Empire Hindouiste des Indes Orientales 
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Sindhabad, autoroute Sindhabad - Karachi, le 14 Mai 2018
L’autoroute était vide. Pas un seul véhicule, s’il n’était pas abandonné, ne circulait; mis à part ce pick-up. À travers les nuages poussiéreux du désert, sur le bitume de la seule signature humaine à l’horizon, roulait à allure modérée le tout-terrain rempli à raz bord de miliciens armés Tehrik-e-Islami et surmonté d’une mitrailleuse lourde aux allures de l’américain Browning M2. On pouvait entendre quelques prières adressées à Allah et Allama Arif Hussain Hussaini, le chef suprême de la milice chiite et représentant d‘Allah sur terre pour les plus endoctrinés, en ourdou. Puis, la silhouette floue et poussiéreuse de Sindhabad se dessina enfin sur la trajectoire de la course du technical depuis laquelle les échos des coups de feu et des explosions émanaient.
Avec une confiance trompeuse remarquable à l’allure incroyablement décontractée des miliciens, le véhicule s’engagea enfin dans la ville après être passée au-dessus de l’Indus, ce fleuve qui ce jour là représentait la frontière de l’enfer. Et à peine quelques centaines de mètres les premiers impacts de balles vinrent perforés la carrosserie du pick-up, qui s’arrêta alors afin de déposer les soldats tout juste majeurs. Ça et là, au détour d’une rue, des miliciens de Jamiat Ulema-e-Pakistan ripostaient de leurs AK-47 usagés. Dans un conflit que l‘absurdité n‘épargnait pas, la liste des morts s’étendait, s‘étendait, à chacun de leurs pas, et s‘étendit encore lorsqu‘un enfant d‘un douzaine d‘année s‘en alla se faire exploser contre les soldats ennemis.
Soudain, le bruit strident des réacteurs de deux chasseurs hindous tranchèrent le ciel. Deux dizaines de bombes à sous munitions déchaînèrent une pluie de feu sur les plus grandes avenues de la ville dans lesquelles pullulaient les transports de troupes improvisés des islamistes. Telle le tsunami, la marée hindoue dans un massacre rappelant l’ exécution avançait, quartier par quartier, ne faisant aucune différence entre homme et femme, entre femme et enfant. Les coups de feux se turent peu à peu, ne laissant que le silence sépulcral de la mort dans chaque rue de Sindhabad.
Dans quelques minutes, Sindhabad allait devenir une ville fantôme, habitées par les cadavres musulmans dormant dans la rue. Ce soir, 1.5 millions d’âmes seront mortes ou en fuite vers le Pakistan victime de ce que l‘on nommera bientôt la plus grande épuration ethnique que la guerre n‘eût jamais fait.