partira en voyage diplomatique pour découvrir la culture vietnamienne.
Empire d'Afrique du Sud
Suite à l'annonce de la Chine de construire la plus haute tour du monde, l'Empereur annonce que l'Empire d'Afrique du Sud aura elle aussi sa plus haute tour du monde. Le lieux sera Johannesburg.
je crois pas non :troll:
Je n'ai pas dit quel genre de tour Mouhahahahahahahaha ![]()
pas besoin de dire quelle genre puisqu'elle ne peut exister, ton pays n'a pas les moyen de financer un tel projet et doit dépenser son argent ailleurs que dans des trucs inutile.
Euh, je vois pas en quoi c'est impossible, c'est pas non plus le Rwanda l'Afrique du Sud ![]()
" Je n'ai pas dit quel genre de tour Mouhahahahahahahaha
"
![]()
Quand on sait que la moitié de sa population vie dans des guetto et que le niveau de pauvreté à doublé en 20 ans je pense que l'état à autre chose à faire que de jeter des milliards dans la construction d'une tour, on est pas à Dubaï non plus hein.
--- République de Corée ---
http://media.photobucket.com/image/Chung-Gu%20Finance%20Tourism%20Hub%20Building/PandaRash/-10304_0_45840200.jpg [1]
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/8/80/DREAMHUB%2C_Seoul%2C_South_Korea.jpg [2]
La Corée du Sud se lance dans la course à « la tour la plus haute au monde » avec 2 tours de 965 mètres et de 223 étages, ces tours s’appellent Chung-Gu Finance Tourism Hub Building, il s’agit de 2 tours jumelles, les futurs plus grandes au monde dépassant de 350 mètres l’Incheon Tower elle-même sud-coréenne.
Même si ces tours seront 2èmes ils auront plus de places à l’intérieur avec environ 1 millions de mètres carrés à l’intérieur. En outre ces tours seront situés en plein cœur de Séoul à Chung-Gu et seront les tours les plus hautes du complexe hôtelier et financier dont on peu voir à l’image.
On sait que Samsung C&T sera l’entreprise qui construira les tours, les autres tours d’environ 200-300 mètres du complexe seront eux construit par Samsung ou d’autres entreprises.
Le prix de cette tour est d’environ 2,3 milliards de dollars et sera financé par des entreprises coréennes et étrangère à 70% (1,61 milliards) souhaitant investir et mettre des magasins à l’intérieurs (sachant que sa sera touristique), et à 30% (690 millions de dollars) qui souhaite augmenter le tourisme de luxe mais aussi le tourisme populaire.
On prévoit que cette tour soit finie en 2020.
Dès le début de cette annonce les prix dans le quartier monte en flèche et risque même de faire monter le prix de la construction de 30%.
Le Dream Tower [2] avance, avec plus de 60% de finis, la tour et son complexe seront finis, comme les autres plus tôt avec les mêmes raisons.
Le complexe entier coutera environ 4 milliards de dollars, la destruction des anciens batiments, puis la construction d'une dizaine de tours de plusieurs centaines de mètres.*
===> C'est encore pire en Chine...
J'arrête PV, je laisse le Japon à celui qui viendra tout simplement me le demander.
République fédérale d’Allemagne
Le gouvernement fédéral va lancer des mesures dans les semaines qui viennent afin d’améliorer le pouvoir d’achat des allemands et leur condition de logement.
Alors que depuis quelques temps l'opinion publique et l'opposition ont attaqué le gouvernement sur la question du logement, celui-ci qui avait prévu ce genre d'attaque, avait envoyé en tournée à travers tout le pays le ministre du logement afin de présenter le futur plan de logements sociaux au barons locaux. C'est ainsi que le ministre prévoit la construction de 20% chaque année de logements sociaux dans toutes les villes et agglomérations de plus de 5000 habitants du pays, pour enrayer la hausse des prix de l'immobilier et des loyers. Ces habitats auront des contraintes écologiques pour avoir une performance d’économie d’énergie maximale et ainsi baisser les charges pour les locataires ou propriétaire. Cela permettra à la classe modeste et aux gens au revenu bas de pouvoir avoir un logement à un prix raisonnable et surtout se loger dans des conditions dignes. Cette solution a été prise par le Bundestag, les villes ne respectant pas les règles du jeu auront des sanctions financières pour les dissuadées. Quand la situation sera meilleure dans l'immobilier les villes avec l'accord des Länder auront le droit de vendre au prix du marché une partie de leurs parcs d'HLM au privé. Les communes auront aussi le droit de réquisitionner les anciens terrains industriels. Cette action bénéficiera aux entreprises du secteur des travaux publiques.
Après consultation auprès du parlement, le gouvernement annonce que la réglementation qui empêche les enseignes de grande distribution de vendre à perte sera démantelée et que les échanges entre producteurs et distributeurs seront libéralisées. Le nombre limité de soldes effectuées chaque année est également supprimé et sera désormais du ressort des entreprises de ces secteurs. Le Chancelier Guido Westerwelle précise d’ores et déjà que la concurrence sera encouragée par la dérèglementation de l'implantation des grandes surfaces. Désormais, les grandes surfaces ne devront plus recevoir que l'autorisation de la ville concernée et non plus celle de l'État, les magasins discount seront aussi totalement exonérés des contraintes au même titre que les autres enseignes. D’après les économistes cela permettra de dynamiser la consommation des ménages allemands même si l’opposition parle de la fin des petits commerces.
