Salut,
Voilà, je voudrais faire un parti sur le bipartisme.
C'est vrai, c'est un sujet intéressant.
Quand on regarde les élections depuis 20 ans, il n'y a que 2 partis vraiment au pouvoir : le PS et le RPR/UMP.
Ok, il y a parfois des touches UDF, des touches vertes, des touches communistes, mais c'est assez marginal il me semble. Par exemple, sur l'UDF, leurs contributions aux gouvernements de droite se sont souvent réduites à un rapport dominant/dominé avec le RPR/UMP. De même avec le PC ou les verts, qui n'ont pas fait passer d'idées que le PS n'aurait de toute façon pas voulu.
Ainsi, je me pose une question : les partis autres que l'UMPS sont ils importants ? ne pourraient ils pas être inclus dans les partis plus traditionnels ?
Puisqu'ils n'arrivent pas au pouvoir réellement, sont ils légitimes, ou ne seraient ils pas plus utiles en tant que membres de partis de leurs camps respectifs ?
En fait, je vois plusieurs points.
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Les institutions :
La 5e république est construite pour 2 partis dominants. Sans ces 2 partis dominants, on risque de se retrouver dans des situations graves.
Je prends deux exemples : en 2002, le PS n'était pas assez important. Le FN avait pris une place trop importante. Le résultat, c'est que 50% des électeurs ont été privés de second tour, et que la présidence aurait peut être été d'une couleur différente pendant les 5 années qui ont suivis si le bipartisme avait été plus fort.
En 2007, Bayrou a "failli" passer au second tour. Bon, il avait du retard, mais il était pas si loin.
Imaginez s'il était passé au second tour. Le deuxième second tour non démocratique successif. Et oui, non démocratique, puisqu'il aurait bien sur été élu par rejet de l'opposant, mais surtout par défaut complet ! J'aurais personnellement détesté voter pour Bayrou, contre Royal. Bien sur, une partie des Français aurait été contente, mais une grande partie se serait senti floué. Pas battue, comme c'est le cas lors d'une défaite, mais flouée.
Il n'y a pas de place pour 3 partis dominants dans les institutions Françaises.
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Autre point contre le bipartisme : le n'importe quoi de beaucoup de partis.
Le FN, la LCR, LO, les partis proches de ces trois là, disent n'importe quoi. Ce qu'ils disent est totalement déconnecté de la réalité.
A partir de là, il me semble que leur seul rôle est d'influencer les partis traditionnels, mais pas de gouverner. Mais alors, ces partis servent juste à se présenter pour voir combien ils ont de vote ? Ils se présentent juste pour mesurer leur cote de popularité, pour voir dans quelle mesure ils peuvent influencer les partis au pouvoir ? C'est dommage de risquer un second tour comme en 2002 pour ça.
la pluralité est importante je trouve ça permet aux gens de choisir ce qui leur correspond le mieux, donc je pense qu'ils sont légitimes même si je suis pas d'accord avec les idées de nombreux partis.
Maintenant, quels sont les avantages d'avoir de nombreux partis ?
Avoir plus de choix, pour voir ce que les Français préfèrent ? Je n'aime pas cet argument. L'offre crée la demande, et avoir plusieurs partis extrêmes crée de l'extrémisme. Ont ils encore des communistes aux US par exemple ? Non.
Un des inconvénients du bipartisme est ce que l'on a vu aux US en 2000 je crois. Il y avait les démocrates et les républicains. Mais dès qu'un autre parti se lance, il a toutes les chances de faire perdre son camp.
Globalement, démocrates et républicains se valent, en nombre. Mais Ralf Nader a pris quelques petits points, et certains l'accusent de la défaite des démocrates.
C'est l'un des plus grands inconvénients du bipartisme : il ne supporte pas l'intrusion extérieure, et impose à tout le monde de jouer le jeu. Sinon, il tombe à l'eau.
Autre inconvénient du bipartisme : l'impression de tourner en rond, d'entendre tout le monde politique dire la même chose. J'avoue ne pas trop savoir quoi en penser. Les autres partis apportent ils des idées nouvelles intéressantes ? Je ne sais pas trop... Si oui, les fondre dans les partis principaux leur permettrait il de garder les idées neuves ?
