Squatt à Cachan ( 94) MALGRÉ LA PEUR de parler et l´angoisse d´être expulsés à tout moment, ceux que l´on appelle désormais les « 1 000 de Cachan » ont donné de la voix, hier, dans les rues de la commune. Scandant le slogan « Un toit, c´est un droit », plus de 200 squatters se sont rendus jusqu´à l´hôtel de ville pour remettre une lettre au député-maire, Jean-Yves Le Bouillonnec ( PS), en prévision de la réunion qui se tiendra aujourd´hui à 17 heures entre l´élu et des représentants du comité de soutien. Depuis avril 2003, le bâtiment F de la cité universitaire de Cachan, voué à la démolition pour y construire un parking, est squatté par un millier de personnes venues essentiellement d´Afrique.
Le 14 avril dernier, une ordonnance d´expulsion du tribunal de Melun ( Seine-et-Marne) a entraîné la constitution d´un collectif pour leur venir en aide, un groupement dont font partie le Mrap, la LCR, la Ligue des droits de l´homme ou le groupe d´élus de Cachan Décidons notre ville.
La tension est palpable La priorité ? Que la préfecture suspende l´ordonnance d´expulsion et que des solutions de relogement soient trouvées. En attendant, le collectif milite pour le maintien sur le site. Ce que la préfecture se refuse à accepter, forte du constat d´insalubrité obtenu par le Crous, gestionnaire de la résidence universitaire, et la SIC Habitat, propriétaire de l´immeuble. Les squatters, eux, assurent qu´ils font tout pour que l´immeuble reste propre. Dans les couloirs des cinq étages, à part quelques fuites d´eau, l´entretien des locaux est manifeste. « Qu´est-ce qu´on fera si on nous jette à la rue ? » tempête une Ivoirienne, habitante du bâtiment F depuis un an. « C´est impossible de rentrer chez moi. En Côte d´Ivoire c´est la guerre civile. Aujourd´hui, j´ai un récépissé de réfugié mais j´attends une confirmation de l´Ofpra », assure un habitant. Non loin de lui, Boussad, d´origine algérienne, parle également de son parcours. « J´étais bénévole au Croissant-Rouge. En Kabylie, j´ai vu des gendarmes tirer sur des manifestants. Parce que j´ai témoigné de ce carnage, je suis aujourd´hui menacé dans mon pays », conclut-il. La tension est palpable d´autant que l´expulsion pourrait être diligentée dès cet été. « Depuis quelques jours, on ne peut plus marcher normalement sans que des policiers nous demandent nos papiers », explique Youssouf. Un recensement réalisé par le collectif montre que plus de la moitié des résidents se trouvent en situation irrégulière, 18 % en cours de régularisation et 31 % en situation régulière.
D´après le recensement fait par le comité de soutien : 44 % des résidants du bâtiment F sont d´origine ivoirienne ; 32 % d´entre eux sont maliens ; 9 % sont algériens ; 200 enfants environ ont été répertoriés. La moyenne d´âge des squatters est de 30 ans.
AVENUE CAMILLE-DESMOULINS, HIER, 12 H 30. Plus de 200 personnes, squattant le bâtiment F de la résidence universitaire de Cachan, ont fait une marche jusqu´à la mairie pour réclamer, notamment, la suspension de l´ordonnance d´expulsion à leur encontre. ( LP/C.M.)
Christine Mateus
Le Parisien , vendredi 02 juillet 2004
J´habite à Cachan, et je peux vous dire que c´est un vrai problème ! Ce bâtiment devait être détruit, et du jour au lendemain des centaines de squatters ont débarqué ! Qui les a informés ? On les dit clandestins, réfugiés,...ma mère travaille sur ce campus, où il se sait que ds ce squatt il y a aussi bcp de trafics et des caids qui font la loi, font payer des loyers de fous et circulent en Mercedes ! Je les vois chaque soir en rentrant du taf ! Alors à présent ttes les organisations " humanitaires" veulent qu´on leur donne un toit légal et du boulot et de la place pour leurs mômes ds les écoles ! C´est très bien, il ne faut pas qu´ils soient à la rue, mais ds une ville où il faut 4 ans pour des Français pour trouver un logement social, où la place ds les écoles et les crèches est ultra-limitée, n´y a-t-il pas un problème ?
Et pourquoi refuser les contrôles de police alors que les trafics st légions ! Et comment accepter qu´un squatt aussi énorme puisse perturber les étudiants du campus qui vivent juste à côté, sans parler des riverains qui n´osent plus le traverser ?
Et dernière précision : bcp de squatters st très potes avec les religieux intégristes de la mosquée non-officielle qui est juste à côté...
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