C'est sûre que l'AdS et la Chine ont le même budget :troll:
Coucou. Au revoir. ![]()
En l'honneur de Zhao, sans lequel rien n'aurait été possible et à qui je devais bien ça.
¤¤¤ Sphère de Coprospérité de la Grande Asie Orientale, Second Empire du Japon ¤¤¤
¤¤¤ SECRET DEFENSE SECRET DEFENSE SECRET DEFENSE ¤¤¤
¤¤¤ L’Empire Contre-attaque ¤¤¤
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/6f/Emperor_Sh%C5%8Dwa_Army_1938-1-8.jpg
http://www.eecs.usma.edu/webs/people/goda/japaneseNavy.JPG
¤ Tokyo, Palais Impérial japonais, 18 février 2010, 10h03 A.M., ciel couvert ¤
A Tokyo, dans les entrailles même du Palais Impérial du Japon, l’amiral Togo Heihachiro Sovierika s’apprêtait à réaliser un ultime et final discours avant de prendre la mer, tel qu’il en est de son devoir d’amiral impérial…Peut-être, oui, peut-être qu’il tombera : un capitaine, après tout, ne doit jamais abandonner son navire.
L’auditoire, quelques milliers de hauts dignitaires japonais soigneusement sélectionnés en toute hâte, baignait au sein d’une ambiance électrique : sur chaque mur, d’énormes drapeaux impériaux trônaient fièrement, soulevés par d’énormes ventilateurs qui ne cessaient de brasser l’air en ce mois de février 2010. Tandis qu’une fleur de Chrysanthème géante trônait sur l’estrade, toute de marbre et d’or.
« __ Il arrive ! C’en est fait ! Taisons-nous, l’amiral arrive ! », hurla soudainement un général japonais à l’assemblée, du haut de son immense carrure et de son allure glaciale.
Nous sommes le 18 février 2010, soixante-sept ans plus tard, et l’amiral Togo Heihachiro Sovierika prend la parole, les bras levés, hurlant férocement :
« __ Êtes-vous décidés à suivre l’Empereur dans la lutte pour le pouvoir divin, et pour cela, prêts aux sacrifices personnels les plus grands ? »
Et l’auditoire applaudit de tout son fort.
« __ Une menace mortelle immédiate pèse sur notre nation et les puissances asiatiques. Le Japon est en danger de mort. »
Et l’auditoire continue d’applaudir.
« __ Je vous le demande, oh, peuple japonais ! Voulez-vous la guerre totale ? ». Silence absolu.
Et l’auditoire hurle comme jamais d’un même et seul chœur :
« __ OUI ! OUI ! OUI ! »
Un sourire glorieux apparut sur les lèvres d’Heihachiro, triomphal.
« __ Et maintenant ! Peuple, lève-toi, et toi, tempête, déchaîne-toi ! », clama avec une force rare l’amiral, agitant les bras vers le ciel comme un aigle impérial et les yeux féroces comme un tigre de Sibérie.
L’auditoire était plongé au sein d’une ferveur quasi-mystique, entonnant l’hymne de l’Empire du Japon comme jamais il ne fût entonné dans l’histoire, et les drapeaux géants de l’Empire virevoltaient devant d’énormes pales à hélices…
La guerre totale était proclamée, en ce 18 février 2010, soixante-sept ans après Goebbels.
Sans attendre, des milliers de projecteurs sont disposés et allumés dans les villes et les campagnes japonaises, rivés vers le ciel et les étoiles, lorsque la nuit tombe, et la totalité des radars du Japon sont en alerte maximum. Près de 4 Boeing 767 et 3 E-2 Hawkeye se relaient dans les airs, à haute altitude, et ce constamment.
Au sein des falaises et le long des rivières et des forêts, l’Armée Impériale dispose plusieurs anti-aériens (autrement dit MIM-104 Patriot PAC 2 & PAC 3, Type-81, Type-91, HAWK, FIM92-A Stinger, Type-93, Type-03, M167 VADS, Type-93), radars, guetteurs et projecteurs afin de contrer toute stratégie traditionnelle d’infiltration aérienne.
Sur les mers, une grande partie des destroyers impériaux de l’Imperial Japanese Navy sont équipés par le système AEGIS, et les missiles SM-2 et SM-3 achèvent de renforcer cette protection anti-aérienne.
¤ Préfecture japonaise d’Okinawa, 13h47 P.M. ¤
L’Armée Impériale ne doute pas qu’Okinawa constitue une cible de premier rang dans la conquête du Japon par l’ennemi.
« __ Faites-moi d’Okinawa le nouveau bastion anti-impérialiste de 1945 ! », aura ordonné l’amiral Heihachiro par téléphone sécurisé.
Et sa volonté fût accomplie. En quelques heures, Okinawa devient une véritable forteresse dans laquelle les troupes américaines sont littéralement piégées : sans approvisionnement et sous le feu constants de mortiers M2 107mm, Type-64, L16 81mm, RT 120mm, Type-96 120mm.
L’Armée Impériale a décidé d’appliquer par ailleurs la même stratégie anti-aérienne qu’au nord, c’est-à-dire projecteurs, anti-aériens, radars en alerte maximum et guetteurs.
