| https://www.jeuxvideo.com/forums/1-55-739933-1-0-1-0-0.htm#message_739935
| Citation de : chuck-U
| Date du message : 04 janvier 2009 à 12:46:22
| Contenu du message :
| "La lutte des classes est un concept dont la paternité est attribuée à tort à Karl Marx. Or ce sont les libéraux français de la Restauration, tels que Charles Comte et Charles Dunoyer, qui l'ont élaborée. Bien entendu, le sens accordé est différent. Il s'agissait - à la suite de Jean-Baptiste Say et de Antoine-Louis Destutt de Tracy - de montrer que l'Etat était le siège de la recherche de rentes financées par l'impôt. Ainsi, il existe deux grandes classes dans la société industrielle: les producteurs de richesses - soumis à l'impôt - et les consommateurs d'impôts. Leurs intérêts sont clairement antagonistes, puisque les premiers désireront être moins taxés alors que les seconds plaideront en faveur d'une continuelle augmentation de l'imposition.
|
| Les libéraux français (Charles Dunoyer, Charles Comte et Augustin Thierry) opposent ainsi les classes spoliatrices aux classes productives. Ils se fondent sur des exemples historiques pour valider cette opposition : les empires grecs et romains vivent de l’esclavage et de la spoliation des vaincus ; le féodalisme repose sur un système de spoliation des paysans par les élites guerrières nobles.
|
| Marx, lui-même, reconnut qu'il avait emprunté sa théorie de la lutte des classes aux auteurs libéraux français, et cette origine apparaît clairement dans certains passages de ses écrits. Ainsi, dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, on trouve une analyse du pouvoir étatique en France entièrement dans la ligne libérale :
|
| « Ce pouvoir exécutif, avec sa bureaucratie énorme et son organisation militaire, avec sa machinerie étatique ingénieuse, qui embrassent des couches très larges, peuplée d'une foule de fonctionnaires d'environ 500 000 personnes, à côté d'une armée de 500 000 personnes supplémentaires, avec un corps affreusement parasite qui couvre la société française comme un filet et l'étouffe... »
| http://www.wikiberal.org/wiki/Lutte_des_classes
"
Apparemment il y deux perspectives de la lutte des classes:
Perspective libérale [modifier]
"La théorie libérale de la lutte des classes date principalement des auteurs français du XIXe siècle inspirés par Jean-Baptiste Say ou Antoine-Louis Destutt de Tracy. Cependant elle reprend des thèmes que l'on retrouve dans des mouvements plus anciens comme celui de combat pour l'égalité des levellers anglais au XVIIe siècle ou dans celui d'exploitation des écrits de Turgot et de Jeremy Bentham qui se sont intéressés à la « recherche de rente ».
Dans la lignée de ces travaux, Charles Comte, Charles Dunoyer ou François Guizot montrèrent que l'État était le siège de la recherche de rentes financées par l'impôt. Par conséquent ils distinguent deux grandes classes dans la société industrielle : les producteurs de richesses qui acquittent l'impôt (tiers état) et les consommateurs d'impôts (la noblesse)[4]. Leurs intérêts de classe sont clairement antagonistes, puisque les premiers désirent être moins taxés alors que les seconds sont en faveur d'une augmentation de l'imposition[5].
Perspective marxiste [modifier]
Barricade à Paris élevée durant les troubles de 1848
Le marxisme a développé une théorie complexe à propos de la lutte des classes et de son évolution historique, à laquelle le Manifeste du Parti communiste fournit une introduction. Cette théorie a connu un engouement majeur pendant le XXe siècle et a influencé le destin d'un grand nombre de pays.
S'inspirant de nombreux auteurs philosophes, économistes ou historiens, Marx et Engels mettent en relation différents concepts afin de comprendre au mieux la société et ses structures. Le concept de lutte des classes des libéraux, associé à une critique de certains aspects de la pensée de Hegel ainsi qu'à une conception matérialiste de l'histoire constituent des éléments contribuant à expliquer les mouvements historiques. Le marxisme envisage que la classe exploitée (le prolétariat) s'émancipera en renversant la domination de la classe exploiteuse (la bourgeoisie) pour atteindre l'égalité (la société sans classe).
Selon la perspective marxiste, l'histoire de la société jusqu'à nos jours reflète la division de la société en classes sociales (« homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés ») qui s'opposent dans une lutte ininterrompue, tantôt déclarée, tantôt larvée, pacifique ou non. La société capitaliste moderne, en renversant les divisions en ordres de la société féodale n'a pas aboli les antagonismes de classe, mais les a remplacés par des nouveaux. Elle les a également simplifiés, et de nos jours, la « société se divise de plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat »."