Crise politique Belge.
La crise débuta le 10 juin, aux élections légiqlatives belges. On ne parlait pas encore de crise, on croyait encore à une mise en place simple d´un gouvernement. Le 11 juin, les résultats connus dans tous le pays, une seule coalition s´impose: l´Orange Bleue. Gouvernement de centre droit, dominé par les chrétiens démocrates en Flandre, et les libéraux en Wallonie. Didiers Reynders, MR, annonce sa volonté de ne pas inclure les socialistes dans la coalition.
Le 13 juin, Didiers Reynders est nommé informateur par le Roi. Sa mission est de défricher le terrain, pour la formation d´un gouvernement, qui elle sera effectuée par un formateur. Le candidat le plus à même d´effectuer cette formation de gouvernement est Yves Leterme, donc le parti a fait plus de 30% des voix en Flandre.
Le 5 juillet, Reyders achève sa mission, Dehaene est nommé négociateur par le roi, et ce afin de faciliter plus encore la mission du futur formateur. Sa mission cesse le 14 juillet.
Le 15 juillet, Leterme est nommé formateur. Il remettra sa démission au roi le 23 août, sans avoir avancé dans les négociations, il aura quand même remarqué l´importance du différent entre flamands et wallons à propos d´une éventuelle réforme de l´état.
Le 29 août, le roi désigne Herman Van Rompuy, ancien vice-premier ministre, explorateur, afin de trouver une solution à la crise politique.
Le 29 septembre, un moi après le début de la mission d´Herman Van Rompuy, Leterme reprend sa mission de formation d´un gouvernement. Secondé dans un premier temps par Van Rompuy, il continuera ensuite seul sa mission.
Le 7 novembre, 150è jour sans nouveau gouvernement,jour sombre, on assiste à la scission unilatérale de l´arrondissement de Brussel-Hal-Vilvorde (BHV) en commission de l´intérieur de la chambre. BHV est un arrondissement électoral et judiciaire bilingue, où les francophones de cette périphérie peuvent voter pour des candidats bruxellois aux élections législatives et européenne . La scission marque la fin de ces facilités. Mais rapidement, les francophones, qui avaient quitté la salle afin de marquer leur désacord face au vote de ce projet de loi, invoquent le conflit d´interêt, ce qui neutralise de fait la procédure parlementaire. Lorsqu´un nouveau gouvernement aura été formé, il devra décider de la décision à prendre.
Le 1er décembre, Yves Leterme démissionne pour la seconde fois. Guy Verhofsdadt est nommé informateur.
Actuellement, on parle de mettre en place un gouvernement interimaire en attendant un accord sur la formation d´un nouveau gouvernement. Yves Leterme a définitivement enterré son orange bleue.
Le premier ministre a toujours été un formateur ayant réussi à former un gouvernement, sauf en 1988 où Dehaene a formé un gouvernement donc le premier ministre a été Martens. Qu´en sera t´il pour notre gouvernement?
Que veut dire "affaires courantes"?
Pour la Belgique, un gouvernement démissionnaire est en affaire courante en attendant la formation d´un nouveau gouvernement. Il gère les affaires quotidiennes. Pendants ces affaires courantes, le roi peut suspendre sa signature, et le gouvernement démissionaire est nul devant la chambre.
Que faire en cas de scission?
5 scénarios sont possible:
1. Une Belgique rétrécie:
Former une Belgique sans les cinq provinces flamandes, mais garde la monarchie, le drapeau, les trois langues officielles et Bruxelles comme capitale. L´avantage est de préserver l´attachement sentimental que voue la population à la Belgique, et cette atout économique que constitue l´appellation "Belgique". Par contre, Bruxelles serait coupée de la Wallonie, enclavée en Flandre, en territoire hostile. Le problème sera, si cette solution est choisie, d´arracher Bruxelles à la Flandre.
2. Un Etat francophone:
Bruxelles et la Wallonie s´associent pour former un état francophone, sous une forme qui pourrait être unitaire, fédérale ou confédérale. Mais quel nom donner à ce pays?
3. A l´étranger:
La Wallonie se rattache à la France, avec Bruxelles, ou la capitale devient district européen. Ce qui est encourageant dans cette solution est la culture très proche de la France, notre économie dépend très fort de la France (40% des entreprises wallonnes sont françaises), la taxation française, qui est moins lourde pour les bas et moyens revenus,... Profitable donc pour la Wallonie et les Wallons. Pour Bruxelles, la situation serait à déterminer.
4. Républiques et ville-état:
La Wallonie proclame la République et vole de ses propres ailes, Bruxelles devient ville-état, les Germanophones deviennent indépendants. Mais existe t´il, ce nationalisme wallon qui serait nécéssaire à la formation d´une république wallonne?
5. Une confédération:
Elle regrouperait Bruxelles, la Wallonie et les germanophones de Belgique, certains parlent même d´y associer le grand duché du Luxembourg. Cette alternative est peu probable: Wallonie trop pauvre, et associer le Luxembourg serait presque une annexion, sans oublier ce nouveau clivage linguistique, en effet, les luxembourgeois parlent le luxembourgeois.
A part ça, je trouve important de parler de l´émission du 13 décembre 2006, la RTBF diffusa alors une émission nommé "bye bye Belgium", émission surprise dont personne ne savait que c´était une fiction, annonçant que la Flandre avait décidé unilatéralement de se séparer de la Wallonie. Etait ce le début d´un certain état de crise?