« __ Rien ne doit passer et rien ne passera. Nous sommes l‘avant-garde de l‘Empire, et nous ne laisserons rien passer, et rien ne doit passer, et rien ne passera. », crachent inlassablement certaines radios dans la zone.
La quasi-totalité des plages de la préfecture japonaise sont lourdement minées, et particulièrement les accès américains sur la mer dans la zone. Ils ne peuvent plus s’échapper, sans quoi ils termineraient pulvérisés et déchiquetés dans des mottes de sable fin.
Des haut-parleurs sont même disposés en toute vitesse à la surface de l’eau un peu partout autour des îles d’Okinawa, afin de troubler les éventuels submersibles ennemis.
« __ Lorsque les sous-marins ennemis tireront dans le vide, nous, nous coulerons ces chiens au fond des abîmes ! Imperia… ! », hurle ainsi le commandant Valor en charge de la défense sous-marine d’Okinawa.
Oui, une importante flotte sous-marine est sur le point de rallier Okinawa, composée de nombreux sous-marins redoutables : 5 classe Oyashio et 2 classe Harushio. Okinawa ne tombera pas aux mains des impérialistes.
Au Japon, notamment sur les îles de Honshu et d’Hokkaido, les quartiers généraux de l’Armée Impériale sont quasi-désertés : le personnel est transféré dans des bunkers dont la localisation reste ultraconfidentielle. En effet, le Haut-Commandement Impérial, lui-même réfugié au sein d’un abri anti-atomique - sous Tokyo, dans sa périphérie et sa banlieue proche-, craint des frappes stratégiques de la part de l’ennemi visant à paralyser sa chaîne de commandement toute entière.
Cependant, dans l’optique de tromper les missiles et bombardiers ennemis, lumières et parkings restent à l’appel, et quelques civils continuent d’assurer l’intendance : depuis les airs, et depuis la rue d’en face, les quartiers généraux tournent à plein régime. A l’extérieur, oui. A l’intérieur, non, probablement que non.
¤ Misawa, Quartier général de « l’Imperial Japanese Army Air Service Northern Base », 9h46 A.M., ciel dégagé ¤
Quand au quartier général de « l’Imperial Japanese Army Air Service Northern Base », la riposte japonaise ne sait pas fait attendre : à l’image de la toute nouvelle diplomatie du Japon.
En quelques minutes, une demi-douzaine de militaires qui gardaient la rampe CH-47 ont remarqués que les américains s’agitaient plus à l’ouest de la base, avec au moins deux milliers d’américains qui s’y étaient massés.
« __ Ici CH-47, rapport de la situation ! », demande alors un soldat par radio, visiblement intrigué par toute cette agitation.
« __ Ici QG, les caméras de surveillance ne répondent plus ! Activités américaines dans la base anormales ! », répondit-on dans un grésillement prononcé.
A l’autre bout plus au sud, dans le quart sud-ouest, les japonais en charge du hangar d’alerte de l’Impérial Japanese Army Air Service activaient les commandes de fermeture du hangar.
« __ Sonnez l’alerte, code Soleil Levant. », ordonna un officier, qui scrutait avec ses jumelles la moitié ouest de Misawa.
Quelques secondes plus tard, une alarme stridente et insupportable résonne dans toute la base : Les 6 800 japonais qui occupent la base sont sur le pied de guerre.
Au quartier général de la base, le général Sharakoji ordonne le départ immédiat de tous les avions japonais présent dans la base, tandis que les forces de sécurités japonaises en charge de la « 3ème Imperial Wing » se barricadent en attendant les renforts qui sont en route.
A Tokyo, le Haut-Commandement Impérial apprend d’ailleurs la nouvelle à la dernière minute.
« __ Quel est le satellite le plus proche ! Vite, répondez-moi ! », hurle un lieutenant dans son bureau, relié en direct Live avec le quartier général de Misawa.
« __ Satellite Information Gathering Satellite 1A en position, mon général ! », répond au quart de tour un opérateur devant une palette d’écrans Sony.
« __ Bien, parfait ! Bon, mettez-moi en relation avec le général Sharakoji, immédiatement ! Transmettez-lui la vue thermique au plus vite, ces américains sont tellement gros qu’ils devraient dégager suffisamment de chaleur corporelle pour qu’on les voient. », achève le lieutenant.
Sur tout le territoire japonais, l’Armée Impériale passe à l’offensive. Elle aligne des centaines de chars d‘assaut, et le ciel est criblé d’avions de guerre.
¤ Base américaine de Yokota, 12h41 P.M. ¤
Première offensive de grande ampleur à la base américaine de Yokota : une vingtaine de chars Type-10 et Type-74 ont pulvérisés les miradors et les grillages avec l’appui de 9 789 soldats, dont une centaine provenaient des forces spéciales. Les troupes japonaises ont d’abord débarqués par hélicoptères dans la zone résidentielle, en face du Walker Boulevard, tandis qu’une demi-douzaine de Type-10 a foncé sur la piste de décollage principale et que le reste des blindés est arrivé en force par la East Housing Aera, détruisant au passage - à coup d’obus 105mm - le bâtiment administratif et le magasin de la base.
