Il est un fait aujourd´hui: on avance trop souvent le postulat les crimes de " gauche" ne sont pas des crimes.
Seuls en sont les crimes nazis et ceux de Pinochet.
C´est ce à quoi souscrit officiellement la justice française dans l´affaire Boudarel.
Georges Boudarel, militant communiste durant la guerre d´Indochine, avait exercé, dans un camp du Vietminh, de 1952 à 1954, les fonctions de " rééducateur" de ses propres compatriotes, des prisonniers français.
Les accords de Genève ayant entraîné des compressions de personnel dans cette profession, Boudarel se trouva en chômage et se reconvertit dans l´enseignement, pour finir comme professeur d´histoire à l´université de Paris VIII, où, eurent le front de dire certains de ses collègues pour le défendre, il était " très estimé en tant que spécialiste... des questions vietnamiennes".
Reconnu un jour, au cours d´un colloque public, par d´anciens prisonniers survivants du camp 113 où il avait exercé ses talents ( 70% de morts), Boudarel est l´objet d´une plainte de la part desdits prisonniers, plainte déposée le 3 avril 1991 pour crimes contre l´humanité.
La gauche se mobilise aussitôt ; articles et pétitions fusent de toutes parts en faveur de Boudarel.
La justice française - indépendante du pouvoir d´État mais pas du pouvoir idéologique - ne reste pas sourde à cette campagne, dictée par un sens aussi élevé des droits de l´homme.
Le 1er avril 1993, la Cour de cassation rejette le pourvoi formé par les anciens prisonniers du camp 113.
Elle déclare que la chambre d´accusation a commis une erreur en estimant que les faits reprochés à Georges Boudarel constituaient des crimes contre l´humanité ( donc non prescrits et non concernés par la loi d´amnistie de 1966), car, dit la Cour, " les crimes contre l´humanité sont des crimes commis durant la Deuxième Guerre mondiale pour le compte des pays européens de l´Axe".
Or, c´est là non pas une falsification de l´histoire, mais un appel au meurtre.
Si ne sont pas punissables les crimes contre l´humanité commis après la Deuxième Guerre mondiale et par d´autres État criminels que les puissances de l´Axe, pourquoi se gêner ?
C´est l´impunité assurée d´avance pour l´éternité pour tous les autres assassins.
Mais alors pourquoi poursuit-on Pinochet ou Milosevic ?
Ton argumentation est juste . .. le casque que tu nous présente est totalement injuste, cet homme devrait payer pour ses crimes.
Il y a aussi l´affaire des trahisons du parti communiste français durant la guerre d´indochine, ainsi que l´implication directe des communistes français, dans les attentats terroristes FLN durant la guerre d´Algérie. Mais çà, on n´en parle pas...
Exact, par contre, on fait que de rabacher les méfaits de l´OAS, qui sont innaceptables, mais bon, la France n´ose pas contredire les petits socialistes . .. Quelque soit la nationalité, l´origine ethnique, la religion, la couleur de peau, le parti politique, pour moi, un crime restera un crime, et le criminel sera comdamner avec la même sentence . ..
Signé Jintachi.
Je lisais un truc intéressant hier sur le révisionnisme de la shoah. Et contrairement à ce que je m´attendais il n´est pas le fait de l´Extreme-droite mais du... PC. Garaudy, Faurisson and co ont meme fait des thèses la dessus. SS doute pr " légitimer" leur combat contre Israel.
la palme revient à Paul Rassinier qui trouve " extravagant" le nb de victimes juives de la seconde guerre mondiale.
Ben je pense que ca prouve un autre problème, notament celui de la peine de mort. L´homme a fait des atrocité mais ensuite a " aidé" la société, si un homme est tué comment pourait il faire ses preuves ?
Personnellement je pense qu´il ne devrait pas payer pour ce qu´il a fait, car il sait que c mal et il recommencera pas, et je pense que ca suffit...