Bon, je suppose qu'il y a plein de choses à dire, mais je les vois pas, là tout de suite.
Vous en pensez quoi ?
Doit on aller vers plus de "démocratie", comme en Israel, parfois paralysé par les petites formations, ou vers un système favorisant explicitement deux gros partis, un de gauche, un de droite ?
Je ne vois pas en quoi voter par défaut ou contre quelqu'un constitue un procédé non démocratique O_O , ça peut donner une fausse impression de réussite à l'élu c'est ça qui est dangereux mais la démocratie est respectée,il s 'agit juste de l'un de ses défauts.
Tu crois que le deuxième tour de la présidentielle de 2002 a été démocratique ? 50% des gens qui ne se reconnaissent pas dans l'un des deux candidats ? Un candidat potentiellement vainqueur, éliminé par un candidat forcément perdant ?
Il y a bien eu déni de démocratie, causé par nos règles du jeu.
Je voudrais faire une remarque. Si les partis situés aux extrêmes, aussi déconnectés de la réalité qu'ils soient, existent encore, c'est qu'ils ont des électeurs, et parfois des postes de responsabilité nationales ou locales.
La LCR et LO, tout comme le FN d'ailleurs, se présentent surtout parce qu'ils ont des idées, des programmes, très différents du reste de leur branche politique. Il y a un véritable gouffre entre le PS et la LCR, tout comme entre le FN et l'UMP.
Ils ont d'ailleurs des communistes aux USA, menés par Sam Webb, mais ils tiennent certes plus du groupuscule avec leur dizaine de milliers de militants.
Personnellement, je suis favorable à l'existence d'autant de partis que l'on veut. Si l'un des partis n'est pas adapté et enchaîne les échecs aux élections, par rapport à ses prévisions, alors il doit se réformer, ou disparaître, c'est ainsi que cela marche.
Le principal désagrément du bipartisme à mes yeux est une disparition partielle de la pluralité politique. Non pas que je pense que le bipartisme soit extrêmement réducteur sur ce point, si l'on regarde aujourd'hui un parti comme le PS, il existe presque autant de courants que sur le reste de la gauche, en caricaturant un peu. Mais que ces courants de pensée seront noyés sous le poids des politiques majoritaires.
Et, vu la politique en France à l'heure actuelle, l'on risque d'avoir encore plus de politiques réticents à réformer, par peur d'être impopulaires, laisser la place aux suivants qui eux pourront faire du populisme en quelque sorte. De même, on risque d'avoir une orientation politique bizarroïde, où se succèderont les votes sanctions. Dès lors, le parti dans l'opposition pourrait n'être réduit qu'à jouer les critiques sans rien proposer. Le PS a failli ainsi réussir son coup en 2007 en adoptant cette stratégie, sans représenter l'ensemble des mécontents. Vu la situation, les socialistes pourraient même se permettre de rejouer cela pour gagner en 2012, puisque le candidat UMP devrait, en toute logique, être le président sortant, donc l'incarnation d'un changement bien moindre que ce qu'il pouvait être en 2007. C'est d'ailleurs un peu comme cela qu'un Boris Johnson gagne la mairie de Londres parce que point de vue programme, ce fut plutôt léger...
fffanatic, je vois pas bien la logique de ton dernier paragraphe.
Qu'est ce qui fait que le bipartisme empêcherait de réformer, et rendrait plus frileux ? Si on arrivait à diminuer les extrêmes, le dialogue social serait plus apaisé, et les discutions aboutiraient plus, non ?
je trouve pas ton argument valable, parce qu'il y a pas de parti communiste aux US alors il en faut pas ici?
Les USA sont les USA, la France et la France, d'ailleurs les américains sont allergiques aux communistes donc c'est pas comparable.
Il y a bien eu déni de démocratie, causé par nos règles du jeu.
C'est totalement idiot.
Le scrutin majoritaire à deux tours implique forcément la notion de vote de rejet.
La solution la plus démocratique serait un scrutin à un seul tour. Seulement voilà, après, c'est la porte ouverte à tout.