¤ Complexe américain à la détente d’Okuma, 12h46 P.M. ¤
Seconde offensive, de moindre ampleur cette fois-ci, au complexe américain d’Okuma : au moins 7 Komatsu LAV - surmontés d’une Sumitomo M2HB - ont pénétrés par surprise dans le complexe, essentiellement destiné à la détente des américains dans la zone, et sont actuellement en train de descendre tout américain à vue ; ils sont soutenus par deux hélicoptères Bell AH-1 Cobra dans les airs, qui n’hésitent pas à tirer dans des bidons d’essence et sur les habitations américaines. Enfin, un Boeing AH-64D Apache survole les airs en direction du centre du complexe :
« __ Ici Arab Money en position ! », affirme le pilote dans son casque.
« __ Ordre de tirer. Feu à volonté. », répond le Haut-Commandement Impérial à l’autre bout de l’appareil.
« __ Bien reçu. »
Et ce fût donc une quadruple paire de roquettes Hydra 70 qui filèrent en direction de l’unique piste d’atterrissage de la base américaine d’Okuma…
¤ Préfecture japonaise d’Okinawa, 13h02 P.M. ¤
Troisième offensive à la base américaine de Kadena, située au sein de la préfecture japonaise d’Okinawa. De très grande ampleur. La base de Kadena est composée de cinq portes d’entrée, chacune lourdement gardée par des bataillons américains.
« __ Non, faisons une surprise à nos chers amis américains. », déclare ainsi trente minutes plus tôt le cerveau du plan d’attaque à Tokyo.
Et c’est ainsi, que sans prévenir, une douzaine de Boeing AH-64D Apache apparaissent un détours d’un ciel particulièrement nuageux et tirent plusieurs roquettes Hydra 70 en 6 points stratégiques, dispersés à égales distances sur la muraille américaine. C’est fait, la première défense américaine est littéralement percée de toutes parts, tandis qu’à peine trois minutes plus tard, une dizaine de Type-89 (embarquant chacun 10 soldats japonais), 12 Type-96 (chacun avec à son bord huit soldats japonais), 14 Type-73 (9 soldats japonais et surmontés d’un lance-roquettes multiple Type-75 130mm) débarquent chacun au travers des six brèches, soit un total de 348 hommes spécialement entraînés.
Mais ce sont aussi une dizaine de chars d’assaut Type-90 et une quinzaine de tanks Type-74 qui sont en routes pour les portes 1,2,3 et 5 de la base. Dans les airs, la douzaine d’hélicoptères d’assaut continue de prendre par surprise la vigilance américaine, puisqu’une pluie de roquettes vient de s’abattre sur la quasi-totalité des pistes d’atterrissage et de décollage au nord de la base. La plupart des avions américains au sol sont largement incapables de riposter et de décoller, et au loin, c’est encore deux autres Boeing AH-64D qui se profilent pour une chasse au pigeon dans les règles de l’art.
Afin de contrecarrer et d’anticiper les manœuvres d’éventuels avions américains qui survoleraient encore les airs, et avant qu’ils ne ripostent et détruisent les hélicoptères japonais, au moins 21 F-15J Eagle survolent constamment la zone : ils ont ordre d’abattre tout avion américain à vue.
¤ Préfecture japonaise d’Okinawa, 13h09 P.M. ¤
Quatrième offensive aux camps américains d’Okinawa, qui regroupent au moins 20 000 marines dans leurs entrailles.
« __ Avant d’écraser les guêpes, on brûle la ruche à l’insecticide, croyez-moi, Kai. », affirme Toshiro Otomo dans un mail ultra-sécurisé en guise de signature au lieutenant Kai en charge de l’opération « Purification Flamboyante ».
Et la préfecture japonaise d’Okinawa y met les grands moyens : des dizaines de mortiers tirent constamment sur les camps américains depuis l’horizon, activement soutenus par au moins 32 pièces d’artilleries (Type-75 155mm, M110, MLRS, Type-99 155mm, FH-70).
A Tokyo, on se prépare à achever le nid de guêpes américain.
« __ Ici QG Gold Eagle, ordre de procéder au bombardement. ».
« __ Bien reçu. Bombardement dans 3, 2, 1. Feu. Napalm largué. », répond un groupe de 9 Mitsubishi F-2, 10 F-15 Eagle et 6 Boeing CH-47 Chinook, qui larguent une immense pluie de napalm sur le camp américain d’Okinawa. 20 000 Marines, brûlez aux enfers.
Et les flammes, festin du diable.
Au nord, à Hokkaido, la flotte en charge de la défense du district d’Ominato entame ses premiers déplacements vers le sud de l’île, au nord-est de l’île principale d’Honshu. Celle-ci est composée de deux destroyers impériaux de classe Murasame - le Ariake et le Yudachi -, ainsi que d’un destroyer impérial d’escorte de classe Abukama, - le Sendai -.
Le Haut-Commandement Impérial a en effet démuni la flotte d’Ominato de son second escadron dans la région afin de le redéployer stratégiquement plus au sud, toujours sur le front est.
¤¤¤ Sphère de Coprospérité du Japon, Second Empire du Japon ¤¤¤
¤¤¤ SECRET DEFENSE SECRET DEFENSE SECRET DEFENSE ¤¤¤
¤¤¤ L'Empire Contre-attaque ¤¤¤
Sur le front Ouest, Tokyo procède aussi à des redéploiements stratégiques : les forces japonaises du district de Maizuru se rapprochent dangereusement des îles Fukuoka, frontière entre la mer de Chine orientale et la mer du Japon, tandis que celles du district de Sasebo restent en position, scrutant toute progression chinoise vers le Japon. Le front ouest comporte au total deux flottes, composé comme suit :
__ Un porte-hélicoptères impérial de classe Haruna - le Haruna -, vaisseau de commandement amiral et centre de commandement mobile, dirigé par l’amiral Isoroku Yanamoto en personne (avec à son bord 3 à 4 hélicoptères)
__ Deux porte-hélicoptères impériaux de classe Shirane - le Shirane & le Kurama -, vaisseaux de commandement secondaires, embarquant 6 à 8 hélicoptères.