Bon attend je vais tuer la boulangère parce qu´elle veut pas me faire des réductions, ensuite je dis juste que je sais ce que j´ai fais est mal et toi tu voudrais me laisser ressortir ? ![]()
lroquois Posté le 24 juillet 2004 à 10:56:48
Il y a aussi l´affaire des trahisons du parti communiste français durant la guerre d´indochine, ainsi que l´implication directe des communistes français, dans les attentats terroristes FLN durant la guerre d´Algérie. Mais çà, on n´en parle pas...
= résistance non ?
Mais alors pourquoi poursuit-on Pinochet ou Milosevic ?
Poursuivis mais pas punis.
Il est un fait aujourd´hui: on avance trop souvent le postulat les crimes de " gauche" ne sont pas des crimes.
Je t´en prie, donne moi des exemples.
Moi ce que je déduis de cette argumentation, c´est que ton Boudarel avait ses entrées a la cour de cassation, rien de plus.
Ok, mais pour 1 méfait dû à un communiste ( car ce sont des méfaits, et condamnables), combien de méfaits d´un frontiste ou d´un capitaliste ? Suffit de comparer le nb d´accusations ( je parle pas des condamnations, sinon tu répondras " Oui mais les socialos on les condamne jamais")
Combien de condamnations pour Oeil-de-Verre et ses potes ? D´ailleurs, lui et ses potes ont svt été déclarés coupables et " innocentés" 3 ans après.... les avocats et les histoires de gros sous faisant pression depuis ? Tu dis que Boudarel est intouchable de par son influence et son fric, ainsi que le soutien qu´il recoit. Il en a tjs été de même pour tous les politiques.
Bref, je résume mon point de vue: Boudarel aurait dû être condamné, mais en tant que militant FN, je te trouve très mal placé pour crier au scandale.
Je ne vois pas qui sur ce forum dit que les crimes commis par des gauchistes n´en sont pas. Trouves en peut-être pourras tu réviser ton jugement.
N´importe quoi...Les tortionnaires doivent etre punis , qu´ils soient de gauche ou de droite
OMvaincra les revisionnistes sont partout donc inutile de generaliser
Romano94 Posté le 25 juillet 2004 à 12:04:34
N´importe quoi...Les tortionnaires doivent etre punis , qu´ils soient de gauche ou de droite
OMvaincra les revisionnistes sont partout donc inutile de generaliser
non justement ( il y´en a pas à l´UMP par exemple); ils se trouvent chez les néonazis ( et encore ils reconnaisent leur action), les extreme-gauchistes ( par antisionisme et antisémitisme) et les islamistes.
A SophiePetoncule:
Rappel historique concernant la complicité, de 1954 à 1962 en Algérie, entre le PCF et le terrorisme de sang F.L.N, :
Aspirant MAILLOT,
Membre du Parti Communiste Français
Cet officier déserte avec un camion d´armes et de munitions qu´il mettra à la disposition de la rébellion.
Ces armes se retourneront bien évidemment contre les populations civiles et les appelés du contingent.
Daniel TIMSIT,
Membre du Parti Communiste Français.
Professeur de chimie à la faculté d´Alger, il fut l´artificier du F.L.N. ( détonateurs) dans la fabrication des bombes qui allaient semer la terreur dans les lieux publics d´Alger, tuant et mutilant des centaines de personnes, dont des femmes et des enfants.
YVETON
Membre du Parti Communiste Français.
Employé à l’E.G.A, ( Electricité et Gaz d´Algérie), il plaça une bombe dans les locaux de l´usine à gaz d´Alger avec toutes les conséquences que cela pouvait entraîner pour ses
compagnons de travail et les quartiers environnants.
Daniel MINNE
Membre du Parti Communiste Français
Elle fut la poseuse de bombe au bar « I’Automatic » entraînant dans la mort une étudiante et blessant 25 de ses camarades.
Elle rejoint un maquis F.L.N, pour échapper à son arrestation.
Lors d´un combat, elle est faite prisonnière.
Condamnée, elle fut amnistiée en 1962.