En fait tout porte à croire que la vraie démocratie, ce sont les régimes parlementaires. A condition que la politique n'y soit pas professionalisée (les politicards agissant dans le cas contraire dans leur propre intérêt et pas dans l'intérêt général, ça se vérifie en France par exemple)
baba
Je suis d'accord sur l'apaisement lors des discussions qui dépend de la chute des extrêmes. Sauf que, vu le comportement du PS, qui est le parti principal de l'opposition, on risque de se retrouver avec un parti au pouvoir, et un autre qui ne fait que critiquer ce qu'il se fait. Or, on n'a pas franchement de gouvernement capable de suivre leur logique jusqu'au bout depuis un bon bout de temps. Bref, on va faire trois pas en avant, trois en arrière lors des négociations, puis avoir un autre gouvernement qui va agir de la même manière.
D'ailleurs, critiquer et ne faire que cela pour accéder au pouvoir, c'est ce que semble vouloir faire les conservateurs en GB, qui ne voulaient qu'un vote sanction lors des élections locales contre les travaillistes. Et ceci sans programme clair et précis. Comme quoi, même chez les pays bipartistes...
Quand au pluralisme, il assure une pression pour les partis politiques dominants et poussent à la réforme, ce qui augmente de facto la qualité des partis. (je tiens à préciser : en France le système est encore très bipolaire, le pluralisme n'en est qu'à ,ses balbutiements.)
C'est un système analogue au marché de l'emploi en France actuellement : beaucoup de candidats pour peu de postes, on choisit donc les meilleurs, ce qui donne un système très productif, avec les plus "mauvais" exclus.
Le pluralisme a donc un intérêt non négligeable. Le cas de Bayrou est tout à fait intéressant, en effet, il pousse le PS à la réforme. Car si le PS ne se réforme pas, le MoDem le supplantera d'un coté, et la LCR de l'autre.
L'émergence de l'utopie libérale en France (surtout chez les jeunes) va également pousser la droite à la réforme dans les prochaines années, avec la disparition progressive de l'électorat gaulliste et chrétien-démocrate. A mon avis, le Nouveau Centre d'Hervé Morin va essayer de se positionner à peu près dans cette position pour les Européennes et peut être aux présidentielles. En effet, en cas d'échec de Sarkozy, une bonne démonstration de l'inefficacité de l'action purement conservatrice (non libérale ou pseudo libérale) de l'actuel gouvernement pourra convaincre une bonne partie de l'électorat de centre droit, en général libéral et pro-européen.
Voilà pour l'analyse personnelle. ![]()
Ainsi, je me pose une question : les partis autres que l'UMPS sont ils importants ? ne pourraient ils pas être inclus dans les partis plus traditionnels ?
Sa dépend cela revient à ce faire "assimiler" par un grand parti et courant dominant à en perdre ces idées, tu n'entend plus parler des libéraux/libertarien de l'UMP, ce qui peut créer des tensions et séparation ( ce qui va se passer à mon avis, surtout si Madelin fait son come-back). Après tu peut prendre pareil au PS les socio libéraux ont fondée gauche moderne car le discours du PS ne leurs convenait pas. Le Modem a perdu une bonne partie de ces sympathisants et soutien en déviant vers le centre gauche ( mais pas l'unique raison bien sur).
Après par exemple à la proportionnelle on risquerait de se trouver avec arlette, olivier et jean marie et alain
Bref il serait déjà bien de mieux marquer les courants dans les parti ( améliorant le débat par cela), pour qu'un parti ne signifie pas que le nom d'un individu dans un premier temps
Il y a bien eu déni de démocratie, causé par nos règles du jeu.
Précisément,les règles du jeu démocratique.Je ne trouve pas ça bien mais ça ne va pas contre la démocratie véritablement.
Bayrou aurait surement gagné au 2nd tour et je suis le premier à regretter qu'il ne l'ai pas fait vu que j'aurais voté pour lui au 1er tour mais voilà...il n'est pas passé au second,il a été battu,c'est étrange mais je crois que les gens ne croyaient pas encore qu'il soit capable de passer et donc qu'ils s sont rabattus sur les deux autres...autocensure?