« Le cynisme et le sectarisme sont deux tentations de la pensée et de la foi. Pour le cynique, aucune croyance, aucune idéologie, aucune morale n’a aucune importance ; tout est égal. Aujourd’hui, le cynisme est devenu une doctrine de masse véhiculée par les médias : ne plus croire en rien est du dernier chic, l’envers de notre universelle tolérance moderne !
Au contraire, chez le sectaire, la fermeture sur soi est complète. L’Islam a aujourd’hui encore beaucoup de difficultés à accepter qu’on puisse être citoyens sans être musulmans. Parfois persécuteurs dans le passé au mépris des Evangiles, les chrétiens sont aujourd’hui persécutés au Soudan, au Pakistan, en Indonésie, au Sahel.
Le pensée “moderne” est désarmée devant ces faits. Le conformisme le plus renvendiqué de notre Occident s’identifie en effet à la prédication d’une tolérance infinie et universelle envers toutes les formes de croyances qui ne menacent pas l’ordre financier. Cette tolérance est évidemment incapable d’analyser les guerres de religion et les phénomènes sectaires »[3].
« Aujourd'hui, Dieu est le grand oublié, dans le divertissement des hommes modernes qui éteignent en eux le désir, non pas comme le fit un Bouddha, mais par la "consommation" ou les tranquillisants ; ou la consommation des tranquillisants ! Craignons le "retour du refoulé", dont Freud n'a cessé de dénoncer le risque. Dès 1844, Soëren Kierkegaard a diagnostiqué que Dieu était le grand refoulé et le désir religieux, le premier refoulement (bien avant la sexualité, aujourd'hui fort "défoulée") de la culture moderne » (même référence).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Barreau