__ Un destroyer impérial de classe Atago - le Ashigara -
__ Deux destroyers impériaux de classe Kongo - le Kirishima & le Chokai -
__ Un destroyer impérial de classe Hatakaze - le Hatakaze -
__ Deux destroyers impériaux de classe Takanami - le Takanami & le Sazamani -
__ Trois destroyers impériaux de classe Murasame - le Kirisame, le Akebono & le Samidare -
__ Deux destroyers de classe Asagiri - le Asagiri & le Hamagiri -
__ Trois destroyers de classe Hatsuyuki - le Isoyuki, le Setoyuki & le Mineyuki -
__ Un destroyer impérial d’escorte de classe Abukama - le Tone -
__ Un destroyer impérial d’escorte de classe Yubari - le Yubetsu -
Sur le front Est, l’Imperial Japanese Navy s’attend à de terribles représailles de la part de Washington D.C. après l’attaque surprise de ses principales bases au Japon. C’est pourquoi les districts de Kure et de Yokosuka vont désormais coordonner leur moindre manœuvre, qu’elle soit navale ou aérienne. Le front Est, commandé par Heihachiro en personne (la victoire, assurément) comporte au total deux puissantes flottes de guerre, composé comme suit :
__ Un porte-avions impérial de classe Hyuga, vaisseau amiral et centre de commandement mobile, dirigé par l’amiral Togo Heihachiro Sovierika lui-même (avec à son bord une vingtaine d’avions de dernière génération)
__ Un porte-hélicoptères impérial de classe Haruna - le Hiei -, vaisseau de commandement secondaire (avec à son bord 3 à 4 hélicoptères)
__ Un destroyer impérial de classe Atago - le Atago -
__ Deux destroyers impériaux de classe Kongo - le Kongo & le Kyoko -
__ Un destroyer impérial de classe Hatakaze - le Shimakaze -
__ Trois destroyers impériaux de classe Takanami - le Onami, le Suzumani & le Makinami -
__ Deux destroyers impériaux de classe Murasame - le Murasame & le Harusame -
__ Deux destroyers impériaux de classe Asagiri - le Sawagiri & le Yugiri -
__ Trois destroyers impériaux de classe Hatsuyuki - le Hatsuyuki, le Yamazuki & le Asayuki -
Enfin, la Flotte Impériale d’Escorte, en charge de la protection de Tokyo et des côtes japonaises dans la zone, en réfère directement au Haut-Commandement Impérial.
__ Deux destroyers impériaux de classe Murasame - le Ikazuchi & le Inazuma -
__ Deux destroyers impériaux de classe Asagiri - le Setogiri & le Amagiri -
__ Quatre destroyers impériaux d’escorte - le Abukama, le Jintsu, le Ohyodo & le Chikuden
__ Un destroyer impérial d’escorte de classe Yubari - le Yubari -
__ Six navires de patrouilles de classe Hayabusa
Ses fonctions et son plan de bataille restent plutôt flous à l‘heure actuelle, mais l’Amiral Sovierika aurait donné l’ordre qu’elle soutienne avant tout la Flotte de l’Est, contre les bâtiments américains.
Quand à la flotte sous-marine, la totalité des engins qui ne sont pas encore déployés à la défense sous-marine des îles d’Okinawa sont rappelés à l’ordre par l’Imperial Japanese Navy. Leurs dernière position connue reste ultraconfidentielle, et ce sont ainsi :
__ Deux sous-marins impériaux de classe Soryu - le SS 501 & le SS 502 -
__ Six sous-marins impériaux de classe Oyashio - le Oyashio, le Mochishio, Takashio, le Uzushio, le Isochio & le Kuroshio -
__ Quatre sous-marins impériaux de classe Harushio - le Natsushio, le Fuyushio, le Wakashio & le Arashio -
Qui rôdent dans les profondeurs et les failles abyssales des côtes japonaises, divisés en deux groupes distincts, eux-mêmes divisés en trois escadrons pour le premier et en deux escadrons pour le second.
Les renforts venus d’Australie et de Darwin, trois sous-marins de classe Collins, sont en route. On prévoit leur arrivée dans les eaux japonaises pour demain. Ils rejoindront la flotte sous-marine japonaise, et seront divisés en deux groupes distincts de respectivement un et deux submersibles, ce qui portera à vingt-trois leur nombre total.
Enfin, la flotte aérienne qui répond de l’autorité de l’Impérial Japanese Navy a débuté en fin de journée des patrouilles constantes le long des côtes japonaises, voir même parfois quelques excursions furtives dans l’Océan Pacifique et la mer de Chine Orientale. Elle comporte notamment :
__ Deux AgustaWestland AW101
__ Trente et un Beechcraft King Air, chargés principalement de surveillance en mer.
__ Quatre-vingt treize Lockheed P-3 Orion
__ Quatre ShinMaywaw US-1
__ Trois ShinMaywaw US-2
__ Cent trente et un hélicoptères Mitsubishi SH-60
__ Dix-neuf UH-60 Black Hawk
__ Dix CH-53E Super Stallion
__ Dix-huit Kawasaki PX-1
Elle n’est jamais très loin des flottes navales, qui se chargent de coordonner également la moindre de leur manœuvre dans la mesure du possible, depuis les vaisseaux de commandements mobiles.
En l’état des choses, l’Imperial Japanese Army Air Service affiche - malgré son échec particulièrement cuisant sur la côte est de la Chine face au Barrage des Trois-Gorges - une puissante flotte aérienne, qui se traduit principalement par :
__ Sept Boeing 767
__ Vingt-sept Kawasaki C-1, dont un est prêt à partir en guerre électronique.
__ Seize C-130 Hercules
__ Vingt-neuf British Aerospace BAE 125, utilisés pour d’éventuelles opérations de reconnaissance et de sauvetage.
__ Treize NAM YS-11, dont deux sont chargés pour la guerre électronique, et d’autres pour des opérations de reconnaissance ou de transporte de troupes sur le front.
__ Treize Grumman E-2 Hawkeye, chargés d’opérations de surveillance et d’assurer un commandement aéroporté dans les airs dans chaque district sous contrôle japonais.
__ Trente-neuf Sikorsky UH-60J Black Hawk, qui sera employé dans d’éventuelles opérations de secours sur le terrain.
__ Treize Kawasaki-Vertol 107, la mission étant la même.
__ Seize Boeing CH-47 Chinook, transport de troupes sur le front.
__ Quatre-vingt quatorze Mitsubishi F-2
__ Trente-deux F-4 Phantom II
__ Cent soixante-quinze F-15 Eagle
__ Sept Mitsubishi ATD-X
__ 3 Kawasaki XP-1
Le Haut-Commandement Impérial, par les directives de la « Japan Aerospace Exploration Agency » elle-même, prend le contrôle quasi-total des satellites-espions « Information Gathering Satellite » que possède l‘Armée Impériale : ils subissent immédiatement des redéploiement ultra stratégiques dans les zones du conflit.
__ « Information Gathering Satellite 1A » sur la base américano-japonaise de Misawa, au nord de Tokyo.
__ « Information Gathering Satellite 1B » sur les bases américaines du Japon.
__ « Information Gathering Satellite 1C » sur les bases américaines du Japon.
__ « Information Gathering Satellite 2A » sur le front sud, en mer de Chine Orientale
__ « Information Gathering Satellite 2B » sur le front est, dans l’Océan Pacifique.
__ « Information Gathering Satellite 3 » sur le front ouest, en mer de Chine Orientale.
__ « Information Gathering Satellite 4A » sur le front ouest, en mer Jaune.
__ « Information Gathering Satellite 4B » sur le front est, dans l’Océan Pacifique.
__ « Information Gathering Satellite 5 » sur la région d’Okinawa et les bases américaines dans la zone.
Ils sont reliés en temps direct avec la salle de crise du QG du Haut-Commandement Impérial sur des dizaines d’écrans, mais aussi au porte-hélicoptères impérial de classe Haruna du contre-amiral Yanamoto, bras droit de l’amiral Heihachiro.
Le service militaire, lui, est réinstauré dès le jour même où la Chine communiste a contre-attaqué sur la flotte des Spratley, et il s’étend désormais de 16 ans à 75 ans pour les hommes, et de 17 ans à 55 ans pour la femme, avec des réquisitions pour le travail dès 12 ans : il est encore plus virulent que celui instauré par Hitler aux heures les plus sombres du IIIème Reich en 1944 et 1945...
Les hauts dignitaires japonais « se foutent bien » de que ce peut endurer le peuple : aujourd’hui, c’est bien leur place au pouvoir qu‘il s‘agit, et pour la garder, ils seront prêt à explorer le moindre vice de la dictature.
Un couvre-feu d’une violence rare est également instauré en fin de matinée, comme si cela faisait des mois entiers que l’administration impériale Sovierika s’attendait à une guerre précipitée contre ses ennemis, et qu’elle s’y était préparée avec une minutie rare… En l’occurrence, le scénario le plus catastrophique semble s’appliquer.
« __ Couvre-feu total de 22 heures du soir à 6 heures du matin. Autorisation à l’Armée Impériale et à la police nationale d’ouvrir le feu à vue. », annonce ainsi un porte-parole du gouvernement Sovierila à la télévision nationale sans le moindre sentiment.
Cependant, les usines et chantiers navals japonais devront fonctionner 24 heures sur 24 heures. C’est pourquoi, pour éviter tout bain de sang, les réquisitionnés se relaieront selon deux plages horaires chaque jour. Jamais pendant le couvre-feu.
Dans les chantiers navals de la côte nord-ouest de l’île principale d’Honshu, c’est des regroupements jamais vu d’hommes qui ont été appelés en quelques heures par les autorités impériales, à participer au chantier du troisième sous-marins impérial de classe Soryu. Lancé depuis le 16 octobre 2009, quelques jours après l’avènement du Second Empire, le Haut-Commandement Impérial espère déployer l’engin au plus vite, et ce en tranchant net sur les essais en mer et sur les contrôles et vérification matérielles et électroniques. Dans le chantier, l’hymne impérial de 1945 est entonné à pleine puissance par des haut-parleurs, sous les hurlements féroce de quelques militaires.
Le chantier du second porte-avions impérial de classe Hyuga - le Ise - est lui aussi accéléré en « marche avant toute ». Initialement prévu pour le mois de mars 2011, il ne subira finalement pas le moindre essai en mer ni la moindre vérification. Alors que le pont d’envol est tout juste achevé, plusieurs engins Mitsubishi s’y sont déjà posés, afin qu’ils soient prêts à défendre la zone du chantier d’un éventuel raid aérien.
Enfin, cas plus problématique, la guerre éclate au moment précis où la construction du nouveau destroyer impérial de classe « 5000t » venait d’être lancée par l’Imperial Japanese Navy, qui redoute qu’il ne parvienne jamais à temps sur le front… Il paraît de plus évident que le destroyer sera lancé en mer comme « kamikaze » sur les flottes ennemis : on y installe même de vieux canons de cuirassés, ce qui n’est pas sans rappeler le Yamato, plus grand cuirassé au monde et qui fut lancé en mission suicide contre la flotte américaine dans le Pacifique… Un échec particulièrement cuisant, certes.
« __ Êtes-vous prêts à mourir ? », demande calmement un officier devant deux rangées de personnes, tout au plus vingt ans - ou même quatorze ans pour le plus jeune - : le futur équipage du destroyer « 5000t » kamikaze.
Pas un mot. Les visages sont impénétrables. L’officier déconcerté.
« __ Êtes-vous prêts à mourir ? »
Pas un mot, toujours. Puis l’officier esquisse un sourire.
Il dit, plus fort :
« __ Je vais le répéter d’une manière légèrement différente, si vous le préférez… Hum, et bien, messieurs, êtes-vous prêts à mourir pour la nation et pour l’Empereur ? »
« __ OUI, monsieur ! », hurlent subitement l’équipage.
L’officier fait alors un signe de la main, en signe de salutations : il sait pertinemment que ces jeunes gosses sont condamnés et qu’ils seront envoyés droit dans les abysses du Japon. Tant pis.
La construction des deux super porte-avions que le Japon avait projeté est quand à elle purement et simplement annulée. Il n’y a nul besoin d’explications quand à cette décision.
Dans les usines, la machine de guerre nationaliste japonaise tourne également à plein régime.
Au sud-ouest de Tokyo et au nord-ouest d‘Hokkaido, on attend des dizaines de milliers de japonais réquisitionnés dès l’aube afin de poursuivre la production du nouveau Kawasaki XP-1, afin qu’ils patrouillent dans les eaux japonaises à la recherche des navires de guerre ennemis. Certains ouvriers réquisitionnés affichent à peine 15 ans, ou même encore 12 ans. Ils paraissent terriblement angoissés, leurs pères ont connus la guerre, eux connaissaient l’insouciance.
« __ Mais, ils travaillent pour la nation. »
La production du nouveau char high-tech de l’Armée Impériale, le Type-10 - qui vient d’être entamée il y a à peine 3 mois - tournera elle aussi à plein régime, mais dans une semaine seulement. Le Haut-Commandement Impérial juge en effet capital le contrôle des eaux japonaises, qu’il soit naval ou aérien, afin de repousser toute invasion ou débarquement terrestre sur les îles du Japon. Qu’il juge d’ailleurs impossible.
« __ Une invasion du Japon ? Les américains n’en n’ont jamais été capables il y un demi-siècle, et ce n’est pas aujourd’hui qu’ils le seront plus. Les États-Unis ne pourront jamais envahir le Japon. JAMAIS. », révèle ainsi une note personnelle de l’amiral Isoroku Yanamoto, provenant de son journal de bord laissé à Tokyo.
Ce sont ainsi déjà 77 chars Type-10 qui sont entrée en service depuis début 2010.
Concernant l’Imperial Japanese Army Air Service, plusieurs usines situées au sud de Tokyo et d’Osaka-Kobe vont être chargés d’accélérer la production du Mitsubishi ATD-X, dernier fleuron de Mitsubishi Corporation, déjà produit depuis un peu moins d’un mois à onze exemplaires. Théoriquement prévu pour entrer en service d’ici 2014, le Haut-Commandement Impérial décide d’avance la dite entrée en service de l’engin au 19 février 2010, à cause de la guerre. C’est la propriété absolue de l’« Air Service » pour maintenir sa supériorité aérienne, et on estime à vingt-neuf le nombre d’engins construits d’ici la fin du mois.
Quand au Kawasaki C-X, déjà dans le service avec trois unités en activité, il arrive en seconde position sur les listes du Haut-Commandement Impérial, qui souhaite parvenir à la dizaine d’appareils construits d’ici deux semaines, au maximum. Ils patrouilleront activement à l’avant des eaux du territoire national.
Le Haut-Commandement Impérial décide aussi de saisir l’entière totalité des réserves stratégiques pétrolières du pays, que ce soit dans les stations services ou dans les cuves de l’État. Le Japon est isolé, l’Arabie Saoudite - son premier fournisseur et son premier client - est de l’autre côté des mers, et la Russie tente de s’organiser. Ainsi, le nouveau décret impérial certifie que le pétrole ne devra qu’être utilisé à des fins soit vitales pour le bon fonctionnement du pays soit, et surtout, à des fins purement militaires. Au nord, le pétrole qui arrive de Sibérie depuis les pipelines de Sakhaline II est étroitement réquisitionné par l’armée : d’ici quelques jours, Moscou augmentera de manière sensible ses livraisons pétrolières à Hokkaido, après un accord passé avec le Ministère des Affaires Étrangères.