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Le Parti communiste algérien est issu du Parti communiste français ( PCF), qui en 1924 crée en Algérie une Section ne comprenant que des militants européens. En 1935, cette Section se transforme en organisation distincte, le Parti communiste algérien fonctionnant sous la tutelle du PCF. Son organe officiel de presse sera jusqu´au 12 septembre 1955 l´hebdomadaire «Liberté». Relayé ensuite par l´intermédiaire du «Travailleur algérien» de l´UGSA, ex-CGT, ( qui fera l´objet d´un arrêté d´interdiction le 24 mai 1956), le quotidien algérois communisant, «Alger Républicain», participe à la propagande en faveur des rebelles jusqu´en septembre 1956.
Avant le 1er novembre 1954, toutes les tentatives des dirigeants du PCA pour réaliser l´unité d´action avec les nationalistes échoueront.
Apres te 1er novembre, le PCA s´efforce de créer le maximum d’agitation par l’intermédiaire de la CGT, et engage les dockers à refuser de décharger le matériel de guerre en Algérie ( Benoit-Frachon se rend en Algérie pour assurer les nationalistes de l´appui de la CGT et de la FSM).
Participation à la lutte armée
Le PCA, qui a pris position dès 1952 pour l´indépendance algérienne, hésite tout d´abord à s´engager.André Moine et Camille Larribère estiment prématurée l´entrée dans la lutte armée.
Certains dirigeants ont cependant pris des contacts avec le FLN. ainsi Mohamed Guerrouf avec Ben Boulaid Mostepha, responsable de l´Aurès. Le Secrétaire du PCA. Paul Caballero, organise alors une aide logistique des rebelles par le canal du Secours populaire algérien ( SPA).
Il faut attendre le 13 mai et le 20 juin 1955 pour que le Bureau politique et le Comité central décident la participation à la lutte, initialement sous la forme des CDL ( Combattants de la Libération) formés dans les grandes villes. Des attentats individuels sont perpétrés à Alger, Oran, Constantine et Blida. D´autres militants rallient les maquis FLN dans l´Aurès et le Tlemcenois.
L´Implantation d´un maquis communiste présente des difficultés en matière de soutien logistique, d´armement, de connaissance du terrain, et en raison de l´opposition prévisible des bandes de l´ALN. La région du Chéliff, carrefour entre Alger et Oran, paraît la plus favorable, du fait de l´absence de bandes du FLN et de l´existence de cellules communistes dans le bled et à Duperré, ville connue comme «la petite Moscou».
La désertion de l´aspirant Maillot
L´initiative de l´aspirant Maillot va permettre de résoudre le problème de l´armement. Henri Maillot était un employé du journal Alger-républicain, notoire militant communiste comme son père. Il ne dissimulait pas ses convictions politiques et s´était rendu au Congrès des Jeunesses communistes de Budapest. Un mois après que le PCA eût été frappé de dissolution pour menées subversives, il était rappelé sous les drapeaux en octobre 1955 au 57ème Bataillon de Tirailleurs à Miliana.
Apprécié à son journal comme «un camarade d´une intégrité morale absolue», en fait il cachait son jeu. Interrogé par son chef de bataillon, il avait affirmé qu´il ne s´était jamais rendu à Budapest et qu´il avait quitté la CGT en 1950-1951. Il avait même signé une déclaration sur l´honneur attestant sa non-appartenance au PC. Une fiche de renseignements de la Sécurité militaire aurait dû lui interdire toute mission de confiance. Ainsi son intégrité morale était-elle réservée à son Parti.
En avril 1956. son bataillon se transformait en 504ème Train, nécessitant la restitution des armes excédentaires à l´ERM d´Alger, mission imprudemment confiée à Maillot. Celui-ci, dans le secret le plus absolu, s´entendait avec le chef du PCA, le docteur Hadjeres à Alger, pour lui livrer tout son chargement. Profitant d´une grave négligence de l´ERM. il amenait son camion le 4 avril 1956 dans La forêt de Bainem, où l´attendait un comité d´accueil de trois militants. Après avoir neutralisé Le chauffeur du camion, retrouvé ligoté, les quatre hommes chargeaient les armes dans une camionnette et rejoignaient Alger, où les armes étaient entreposées dans une villa d´Alger-Plage.
