La société de consommation qui impose un travail contraignant nous laissant peu de temps libre détourne l'individu des plaisirs authentiques. La libido fait les frais de restrictions. Le désir est refoulé, ou transféré aux objets de substitution ; par la publicité, elle crée des besoins mais elle n'offre que des gadgets et montre de jolies femmes à voir mais pas à toucher; elle nous propose toutes sortes de divertissements audiovisuels. De plus en plus, la technicité écrase les apparences démocratiques par le biais de la manipulation des consciences. Les manipulateurs usent de la technicité comme, par exemple, l'abus des sondages d'opinion, l'affichage des cours de la Bourse, l'invention des "nouvelles technologies" et la démocratie est plus apparente que réelle. On fait tout pour nous empêcher la prise de conscience, la révolte et le changement. Il n'est pas permis de penser, d'avoir quelque volonté propre. Maintenant les apologistes du travail vous maltraitent :
«Ta gueule, vote et bosse !»
Vous n'avez plus le temps de vous réunir, de festoyer, de discuter. Les rencontres sentimentales ou les contacts rapprochés se font rares. Les années passent sans pouvoir vraiment jouir de la vie. C'est profondément frustrant. Or un individu frustré est un être incomplet, malade, car insatisfait. Combien sommes-nous de mécontents, au visage livide, renfrogné... ou simplement de désabusés, de désenchantés de la vie ?
Que faire ?
En 1968, on répondait : - le pouvoir est à l'imagination !
C'est Einstein qui disait : « L'imagination est plus importante que la connaissance. »
Il faut abolir le travail par la technologie, tous les effots de l'humanité doivent être tournés à l'accomplissement de la singularité technologique.