon : il lui est d'emblée redevable.
Ah non ça c'est le collectivisme.
Du reste, un prof de philo français n'a pas à faire l'apologie de quelques perspectives de deux néo-zélandais, un tondu et deux australiens. Ce n'est juste pas au programme.
La liberté est un domaine de questionnement; pas une évidence creuse justifiant les infâmies capitalistes.
Je te conseille de lire Bastiat, Montesquieu, Hobbes, Locke et compagnie.
Apparemment, ce n'est pas encore fait.
On avait bien compris que votre fantasme de plouc était le Far West. Une phrase comme "l'individualisme est pré-requis a la socialisation et la société" est battue en brêche par toute la pensée la plus avancée : et les grands philosophes ce sont Badiou, Zizek et Belhaj Kacem; clairement des communistes.
Aucune phénomenologie digne de ce nom ne peut envisager l'homme se construisant tout seul, comme aime à se le raconter le chef d'entreprise prétentieux "je me suis fait tout seul, au forceps". Et tout votre baratin, quand on sait qu'il ne vise qu'à justifier ce pauvre clown en costard et son mode de vie nihiliste, il suffit de l'avoir lu une fois pour savoir contre qui il faut se battre dans la vie.
En attendant l'heure des décisions, on vous voir les répéter inlassablement comme autant de pétitions de principe...
On ne se fait pas tout seul, on se fait en échangeant avec les autres de façon libre. ![]()
J'ai lu tous ces auteurs, qui m'ont bien moins convaincu (d'ailleurs dans le genre justifiant-le-pire il y'a surtout Hegel) que Nietzsche, Marx & Engels, Lukaçs, Belhaj Kacem ou tout simplement des gens très centristes comme Merleau-Ponty et Lévinas pour qui autrui est mon horizon indépassable, transcendant.
C'est justement en toute connaissance de cause que je m'engage à gauche. Le libéralisme étant le terreau de l'inégalité, alors que l'égalitarisme modéré possibilité tout à fait une liberté humaine où chacun trouve son compte. C'est surtout Tocqueville ma référence. C'est en le lisant que j'ai choisi mon camp. Le camp d'être libre-pour-le-bien; pas libre-pour-ma-gueule.
ah ouais? Genre nourrisson tu as choisi ta famille, ta langue et sa conceptualité, ton époque et ton niveau de culture et de richesse?
Ô MISERE des superstructures capitalistes, réfutables en deux secondes.
Dehu conçoit la socialisation de manière totalement inversée dans laquelle l'Homme n'est pas la fin mais le moyen. Or c'est juste l'un des éléments de la destruction sociale actuelle.
Déhu constate les faits. Je suis jeté au monde dans des conditions que je ne choisis absolument pas, et des années passent avant que je sois précisément libre et pleinement responsable de mes actes. Des inégalités crasses pouvant entraver d'emblée mes libertés, celle-ci ne se constate que dans les landeaux des bourgeois.
Si cette facticité ne bouchait pas certains horizons dés leur naissance, si les déterminisme sociaux n'étaient pas si contraignants, qu'ils coupent certains des libertés qu'ils leur sont justement dû, bien sûr que je serais libéral.
Atténuez les inégalités : je serai le premier à vanter la liberté.
Maintenant je vais manger.
ah ouais? Genre nourrisson tu as choisi ta famille, ta langue et sa conceptualité, ton époque et ton niveau de culture et de richesse?
Ô MISERE des superstructures capitalistes, réfutables en deux secondes.
La famille se constitue par la rencontre de deux individus qui ont donc toute légitimité sur le fruit de leur rencontre qu'est le nourisson. Par contre ceux qui sont en dehors de cette famille n'ont aucune légitimité sur le nourisson.
Bref tu nous fait un joli non sequitur en mélangeant fallacieusement des concept qui n'ont absolument aucun lien logique.
si les déterminisme sociaux n'étaient pas si contraignants,
Ah si seulement ils existaient ...