L´affaire eut un grand retentissement, d´autant plus qu´elle s´accompagnait d´un vol massif d´armement : 74 revolvers, 10 PA. 120 PM Sten, 1 PM Thomson, 53 fusils Lebel, 4 fusils Mas, 1 fusil US 17, et des munitions.
Maillot se réfugia ensuite à Alger, fut hébergé une nuit au presbytère de Saint-Joseph ( Bab el Oued) par l´abbé Scotto, qui le mit à la porte quand il l´identifia, mais l´envoya quelques jours au presbytère d´El Biar, aux bons soins de l´abbé Desrousseau.
Un communiqué des «Combattants de la Libération» annonce alors que l´aspirant Maillot est passé aux forces de la Résistance. Dans des lettres adressées à la Presse, l´ex-aspirant exhorte les jeunes appelés à déserter.
Le Maquis rouge
Constitué initialement par Abdelkader Babou, Mohamed Boualem et Mustapha Saadoun, le maquis s´installe d´abord dans une grotte des Béni Boudouane. et reçoit, grâce à la complicité de l´institutrice Marylise Ben Haïm, Le renfort du sous-lieutenant déserteur Abdelhamid Guerab, de l´exalté Maurice Laban ( de Biskra, ancien des Brigades internationales) et le 7 mai d´Henri Maillot. Leur effectif ne dépassa jamais huit hommes- Armés initialement de 4 vieilles armes de poing, ils tuent un des chefs de
village des Béni Boudouane, fief du bachaga Boualem. Echappant à un ratissage, ils franchissent le Chéliff et se réfugient dans une ferme du douar Medjadja»
Ayant reçu 20 armes du lot volé, ils font une expédition punitive dans les Béni
Rached où ils assassinent quatre «traîtres», ils commettent alors l´erreur de revenir dans les Béni Boudouane, où un cavalier prévient le bachaga, tandis que les habitants capturent leur ravitailleur et le livrent au capitaine Conill, chef de SAS.
Maillot et Laban sont tués le 5 juin dans l´opération qui est rapidement montée par Conill, avec la participation de la 2ème compagnie du 504ème BT à laquelle appartenait Maillot,
Guerab et Boualem réussissent à s´enfuir, ils seront arrêtés début septembre. Saadoune rejoint Oussedik ; il deviendra adjoint politique de Si Bagbdadi, le chef de la future zone 2 de la wilaya 4.
Après l´affaire, le PCF se démarqua du PCA, mais le député Ramette déclara en novembre que Maillot a accompli son devoir de patriote algérien».
Pour Henri Alleg, cette héroïque aventure « menée par des personnages exceptionnels, fidèles à leur idéal» est une épopée qui ne doit pas être oubliée. La trahison en effet ne s´oublie pas, Allah, n´aime ni le traître ni le criminel ( Sourate IV, 107).
Très interressant ce poste de Lorquois
Bref, je résume mon point de vue: Boudarel aurait dû être condamné, mais en tant que militant FN, je te trouve très mal placé pour crier au scandale.
aucun membre FN n´a été accusé puis relaché, alors qu´il aurait torturé ses compatriotes.
Sophie petoncule, quand on condamne Le Pen parce que dans un interview, on lui demande s´il croit en l´inégalité des races, et qu´il répond qu´effectivement, les races ne sont pas égales. C´est un fait.
Ben alors tu peux aussi me condamner. lol
Les juges rouges, tu connais ?
Et allez, maintenant, le FLN est le coupable. Je vous signale qu´il s´agit d´un combat pour la libération de leur pays.
Le FLN est hautement coupable de crimes horribles et de terrorisme.