République d'Irak, Lieu Inconnu, Bagdad
Quelques filets de lumière filtraient par les volets. Talabani faisait les cents pas dans ses appartements, tenus a l'écart de Bagdad, et protegé par une foule de gardes du corp 24/24h. La petite propriété de Talabani lui servait toujours. C'etait la qu'il résidait. Mais a présent, c'etait son lieu de travail, jusqu'a temps que les choses se tassent a Bagdad. A travers les stores tirés de la baie vitrée de son bureau, il observa l'exterieur : le grand jardin de la villa de reve (vous savez, le genre de maison que l'on appercoit sur Mulholland Drive...) était occupé par trois hommes armés de M4 qui patrouillaient autour de la piscine. Au loin, on entendait on n'entendais aucun bruit d'affrontements. Etrange.
Le téléphone cellulaire de Talabani sonna. Celui-ci se rua dessus et decrocha.
"- Oui?"
"- Monsieur Talabani?"
"- Lui meme."
"- Monsieur le président, c'est moi Maliki, votre premier ministre..."
"- Ah bonjour Nouri. Vous as t-on mis au courant de la situation?"
"- Je pense bien monsieur : je me trouve en ce moment meme au palais présidentiel!"
"- Ah... Du nouveau a propos de cette attaque?"
"- Je crains que non monsieur. Les bases aériennes et terrestres de Bagdad ne répondent plus a nos appels... Difficile de savoir ce qu'il s'y passe."
"- Pourquoi donc n'ont-ils pas contré cette attaque!"
"- Monsieur, il se trouve que cette attaque n'est peut-etre pas étrangère..."
"- Que voulez vous dire?"
Le premier ministre soupira et marqua un temps d'arret. Il reprit :
"- Selon plusieurs témoins, les avions qui ont bombardé le palais étaient des Dassault Rafale et des Su-35. Des appareils que ne possedent aucun autre pays de la région... A part notre pays."
"- Vous... Vous insinuez que l'attaque était menée par l'aviation Irakienne!" s'etouffa Talabani.
"- Je n'insinue rien monsieur, je ne fais que constater. En attendant je vous conseille de rester en sourdine pendant quelques jours, tout au plus, le temps que les choses s'eclaircissent. Je vous tiens au courant. A bientot."
Maliki raccrocha. Talabani resta quelques instants aggripé au telephone, puis avec rage, il le jeta a terre. Il pesta, puis s'appuya contre le dossier de sa chaise. Il observa le ventilateur au plafond, puis il s'assoupit...