Demain, dans les rues japonaises, on verra des vélos et des chars d’assaut rouler sur le goudron.
Skedar tu peux me débloquer maintenant. :troll:
Wuut c'est quoi ce post ? :troll:
Maintenant, au revoir.
¤¤¤ Sphère de Coprospérité de la Grande Asie Orientale, Second Empire du Japon ¤¤¤
¤¤¤ SECRET DEFENSE SECRET DEFENSE SECRET DEFENSE ¤¤¤
¤¤¤ L'Empire Contre-attaque ¤¤¤
Dans l’austère quartier des affaires de Tokyo, un char d’assaut Type-10 rôde déjà au milieu d’une foule de militaires : la Bourse vient d’être fermée et bouclée. Les portes translucides du bâtiment vont être scellées dans la journée, au milieu des colonnes de marbre.
En face, une centaine d’investisseurs, de traders et d’actionnaires manifestent, trop inquiets pour leurs investissements. Ils pensent que la guerre sera fatale au Japon, virtuellement déjà ruiné.
« __ Non à la guerre ! Signons la paix avec nos amis américains ! », scandent-ils à l’aide de mégaphones sur l’avenue.
Le char, qui patrouillait, arrive. Et un peu moins loin, un groupe de jeunes japonais ultranationalistes, presque comme des « Chemises Noires », s’approche des manifestants. L’un deux sort un Kalachnikov, et tire une rafale :
« __ La revanche sur 1945 a sonné, saleté d’américains ! »
A peine un instant plus tard, le char aperçoit les manifestants, et n’hésite pas à tirer sur la foule de manifestants ; un véritable bain de sang, dans lequel les ultranationalistes prennent leur pied.
Puis le char s’en va. La sécurité et l’ordre ont été rétablis dans les rues du quartier des affaires.
La propagande est désormais partout. Même sur le champ de batailles, dans les casernes et les ponts de commandement :
« __ Le champ de bataille est l'endroit où l'Armée impériale, obéissant au Commandement impérial, démontre sa vraie nature, conquérant lorsqu'elle attaque, remportant la victoire lorsqu'elle engage le combat, afin de mener la Voie impériale aussi loin que possible, de façon à ce que l'ennemi contemple avec admiration les augustes vertus de Sa Majesté. », peut ainsi lire chaque soldat japonais déployé sur le front dans son Senjinkun.
Dans les rues japonaises, les haut-parleurs entonnent même l’hymne impérial de 1945. A la télévision et sur les radios, les hauts dignitaires de l’Empire glorifient la nation.
Dans le ciel et sur les mers, l’Armée Impériale impressionne tout le monde.
¤ Région confidentielle de l’île d’Hokkaido - sud-ouest-, complexe « AMIRAL ALLIGATOR III, AAIII ou M3 », Unité 731 japonaise, ciel pluvieux ¤
Certes. La situation s’aggrave pour le Japon. Le Haut-Commandement Impérial a décidé quelque chose de considérable. L’Unité 731 japonaise sera dès ce soir coupée du monde, dans l’autarcie la plus totale jamais réalisée.
« __ Que le général Otomo attende le 12 octobre 2010. Nous fêterons le tout premier anniversaire d’existence du Second Empire comme il se doit. Assurément. », termine d’ordonner l’amiral Togo Heihachiro Sovierika, qui s’affiche dans le port de Tokyo, devant une foule qui l’acclame, prêt à prendre la mer.
Dans le cœur de Tokyo, des centaines de feuilles et de documents ultra confidentiels brûlent dans les rues. Tous les documents « Unit 731 - Confidential » sont désormais classifiés. Brûlés autrement dit.
Le complexe « AMIRAL ALLIGATOR III » scellera enfin ses trois portes anti-atomiques dans la nuit.
Demain, l’Unité 731 japonaise n’existera plus. Officiellement, elle a été dissoute, anéantie même, suite à la défaite de 1945 : il ne reste que les ruines du macabre complexe de Pingfan, c’est tout.
Au nord à Hokkaido, a vingt-deux heures, tard dans la soirée, on a signalé l’arrivée surprise de « Japanese Air Force Two », qui était visiblement sans escorte : il revient de la Sibérie occidentale, de Kol'tsovo et de son Centre de Recherche Biologique et Virologique.
« __ Voici la Fièvre Jaune, général Otomo. Maintenant, nous allons sceller vos trois portes anti-atomiques si vous le voulez bien. »
« __ Parfaitement. Remerciez pour moi l’Amiral, il ne réalise pas encore que mon projet signera notre réelle revanche sur la défaite de 1945... Bien, officier, mes salutations les plus distinguées. »
A une heure du matin précise, « Japanese Air Force Two » redécollait vers les cieux, le complexe de l’Unité 731 scellé pour très longtemps.
Une chose apparaît maintenant certaine : les japonais céderont avec les honneurs, ou triompheront des hyènes. Mais jamais, absolument jamais ils ne se rendront.
Place à la Guerre Totale, soixante-sept ans après les prémices de la chute du IIIème Reich.
Place au sang, aux canons et à la terreur.